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definitions - Héroïne

héroïne (n.f.)

1.femme qui tient le premier rôle dans un roman, un spectacle, un fait divers.

2.dérivé très toxique de la morphine sous forme d'une poudre cristalline blanche.

3.femme de légende; femme d'exception par sa bravoure, sa conduite, son exemple.

Héroïne (n.)

1.(Cismef)Éther diacétique de la morphine, diacétylmorphine ; poudre cristalline, amère et blanche. Antalgique et sédative, elle est également antitussive. Elle produit une accoutumance comme la morphine.

héros (n.m.)

1.personnage qui a le premier rôle dans un roman, un spectacle; celui qui s'illustre lors d'un événement, d'un fait divers.

2.celui qui se distingue par son courage, sa bravoure, son esprit de sacrifice.

3.né d'un dieu et d'un humain, tels Hercule ou Achille.

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definition (more)

definition of Héroïne (Littré)

definition of Wikipedia

synonyms - Héroïne

Héroïne (n.) (Cismef)

Acétomorphine  (Cismef), Diamorphine  (Cismef)

héroïne (n.)

héros

héroïne (n.f.)

brown sugar, merde, personnage, protagoniste, diacétylmorphine  (chimie), héro  (abréviation)

héros (n.)

héroïne

héros (n.m.)

protagoniste  (antiquité)

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see also - Héroïne

héroïne (n.f.)

héroïnomane

phrases

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analogical dictionary

 

Morphine[Hyper.]

Héroïne (n.) [Cismef]









femme[Classe...]

héros[Classe]

héroïne (n. f.)






Le Littré (1880)

HÉROÏNE (s. f.)[é-ro-i-n']

1. Femme qui a un grand courage, une grande noblesse de sentiments.

S'il n'a plus de héros, il a des héroïnes (CORN. Attila, I, 2)

Dieu, qui rapporte tous ses conseils à la conservation de sa sainte Église et qui, fécond en moyens, emploie toutes choses à ses fins cachées, s'est servi autrefois des chastes attraits de deux saintes héroïnes pour délivrer ses fidèles des mains de leurs ennemis (BOSSUET Reine d'Anglet.)

Donnez à Dieu vos affections.... vous pourrez hardiment mépriser la mort à l'exemple de notre héroïne chrétienne (BOSSUET Duch. d'Orl.)

Élevé dans le sein d'une chaste héroïne (RAC. Phèdre, IV, 2)

La célèbre Amélie de Hanau, landgrave douairière, l'héroïne de son temps, entretenait, à l'aide de quelques subsides de la France, une armée de dix mille hommes.... jouissant à la fois de cette considération que donnent toutes les vertus de son sexe et de la gloire d'être un chef de parti redoutable (VOLT. Annales de l'Empire, Ferdinand III, 1639)

Adjectivement.

C'était [Marguerite d'Anjou] une femme entreprenante, inébranlable, héroïne (VOLT. Moeurs, 114)

2. Fig. La femme qui figure comme principal personnage, dans un poëme, un roman, une pièce de théâtre.

Je n'avais [jetée à la Bastille] que la cornette qui était sur ma tête, et pas plus de chemises qu'une héroïne de roman enlevée (STAAL Mém. t. II, p. 106)

L'héroïne s'aperçoit avec surprise qu'elle n'aime plus, ou, pour mieux dire, qu'elle n'a jamais aimé (GENLIS Adèle et Théod. t. I, lett. XI, p. 351, dans POUGENS.)

Si les héroïnes de Richardson ne sont pas des êtres imaginaires (GENLIS ib. t. III, lett. XLVI, p. 322)

Par extension, femme qui figure dans un événement. C'est elle qui est l'héroïne de l'aventure.

ÉTYMOLOGIE

Lat. heroïna, terme dérivé du mot grec traduit par héros.

HÉROS (s. m.)[hé-rô ; l's se lie : un hé-rô-z illustre]

1. Terme d'antiquité. Nom donné dans Homère aux hommes d'un courage et d'un mérite supérieur, favoris particuliers des dieux, et dans Hésiode à ceux qu'on disait fils d'un dieu et d'une mortelle ou d'une déesse et d'un mortel.

Ce héros [Achille] si terrible au reste des humains.... Elle l'a vu pleurer et changer de visage (RAC. Iphig. IV, 1)

Le peuple lui décerna [à Gélon] les honneurs qu'on rendait alors aux demi-dieux, appelés autrement les héros (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. III, p. 455, dans POUGENS)

L'histoire nous dit que les premiers héros n'ont été que des destructeurs de bêtes (BUFF. Anim. dom.)

2. Fig. Ceux qui se distinguent par une valeur extraordinaire ou des succès éclatants à la guerre.

C'est un sujet de consolation pour notre pauvre humanité, de voir qu'il y a eu de l'homme dans les héros (BALZAC De la cour, 6e disc.)

Un héros arrêté n'a que deux bras à lui (CORN. Suréna, IV, 1)

La tendresse n'est point la vertu des héros (CORN. ib. V, 3)

Loin de nous les héros sans humanité ! ils pourront bien forcer les respects et ravir l'admiration, comme font tous les objets extraordinaires ; mais ils n'auront pas les coeurs (BOSSUET Louis de Bourbon.)

Ce qui fait le héros, ce qui porte la gloire du monde jusqu'au comble, valeur, magnanimité, bonté naturelle, voilà pour le coeur ; vivacité, pénétration, grandeur et sublimité de génie, voilà pour l'esprit... (BOSSUET ib.)

Il nous a dit qu'un héros était un voleur qui fait à la tête d'une armée ce qu'un voleur fait tout seul (MAINTENON Lett. à l'abbé Gobelin, 9 février 1675)

Ce héros [Mithridate] dans mes bras est tombé tout sanglant (RAC. Mithr. V, 4)

Il semble que le héros est d'un seul métier, qui est celui de la guerre, et que le grand homme est de tous les métiers, ou de la robe, ou de l'épée, ou du cabinet, ou de la cour (LA BRUY. II)

On traite de héros un homme qui fait la conquête, c'est-à-dire qui subjugue injustement les pays d'un État voisin (FÉN. t. XXII, p. 286)

Il y a une infinité de gens de guerre qui sont des héros dans l'action, et hors de là ne font guère de réflexions sur leur métier (FONTEN. Ressons.)

