sensagent's content
Dictionary and translator for handheld
New : sensagent is now available on your handheld
Advertising ▼
Webmaster Solution
Alexandria
A windows (pop-into) of information (full-content of Sensagent) triggered by double-clicking any word on your webpage. Give contextual explanation and translation from your sites !
SensagentBox
With a SensagentBox, visitors to your site can access reliable information on over 5 million pages provided by Sensagent.com. Choose the design that fits your site.
Business solution
Improve your site content
Add new content to your site from Sensagent by XML.
Crawl products or adds
Get XML access to reach the best products.
Index images and define metadata
Get XML access to fix the meaning of your metadata.
Please, email us to describe your idea.
Lettris
Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.
boggle
Boggle gives you 3 minutes to find as many words (3 letters or more) as you can in a grid of 16 letters. You can also try the grid of 16 letters. Letters must be adjacent and longer words score better. See if you can get into the grid Hall of Fame !
English dictionary
Main references
Most English definitions are provided by WordNet .
English thesaurus is mainly derived from The Integral Dictionary (TID).
English Encyclopedia is licensed by Wikipedia (GNU).
Copyrights
The wordgames anagrams, crossword, Lettris and Boggle are provided by Memodata.
The web service Alexandria is granted from Memodata for the Ebay search.
The SensagentBox are offered by sensAgent.
Translation
Change the target language to find translations.
Tips: browse the semantic fields (see From ideas to words) in two languages to learn more.
last searches on the dictionary :
computed in 0.062s
L'Art omeyyade de Cordoue s'est développé en Al-andalus du VIIIe au Xe siècle. La forêt d'arcs et de colonnades de la Grande mosquée de Cordoue illustre sa monumentalité, à l'opposé de l'art nasride, plus tardif et plus ornemental.
Installée en al-Andalus (l'Espagne mauresque), cette dynastie descend de celle des grands Omeyyades de Syrie, qui fut décimée au VIIIe siècle. Elle fut remplacée après sa chute par différents royaumes autonomes : les Reyes de Taifas (1031-1091), mais la production artistique ne différa pas fondamentalement après ce changement politique.
Sommaire |
L'architecture se caractérise par l'emploi d'arcs en fer à cheval avec des claveaux de couleurs alternées. Les arcs polylobés sont également très employés. Dans les constructions religieuses, le mihrab est souvent traité comme une petite pièce à part entière. Le décor architectural consiste à la fois en stuc taillé et en mosaïque à fond d'or. D'aucuns retrouvent dans certains monuments des traces d'influence wisigothe (peuple d'origine germanique qui habitait l'Espagne jusqu'à l'arrivée de l'Islam et qui continue encore à survivre dans certaines provinces du Nord du pays). L'écriture kufique (angulaire) est extrêmement employée.
Le monument phare de cette période est, sans conteste, la Grande mosquée de Cordoue, bâtiment d'une complexité extrême car il fut successivement agrandi par quatre califes différents ; de plus son étude est actuellement rendue difficile par la cathédrale gothique qui fut construite au beau milieu, au XVIe siècle. On connaît pourtant beaucoup de choses sur ce chef d'œuvre de l'art islamique, qui étonne par la légèreté de ses deux arcades superposées, et ses proportions gigantesques : plus de 1,5 ha ! Son mihrab, conçu comme une pièce, est revêtu d'inscriptions kufiques en mosaïque de verre provenant de Byzance.
D'autres lieux sont également importants dans l'architecture des Umayyades d'Espagne : ainsi, Madinat al-Zahra, une ville califale créée ex-nihilo, dont subsiste aujourd'hui la salle du trône, avec des colonnes alternées roses et bleues et des fontaines. On y a retrouvé aussi d'impressionnantes rondes bosses de bronze, dont nous reparlerons un peu plus loin.
La mosquée Bab Mardum à Tolède, datable vers 1000 est un petit édifice de brique et de pierres alternées, au plan particulier : il ne comporte qu'une seule pièce sans cour, divisée en trois à la fois dans les sens de la longueur et de la largeur. Une belle frise d'inscription kufique en brique surmonte un décor d'arcs outrepassés qui se chevauchent. La mosquée d'Almonaster la Real (Huelva), légèrement antérieure, présente un plan similaire à celui des mosquées omeyyades. L'espace y est divisé entre la cour des ablutions et la salle de prière. Cette dernière s'organise en cinq nefs, dont les arcs outrepassés d'origine ont été modifiés par la suite.
Plus au nord, le Palais de la Aljafería à Saragosse est un exemple de la typologie palatiale omeyyade développée par l'architecture des royaumes de Taïfa.
La céramique n'est sans doute pas l'art le plus remarquable : on retrouve les techniques Abbassides : faïence et lustre.
On connaît surtout, en ce qui concerne le travail du métal, les grandes rondes bosses provenant de Madinat al-Zahra. Il s'agit en réalité de bouches de fontaines, l'eau s'échappant par la bouche des animaux représentés (un cerf et une biche sont conservés), aux formes extrêmement géométrisées. Des motifs décoratifs incisés ornent toute la surface du métal.
L'ivoirerie quant à elle se retrouve essentiellement dans la production de cassettes rectangulaires et autres boîtes. L'objet le plus remarquable est indubitablement la pyxide d'al-Mughira, conservée au Musée du Louvre et datée de 968. Cette boîte ronde taillée dans une seule défense d'éléphant est entièrement sculptée de scènes animées à l'iconographie énigmatique : scènes de musique et scènes de trône participent d'une iconographie courante, mais on trouve aussi des personnages cueillant des dattes, des combats d'animaux et de personnages. Selon un certain nombre de spécialistes, il faudrait lire cette merveille de l'art islamique comme une allégorie du pouvoir.
Un autre médium couramment utilisé est le bois, qui sert souvent pour les minbars et pouvait être peint.
Le tissu était également très utilisé notamment dans les tiraz, les ateliers royaux, mais cette production est difficile à cerner du fait du manque d'œuvres conservées.