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Wikipedia

Histoire évolutive des primates

                   

Alors que les mammifères subissent une radiation évolutive dès le début de l'ère tertiaire : de nombreuses espèces différentes apparaissent et occupent des milieux variés : les airs, les milieux aquatiques... Il se produit l'apparition des mammifères arboricoles : les primates. Parmi eux, un grand nombre sont frugivores et c'est d'ailleurs parallèlement à l'acquisition de ce régime frugivore que devient possible la vision en couleur, pour le repérage des fruits mûrs (les chiens ou les ruminants ont une perception des couleurs bien inférieure). Parmi eux les singes (simiens) puis les grands singes, se seraient diversifiés, ces derniers n'ayant pas de queue préhensiles.

Sommaire

  Les lémuriformes

  Les singes de l'Ancien Monde (ou Catarrhiniens)

  Les singes du Nouveau Monde (ou Platyrrhiniens)

L’Amérique du Sud eut une position insulaire durant presque toute l’ère tertiaire. Une faune unique s’y développa pendant plusieurs dizaines de millions d’années. À plusieurs reprises lors des périodes de sécheresse, le bloc de la forêt humide se fragmenta en poches géographiques, créant des biotopes séparés appelés « refuges », qui entrainèrent à leur tour une modification des préférences écologiques et un isolement reproductif, deux facteurs-clés dans le développement de nouvelles espèces. Durant le tertiaire, les seuls grands prédateurs d’Amérique du Sud étaient les borhyènes et les thylacosmilus, des marsupiaux carnivores trop lents pour constituer un danger pour les primates.
Au début du pléistocène, lorsqu’une connexion fut rétablie entre les deux continents au niveau de Panama, la faune nord-américaine déferla vers le sud où régnaient de meilleures conditions climatiques. Tous les marsupiaux (hormis les opossums) furent évincés par les nouveaux arrivants. Des carnivores plus agressifs firent leur apparition, comme le smilodon (« tigre » à dents de sabre) ou le cerdocyon (« renard » des prairies, omnivore). Pourtant, aucun des prédateurs venus du nord ne put mettre en danger la moindre espèce de primates. De nos jours, l’ocelot et le chat-tigre constituent de réelles menaces pour les petits singes, mais ces derniers ripostent par la vélocité, la vigilance et une communication évoluée.
Clairement, en débarquant il y a au moins 30 millions d’années dans le Nouveau Monde, les singes ont trouvé une terre d’accueil éminemment propice à leur épanouissement et à leur diversification. Les seuls mammifères occupant des niches écologiques voisines sont les paresseux, les opossums, les porcs-épics et les écureuils. De nos jours, 30 % des espèces de primates recensées vivent sur ce seul continent et d’autres restent à découvrir dans les régions inexplorées d’Amazonie. L’on est aujourd’hui à peu près certains que les singes ont colonisé l’Amérique du Sud depuis l’Afrique en dérivant sur des radeaux à une époque où de nombreuses îles émergeaient encore de l’océan Atlantique.(?)[réf. nécessaire] Tous les singes modernes sud-américains descendraient d’un stock unique, mais cet ancêtre commun n’a pu encore être identifié. Les plus vieux fossiles exhumés (espèces des genres Branisella et Dolichocebus) datent d’environ 25 millions d’années.

  Lignée humaine

Dans le groupe des primates, Homo sapiens fait partie[1] des :

La classification phylogénétique permet aujourd'hui de positionner de façon précise la lignée humaine par rapport aux huit genres non-éteints de singes qui forment la super-famille des Hominoïdes :

À un degré plus élevé dans la phylogénie :

  Comparaison génétique entre humains et chimpanzés

La comparaison génétique entre humains et chimpanzés permet de démontrer l'étroite parenté entre l'espèce humaine moderne actuelle et l'espèce la plus proche : les chimpanzés.

  Au niveau chromosomique

La séparation de la lignée humaine d'avec les autres genres de singes se serait faite progressivement, la dernière en date ayant été celle d'avec le genre Pan (bifurcation des Homininés en Hominines et Panines, par fusion des deux paires de chromosomes {2p, 2q} de l'ancêtre commun aux humains, aux chimpanzés et aux bonobos en la paire de chromosomes {2} du genre Homo qui a par suite 46 chromosomes, le genre Pan ayant conservé les deux paires de chromosomes {2p, 2q} de l'ancêtre commun et donc 48 chromosomes), il y a moins de 6,3 millions d'années selon des travaux récents menés sous la direction de David Reich de la Harvard Medical School à Boston et publiés dans la revue Nature en mai 2006. Toutefois, ces travaux indiquent également que cette séparation ne semble pas avoir été brutale, car la comparaison des chromosomes X de l'homme moderne et du chimpanzé moderne montre des similitudes qui semblent refléter une longue "ré-hybridation" entre le genre Homo et le genre Pan ; par suite, bien qu'un métissage entre l'homme moderne et le chimpanzé moderne soit impossible (en plus des chromosomes sexuels {X, Y} qui sont très voisins, il subsiste 13 autres paires de chromosomes {3, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 14, 16, 19, 20, 21, 22} qui semblent pratiquement identiques entre les deux espèces, ainsi que 6 paires qui sont restées proches à la suite d'insertions {1}, d'inversions {4, 5, 17} et de délétions {13, 18} relativement simples et facilement identifiables, mais deux paires de chromosomes {9, 15} ont été plus profondément différentiées à la suite de mutations complexes probablement échelonnées dans le temps au sein des genres Homo et/ou Pan), un métissage significatif entre au moins une espèce de chimpanzé et des espèces d'australopithèques et probablement des espèces d'homminidés, conduisant à des échanges de gènes entre les deux genres (98,8 % des gènes sont communs entre les hommes modernes et les chimpanzés modernes), a dû exister pendant peut-être 4 millions d'années, durant (?)[réf. nécessaire]

  Notes et références

  1. Classification phylogénétique de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, Belin
  2. Le groupement de ces deux familles, qui possèdent cinq chromosomes {6, 19, 21, 22, X} pratiquement identiques, étant parfois appelé Hominoïdés

  Voir aussi

  Articles connexes


   
               

 

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