sensagent's content

  • definitions
  • synonyms
  • antonyms
  • encyclopedia

  • définition
  • synonyme

Dictionary and translator for handheld

⇨ New : sensagent is now available on your handheld

   Advertising ▼

sensagent's office

Shortkey or widget. Free.

Windows Shortkey: sensagent. Free.

Vista Widget : sensagent. Free.

Webmaster Solution

Alexandria

A windows (pop-into) of information (full-content of Sensagent) triggered by double-clicking any word on your webpage. Give contextual explanation and translation from your sites !

Try here  or   get the code

SensagentBox

With a SensagentBox, visitors to your site can access reliable information on over 5 million pages provided by Sensagent.com. Choose the design that fits your site.

Business solution

Improve your site content

Add new content to your site from Sensagent by XML.

Crawl products or adds

Get XML access to reach the best products.

Index images and define metadata

Get XML access to fix the meaning of your metadata.


Please, email us to describe your idea.

WordGame

The English word games are:
○   Anagrams
○   Wildcard, crossword
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.

boggle

Boggle gives you 3 minutes to find as many words (3 letters or more) as you can in a grid of 16 letters. You can also try the grid of 16 letters. Letters must be adjacent and longer words score better. See if you can get into the grid Hall of Fame !

English dictionary
Main references

Most English definitions are provided by WordNet .
English thesaurus is mainly derived from The Integral Dictionary (TID).
English Encyclopedia is licensed by Wikipedia (GNU).

Copyrights

The wordgames anagrams, crossword, Lettris and Boggle are provided by Memodata.
The web service Alexandria is granted from Memodata for the Ebay search.
The SensagentBox are offered by sensAgent.

Translation

Change the target language to find translations.
Tips: browse the semantic fields (see From ideas to words) in two languages to learn more.

last searches on the dictionary :

2289 online visitors

computed in 0.109s

   Advertising ▼


 » 

definitions

Y (symb.)

1.(Symbole)élément atomique de numéro atomique 39 et de masse atomique 88,92 (symbole Y).

y (n.m.)

1.vingt-cinquième lettre de l'alphabet; la sixième voyelle (se prononce I grec).

y (pro.)

1.pronom personnel reprenant une troisième personne; à cela, à ceci, à lui, etc.

y

1.(Cismef)Symbole chimique de l'yttrium.

y (adv.)

1.en un lieu plus ou moins éloigné de celui où l'on se trouve.

synonyms

Y (symb.) (Symbole)

yttrium

see also

y (adv.)

ici, là-dessus, ores

phrases

analogical dictionary




ailleurs[Classe]

here (en)[Ant.]

y (adv.)



y (pron. pers.) [régional]


Le Littré (1880)

Y (s. m.)[i-grèk, et, selon l'épellation moderne, i]

1. Vingt-quatrième lettre de l'alphabet.

L'i final était trop simple et mal propre à recevoir l'ornement des paraphes ou bravoures dont la queue de l'y grec est susceptible (LA MOTHE LE VAYER la Promenade, Dial. I)

2. Dans les lettres numérales employées au moyen âge, Y valait 150 ; surmonté d'un trait, il valait 150 000.

3. Sert souvent en algèbre à désigner une inconnue.

4. Est un signe qui se met (rarement aujourd'hui) à Paris sur les boutiques, pour indiquer qu'on vend à prix fixe.

5. Sur les anciennes monnaies de France, marque celles qui ont été frappées à Bourges.

6. Poinçon d'acier au bout duquel est empreint un Y, pour frapper ou imprimer cette lettre.

7. Outil des glaciers.

8. Espèce de papillon.

9. Embranchement en forme d'y.

Cette grande chaîne qui, en s'abaissant graduellement, vient aboutir à la Méditerranée, se divise là comme un y grec en deux branches inégales (SAUSSURE Voy. Alpes, t. v, p. 222)

Placés à l'y du carrefour, nous hésitions entre les deux routes (TH. GAUTIER le Bien public, 10 mars 1872)

REMARQUE

1. Dans les transcriptions de mots grecs y répond à l'upsilon grec, que les Grecs modernes prononcent i. On le conserve aussi dans quelques mots empruntés des langues étrangères.