Il est assez ordinaire à ces héros qui brillent dans les combats et dans les actions guerrières, de paraître très faibles et très médiocres dans d'autres temps, et par rapport à d'autres objets (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. II, p. 297, dans POUGENS)

Montrez-nous, héros magnanimes, Votre vertu dans tout son jour ; Voyons comment vos coeurs sublimes Du sort soutiendront le retour (J. B. ROUSS. Ode à la Fortune.)

Mais au moindre revers funeste, Le masque tombe, l'homme reste, Et le héros s'évanouit (J. B. ROUSS. ib.)

Charles XII, qui fut un héros, n'eut pas la prudence qui en eût fait un grand homme (VOLT. Fragm. sur l'hist. art. 28)

On appelait ces assassins des héros ; leur brigandage était de la gloire (VOLT. Princ. de Babyl.)

Un roi soldat est appelé un héros.... un monarque législateur, fondateur et guerrier est le véritable grand homme ; et le grand homme est au-dessus du héros ; je crois donc que vous serez content quand je ferai cette distinction (VOLT. Lett. Schouvalof, 17 juill. 1758)

Et qu'est-ce qu'un héros ? - Mon enfant, c'est le brave (DUCIS Oscar, IV, 1)

Les voilà ces héros si longtemps invincibles [les soldats de Waterloo] ! Ils menacent encor les vainqueurs étonnés ; Glacés par le trépas, que leurs yeux sont terribles ! Que de hauts faits écrits sur leurs fronts sillonnés ! (DELAV. Messéniennes, Waterloo.)

Il [Ney] donna trois heures au ralliement ; et, sans se laisser agiter par l'impatience et le péril de l'attente, on le vit s'envelopper de son manteau, et, ces trois heures si dangereuses, les passer à dormir profondément sur le bord du fleuve ; tant il avait le tempérament des grands hommes, une âme forte dans un corps robuste, et cette santé vigoureuse sans laquelle il n'y a guère de héros ! (SÉGUR Hist. de Nap. X, 8)

[Le duc de Bordeaux] Sourd aux leçons efféminées Dont le siècle aime à les nourrir [les princes], Il saura que les destinées Font roi pour régner ou mourir ; Que des vieux héros de sa race Le premier titre fut l'audace, Et le premier trône un pavois (LAMART. Médit. I, 15)

Adjectivement.

Guise avec plus d'éclat [que Mayenne] éblouissait les yeux, Fut plus grand, plus héros, mais non plus dangereux (VOLT. Henr. III)

3. Tout homme qui se distingue par la force du caractère, la grandeur d'âme, une haute vertu.

C'est du fils d'un tyran que j'ai fait ce héros (CORN. Héracl. IV, 5)

Ouvrez les yeux, chrétiens, et regardez ce héros dont nous pouvons dire comme saint Paulin disait du grand Théodose, que nous voyons en Louis, non un roi, mais un serviteur de Jésus-Christ, et un prince qui s'élève au-dessus des hommes plus encore par sa foi que par sa couronne (BOSSUET Mar.-Thér.)

L'amour peut bien remuer le coeur des héros du monde [Louis XIV], il peut y soulever des tempêtes et y exciter des mouvements qui fassent trembler les politiques, et qui donnent des espérances aux insensés ; mais il y a des âmes d'un ordre supérieur à ses lois... (BOSSUET Mar.-Thér.)

On peut être héros sans ravager la terre (BOILEAU Épît. I)

La grâce a ses héros (MASS. Pet. car. Drapeaux.)

Le juste a la réalité de toutes les grandes vertus dont le héros mondain n'a souvent que la réputation et l'image (MASS. Panégyr. St Louis.)

Tu [Brutus] veux être un héros, va, tu n'es qu'un barbare (VOLT. M. de Cés. II, 1)

Le vulgaire est content s'il remplit son devoir ; Il faut plus au héros (VOLT. Tancr. V, 3)

On l'emploie quelquefois en ce sens par plaisanterie. Il a pris médecine en héros.

4. Terme de littérature. Personnage principal d'un poëme, d'un roman, d'une pièce de théâtre. Achille est le héros de l'Iliade.

....Un écrivain qui s'aime Forme tous ses héros semblables à soi-même (BOILEAU Art p. III)

Le personnage qu'on loue dans une solennité.

La solennité des éloges veut presque être soutenue par le faste du héros qu'on loue ; et il semble que l'orateur n'a jamais plus besoin d'art que lorsqu'il n'a qu'à louer la vérité et la justice (MASS. Villars.)

Héros de roman, héros qui figurent dans les romans de Mlle Scudéry [la Clélie, le Cyrus] et dont Boileau s'est moqué.

Elle y perdait [dans la lecture de l'histoire] insensiblement le goût des romans et de leurs fades héros (BOSSUET Duch. d'Orl.)

Tous ces héros sont-ils connus dans l'histoire ? - Non ; il y en a beaucoup de chimériques parmi eux. - Des héros chimériques ! et sont-ce des héros ? - Comment ! Si ce sont des héros ! ce sont eux qui ont toujours le haut bout dans les livres et qui battent infailliblement les autres (BOILEAU Héros de romans)

Par extension. Héros de roman, personnage à qui il est arrivé des aventures extraordinaires.

Le comte de Guiche est à la cour, tout seul de son air et de sa manière : un héros de roman, qui ne ressemble point au reste des hommes (SÉV. 89)

Le héros d'une aventure, celui à qui elle est arrivée.

5. Le héros d'une chose, celui qui y brille d'une manière excellente en bien ou en mal.

Des pécheurs qu'on regardait comme des héros dans l'impiété (MASS. Carême, Évid.)

Protecteur de mon sang, héros de l'amitié (VOLT. Oreste, V, 7)

Nous avons vu périr successivement tous ceux qui ont eu part à ces expéditions [mesures d'un degré du méridien] ; M. le Monnier reste seul ; il a réuni sur sa personne tous les sentiments qu'un zèle si généreux et si noble nous avait inspirés pour ces héros de l'astronomie (CONDORCET Maurepas.)

