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| Assemblée parlementaire de la francophonie | |
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|
| Création | Mai 1967 |
|---|---|
| Siège | |
| Langue(s) | Français |
| Président | Roch-Marc Christian Kaboré |
| Personne(s) clé(s) | Jacques Legendre (secrétaire général parlementaire) |
| Site web | apf.francophonie.org |
L’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) est une organisation interparlementaire composée de 78 sections regroupées en quatre régions : Afrique, Asie-Pacifique, Amérique et Europe. L'APF travaille activement à la promotion de la démocratie, de l'État de droit et des droits de la personne. Elle contribue aussi au rayonnement de la langue française et à la connaissance réciproque des cultures d'expression française. Elle est un lieu de débats, de propositions et d'échanges d'informations sur tous les sujets d'intérêt commun à ses membres.
Elle engage et met en œuvre des actions dans les domaines de la coopération interparlementaire et du développement de la démocratie dans le cadre de la Francophonie.
Le président de l'APF est actuellement Roch-Marc Christian Kaboré, président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso et le secrétaire général est le sénateur français Jacques Legendre.
L’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF) a été créée en 1967, dans la ville de Luxembourg[1]. En 1989, elle devient l'Assemblée internationale des parlementaires de langue française. En 1998, elle adopte le nom d'Assemblée parlementaire de la francophonie[1].
L’APF entend avant tout constituer le lien démocratique entre les institutions et les peuples francophones.
L'APF doit sa naissance à l'impulsion du Président sénégalais Léopold Sédar Senghor, qui déclarait en février 1966 : « Ce sont les peuples qui, par l'intermédiaire de leurs élus, pousseront les gouvernements à aller de l'avant. Il faudrait réunir dans une association interparlementaire les parlements de tous les pays où l'on parle le français. »
Dans cet esprit, et à l'initiative de Xavier Deniau, député français UNR, se tenait à Luxembourg, en mai 1967, l'assemblée constitutive. Réunissant des délégués de vingt-trois parlements d'Europe, d'Afrique, d'Amérique et d'Asie, cette assemblée connut un grand succès. Elle plaça à sa présidence Victor Bodson, Président de la Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg, tandis que Xavier Deniau était nommé Secrétaire général parlementaire.
Simple association, à l'origine, de parlementaires francophones, elle s'est transformée en assemblée à l'occasion de sa XVIIe assemblée générale qui s'est tenue à Paris en juillet 1989.
L'APF a joué un rôle déterminant dans la mise en place des instances politiques de la francophonie. Dès sa création, elle appelait de ses vœux la tenue de sommets réunissant les exécutifs des pays francophones, dont le premier s'est déroulé à Paris en 1986. C'est également l'APF qui a préconisé la création d'une institution intergouvernementale francophone, souhait réalisé par la création, à l'occasion de la Conférence de Niamey en 1970, de l'Agence de coopération culturelle et technique - aujourd’hui Organisation internationale de la francophonie dont l'APF est devenue une institution intégrée.
Au fur et à mesure que l'architecture des instances politiques de la Francophonie prenait forme, l'APF s'est efforcée d'y faire reconnaître son rôle d'interlocuteur privilégié, notamment vis-à-vis :
Une première étape importante a été franchie à l'occasion du IIIe Sommet, réuni à Dakar en 1989, qui a adopté une résolution reconnaissant « le rôle éminent que l'APF, seule organisation interparlementaire des pays francophones, joue dans la construction et le développement de la francophonie. »
Le processus de reconnaissance de l'APF a trouvé son aboutissement au Sommet de l'Île Maurice, qui lui a accordé le statut d'« Assemblée consultative de la francophonie ». Cette consécration n'a pu être acquise qu'à l'issue d'une vaste refonte de ses structures et de son règlement, avalisée par son assemblée générale, réunie à Libreville, en juillet 1993.
En vue de lui permettre d'exercer concrètement les nouvelles responsabilités que lui conférait ce statut d'Assemblée consultative, l'APF a manifesté le souhait que soient précisées les relations l'unissant aux autres instances politiques de la Francophonie. Ce souhait fut pris en compte à l'occasion de la réforme des institutions de la Francophonie, réforme qui a donné lieu à la rédaction d'une Charte, approuvée lors de la Conférence ministérielle de Marrakech en décembre 1996, et adoptée définitivement par le Sommet de Hanoï en novembre 1997.