2. Y a deux prononciations : tantôt il représente le son simple d'un i, comme dans physique, hypocrisie, etc., tantôt le son de deux i comme dans appuyer (appui-ié). Quand il est précédé d'un a, il donne à cet a le son d'un è, et garde celui d'i : pays, payer, etc. Quand il est précédé d'un e, il donne à cet e le son è : grasseyer. Quand il est précédé d'un o, la prononciation n'est pas fixée : les uns, et l'Académie est de ce nombre, donnent à cet o le son de oi et à y le son de l'i : si-toi-iin, roi-ial, em-ploi-ié, etc. ; les autres laissent à l'o le son qui lui est propre : si-to-iin, ro-ial, em-plo-ié ; c'est la prononciation ancienne, celle que l'Académie elle-même recommandait en 1694, celle qui doit être préférée.

3. Dans certains mots l'y initial ne reçoit pas l'élision de l'article : le yatagan.

4. Voici une règle empirique, qui peut être d'une grande utilité pour savoir quand il faut un y ou un i dans certains mots tirés du grec. Une foule de gens écrivent Hyppolite, Hyppocrate. Toutes les fois qu'il y a deux p à hip, il ne faut pas d'y grec ; au contraire, il en faut un quand il n'y a qu'un p : Hippolyte, Hippocrate, Hippias, et hypothèse, hyperbole, hypothèque.

HISTORIQUE

XIVe s.Un petit fermail d'or, a un Y gregeois ou milieu, et autour a x perles (DE LABORDE Émaux, p. 546)

ÉTYMOLOGIE

Lat. y, répondant à l'upsilon grec.

Y [i]

1. En cet endroit-là. Voulez-vous y aller? Rendez-vous-y. J'y cours.

La Provence est mon pays depuis que vous y êtes (SÉV. 22 nov. 1671)

De son temps [un conquérant], les hommes venaient ici [dans les enfers] tous les jours par trente et quarante mille ; jamais personne n'y en a tant envoyé (BOILEAU Héros de romans.)

Ici! vous y pourriez rencontrer votre perte (RAC. Mithr. I, 3)

Il y aura demain trois semaines que je ne suis sorti de Paris ; et je pourrais bien y en demeurer encore autant (RAC. Lettres à son fils, 2 mai 1698)

On ne recevait plus de nouvelles de la Suède, et on ne pouvait y en faire tenir (VOLT. Charles XII, 4)

J'ai empêché, autant que je l'ai pu, que le petit Avis entrât en France ; mais plusieurs voyageurs y en ont apporté des exemplaires (VOLT. Lett. Damilaville, 17 déc. 1766)

Eh non, reprit un autre, il [Diogène] est de Sinope ; les habitants l'ont condamné à sortir de leur ville. - Et moi je les ai condamnés à y rester (BARTHÉL. Anach. ch. 28)

Y avec s'en retourner, s'en aller, s'en venir.

J'ai ici un honnête homme de Lyon, qui s'y en retournera après Pâques (GUI PATIN Lettres, t. II, p. 497)

D. Juan : Je veux souper en repos, au moins, et qu'on ne laisse entrer personne. - Sganarelle : Laissez-moi faire, je m'y en vais moi-même (MOL. D. Juan, IV, 11)

2. Du sens d'adverbe de lieu, y passe au rôle de pronom (comme où qui, du rôle d'adverbe de lieu, passe au rôle de pronom relatif dans : le bonheur où j'aspire), et signifie en ce, en ceci, en cela, en cette chose, en ces choses.

Pour toutes les opinions que j'avais reçues jusques alors en ma créance, je ne pouvais mieux faire que d'entreprendre une bonne fois de les en ôter, afin d'y en remettre par après ou d'autres meilleures ou bien les mêmes... (DESC. Méth. II, 2)

Rien n'y contredit [dans cette tragédie] l'histoire (CORN Cinna, Examen.)