Chacun de ces derniers jours avait eu ses hommes remarquables ; entre autres celui du 16, Eugène, celui du 17, Mortier ; mais dès lors tous proclamèrent Ney le héros de la retraite (SÉGUR Hist. de Nap. X, 9)

Le héros du jour, l'homme qui, en un certain moment, attire sur soi toute l'attention du public.

Le héros de la fête, celui pour qui elle se donne.

On dit qu'un autre que moi est le héros de la fête (FAGAN Pupille, 23)

Familièrement. C'est son héros, c'est l'objet de son admiration.

Aux encens qu'elle donne à son héros d'esprit (MOL. Femmes sav. I, 3)

Le chevalier était son héros (HAMILT. Gramm. 6)

6. Papillon diurne.

Il n'y a point de héros pour son valet de chambre, ceux qui vivent très près d'un homme connaissent les faiblesses, les défauts, les vices qui échappent à la vue du public.

REMARQUE

L'h est aspirée dans héros ; mais elle ne l'est dans aucun des dérivés.

HISTORIQUE

XIVe s.Heros, telz sont comme Diex ou anges (ORESME Thèse de MEUNIER.)

XVIe s.Telle troupe d'heros, l'eslite de la Grece, Accompagnoient Jason d'un coeur plein d'allegresse (RONS. 840)

ÉTYMOLOGIE

Lat. heros, le terme grec vient du mot signifiant héros, qui se rattache au sanscrit vira ( i avec un accent bref), héros, lat. vir ; le terme grec est du petit nombre des mots où l'esprit rude représente un v et non une s.

Wikipedia

Héroïne

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Héroïne (homonymie).
Diacétylmorphine
Molécule de diacétylmorphine
Molécule de diacétylmorphine
Molécule de diacétylmorphine
Général
Nom IUPAC diacétate de (5α,6α)-7,8-didéhydro-
4,5-époxy-17-méthylmorphinan
-3,6-diol
No CAS 561-27-3
No EINECS 209-217-7
Code ATC N02AA09
PubChem 5462328
ChEBI 27808
SMILES
InChI
Apparence poudre blanche (sel acide)
poudre marron (sel basique)
Propriétés chimiques
Formule brute C21H23NO5  [Isomères]
Masse molaire[1] 369,411 ± 0,0201 g·mol−1
C 68,28 %, H 6,28 %, N 3,79 %, O 21,66 %,
Précautions
Directive 67/548/EEC[2]
Très toxique
T+
Phrases R : 26/27/28,
Phrases S : 22, 36/37/39, 45,
SGH[2]
SGH06 : Toxique
Danger
H300, H310, H330, P260, P264, P280, P284, P302, P310, P350,
Données pharmacocinétiques
Métabolisme Désacéthylation rapide en 6-monoacéthylmorphine
Demi-vie de distrib. 3 minutes
Considérations thérapeutiques
Voie d’administration IV, respiratoire, orale
Caractère psychotrope
Catégorie Dépresseur
Mode de consommation
  • Inhalation : prisée ou fumée
  • Injection intraveineuse
  • Ingestion
Autres dénominations
  • Héro
  • Meumeu
  • Marron
  • Came
  • Rabla
  • Blanche
  • Horse
  • Shmack, Jazz, Slow
  • Poudre, Drepou
  • Cassonade, Brown Sugar, Brown
  • Hélène
Risque de dépendance très élevé
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L’héroïne, diamorphine ou diacétylmorphine, est un opioïde obtenu par acétylation de la morphine, le principal alcaloïde issu du pavot à opium.
Elle est utilisée à des fins médicales, mais surtout de manière illégale dans des cadres d'utilisations récréatives. La tolérance à l'héroïne est importante, et son usage chronique entraîne une très forte dépendance physique (syndrome de sevrage).
L'héroïne est une substance contrôlée au niveau international. Elle figure sur les tableaux I et IV de la Convention unique sur les stupéfiants[3].

Sommaire

  Historique

  Bouteille d’héroïne de Bayer.

Elle est synthétisée pour la première fois à partir de la morphine en 1874 par C. R. Alder Wright[4] travaillant au St Mary's Hospital de Londres, mais son potentiel n'est pas reconnu. Elle est de nouveau synthétisée en 1898 par Heinrich Dreser, un chimiste allemand de l'entreprise pharmaceutique Bayer qui l’exploitera comme médicament pour différentes affections respiratoires dont la tuberculose[4]. On lui donna le nom d’héroïne, du terme allemand heroisch (« héroïque ») parce qu’on pensait qu’elle permettrait de soigner l’addiction à la morphine sans induire d’accoutumance[4], très répandue à l’époque notamment chez les soldats de la guerre de Sécession ou de la guerre de 1870. Ironie du sort, car la morphine elle-même avait été préconisée comme substitut à l'opium. On n’a donc pas prévu que l’héroïne allait devenir l’un des fléaux du XXe siècle. En effet, elle était vendue librement en pharmacie comme pilule antitussive, contre l’asthme, la diarrhée et même comme somnifère pour enfants. À cette époque, la plupart des substances connues (opiacés, cocaïne, etc.) étaient alors en vente libre en pharmacie dans la plupart des pays[5].

L’héroïne devient vite un problème de santé publique et dès 1918, la Société des Nations s’engage dans une campagne contre l’héroïne avançant qu’un produit aussi dangereux doit être supprimé par une action internationale. En 1920, c’est le corps médical américain lui-même qui en demande la prohibition. En 1923, un premier texte international réglemente l’usage d’héroïne même si dès 1925 un sociologue américain Lawrence Kolb souligne que l’héroïne n’est pas criminogène en elle-même mais est consommée majoritairement par des populations appartenant à ces milieux[4].

L’Europe attendra 1931 pour reconnaître à son tour que le peu d’intérêt thérapeutique du produit ne compense pas son coût social[4].

En 1956, son usage médical est totalement interdit aux États-Unis ce qui ouvrira la voie à la Convention unique sur les stupéfiants de 1961[4].