Ce document prévoit, s'agissant de l'APF :
Est créée, en outre, une commission mixte APF-CPF, qui se réunit au moins deux fois par an, ainsi qu'une commission mixte APF-CMF, qui se réunit au moins une fois par an. L'ensemble de ce dispositif, qui répond aux vœux exprimés par l'APF, est de nature à lui permettre de jouer pleinement son rôle à l'avenir au sein des instances francophones.
Soixante-dix-sept parlements ou organisations sont actuellement représentés à l'APF (situation au 1er juin 2010) :
48 sections membres :
17 parlements associés :
13 observateurs :
La liste diffère de celles membres de l’Organisation internationale de la francophonie, car l’APF inclut des parlements nationaux ou régionaux et non des gouvernements d'États.
Notes :
L'APF accueille ainsi, outre des sections nationales, un nombre important de sections issues de parlements d'États fédérés, de provinces ou de communautés linguistiques, venant s'ajouter le cas échéant à la section du parlement national ou fédéral.
La composition de l'APF n'est pas figée, évoluant au gré des nouvelles adhésions. Elle s'est considérablement élargie depuis le début des années 1990, avec l'accueil des parlements de pays engagés dans un processus de transition démocratique, que ce soit en Afrique, en Europe de l'Est ou en Asie du Sud-Est. Une telle vitalité témoigne de l'attrait, tant politique que culturel, que l'APF continue d'exercer, plus de trente ans après sa création, sur l'ensemble des communautés francophones.
L'Assemblée parlementaire de la Francophonie opère à deux niveaux:
Au niveau international, l'organe principal est l'Assemblée générale qui se réunit une fois par an. L'Assemblée entend et questionne le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), l'ancien président sénégalais Abdou Diouf. L'Assemblée traite de questions préalablement débattues par ses quatre commissions qui tiennent leurs séances entre deux assemblées générales. Ces commissions sont:
Un Bureau exécutif dirige les travaux de l'Assemblée.
Le secrétariat général est à Paris au 235, Boulevard St-Germain.
On observe depuis 1979 une alternance des présidents entre parlementaires d'Afrique et d'Amérique :
Ils sont tous français :
Il y a aussi un réseau des femmes parlementaires créé lors de la session de Berne en 2002. Ce réseau permet aux députées et sénatrices de contribuer aux travaux du point de vue des femmes.
Le réseau est présidée par Mme Rose-Marie Losier-Cool (Sénatrice, Canada). Il a pour but de promouvoir une meilleure participation des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle et ce, tant au niveau national que dans l’ensemble de l’espace francophone, renforcer la place et le rôle des femmes dans les parlements membres et dans les organisations internationales, favoriser les échanges d’expérience et encourager la solidarité entre femmes parlementaires, enfin et surtout de contribuer à la défense des droits de l’Homme, particulièrement ceux de la jeune fille, de l’enfant et de la mère.
Créé en juillet 2002, lors de la réunion du Bureau de l’APF à Berne en Suisse, le programme Noria répond aux besoins en renforcement des capacités en matière de production, de gestion et de diffusion de l’information législative interne de certains parlements francophones du Sud.
Le choix de la dénomination « Noria » pour le programme est une référence imagée à la noria, système ancestral universel d’irrigation au moyen d’une grande roue en bois. Ce choix, symbolique, se réfère à la vocation du programme de participer, avec ses moyens, à une meilleure circulation et diffusion de l’information dans les parlements
Le programme Noria est entièrement financé par l’Organisation Intergouvernementale de la Francophonie. Son budget est d’environ 500 000 euros par an toutes activités confondues.
Le programme Noria est mis en œuvre, en Afrique, en Asie, dans l’Océan indien, et en Europe de l’Est. Au sein de l’APF, il est géré à temps plein par une équipe de quatre personnes.
Trois types d'appui:
Deux à trois parlements (monocaméraux ou bicaméraux), trois chambres au total, sont désignés tous les deux ans par le Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, et chacun bénéficie du programme pendant 4 ans.
Il vise également à favoriser un meilleur accès à l’information francophone par un apport en documentation en français (dotation d’ouvrages, abonnement à des revues spécialisées) et par des cours de langue française. Deux à trois parlements (monocaméraux ou bicaméraux), soit trois chambres au plus, sont désignés tous les deux ans par le Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, et chacun bénéficie du programme pendant 4 ans.
Consciente de l’importance du rôle des jeunes citoyens, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie considère comme primordiale la participation des jeunes à la vie politique. Elle voit cette participation comme un facteur essentiel au progrès de la société civile et de la démocratie tant au niveau national qu’international.
La décision de créer le Parlement francophone des jeunes a été prise lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie à Moncton, en septembre 1999, dont le thème était justement la jeunesse. Sa mise en œuvre en a été confiée à l’APF.
