sensagent's content
Dictionary and translator for handheld
New : sensagent is now available on your handheld
Advertising ▼
Webmaster Solution
Alexandria
A windows (pop-into) of information (full-content of Sensagent) triggered by double-clicking any word on your webpage. Give contextual explanation and translation from your sites !
SensagentBox
With a SensagentBox, visitors to your site can access reliable information on over 5 million pages provided by Sensagent.com. Choose the design that fits your site.
Business solution
Improve your site content
Add new content to your site from Sensagent by XML.
Crawl products or adds
Get XML access to reach the best products.
Index images and define metadata
Get XML access to fix the meaning of your metadata.
Please, email us to describe your idea.
Lettris
Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.
boggle
Boggle gives you 3 minutes to find as many words (3 letters or more) as you can in a grid of 16 letters. You can also try the grid of 16 letters. Letters must be adjacent and longer words score better. See if you can get into the grid Hall of Fame !
English dictionary
Main references
Most English definitions are provided by WordNet .
English thesaurus is mainly derived from The Integral Dictionary (TID).
English Encyclopedia is licensed by Wikipedia (GNU).
Copyrights
The wordgames anagrams, crossword, Lettris and Boggle are provided by Memodata.
The web service Alexandria is granted from Memodata for the Ebay search.
The SensagentBox are offered by sensAgent.
Translation
Change the target language to find translations.
Tips: browse the semantic fields (see From ideas to words) in two languages to learn more.
last searches on the dictionary :
computed in 0.109s
L'affaire Barrau - Solages (dossier sieur et dame de Barrau née de Solages)[1] est une affaire de lettre de cachet mettant en scène deux familles nobles de la province du Rouergue dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Hubert de Solages (né à Carmaux en 1746) se trouvait être un des sept prisonniers enfermés à la Bastille lors de sa prise le 14 juillet 1789.
Cette affaire a été évoquée dans différentes publications, mais celles-ci ne semblent pas en mesure de jeter l'entière lumière sur les raisons et les faits dont certains apparaissent encore de nos jours comme obscurs.
Sommaire |
Au XVIIIe siècle, le département des lettres de cachet est attribué à un secrétaire d'État dépendant du garde des sceaux : Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain ; Louis Phélypeaux de Saint-Florentin, comte puis duc de la Vrillière ; Guillaume de Lamoignon de Malesherbes en 1775 ; Louis-Auguste Le Tonnelier, baron de Breteuil, de 1777 à la Révolution française.
En province, dans l'instruction des demandes les intendants s'appuient sur l'avis de leurs subdélégués.
Par contrat[4] du 22 mai 1759, messire Jean Antoine de Barrau, de Carcenac, chevalier, fils de messire Pierre Firmin de Barrau, écuyer, seigneur de Trémouilles, de Caplongue et autres lieux, en Rouergue, et de Françoise de Faramond fille du baron de Joqueviel, prend pour épouse, damoiselle Marie Françoise Charlotte Pauline de Solages, fille de haut et puissant seigneur messire Antoine Paulin de Solages, chevalier, marquis de Carmaux, seigneur et baron de Maussans et de Rouffiac, seigneur de Saint-Benoît, Puellat, Ferradour, La Guimerie, et autres places, et de feue dame Françoise Marie Guionne de La Roque-Bouillac fille du baron de Bar.
Le marié a 22 ans et la mariée 19 ans. Celle-ci a deux frères, Charles et Hubert. Elle appartient à l'une des plus grandes familles du Rouergue et de l'Albigeois. Les La Roque-Bouillac sont admis aux Honneurs de la Cour en 1784.
En 1765, six ans après son mariage, Pauline de Barrau qui a 25 ans, est arrêtée par lettre de cachet sur la demande de son mari et de son père. Elle est alors enfermée au couvent de Lisle-sur-Tarn en Albigeois. Deux années plus tard, elle est transférée au monastère des religieuses du Tiers Ordre de Saint-François à Toulouse.