La Convention unique sur les stupéfiants de 1961 porte principalement sur la coca, l’opium, le cannabis et leurs dérivés. L’héroïne sera progressivement interdite dans la plupart des pays à mesure qu’ils adaptent leur législation propre et classée comme stupéfiant. Elle reste très exceptionnellement utilisée dans certains traitements de substitution, sous surveillance médicale stricte[4].

  Chimie

« Héroïne » est son nom usuel, son nom scientifique étant diamorphine ou encore diacétylmorphine.

Elle est liposoluble.

  Synthèse

L’héroïne (diacétylmorphine) est un opiacé semi-synthétique obtenu à partir de la morphine, elle-même tirée du latex du pavot (Papaver somniferum). Elle est obtenue par acétylation de la morphine. L’équipement nécessaire à la production est sommaire même si un laboratoire et des compétences minimums sont requises pour obtenir un produit de qualité.

Nombre de laboratoires sont en fait des campements temporaires installés dans les endroits reculés des zones de production[6].

L'opium brut est dans un premier temps traité. Celui-ci est dissout dans de gros barils remplis d'eau que l'on a mis à chauffer. La solution est filtrée afin d'écarter les impuretés solides ainsi que les résidus végétaux. La cuisson est maintenue à flamme douce afin d'évaporer le liquide jusqu'à obtention d'une pâte épaisse que l'on laissera sécher au soleil. À ce stade, l'opium aura perdu 20 % de sa masse.

L’opium préalablement traité est à nouveau dissous dans de l’eau sur un feu. On y ajoute de la chaux aérienne, à raison d'un cinquième de la masse d'opium afin de convertir la morphine en morphénate de calcium soluble dans l’eau. La plupart des autres alcaloïdes présents dans l'opium ne réagissent pas, excepté la codéine dont une petite partie est également dissoute. La solution est laissée à refroidir et décanter. Tandis que les impuretés et produits indésirables tombent au fond, le morphénate de calcium reste en solution. Après filtration, la solution est réchauffée. Du chlorure d’ammonium est ajouté, à raison d'un quart de la masse d'opium traité, puis la solution est laissé à reposer quelques heures tandis que la morphine-base non-soluble se précipite au fond du récipient. Celle-ci est enfin récupérée par filtrage. Les produits chimiques utilisés au cours des étapes précédentes sont aisément disponibles sous forme de fertilisants. À ce stade, la poudre est de couleur café, d’un brun foncé provenant des nombreuses impuretés présentes [7].

Afin d'obtenir un produit de qualité supérieure, la morphine-base peut être à nouveau dissoute dans de l’eau et chauffée. De l’acide chlorhydrique est ajouté afin de transformer la morphine-base non-soluble en chlorhydrate de morphine soluble dans l’eau, puis les impuretés présentes dans la solution sont taitées à l'aide de charbon actif. La morphine-base est récupérée par précipitation puis filtrée. L’opération est renouvelée jusqu'à obtention d’une poudre bien blanche.

Par la suite, la morphine-base est traitée avec de l’anhydride acétique pour obtenir l’héroïne-base. Dans les laboratoires artisanaux, on emploie de grandes marmites habituellement destinées à la cuisson du riz[7]. La morphine est recouverte d’anhydride acétique et d’une faible quantité d’acide sulfurique qui agira comme catalyseur de la réaction. Le pot est maintenu fermé avec un couvercle serti de torchons humides sur les bords. Le mélange est chauffé pendant 4 à 5 heures à une température de 85 °C en évitant l’ébullition jusqu'à ce que la morphine soit complètement dissoute. Après cette opération, il reste une mixture d’eau, d’acide acétique et de diacétylmorphine (héroïne) dans le récipient.

On ajoute ensuite trois fois le volume d’eau avec une petite quantité de chloroforme qui permettra de dissoudre les impuretés. Le chloroforme se concentre au fond du récipient sous la forme d’une couche de liquide visqueux et rougeâtre non miscible à l’eau. La couche aqueuse contenant l’héroïne est récupérée. Celle-ci est encore une fois traitée à l'aide de charbon actif qui absorbera les impuretés solides avant d'être filtrée, l'opération étant recommencée jusqu'à obtention d'une solution claire. Du carbonate de sodium est dissout dans de l'eau chaude à raison de 2,2 kg par kg de morphine. Le mélange est ajouté lentement à la solution aqueuse contenant l'héroïne jusqu'à ce que l'effervescence stoppe, précipitant ainsi l'héroïne-base. Le produit ainsi obtenu est filtré, puis séché. À ce stade, l'héroïne-base devrait être une poudre granulaire et blanchâtre. Si celle-ci est encore beige/brune, la base peut être à nouveau dissoute, puis retraitée à l'aide de charbon actif afin d'obtenir un produit de qualité supérieure mais ces étapes sont très souvent omises dans le cadre de manufacture clandestine.

Un kilogramme de morphine permet d’obtenir 700 grammes d’héroïne[7].

L’héroïne base peut être vendue telle quelle pour être fumée, après mélange avec divers produits de coupe pour en augmenter le volume. L’héroïne base ne peut être injectée car celle-ci n’est pas soluble dans l’eau. L’ajout d’un acide (citron, vinaigre ou acide citrique) est alors nécessaire.

Celle-ci peut être mélangée avec un volume égal de caféine[8] afin de réduire le point de fusion du produit, ce qui facilite sa consommation par inhalation (fumée)[réf. nécessaire]. C’est ce qui est nommé Héroïne no 3.

Une étape supplémentaire nécessitant de l’alcool, de l’éther et de l’acide chlorhydrique permet de transformer l’héroïne-base en chlorhydrate d’héroïne, ou Héroïne no 4.

  Pharmacologie

C’est un dépresseur du système nerveux central[9]. Elle a une action analgésique et sédative comme les opiacés ainsi qu’une puissante action anxiolytique et antidépressive[4].

  Métabolisme

Dans l’organisme, elle est métabolisée en monoacétylmorphine puis en morphine par le foie[4].