Et, pour se bien conduire en ces difficultés, Il y faut, comme en tout, fuir les extrémités (MOL. Ec. des f. IV, 8)

Écritures.... qu'on a conservées avec tant de religion, qu'on n'a pas cru pouvoir sans impiété y altérer une seule lettre (BOSSUET Hist. II, 13)

En même temps que pour prier on se met dans l'esprit cette première vérité.... on doit encore s'y en mettre une autre.... (BOSSUET Méd. sur l'Év. 2e partie, 7e jour.)

Mon trône vous est dû : loin de m'en repentir, Je vous y place même avant que de partir (RAC. Mithr. III, 5)

Une mouche, ayant vu un jour une hirondelle, qui, en volant, emportait des toiles d'araignée, en voulut faire autant, elle y fut prise (VOLT. Dict. phil. Pierre le Grand.)

Il se dit dans le même sens avec un nom de personne.

Je ne distingue rien en celui qui m'offense ; Tout y devient l'objet de mon courroux (MOL. Amph. II, 6)

Et encore que ces sentiments n'aient pas été assez vifs, ni assez suivis dans les païens, nous y en voyons des vestiges qui... (BOSSUET Libre arb. IV)

L'on me dit tant de mal de cet homme, et j'y en vois si peu, que je commence à soupçonner qu'il n'ait un mérite importun, et qui éteigne celui des autres (LA BRUY. VIII)

3. Il se dit aussi pour : à ce, à ceci, à cette chose, à ces choses.

Dure à jamais le mal, s'il y faut ce remède! (CORN. Hor. I, 3)

Ici l'honneur m'oblige, et j'y veux satisfaire (CORN. Poly. IV, 6)

Il faut toujours garder les formalités, quoi qu'il puisse arriver. - Pour moi, j'y suis sévère en diable (MOL. Am. méd. II, 3)

Je me vois, ma cousine, ici persécutée Par des gens dont l'humeur y paraît concertée (MOL. Mis. v, 3)

Par ma foi, il mériterait qu'elle lui fît dire vrai ; et, si j'étais en sa place, je n'y marchanderais pas (MOL. G. Dand. I, 7)

Promettez-moi donc.... que je pourrai vous parler cette nuit. - J'y ferai mes efforts (MOL. ib. II, 10)

Accablez-moi de noms encor plus détestés : Je n'y contredis point, je les ai mérités (MOL. Tart. III, 6)

Le roi donne cent mille francs à Brancas pour marier sa fille au duc de Brancas son neveu ; et Brancas y ajoute cent mille écus (SÉV. 26 avril 1680)

Aussitôt qu'il sera temps d'agir, je n'y perdrai pas un seul moment (SÉV. 19 août 1675)

Sensible jusques à la fin à la tendresse des siens, il ne s'y laissa jamais vaincre ; et au contraire il craignait toujours de trop donner à la nature (BOSSUET Louis de Bourbon.)

Aimons-nous, tout nous y convie (QUIN. Armide, v, 1)

Il [le czar] acheva de conquérir la Livonie et l'Ingrie, et y joignit la Finlande et une partie de la Poméranie suédoise (FONTENELLE Czar Pierre Ier.)

Les Guyon, les Gauchat, les Chaumeix en seront peut-être fâchés ; mais je ne peux qu'y faire (VOLT. Lett. Lebrun, 2 janv. 1761)

Fiez-vous-y, se dit quelque fois par antiphrase et signifie : ne vous y fiez pas (ne vous fiez pas à cette personne, à cette chose).

Il se dit d'une façon analogue avec un nom de personne.