Sur la demande de sa famille elle est remise en liberté en 1777, mais dès 1782, elle est reconduite au couvent, celui de Notre-Dame de Saint-Affrique, en Rouergue. En 1786, après avoir été menacée d'internement à nouveau à Toulouse, elle est finalement conduite dans un couvent de la ville de Castres, en Languedoc.
Le frère de Pauline, le comte Hubert de Solages qui a 19 ans et qui est sous-lieutenant au régiment de Condé-dragons, est lui aussi arrêté par lettre de cachet en même temps que sa sœur. Il est d'abord enfermé au château de Ferrières près de Castres, puis en 1767, dans le fort de Brescou au large du cap d'Agde. En 1771, il est emmené au château de Pierre-Encize, aux portes de Lyon, d'où il s'évade. En 1782, il est transféré au château de Vincennes, puis il est enfin enfermé à la Bastille, à Paris, en 1784. Il y occupe un logement proche de celui du marquis de Sade. Il occupe ses journées en jouant du violon, en lisant et en écrivant[5]. Le 14 juillet 1789, lors de la prise de la Bastille, il est libéré et conduit par la population parisienne jusqu'à l'Hôtel de Ville où il est félicité par la municipalité qui lui trouve "une figure noble et imposante"[1].
Plusieurs motifs ont été invoqués pour ces deux arrestations :
Pour Pauline de Barrau : inconduite et désordres, mauvaises fréquentations, endettement, "pour cause d'aliénation de l'esprit"[1], etc. Dans sa correspondance, elle se plaint d'humiliations de la part de son mari, que ce dernier veut l'envoyer au couvent accompagnée de la maréchaussée, et qu'il la soupçonne de liens avec le curé du village à qui elle se confierait.
Pour Hubert de Solages qui soutient sa sœur : "crimes atroces"[1], "action monstrueuse"[1], etc. Hubert de Solages est accusé d'avoir organisé l'enlèvement de sa sœur sur la demande de cette dernière.
Les aspects financiers
La dot de la mariée est importante et en 1786, huit ans après la mort d'Antoine Paulin de Solages, marquis de Carmaux, Jean Antoine de Barrau réclamant la part d'héritage de ses enfants fait procéder par un huissier aux quatre criées et à l'encan d'une partie des biens de feu son beau-père, ainsi qu'à l'affichage à la porte des églises des villages concernés[6].
Des intrigues
Des zones d'ombre
En 1782, Pauline de Barrau s'exprime ainsi : "(...) ce qui me console un peu c'est qu'il ne peut s'en prendre qu'à lui-même [son mari ?] et à l'horrible vexation sous laquelle il me fait gémir ainsi que mon pauvre frère, sa méchanceté est si étendue que j'ai un pressentiment qu'il me noircisse auprès de notre prélat qui, dit-on, arrive aujourd'hui ; s'il le fait, assurément j'ai un remède dont j'userai avec la plus grande peine et qui produira l'effet je l'espère de lui fermer pour jamais la porte de l'archevêché ; (...)." (...) "Qu'il en coûte à mon cœur d'être forcée pour ma défense de révéler un mystère affreux, dont par le plus horrible complot on veut me rendre une seconde fois la victime, parce que pleinement convaincue de l'innocence de mon trop malheureux frère, je ne cesse de réclamer en sa faveur."[1]
Pauline de Solages épouse de Barrau parle de plusieurs persécuteurs désignant semble-t-il son mari, son père et un conseil de famille.
Antoine Paulin de Solages décèdera en 1778, Jean Antoine de Barrau en 1798, Pauline de Solages épouse de Barrau et Hubert de Solages au début du XIXe siècle. Leur frère aîné, François de Solages, étant sans descendance et la postérité issue du deuxième mariage d'Antoine Paulin de Solages s'éteignant au XIXe siècle, seule la descendance de Pauline de Solages se perpétuera[8].