  Usage détourné et récréatif

  Formes

L’héroïne pharmaceutique se présente sous la forme d’une poudre blanche très fine, mais dans la rue, elle peut se présenter sous la forme de poudres brunes, beiges ou blanches, plus ou moins fines. Il arrive que le produit soit compressé sous forme de « cailloux » lors de son conditionnement. On trouve également une forme solide ou pâteuse, très impure, produite au Mexique et importée aux USA, le black tar ; son importation en Europe est anecdotique[10]. La couleur et l’apparence du produit dépendent de sa pureté (certaines étapes de la production permettant d’obtenir un produit plus pur et blanc étant omises) mais également des produits de coupe utilisés. La couleur n’est cependant pas une indication fiable pour juger de la qualité, pas plus que la présentation sous forme de « cailloux » : il est très facile de recompresser la poudre après coupage[réf. nécessaire].

Il existe des appellations sous forme de numéros. Celles-ci définissent des préparations différentes :

  Héroïne no 3[11]

Aussi désignée sous les termes héroïne brune, brown-sugar, brown, golden brown, brownstone, cassonade ; il s’agit d’héroïne-base, contrairement aux sels (chlorhydrates et sulfates) celle-ci est traditionnellement produite — afin d’être fumée — et consommée en Asie du sud-est car elle n’est pas soluble dans l’eau bien que certains consommateurs ajoutent du vinaigre ou du citron pour la transformer en sels (acétates et citrates) afin de la rendre soluble et injectable. Celle-ci est occasionnellement mélangée à des produits de coupe (caféine) présentant un point de fusion plus bas facilitant son inhalation lorsqu’elle est fumée. Elle se présente comme une poudre granuleuse de couleur brune à grise. Elle est obtenue à partir de l’héroïne acétylée. Cette héroïne ne peut être pure en raison d'une étape de raffinement manquante. Ainsi, dans les annales des saisies d'héroïne brune, 25 % correspondant à un héroïne marron puissante, 40 % au maximum.

  Héroïne no 4[11]

Aussi désignée sous le terme d’« héroïne blanche », il s’agit du produit sous forme de sel soluble dans l’eau, en général du chlorhydrate d’héroïne. Elle se présente comme une poudre blanche à beige très fine et légère. Elle est obtenue en poussant plus loin le raffinage de la morphine. Elle est traditionnellement produite dans le Triangle d’or mais aussi au Liban, en Syrie et au Pakistan.

  Héroïne no 1 et no 2

Ces appellations ne sont pas utilisées. Elles correspondent théoriquement aux produits intermédiaires de la fabrication, l’héroïne no 2 correspondant à la morphine-base.

  Héroïne « Black tar ».

  Héroïne « Black tar »

Une troisième sorte d’héroïne produite au Mexique existe bien que celle-ci soit principalement exportée aux États-Unis : le black tar (goudron noir)[10] C’est une héroïne impure se présentant sous la forme d’une pâte, plus ou moins solide de couleur noire ou brunâtre, à l’aspect plus proche de l’opium que d’une poudre ; ses caractéristiques en font une substance particulièrement utilisée par les fumeurs d’héroine. C’est une forme impure de la drogue, celle-ci est produite par les paysans mexicains qui n’ont qu’une faible expérience dans la culture du pavot et la production d’héroïne. Ceux-ci omettent nombre d’étapes dans le procédé de fabrication en transformant directement la morphine contenue dans l’opium en héroïne, sans passer par les étapes intermédiaires[10].

  Habitudes de consommation

L’héroïne se présente sous forme de poudre brune, rarement blanche. Elle est coupée de manière variable (souvent 90 % à 95 %[4]) parfois avec d’autres produits psychoactifs (cocaïne par exemple) ou non, voire toxiques (caféine pour 86 % des échantillons, paracétamol pour 79 %[12]). La composition comme le degré de pureté sont très variables.

L’héroïne peut se consommer par :

  • insufflation (sniff)
  • injection intraveineuse, l’effet apparaît en moins d’une minute et s’estompe au bout de 3 à 5 heures[13] ;
  • inhalation (fumée ou prisée), l’effet analgésique est alors dominant[13] lors des premières prises. Rapidement l’effet psycho actif « apaisant » reste seul recherché.

On parle de « chasser le dragon » ou « faire un alu » : méthode consistant à inhaler les vapeurs d’héroïne, chauffée la plupart du temps sur une feuille d’aluminium par le dessous.


L’injection présente des risques accrus de surdose ou d’infections locales ou systémiques graves. L’héroïne a longtemps été associée à l’injection intraveineuse du fait des ravages sanitaires qu’avait provoqué ce mode de consommation dans les années 1970. L'utilisation des traitements de substitutions comme le Subutex® (buprénorphine) et la méthadone et les campagnes de prévention et d’information sur cet usage qui permettait la transmission d’un certain nombre d’infections via les échanges de seringues (sida, hépatites B et C), ont fait considérablement baisser ce mode de consommation, au point qu’il est considéré comme minoritaire dans les pays occidentaux[14].

Si les risques de transmission infectieuse sont considérablement réduits par la consommation en inhalation prisée, ils restent présents du fait de l’échange des pailles qui transportent le même type d’infections, la tuberculose en plus.

L’héroïne peut être consommée en « descente » de la cocaïne (c’est-à-dire après) pour atténuer les effets angoissants de la diminution de ce produit dans l’organisme ; et parfois en « speed-ball » (cocaïne avec héroïne) afin de compenser les effets dépresseurs de l’héroïne par les effets stimulants de la cocaïne[15].

  Effets et conséquences

Du fait de leur structure moléculaire relativement proche des endorphines produites par l’organisme, les métabolites de la substance vont se lier au récepteur opiacé-µ. Par ressemblance, les opiacés vont donc se substituer aux endorphines dans les récepteurs, entraînant une euphorie, une analgésie et des effets anxiolytiques.

L’utilisation répétée de la diacétylmorphine aboutit à un certain nombre de changements physiologiques, y compris une diminution des récepteurs opiacés disponibles.

