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1.instrument de musique doté d'un clavier et d'une soufflerie pour faire vibrer des anches métalliques en imitant l'orgue.
objet chrétien[ClasseParExt.]
meuble religieux[Classe]
instrument à clavier[Classe]
instrument de musique[ClasseHyper.]
participant à la messe[Classe]
joueur d'instrument à vent[Classe]
joueur d'instrument à clavier (musique)[Classe]
description d'une église[Thème]
orgue[Thème]
orgue[termes liés]
music (en)[Domaine]
MusicalInstrument (en)[Domaine]
hasSkill (en)[Domaine]
instrument à vent - appareil - instrument[Hyper.]
instrument, instrumentate (en) - instrumentiste, musicien - instrumental - grandes orgues, orgue - orgue, orgue électrique, orgue électronique - harmonium[Dérivé]
groupe[Desc]
instrument à anche libre - instrument, instrument de musique[Hyper.]
organiste[Dérivé]
harmonium (n. m.)
Orgue de salon, espèce d'orgue où les tuyaux sont remplacés par des anches libres qui répondent aux touches d'un clavier ; ce qui fait que l'instrument est enfermé dans un petit buffet ; le vent est fourni par un soufflet qu'on manoeuvre avec les pieds.
Antiphonel-harmonium, appareil inventé par Debain pour la reproduction fidèle sur l'orgue des accompagnements et morceaux de plain-chant.
Au plur. Des harmoniums.
ÉTYMOLOGIE
Harmonie.
| Harmonium | |
![]() |
|
|
Harmonium de François-Alexandre Debain
|
|
| Variantes modernes | Reed-Organ |
|---|---|
| Variantes historiques | Physharmonika, Poïkilorgue |
| Classification | Instrument à vent, |
| Famille | Clavier (musique), Instrument à anche libre |
| Œuvres principales | César Franck : L'organiste, Georges Bizet : 3 esquisses musicales, Sigfrid Karg-Elert : Portraits, Impressions, Intarsien |
| Instrumentistes célèbres | Joris Verdin, Anne Page |
| Principaux facteurs | Alexandre-François Debain, Alexandre Père et Fils, Victor et Alphonse Mustel |
| modifier |
|
L’harmonium est un instrument de musique à vent, à anches libres, à clavier et à soufflerie. Le musicien qui en joue est un harmoniumiste.
Les germes de l'harmonium se trouvent dans l'instrument à anches libres inventé en France par Grenié au début du XIXe siècle, des tuyaux d'orgue à anches libres sur une soufflerie régulée à pression variable. En effet, contrairement aux anches battantes de l'orgue à tuyaux, les anches libres, vibrant de part et d'autre de leur cadre, peuvent supporter une amplitude vibratoire variable et être expressives (du pianissimo au fortissimo) sans voir une modification significative de leur accord. De nombreux instruments perfectionnèrent ce principe. On peut citer la Physharmonika de Hæckel, l'harmoniflûte ou encore le Poïkilorgue de Cavaillé-Coll.
L’harmonium, dérivé de l'orgue-expressif de Grenié fut inventé en Europe par le Français Alexandre-François Debain (1809-1877) qui le fit breveter en 1842. Jakob Alexandre (1804-1876) et son fils Edouard (1824-1888) avec Auguste Victor Mustel (1842-1919) et Alphonse Mustel (1873-1937) mèneront l'instrument, qu'ils appellent orgue-mélodium, orgue celesta, kunstharmonium, harmonium-celesta à son point de perfection. Victor Mustel y ajoute un célesta au deuxième clavier.
