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allure, vitesse[Hyper.]
constante solaire (n. f.)
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Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2007).
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La constante solaire exprime la quantité d’énergie solaire que recevrait une surface de 1 m2 située à une distance de 1 ua (distance moyenne Terre-Soleil), exposée perpendiculairement aux rayons du Soleil, en l'absence d’atmosphère. Pour la Terre, c'est donc la densité de flux énergétique au sommet de l'atmosphère.
Sur Terre :
F = 1 360,8 ± 0,5 W/m².
Cette énergie est dissipée sur l'ensemble de la surface terrestre. Le rayonnement solaire incident est :
.Cette valeur moyenne est prise en compte dans le bilan radiatif terrestre.
Sommaire |
Le Soleil est un corps noir à 5 780 K environ. Il émet dans un demi-espace libre un flux d'énergie de surface quantitativement estimable par la loi de Stefan-Boltzmann :
.À une distance de 1 ua = R = 150 millions de kilomètres, en posant la conservation de l'énergie rayonnée à travers l'espace, il vient que :

.Avec un rayon stellaire de 695 600 kilomètres, F est estimé à :
.Soit W et D deux variables. W représente la puissance reçue par une planète à l'équateur. D représente la distance séparant l'astre du Soleil.
Grâce aux mathématiques, on peut calculer à partir d'une formule simple la puissance reçu en fonction de la distance et vice versa :

.Pour le cas de la Terre :
D s'exprime en million de kilomètres :
En connaissant la distance :
.En connaissant la puissance reçue :
.| Planète | Puissance reçue (W) |
|---|---|
| Mercure | 12 300 |
| Vénus | 3 140 |
| Terre | 1 361 |
| Mars | 600 |
| Jupiter | 50 |
| Saturne | 10 |
| Uranus | 3,5 |
| Neptune | 1,5 |
| Pluton | 1 |
Depuis la formation du système solaire, il y a environ 4,7 milliards d’années, l’intensité du rayonnement solaire a augmenté. À cette époque, elle ne valait que 70 % de sa valeur actuelle et pendant le Carbonifère, il y a environ 300 millions d’années, quand les premiers dinosaures sont apparus et que la végétation tropicale s’est abondamment développée, la constante solaire était environ 2,5 % moins élevée qu’aujourd’hui.
La constante solaire, exprimée comme pourcentage de sa valeur actuelle, peut se décrire par l’équation suivante (le temps t étant exprimé en milliards d’années depuis l’apparition du système solaire) :
.Ainsi, dans 4,7 milliards d’années, le Soleil serait environ 67 % plus puissant que maintenant, en termes de rayonnement émis. De possibles variations temporaires d’une durée de 10 millions d’années (tous les 300 millions d’années environ) pourraient expliquer les périodes glaciaires sur Terre : le pléistocène est une période glaciaire, les précédentes se produisirent il y a 300 et 700 millions d’années.
Mais d'autres effets terrestres seraient prépondérants, comme la disposition des continents (autour des pôles) ; concentration des gaz à effet de serre.
La variation de la constante solaire pourrait s’expliquer par le mouvement du système solaire autour de la Voie lactée. Le système solaire tourne dans le plan de la Galaxie en environ 220 millions d’années en oscillant. Tous les 33 millions d’années[réf. nécessaire], nous traversons le plan de la Galaxie ; il s'agit d'une des hypothèses évoquées (par qui ?) pour expliquer les changements climatiques importants (par quoi ?), potentiellement à l’origine de la disparition massive d’espèces vivantes[réf. nécessaire].
La constante solaire varie également, de l’ordre de 1 à 5 W/m², sur des échelles de temps plus courtes, de quelques jours à quelques années, par exemple en raison de la présence ou l’absence de taches solaires ou de l’activité solaire.
Parmi les causes du réchauffement planétaire des XXe siècle et XXIe siècle, le Soleil est estimé être responsable à hauteur de 10 à 12 %. [réf. nécessaire] Il est vraisemblable que depuis 1750, le Soleil ait fait augmenter la température moyenne du globe de 0,45 °C [réf. nécessaire] ; le cycle des taches solaires était quasi-absent durant le petit âge glaciaire.
Néanmoins, sur le long terme, la position astronomique de la Terre par rapport au Soleil est le principal facteur de variabilité naturelle de la température globale, au travers de la « constante » solaire. Les cycles principaux concernent :
L'intégration de tous ces facteurs et d'autres dans le cadre la théorie astronomique des paléoclimats a donné lieu à des travaux divers en climatologie et cyclostratigraphie.
La première détermination sérieuse de la constante solaire date de 1838 et revient à Claude Pouillet qui l'estime à 1 228 W/m². Cette valeur, pourtant proche de la réalité, est remise en question en 1881 par Samuel Pierpont Langley qui trouve une constante égale à 2 140 W/m² suite à une expédition au sommet du mont Whitney (4 420 m). Cette valeur fera référence pendant plus 20 ans[1].
Il aura fallut attendre la mise en orbite de radiomètres modernes pour affiner cette mesure : en 1978, le radiomètre HF sur le satellite Nimbus 7 annonce une valeur de 1 372 W/m². Cette valeur est rapidement corrigée à 1 367 W/m² par ACRIM I sur SMM. Plus récemment, VIRGO sur SoHO ramène cette valeur à 1 365,4 ± 1,3 W/m² en 1998[2]
La valeur admise depuis 2008 est égale à 1 360,8 ± 0,5 W/m²[3].