Le pauvre M. du Bois [mort], j'y ai un regret extrême (SÉV. 20 juill. 1694)

Rien ne peut me distraire de penser à vous ; j'y rapporte toutes choses (SÉV. 17 mars 1680)

J'ai le coeur et l'imagination tout remplis de vous [de sa fille] ; je n'y puis penser sans pleurer, et j'y pense toujours (SÉV. 160)

Y se dit quelquefois des personnes : avez-vous pensé à moi? je n'y ai pas pensé ; y, c'est-à-dire à vous (CONDIL. Gramm. II, 16)

4. Y employé pour à lui, à elle, à eux, à elles, en parlant de personnes.

Pour ébranler mon coeur, Est-ce peu de Camille? y joignez-vous ma soeur? (CORN. Hor. II, 6)

Qu'il se donne à Mandane, il n'aura plus de crime. - Eurydice : Qu'il s'y donne, madame, et ne m'en dise rien (CORN. Sur. IV, 2)

Prince, n'y pensez plus [à Laodice], si vous pouvez m'en croire (CORN. Nicom. IV, 5)

Vadius : Oui, oui, je te renvoie à l'auteur des satires. - Trissotin : Je t'y renvoie aussi (MOL. Femm. sav. III, 5)

Tous ceux qui la voient [Mme de Grignan], et qui y prennent quelque intérêt (SÉV. 27 mai 1678)

En parlant de choses.

Ils [les amants] comptent les défauts pour des perfections, Et savent y donner de favorables noms (MOL. Mis. II, 5)

Les passages étant catholiques, il fallait que la proposition y fût contraire pour être hérétique (PASC. Prov. III)

Mes pauvres lettres n'ont de prix que celui que vous y donnez en les lisant comme vous faites (SÉV. 24 juill. 1691)

Le mal de Mme de Chaulnes n'est pas à négliger ; ces eaux y sont bonnes (SÉV. 22 sept. 1687)

Ce cuir ne vaut rien, on y a donné un mauvais apprêt (Dict. de l'Acad. à apprêt.)

Il [le mot caryophyllées] se dit des fleurs de l'oeillet et de toutes celles qui y ressemblent par leur structure (SÉV. au mot caryophyllées.)

Mauvais, avec la négative,... signifie souvent assez bon, ou même fort bon, selon le ton qu'on y donne (SÉV. au mot mauvais.)

C'est un homme qui abuse de la parole de Dieu, en y donnant des explications forcées (SÉV. au mot parole.)

L'usage moderne tend beaucoup à restreindre cet emploi de y ; il devient très capricieux, et vraiment on ne voit plus pourquoi, disant : y répondre en parlant de lettres, de raisons, on ne dit pas : y ressembler en parlant de choses qui sont semblables l'une à l'autre. Au mot y, l'Académie ne donne aucun exemple de ces emplois, et ceux qui sont cités ci-dessus sont pris dans le cours de son dictionnaire ; il s'ensuit que ces exemples appartiennent aux anciennes rédactions, et que la nouvelle les a systématiquement écartés. C'est un tort ; il faut au contraire protéger l'emploi de y, qui reste si commode.

5. Y représente quelquefois une locution tout entière.

C'est assez mériter d'être réduit en cendre, D'y voir réduit tout l'isthme.... (CORN. Méd. I, 4)

Mascarille : Quoi! Lucile n'est pas, sous des liens secrets, à mon maître? - Albert : Non, traître, et n'y sera jamais (MOL. Dép. am. III, 8)

Je romps avecque vous, et j'y romps pour jamais (MOL. Dép. am. IV, 3)

Vivez, vivez contente, et bravez ma mémoire Avec le digne époux qui vous comble de gloire. - Oui, traître, j'y veux vivre (MOL. Sgan. 20)

J'achève tous les livres, et vous les commencez ; cela s'ajusterait fort bien si nous étions ensemble.... ah! ma bonne, c'est dommage que nous n'y sommes quelquefois au moins (SÉV. 8 juill. 1671)

Mme de Fontevrault fut bénite hier ; MM. les prélats furent un peu fâchés de n'y voir que des tabourets (SÉV. 9 fév. 1671)

La raison qu'il en apporte, c'est qu'il [le roi] juge selon la justice : ce n'est pas qu'il y juge toujours, mais c'est qu'il est réputé y juger (BOSSUET Politique, IV, 1, 2)

Vous voulez vivre à votre manière, vous y vivrez (BARON Coquette et fausse prude, I, 4)

Il ne me sert donc de rien d'avoir voulu troubler ces deux amants, en déclarant que je veux être de cette chasse? non, je n'y irai pas ; ils n'y iront pas eux-mêmes, je saurai les en empêcher (FÉN. Tél. VII)

À Annecy, j'étais dans l'ivresse, à Chambéry je n'y étais plus (J. J. ROUSS. Confess. v.)