Sommaire |
S'apparentant à l'orgue avec le principe des registres de différentes sonorités, dans sa forme la plus répandue il comprend un clavier et la réserve d'air est alimentée par une pompe à pied : l’air est insufflé (dans les modèles français), ou aspiré (dans les instruments de facture allemande, américaine et anglaise), et fait vibrer des anches libres (même principe que l'harmonica et l'accordéon). Lorsque le mode expression est activé, le réservoir est mis hors service, les anches sont alimentées directement par les pompes à pieds ; le musicien peut alors produire des nuances très plastiques en modulant son pompage d'air, la difficulté principale résidant dans l'alimentation régulière du sommier. C'est sur l'harmonium francais que se permet les plus grandes nuances, puisque l'air insufflé dans les anches est envoyé vers l'extérieur de l'instrument, alors que dans le cas de l'harmonium à aspiration, l'air et le son sont aspirés dans les soufflets. Mais c'est aussi une des raisons de la mauvaise réputation de l'harmonium. En effet, l'utilisation de l' expression demande une maîtrise et coordination parfaite des pieds, sans quoi les nuances recherchées sont ponctuées de hoquets.
Contrairement à l'orgue, on ne trouve généralement ni mutation, ni mixture.
La disposition « classique » de l'harmonium français soufflant est à quatre jeux et demi.
Expression Grand-jeu (genouillère ; appelle les n° 1, 2, 3 et 4)
On trouve encore d'autres registres de combinaisons selon les facteurs qui n'ont pas manqué d'imagination (Violoncelle dans la basse, Voix humaine dans le dessus, jeux de saxophone, baruphone, écho céleste, chœur angélique...) ainsi que de multiples inventions (parfois plus anecdotiques et commerciales que réellement musicales) destinées à multiplier encore les possibilités musicales (« mains doublées » d'Alexandre : accouplements d'octaves gravues et aiguës ; « Médiophones » : colonne de résonance au-dessus des sommiers, « Harmoniphrase » : système d'accompagnement automatique du plain-chant chez Dumont-Lelièvre...).
L'harmonium d'art mis au point par Mustel présente de nombreux enrichissements :
Prolongement (talonnière) Expression Double-expression (dispositif mécano-pneumatique qui fait varier la pression entre basse et dessus, commandé par genouillères) Grand-jeu (talonnière ; appelle les n° 1, 2, 3 et 4)
Certains « Orgues-Mustel » présentent un second clavier avec Célesta, accouplable au premier par un mécanisme de balanciers.
Dès le XIXe siècle il fut importé en Inde. Toutefois l'harmonium à pédales disparut rapidement car inadapté à la culture sociale (on s'assoit par terre en Inde) et musicale (pas d'accord harmonique dans la musique indienne). Très vite les pédales ont été remplacées par un soufflet (similaire à celui de l'accordéon) et l'instrument fut posé par terre, le musicien l'actionnant de la main gauche tandis qu'il joue la mélodie de la droite.
C'est un instrument encore très employé dans beaucoup de genres de musique hindoustanie, en particulier dans les chants qawwalîs et les bhajans, ainsi que dans beaucoup d'églises ou d'écoles ou d'ashrams.
Il faut noter la révolution que provoque cette arrivée. Certes d'un emploi facile, il a néanmoins le défaut d'être accordé selon le tempérament égal occidental, et malgré les tentatives d'accordage à l'indienne, il ne correspond pas du tout à la hauteur juste des notes variables rencontrées dans les divers râgas.
Du fait de son influence, la musique indienne s'occidentalise et les oreilles musicales des maîtres changent aussi, pour le pire : une « uniformisation occidentale ». D'un simple d'accompagnement, ayant remplacé le sarangi, une vielle difficile à jouer, mais juste et proche des inflexions de la voix, l'harmonium est en passe de devenir un instrument « majeur » puisque c'est lui qui donne le ton aux autres, dans les petits ensembles. De même les chanteurs se fondent sur lui, alors qu'auparavant il accordaient leur luth d'accompagnement, la tampura, en vertu de leur oreille et en vertu du râga à jouer. Du fait de ses sonorités nasillardes, le timbre de voix des chanteurs qui étudie avec son aide, change aussi alors que contradictoirement, il tend à disparaître de la culture occidentale.
Différents compositeurs du XIXe et du XXe s. ont écrit pour l'harmonium :