4 à 24 h après la dernière prise de diacétylmorphine les récepteurs sont toujours occupés par les opiacés, mais les effets de la substance perdent en intensité. Les récepteurs ne sont alors plus disponibles pour lier les endorphines, ce qui entraîne des conséquences graves et des effets inverses de ceux recherchés. C’est ce processus qui est responsable de l’accoutumance et de la dépendance physique, où le corps ayant réduit sa production d’endorphines présente des symptômes physiques de manque de cette substance, appelé le syndrome de sevrage aux opiacés. Ce syndrome entraîne des symptômes extrêmement inconfortables, comme la douleur, l’anxiété, l’insomnie et des spasmes musculaires.

Du fait, de son fort caractère analgésique, elle peut masquer les douleurs dues aux infections.

En cas de surdose, l’héroïne peut entraîner la mort par dépression respiratoire. Le surdosage étant généralement accidentel et imputé à une dose trop concentrée[9].

  Effets psychiques

  Effets somatiques

Ces effets sont suivis d’un état de somnolence.

  Effets à court terme

  • problèmes gastro-intestinaux[13] ;
  • ralentissement du rythme cardiaque ;
  • baisse de l’amplitude respiratoire[13] ;
  • contractions importantes de la pupille (myosis)[9] ;
  • action antitussive[9] ;
  • hypothermie ;
  • démangeaisons.

  Effets à moyen terme

  • baisse de l’appétit pouvant entraîner des carences alimentaires voire des problèmes buccodentaires[13] ;
  • constipation[13] et difficultés à uriner ;
  • insomnies ;
  • interruption des menstruations chez la femme ;
  • courbatures.

  Effets à long terme

  Dépendance

L’héroïne entraîne une forte accoutumance.

L’arrêt brutal d’héroïne peut provoquer un syndrome de sevrage autrement appelé manque.

La dépendance à l’héroïne peut, de nos jours, être traitée par des médicaments de substitution : méthadone ou buprénorphine (Subutex). Ces substituts sont des opioïdes synthétiques. Ils ralentissent l’apparition des symptômes de sevrage, les repoussant sans pour autant les supprimer. Les effets euphoriques de ces substances sont moindres et leur demi-vie (durée d’action) est plus grande que celle de l’héroïne, permettant ainsi une prise quotidienne unique. La substitution permet également de couper les patients toxicomanes du milieu de la drogue.

La finalité étant le sevrage définitif à court ou long terme en baissant les doses afin d’atténuer graduellement les symptômes de manque.

La prise d’héroïne par voie intraveineuse est considérée comme un mode d’administration addictogène : cela induit une alternance cyclique entre un effet euphorisant rapide et intense, et un état de manque.

L’addiction à l’héroïne est décrite par un processus en trois étapes[16] :

  • La lune de miel : L’usager consomme pour le plaisir. Sa consommation est considérée comme contrôlée. Une tolérance s’installe ainsi qu’une dépendance psychique.
  • La gestion du manque : La dépendance physique apparaît. L’usager consomme pour éviter l’état de manque. Il développe souvent une polyconsommation de gestion du manque (consommation de benzodiazépines, alcool, etc.).
  • La galère : Le manque est omniprésent. La dépendance est majeure avec des comportements de perte de contrôle. L’héroïnomane sera alors capable de tout pour financer sa consommation.

  Traitements de l’héroïnomanie

Articles détaillés : addiction, toxicomanie et sevrage (toxicologie).

Le traitement de la dépendance à l’héroïne est long et vise à obtenir l’abstinence. Il nécessite souvent une aide extérieure[16].

La première phase de ce traitement passe par un sevrage où un traitement médical aide l’usager à supporter les symptômes du manque. Pour ce faire les usagers passent soit par un sevrage médicamenteux (mélange de différents médicaments visant à réduire les symptômes du manque) qui est proposé à ceux qui sont le moins "accros" à la substance et qui de ce fait durera moins longtemps, soit par un sevrage au subutex proposé à ceux qui ont eu un parcours plus long dans le cheminement de la toxicomanie, le produit de substitution est délivré par n'importe quel médecin, ce qui entraîne des dérives tel que le trafic de ce produit au marché noir.

Enfin il y a le traitement à la méthadone, produit de substitution beaucoup plus dur à se procurer que le subutex, car très contrôlée et difficile à obtenir. Pour suivre un traitement à la méthadone il faut obligatoirement passer par un centre spécialisé où l'usager devra suivre une procédure stricte passant par différents rendez-vous (en général avec un médecin, un psychologue, et un travailleur social) visant à établir le degré de sa dépendance et à mettre en place son traitement. En général les sevrages à la méthadone sont les plus longs, cela peut aller de quelques mois à quelques années, du fait de la puissante addiction due au produit. Il faut savoir que le manque physique de l'héroïne ne dure pas plus d'une semaine, celui du subutex le double et pour la méthadone il faut compter un mois voir deux.

Cette aide extérieure peut se manifester de différentes façons obligation de soins, début de prise en charge sanitaire via une structure de premier plan type site d’injection supervisée, mise en place d’un traitement de substitution, hospitalisation en cure de désintoxication voire post-cure.

  Statistiques

En 2002, en France, on estime le nombre d’expérimentateurs d’héroïne parmi les 1875 ans à 0,7 %[17]. En France, en 2005, on comptait 160 000 héroïnomanes dont la moitié suivait un traitement substitutif aux opiacés (buprénorphine, méthadone, etc.).

Selon le rapport de l’OICS du 1er mars 2006 :

  • L’abus d’héroïne est peu répandu en Afrique avec un taux annuel de prévalence de l’abus d’opiacés de 0,2 % (pour la période 2002-2004, chez les individus âgés de 15 à 64 ans), chiffre inférieur à la moyenne mondiale de 0,3 %.
  • En Europe, la prévalence annuelle de l’abus d’opiacés est de 0,8 % (et atteint même 1,7 % en Lettonie).
  • Aux États-Unis, les héroïnomanes représenteraient 0,1 % de la population.
  • L’abus d’héroïne ne pose pas de problème majeur en Amérique du Sud ou en Océanie.
  • En Asie de l’est et en Asie du sud-est, les opiacés restent les principales drogues consommées.
  • Dans les pays d’Asie centrale, la principale drogue donnant lieu à des abus est désormais l’héroïne.