Je suis en repos, je veux tâcher d'y rester (J. J. ROUSS. Lett. à M. d'Yvernois, Corresp. t. VI, p. 293, dans POUGENS.)

6. Y représente chez quelqu'un, auprès de quelqu'un, avec quelqu'un.

Je vois ce qu'il prétend auprès de l'empereur ; De ce qu'il me demande il m'y ferait un crime (CORN. Poly. v, 1)

Je sais bien par les registres de l'Académie, qu'on ne commença d'y parler du Cid que le 16 juin 1637 ; que ce fut après qu'on y eut lu une lettre de M. Corneille (PELLISSON Hist. Acad. t. I, p. 126)

Pour l'aimable comtesse Meurt tous les jours Quelque amant qu'elle laisse Sans nul secours, Et cependant la presse Y est toujours (SEGRAIS dans MALHERBE, éd. MÉNAGE, p. 274)

Je vois Mme de Villars ; je m'y plais, parce qu'elle entre dans mes sentiments (SÉV. 18 fév. 1671)

Ma nièce de Bussy est veuve ; son mari est mort, à l'armée de M. de Schomberg, d'une horrible fièvre ; la maréchale de Schomberg veut que je l'y mène après dîner (SÉV. 293)

On se fait un plaisir de vivre avec les comédiens, et on ne veut pas y [avec eux] être enterré (VOLT. Lett. Damilaville, 18 juill. 1762)

J'ai déjà soupé avec vous.... j'y souperai encore bien ici (VOLT. Pr. de Babyl. 4)

Vous avez connu M. Dorneville? - Un brave homme ; j'y dînais tous les mercredis (PICARD et MAZÈRES les Trois quartiers, II, 15)

Le roi passa le reste de la soirée chez Mme de Montespan, y fut triste et rêveur (GENLIS Mme de Maintenon, t. I, p. 50, dans POUGENS)

Il y est, il n'y est pas, se dit d'une personne qui est ou qui n'est pas à son logis.

Voyez pour quel sujet le sot nous interrompt ; Dis qu'elles n'y sont pas. - Champagne : J'ai dit qu'elles y sont (BOURSAULT Mots à la mode, sc. 9)

Je n'y suis pour personne, je ne reçois personne, je me renferme chez moi, sans vouloir recevoir personne.

7. Y, en termes de pratique ou dans un langage analogue, se construit avec un participe passé ou un adjectif. Lisez l'acte ; les personnes y nommées. Les pièces y afférentes.

Assurez-vous, je vous supplie, que les corrections y marquées [dans une épreuve] auront été faites très exactement (J. J. ROUSS. Lett. à Duchesne, 19 oct. 1761)

8. Il est quelquefois explétif. Il n'y voit pas, il n'y voit goutte.

Quand déjà l'on n'y voit guère, Quand on a peine à marcher (BÉRANG. Censure.)

Il y a, voy.

AVOIR 1, au n° 16

.

Il y va, voy.

ALLER, n° 25

. C'est peut-être cette raison de l'énergie qui a consacré le pléonasme en certaines façons de parler, comme quand on dit :

C'est une affaire où il y va du salut de l'État, ce qui est mieux que si l'on disait : C'est une affaire où il va etc. en supprimant y qui est inutile à cause de où (DUMARS. Oeuv. t. v, p. 28)

9. Vous n'y êtes pas, vous ne l'entendez pas, et aussi vous n'aurez pas ce que vous pensez.

Vous y êtes, vous avez deviné.