Son objectif est de développer la formation civique et de renforcer la solidarité entre jeunes venant de tous les horizons de la Francophonie en les initiant à l’activité parlementaire.
La Ve Session du Parlement francophone des jeunes s'est ainsi tenue du 4 au 6 juillet 2009 à Paris, dans l'enceinte du Sénat.
La commission politique a choisi comme sujet de débat « les enfants soldats », la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles a discuté du « travail des enfants », la commission de la coopération et du développement a traité de « la crise alimentaire, la crise financière, la vie chère et le pouvoir d’achat : conséquence sur la jeunesse francophone », et la commission des affaires parlementaires a abordé « les jeunes et les partis politiques ».
Au cours des réunions de commissions, les jeunes ont entendu différents experts sur les thèmes à l’étude :
Les textes qu’ils ont adoptés ont été transmis aux parlementaires à l’occasion d’une séance d’échanges qui a donné lieu à un dialogue fructueux. Ces textes seront soumis au prochain sommet des Chefs d’État et de gouvernements de la Francophonie.
Les sessions se sont tenues aux endroits et dates suivants :
La XXXVe session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’est conclue le 6 juillet 2009 à Paris après plusieurs jours de débats.
Lors de la séance solennelle d’ouverture, M. Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale française, a souhaité la bienvenue aux plus de 250 parlementaires francophones venus des cinq continents, réunis à Paris.
M. Guy Nzouba-Ndama, Président de l’Assemblée nationale du Gabon et Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, a présidé les travaux, remplacé par M. Jules Aristide Bourdes Ogouliguende.
Après avoir attribué le statut de membre associé à l’Arménie, elle a débuté ses travaux, comme le veut désormais l’usage et dans le cadre de son rôle d’Assemblée consultative de la Francophonie, par l’audition de M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, qui a ensuite répondu aux questions des parlementaires.
Un débat sur la « crise financière, lutte contre la pauvreté et développement », ainsi qu’un point d’actualité sur la langue française introduit par M. Claude Hagège, linguiste, professeur au Collège de France, ont suscité de nombreux échanges.
Vigie de la démocratie, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a examiné différentes situations politiques dans l’espace francophone. Réaffirmant sa vocation à être le Parlement des parlements francophones, elle a adopté plusieurs résolutions. Elle recommande de maintenir la mesure de suspension des sections guinéenne et malgache alors que la mesure de suspension de la section mauritanienne pourrait être levée suite à la tenue d’une élection présidentielle libre, fiable et transparente dans ce pays.
Elle exprime sa très profonde préoccupation face aux événements récents advenus au Niger. Elle rappelle que la modification des règles du jeu électoral, notamment quand elles sont fixées par la Constitution, peu de temps avant un scrutin est une pratique condamnable au regard des principes qui doivent régir une démocratie et demande à l’Organisation internationale de la Francophonie de prendre toute initiative de nature à faciliter un retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays.
Elle demande également à la Francophonie de poursuivre son accompagnement du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire et de donner une nouvelle impulsion à sa coopération en République démocratique du Congo. La Commission politique a aussi adopté des résolutions sur la Géorgie et le Moyen-Orient et a étudié les situations politiques à Haïti, au Burundi, au Cambodge, au Cameroun, aux Comores, en Guinée-Bissau, au Liban, en République centrafricaine et au Tchad.
Elle entend poursuivre et approfondir son étroite collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie et sa Délégation à la paix, à la démocratie et aux droits de l’Homme afin de trouver des solutions appropriées Les principales prises de position de l’Assemblée seront transmises aux chefs d’Etats et de gouvernement réunis lors du prochain Sommet de la Francophonie.
Elle a aussi ratifié un accord avec l’Association des secrétaires généraux des parlements francophones. Enfin, l’APF a procédé au renouvellement de l’ensemble de ses instances et a porté à sa présidence pour les deux années à venir, M. Yvon Vallières, Président de l’Assemblée nationale du Québec. Elle a également élu à sa première Vice-présidence M. Roch Marc Christian Kaboré, Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et reconduit M. Jacques Legendre, sénateur français, dans ses fonctions de Secrétaire général parlementaire.
La Ve session du Parlement francophone des jeunes a réuni une soixantaine de jeunes de l’espace francophone. Les textes qu’ils ont adoptés ont été transmis aux parlementaires à l’occasion d’une séance d’échanges qui a donné lieu à un dialogue fructueux. Ces textes seront soumis au prochain Sommet des Chefs d’État et de gouvernements de la Francophonie.
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