  Jargon

  Vocabulaire

  • Accrocher, être accro, être en chien, être mal, être en keukeu : le fait d’être dépendant.
  • Alu, taper un alu : voir Chasser le dragon : méthode consistant à inhaler les vapeurs d’héroïne chauffée, la plupart du temps, sur une feuille d’aluminium (d'où le nom) par le dessous, ou aussi appelé tache d'où l'expression taper une tache.
  • Fixer, shooter, se faire (ou se mettre) un taquet, se faire un trou, caler,(se) tanker : synonyme d’injecter.
  • Flash : sentiment d’euphorie intense immédiatement provoqué par la prise d’héroïne et plus ou moins intense en fonction du mode de consommation.
  • Héroïnomane, camé, tox, : usager d’héroïne.
  • Paille, Burette : petit tube permettant l’inhalation de la substance généralement fait en aluminium pour pouvoir consommer ce que la fumée a laissé comme dépot, ce qui donne un bel aperçu de ce que ce mode de consommation peut faire aux voies respiratoire et aux poumons.
  • Pompe, shooteuse, fix, flute, stylo,sister: seringue.
  • Rails, traces, lignes, pointes, gouttes, tracks, trait, poutre, sentier, poteau, : disposition en petits tas filiformes en vue d’inhalation à l’aide d’une paille.
  • Nourrir le singe : Expression qui désigne un toxicomane prenant de l'héroïne afin d'éviter ou de combler les symptômes liés au manque.
  • Kepa, kep’s, bonbonne, meug, bille, cabane, pochon, packs, enveloppe : petits paquets dans lesquels sont conditionnées les doses destinées au commerce au détail. Ces termes ne sont pas spécifiques à l’héroïne.
  • Shoot, fix, flush, caler : injection.
  • Came, Hélène, keuch, cheval - horse, smack, brune, brown, meumeu, rabla, schnouf, poudre, peuf, meux, marron, ronron,bedi, chocolat : termes d’argot désignant l’héroïne.
  • Piquer du blaze, piquer du zen, plonger, bétonner, comater,  : piquer du nez. On somnole, l’héroïne fait piquer du nez, on plane.
  • Taper, se mettre une seut (seutra : trace,ligne) : priser (ou plus simplement « sniffer »).

  Termes apparentés

  • Héroïnomanie : terme composé de héroïne et de manie, du grec mania pour « folie, passion ». Il désigne une toxicomanie à l’héroïne, une consommation régulière et non-contrôlée d’héroïne, amenant un état de dépendance.
  • Héroïnomane : dérivé du précédent, désigne les personnes atteintes d’héroïnomanie.

  Production et trafic

Article connexe : Trafic de stupéfiant.
  Principaux pays producteurs d’héroïne.

Jusqu’au milieu des années 1970, les filières d’acheminement d’héroïne sont tenues par les Français de la « French Connection » qui s’approvisionne en Turquie[18] et la mafia américaine héritière de Lucky Luciano.

Une fois la « French connection » supprimée, c’est la filière asiatique qui reprend le marché avec la Turquie ou l’Albanie comme pays de transit[18].

En France, elle est remplacée dans les années 1980 par la filière nigériane changeant ainsi de pays de transit mais pas de pays producteurs[19].

L’année 2000 vit le commandeur des talibans, le mollah Mohammad Omar, décréter que la culture du pavot, étant anti-islamique, devait cesser, alors que l'Afganistan était considéré comme premier producteur mondial de pavot à cette date[20].

D’après l’organe international de contrôle des stupéfiants dans son rapport du 1er mars 2006, l’Afghanistan est redevenu le premier producteur mondial de pavot à opium (87 % de la production mondiale), 60 % du produit transite par l’Asie occidentale et 20 % par l’Asie centrale pour rejoindre ensuite essentiellement l’Europe mais aussi l’Amérique du Nord.

Mais c’est en Amérique du Sud notamment en Colombie qu’est produite et transformée près de 60 % de l’héroïne disponible sur le marché américain où elle entrerait en passant par le Mexique.

Une partie de la production licite de pavot à opium d'Inde est détournée pour le marché clandestin et transformée et consommée sur place.

L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime estime en 2010 que la surface totale de plantations de pavot dans le monde est passé de 223 000 hectares produisant 8 890 tonnes d'opium en 2007 à 181 000 hectares produisant 7 754 tonnes d'opium donnant 657 tonnes d'héroïne en 2009 mais en 2008, seul 340 tonnes sont effectivement consommé, la Russie étant le premier pays consommateur[21].

  Notes et références

  1. Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007 sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. a et b SIGMA-ALDRICH
  3. http://www.incb.org/pdf/forms/yellow_list/48thedYL_Dec_08F.pdf; Liste Jaune : Liste des stupéfiants placés sous contrôle international, « Organe international de contrôle des stupéfiants »
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Denis Richard, Jean-Louis Senon, Marc Valleur, Dictionnaire des drogues et des dépendances, Larousse, 2004 (ISBN 2-03-505431-1) 
  5. (fr) L’aspirine : propriétés générales, applications. La somatose. L’héroïne, plaquette publicitaire de l’entreprise Bayer du début des années 1900 vantant les mérités de l’héroïne.
  6. (en)Feasibility Study on Opium Licensing in Afghanistan.
  7. a, b et c (en)Erowid - Rhodium Archive - Heroin Manufacture
  8. Analyses chimiques d’échantillons de cocaïne et d’héroïne consommés dans les rues de Genève entre 1999 et 2003 [PDF].
  9. a, b, c et d Yasmina Salmandjee, Les drogues, Tout savoir sur leurs effets, leurs risques et la législation, Eyrolles, coll. « Eyrolles Pratique », 2003 (ISBN 2-7081-3532-5) .
  10. a, b et c (en)Interpol "Drug Sub-Directorate - Heroin".
  11. a et b Michel Hautefeuille, Dan Véléa, Les drogues de synthèse, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2002 (ISBN 2-13-052059-6) 
  12. Cinquième rapport national du dispositif TREND, Phénomènes émergents liés aux drogues depuis 2003 ([PDF] téléchargeable).
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Amine Benyamina, Le cannabis et les autres drogues, Solar, 2005 (ISBN 2-263-03904-X) .
  14. Drogues, savoir plus risquer moins, comité français d’éducation pour la santé et de la mildt, juillet 2000 (ISBN 2-908444-65-8) .
  15. Michel Hautefeuille, Dan Véléa, Les drogues de synthèse, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2002 (ISBN 2-13-052059-6) .
  16. a et b Marie-José Auderset, Jean-Blaise Held, Jean-François Bloch-Lainé, Héroïne, cocaïne… voyage interdit, De La Martinière, coll. « Hydrogène », 2004 (ISBN 2-7324-2712-8) .
  17. « Les adultes et les drogues en France : niveaux d’usage et évolutions récentes » [PDF], OFDT, Tendances no 30, juin 2003.
  18. a et b Alain Labrousse, Géopolitique des drogues, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2004 (ISBN 2-13-054186-0) .
  19. Michèle Diaz, Marc-Eden Afework, La Drogue, Hachette, coll. « qui, quand, où ? », 1995 (ISBN 2-01-291469-1) .
  20. Collectif Liberté Afghanistan.
  21. (fr) Production et consommation d'opium et d'héroïne dans le monde, Ria Novosti 2010

  Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  Bibliographie

Sur le trafic de l’héroïne et les services spéciaux
  • (en) Edward J. Epstein, Agency of fear: opiates and political power in America, G.P. Putman and sons, New York, 1977.
  • (en) Alfred W. McCoy, The politics of heroin in southeast Asia, The Washington Monthly Company, 1972. (ISBN 0061319422)
  • (en) Henrik Krüger, The Great Heroin Coup: Drugs, Intelligence, and International Fascism, Boston: South End Press, 1980. 240 pages (d’abord publié au Danemark sous le titre Smukke Serge og Heroinen en 1976) (ISBN 0896080315)
Sur la consommation dans le milieu rock

  Discographie

  Articles connexes

  Sur le trafic de l’héroïne

  Liens externes

   
               

Héros

                   
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homophones, voir Ayrault, Héraut et héro.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Héros (homonymie) et Héroïne (homonymie).

Un héros (ou, au féminin, une héroïne) est un personnage réel ou fictif de l'Histoire, de la mythologie humaine ou des arts, dont les haut faits valent qu'on chante sa geste. Ces derniers, édulcorés par la légende dorée des hagiographes, sont passés dans la légende populaire.

Selon les cultures, un héros est un demi-dieu, un personnage légendaire, un idéal, un surhomme ou simplement une personne courageuse, faisant preuve d'abnégation.

Le rôle du héros se situe entre l'aspiration métaphysique, presque religieuse, de dépasser la condition humaine, notamment d'un point de vue physique et entre l'aspiration plus réaliste d'œuvrer pour le bien de la communauté, d'un point de vue moral. Un troisième rôle, peut être aussi celui de propagande pour une idéologie politique ou religieuse.

Par extension, le terme "héros" désigne le personnage principal d'une œuvre de fiction, quelles que soient les qualités dont il fait preuve. Si sa conduite ne correspond pas à un idéal (par exemple, s'il est lâche ou cupide), ce héros peut être qualifié d'antihéros.

  Homère avec Achille, le héros parmi les héros de la guerre de Troie, introduit les premières gammes de la culture occidentale : la contrariété du héros dans son amour pour Briséis, esclave qu'il doit rendre contre son gré sous l'ordre d'Agamemnon, son hiérarque ; son refus de s'engager dans le conflit ; puis sa colère qui se déchaîne contre Hector après la mort de Patrocle, son ami d'enfance.

Sommaire

  Héros antique

Article connexe : culte héroïque grec.

Le héros des temps antiques est, soit mythique, ayant une parenté directe avec le panthéon (c'est le cas d'Hercule), ou légendaire, auquel cas il est fréquemment lié à un dieu tutélaire.

Les pouvoirs du héros mythique émanent de son statut de demi-dieu.

Un penseur antique développa une théorie à ce sujet, dont la pérennité transparaît dans les propos donnés ci-dessus : Évhémère (voir la version anglaise de l'article reliant cette conception au culte de la personnalité tel que vu par les Grecs anciens).

Le rapport est inversé : ce sont les hauts-faits des hommes lors de leur vie qui les divinisent après leur disparition, les rendant immortels dans la mémoire de leurs héritiers.

  Héros médiéval occidental

  Sir Galahad, héros des légendes arthuriennes réactivé par le romantisme — tableau de George Frederic Watts (1888).

La fonction du héros évolue ; il devient, pour l'admiration des populations, relais de la fusion du pouvoir régulier et séculier réalisée en la personne du suzerain. Homme-lige, le héros donne donc par son geste de la légitimité à son seigneur.

Ses valeurs sont le courage et des vertus semblables à celles de la chevalerie; dirigeant ou inspirant les armées, ils leurs servent de modèle.

  Héros médiéval oriental

  Héros de l'époque moderne et contemporaine

  L'italien Giuseppe Garibaldi, né a Nice, est surnommé le « Héros des Deux Mondes » en raison des entreprises militaires qu'il a réalisées aussi bien en Amérique du Sud qu'en Europe

Grâce aux effets produits par la littérature, le héros emblématique devient fictionnel, tel Don Quichotte en Espagne. L'époque ultérieure des grandes découvertes donne au monde une nouvelle sorte de héros : l'aventurier.

Les exploits étant écrits et non plus seulement oraux, par des journalistes autant que par des écrivains, le héros perd son caractère légendaire pour devenir plus réaliste et éphémère. Reste bien sûr les héros fictionnels qui perdurent.

  Héros en fantasy

Apparus assez récemment dans l'histoire et la montée en puissance de la littérature fantasy, les héros incarnent ici des personnes courageuses, porteuses de valeurs telles que le courage, l'espoir, l'abnégation. Souvent, le lecteur peut ou tente de se reconnaître dans ces personnages marquants.

  Voir aussi

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  Fictions

  Articles connexes

  Liens externes


   
               

 

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