Faire tirer des fusées, des feux d'artifices? - Vous n'y êtes pas (DANCOURT Gal. jard. sc. 1)

Il aura sans doute été occupé de quelque aventure galante, dit Zambullo. - Vous y êtes, reprit Asmodée ; je vais la détailler (LESAGE Diable boit. 8)

Vous y êtes, Sacrée Majesté ; la grâce opère déjà (VOLT. Dial. 27)

Vous y êtes, j'y suis, vous êtes, je suis au point voulu ; vous y voilà, m'y voilà, vous voilà, me voilà au point voulu.

Elle.... [la grenouille] se travaille Pour égaler l'animal [le boeuf] en grosseur, Disant : regardez bien, ma soeur : Est-ce assez, dites-moi? n'y suis-je point encore? , -N, enni. - M'y voici donc? - Point du tout. - M'y voilà (LA FONT. Fabl. I, 3)

10. Dans le langage des classes, on dit qu'un vers n'y est pas, pour exprimer qu'il pèche contre les règles de la versification.

REMARQUE

1. Y se place avant le verbe : il y va ; y est-il? à l'impératif il se place après : allons-y, excepté quand la phrase est négative : n'y allons pas. Cependant, même dans une phrase affirmative, s'il y a deux impératifs qui se suivent, un second y peut être mis avant le verbe.Allez présentement en la grande ville de Ninive, et y prêchez (SACI Bible, Jonas, I, 2)

2. Il se met après les pronoms personnels. Je vous y conduirai. Fiez-vous-y. Nous nous y rendrons. Menez-nous-y. Menez-les-y. Mène-l'y, menez-l'y.

3. Il faut observer que, quand y est placé immédiatement après la seconde personne du singulier de l'impératif, on ajoute à cette seconde personne une s euphonique, comme dans vas-y, donnes-y tes soins, cueilles-y des fruits. Sur quoi Legoarant ajoute : " D'après le principe donné ici par l'Académie sur l'impératif suivi du pronom y, on ne se douterait pas que c'est une faute de le faire précéder d'une s dans : va y donner des ordres, va y prendre mon habit, etc. En effet alors y appartient non à va, mais à donner, à prendre. " 4. à l'impératif, quand y se trouve avec moi et toi, on ne peut dire, à cause de l'hiatus trop dur : mène-moi-y, confie-toi-y, ce qui serait la forme régulière ; alors on dit : mènes-y-moi, menez-y-moi, confies-y-toi.Tiens-y-toi [sur la terre], comme un étranger Qui, dans l'ardeur de voyager, N'a point de cité permanente (CORN. Imit. I, 23)Prépares-y-toi sans ennui (CORN. Imit. I, 23)Te voilà bien, cadet ; tiens-y-toi (TH. CORN. Comt. d'org. v, 9) Mais on dit aussi et mieux : mène-m'y, confie-t'y.Ne te compare pas aux autres, mais à moi [Dieu].... si tu m'y trouves [dans les autres], compare-t'y (PASC. Pens. XXV, 7, éd. HAVET.)Tu as déjà prêté un serment ; tiens-t'y (CH. DE BERNARD Gentilh. camp. II, 28)

5. Y se met toujours devant en et non après. Il faut dire : Il y en a, et jamais il en y a, comme l'on disait anciennement. Il y en apporta, etc.

6. On dit : il n'y a pas de soieries en cette ville ; on y en expédiera. à l'impératif, on dira : expédiez-y-en.

7. Dans les verbes s'en retourner, s'en aller, s'en venir, etc. on dit à l'impératif : retournez-vous-y-en, allez-vous-y-en, etc.Les plus exquises choses qui soient au monde sont là assemblées comme en abrégé ; venez-vous-y-en, je vous en prie, car je n'ai garde d'y aller sans vous (Francion, IX, p. 367)Retourne-t'y-en (BOILEAU Héros de romans.)Va-t'y-en, toi (DANCOURT Gal. jard, sc. 10) Il n'y a aucune raison pour ne pas s'exprimer comme ces auteurs.

8. Toutes les fois qu'y est construit avec un impératif, il prend un trait d'union.

9. Vaugelas : " - J'ai remis les hardes de mon frère à un tel, afin qu'il les y donne, pour dire afin qu'il les lui donne. C'est une faute toute commune parmi nos courtisans. " La remarque de Vaugelas est juste, et, dans l'exemple qu'il a cité, y est une faute. Mais il n'en est pas moins vrai que y s'emploie aussi en parlant de personnes, voyez les exemples. Toutefois c'est une des choses les plus difficiles que d'indiquer la nuance qui permet ou défend cet emploi. En général, il semble que y ne peut pas être mis quand il s'agit d'une action matérielle, ainsi on ne dira pas : j'y donne, pour : je lui donne, j'y prends, pour je lui prends. Mais, pour peu que l'action puisse être considérée au sens moral ou abstrait, y peut être employé.

10. Des grammairiens ont dit que, quand le verbe qui suit y commence par un i, on supprime ce pronom pour éviter la rencontre de deux i, qui formerait un son désagréable, et qu'ainsi, au lieu de : Il m'a dit qu'il y irait, il faut : il m'a dit qu'il irait. C'est une vaine délicatesse d'oreille.Du reste, voici des exemples de cette suppression : On m'écrivit que vous étiez à Paris.... pour moi, je n'irai pas cette campagne (BUSSY-RABUTIN Lett. à Mme de Sévigné, 23 mai, 1667)Ne vous étonnez pas si je prends Paris toujours plus en haine ; je n'irai jamais (J. J. ROUSS. Lett. à Mme d'Épinay, jeudi, 1757)

11. Y ne doit pas faire hiatus en poésie.Il y a de l'adresse à bien cueillir des roses (THÉOPHILE dans MALHERBE, édit. MÉNAGE, p. 274)Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prenne (RAC. Plaid. III, 3)

HISTORIQUE

IXe s.In nulla aiudha contra Lodhuwig non li vi er [je ne lui y serai] (Serment)

XIe s.Si alcuns crieve l'oil à l'altre, si amendera LXX solz ; e si la purnele i est remese [restée], si ne rendra lui que moité [moitié] (Lois de Guill. 21)Dient Franceis : il nous i convient garde (Ch. de Rol. XIII)Venez i, reis ; sil verrez veirement (ib. LXXIV)

XIIe s.Il prist un livre, si i lit sans faillance (Ronc. p. 165)Et quand m'aurez mortelment deguerpi [abandonné], Jà n'i croistra vos los ne vos honors (Couci, VIII)Lorsque la vi, li laissai en hostage Mon cuer qui puis i a fait long estage (ib. XIX)N'i [en une belle femme] perdi pas nature ses uevres ne son tans (Sax. v)

XIIIe s..... Se [je] vouloie conter Toutes leur aventures, [je] n'i pourroie assener (Berte, III)Et por ceste raison trop plus m'i [en ces personnes] fierai (ib. VII)Volontiers, dit la dame, qui nul mal n'i entent (ib. LXXXIII)Cil jour i [de cela] a plouré mainte belle jouvente (ib. XCVI)Et se il l'otreent [octroient], il sont tenus d'estre y (Ass. de Jérus. I, 95)

XIVe s.Li contes de Monfort y mist et ordena Ung chevalier engloiz qui grant renon ot jà ; Cappitaine le fist de ce chastel y-là (Guesclin. 835)

XVIe s.Reculant toujours à mettre la main à l'oeuvre, pour autant qu'ilz avoient faulte de choses y necessaires (AMYOT Cam. 52)Lui assurant que la premiere fois qu'elle y parleroit [à un homme], qu'il la tueroit (MARG. Nouv. XXI)Il est malaysé d'y [sur l'homme] fonder jugement uniforme (MONT. I, 4)Betis qui y [à Gaza] commandoit (MONT. I, 4)Attendez-vous-y (MONT. I, 88)Il n'est besoing que je m'y estende (MONT. I, 15)Quiconque a eu besoing d'oracles en y a trouvé (MONT. II, 354)Fiez-vous-y, pour veoir, à.... (MONT. III, 373)Allez-vous-yen (MONT. I, 296)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. i, hi, y ; ital. vi, ivi ; du lat. ibi, là, qui est un ancien datif (comparez tibi) du thème pronominal i, conservé dans is, ea, id.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

2. Y. - REM. Ajoutez :

12. Dans une construction commençant par où, et le membre principal de la phrase venant après, on ne répugnait pas autrefois à mettre un y pléonastique dans ce membre.

Où il n'y a rien, le roi y perd ses droits, et la nature aussi (VOLT. Lett. en vers et en prose, 162)

Aujourd'hui ce pléonasme n'est plus admis.

Wikipedia

Wikipedia

Ÿ

                   
Y tréma
Ÿ ÿ Ÿ ÿ
Graphies
Capitale Ÿ
Bas-de-casse ÿ
Utilisation
Alphabets allemand, français, hongrois, grec, tlingit, paunaka

Ÿ (minuscule : ÿ), appelé Y tréma, est une lettre additionnelle de l’alphabet latin, utilisée dans les alphabets allemand, français, hongrois, grec, tlingit et paunaka. Il s’agit de la lettre Y diacritée d’un tréma.

Sommaire

  Utilisation

  En français

Le Ÿ est très rarement utilisée. cette lettre est passée comme une variante de la lettre ï dans plusieurs noms propres. Suivant le Dictionnaire de l'Académie française 7e édition, la lettre Ÿ est invariable et toujours masculin[réf. nécessaire]. Il existe une trentaine d’occurrences d'utilisation [n. 1].

Le ÿ était aussi utilisé en ancien français comme variante de la lettre ï (roÿne pour roïne/reine).

  En néerlandais/afrikaans

  Comparaison des i et j, de la ligature ij, du ÿ et du y en romaine et en italique.

La lettre Ÿ est commune en néerlandaise en écriture manuscrite et aussi occasionnellement dans les textes imprimés. C’est une forme du diagraphe, « ij/ij » modification de la lettre « y ».

  En allemand

  En hongrois

  En grec

La diacritique lettre Ÿ a été utilisée un certain temps pour transcrire le grec, où elle représente la lettre grec υ (upsilon) en hiatus avec α (alpha). Pour exemple, on la retrouve dans la transcription Artaÿctes du nom persan, Ἀρταΰκτης, ou le nom du Mont Taÿgetus (Taygète en français) de la plus sud péninsule péloponnésienne, lequel en grec moderne est orthographié : Ταΰγετος.

  En tlingit

En tlingit, langue amérindienne du Sud-Est de l'Alaska et de Colombie-Britannique, la diacritique lettre Ÿ est une semi-voyelle vélaire [ɰ] (un [w] sans l’usage des lèvres) en tlingit. Ce son se retrouve aussi en tsimshian de la côte, où il est écrit ẅ.

  En paunaka

En paunaka, langue amérindienne de la famille arawak parlée dans les basses terres de la Bolivie, on trouve aussi le ÿ.

  Représentations informatiques

Le Y tréma peut être représente avec les caractères Unicode suivants :

De façon incohérente, la norme ISO 8859 dite latin-1 comprend le ÿ mais le Ÿ a été délibérément écarté au profit du ß[1].

  Entrée au clavier

Sur les systèmes Windows, certains agencements de clavier (comme celui pour le français de France ou du Canada) permettent de taper directement Ÿ majuscule avec Maj + ¨ puis Y. Pour les agencements avec lesquels cela ne fonctionne pas (comme ceux pour le français de Belgique, du Luxembourg ou de Suisse), on peut maintenir la touche Alt enfoncée et taper le nombre 0159 avec le pavé numérique.

  Notes

  1. Voir notamment l’article Diacritiques utilisés en français et la catégorie Y avec un tréma en français sur le wiktionnaire.

  Références

  1. Jacques André, « ISO Latin-1, norme de codage des caractères européens ? trois caractères français en sont absents ! », Cahiers GUTenberg no  25 sur http://www.gutenberg.eu.org, Groupe francophone des Utilisateurs de TEX (GUT), novembre 1996. Consulté le 19 juin 2008.

  Voir aussi

   
               

 

All translations of Ỳ


   Advertising ▼