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definitions - Hyères

Hyères (n.prop.)

1.chef-lieu de canton du Var, à 4 km de la Méditerranée (50200 habitants; station climatique). - Les îles d'Hyères ferment la rade d'Hyères : Porquerolles, Port-Cros, l'île du Levant; tourisme.

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Hyères

                   
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Hyères
Vue panoramique d'Hyères
Vue panoramique d'Hyères
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Hyères-Est (Chef-lieu)
Hyères-Ouest (Chef-lieu)
La Crau
Code commune 83069
Code postal 83400
Maire
Mandat en cours
Jacques Politi (DVD)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Site web ville-hyeres.fr
Démographie
Population 54 686 hab. (2009)
Densité 413 hab./km2
Gentilé Hyérois
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 12″ N 6° 07′ 54″ E / 43.119879, 6.1316143° 07′ 12″ Nord
       6° 07′ 54″ Est
/ 43.119879, 6.13161
Altitudes mini. 0 m — maxi. 364 m
Superficie 132,28 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Hyères (prononcé [jɛʁ]) est une commune française du département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Chef-lieu de deux cantons, la ville est située sur la rive de la mer Méditerranée à 16 km à l'est de Toulon, à l'embouchure du Gapeau. Cette station balnéaire est surnommée « Hyères les Palmiers » en raison des 7 000 palmiers plantés dans la commune et cultivés dans les pépinières[1]. Ses habitants sont appelés les Hyérois[2].

Sous l'impulsion de son maire, Alphonse Denis, Hyères devient vers 1830 une destination touristique de premier ordre et une station climatique d'hiver réputée pour ses cures thermales et fréquentée par la haute société aristocratique européenne, notamment par la communauté anglaise qui laisse une empreinte architecturale toujours perceptible dans le paysage urbain actuel.

La ville est aussi le berceau des premières tentatives d'acclimatation de plantes exotiques sur la Côte d'Azur à partir de 1850, grâce à des horticulteurs de renom qui acquièrent une réputation internationale, exportent dans toute l'Europe palmiers et cactées produits dans leurs pépinières et fournissent les grands propriétaires hivernants, passionnés de botanique.

C’est à Hyères, en 1887, que Stéphen Liégeard invente le nom Côte d'Azur : « Le long de cette plage baignée de rayons qui mérite notre baptême de Côte d’Azur, Hyères la première eut l’idée de mettre ses dons bénis au service de la maladie et de la désespérance. »[3]

Aujourd'hui, outre la culture du palmier, Hyères occupe une position de tête en ce qui concerne la floriculture et la viticulture. Les établissements de santé, souvent d'anciens sanatoriums reconvertis en centres de réadaptation fonctionnelle, comptent parmi les plus importants du département. Malgré un éloignement de la mer pénalisant, la villégiature d'été à Hyères connait un essor grâce à son port de plaisance, aux plages et à la proximité de lieux touristiques majeurs comme les îles d'Or, protégées partiellement par un parc national, les Salins ou le site archéologique d'Olbia.

Sommaire


  Géographie

  Situation

  Position d'Hyères dans le Var.
  La presqu'île de Giens vue par satellite.

La commune d'Hyères inclut notamment la presqu'île de Giens et les îles d'Hyères. Ces îles comprennent Porquerolles, Port-Cros et l'île du Levant ainsi que de nombreuses petites îles et îlots. On les appelle aussi les « îles d'Or », nom qui leur fut donné à la Renaissance[Note 1], sans doute parce que, sous certains éclairages, les micaschistes de leurs roches ont des reflets d'or. Outre ces îles, la ville est composée de nombreux quartiers tels que La Capte, Giens, L'Almanarre, L'Ayguade, Le Pyanet, Costebelle, Les Salins-d'Hyères ou Les Borrels. La ville, qui longe la mer sur trente-neuf kilomètres de côtes, est la plus méridionale de Provence[Note 2] et son relief côtier alterne entre rivages de sable ou falaises rocheuses.

La plus ancienne des stations climatiques de la Côte d’Azur est située dans un site abrité[Note 3]. Ses vieux quartiers s’accrochent au versant sud de la colline du Castéou (204 m) et dominent la ville moderne et la rade qu’enserrent le cap Bénat et la presqu’île de Giens. La notoriété de la ville remonte au XVIIIe siècle[Note 4].

La commune est située à sept-cent-deux kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, à soixante-cinq kilomètres au sud-est de Marseille, à seize kilomètres à l'est de Toulon, à trente et un kilomètres au sud de Brignoles, à cinquante-huit kilomètres au sud-ouest de Draguignan et à quarante-huit kilomètres au sud-ouest de Saint-Tropez.

  Communes limitrophes

Du sud-ouest à l'est, la commune est baignée par la mer Méditerranée, avec le Golfe de Giens au sud-ouest de la presqu'île et le quartier insulaire de Porquerolles au sud. Du sud-est à l'est se trouve la rade d'Hyères avec les îles de Bagaud, Port-Cros et Le Levant. Au nord-est, la commune est limitrophe de La Londe-les-Maures, de Pierrefeu-du-Var au nord, le Gapeau la sépare de La Crau au nord-ouest, la station balnéaire de Carqueiranne est située à l'ouest.

  Hydrographie

Article détaillé : Gapeau.

Hyères possède un linéaire côtier de 114 kilomètres.

Le fleuve du Gapeau passe dans la commune arrivant par la Crau, celui-ci est un petit fleuve mal connu des habitants[4]. Prenant sa source au pied du massif de la Sainte-Baume, il parcourt 47,5 kilomètres, traversant les communes de Méounes-lès-Montrieux, Belgentier, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, la Crau. Son embouchure, aux Salins d'Hyères, est située à l'Est du territoire communal. La vallée située à l'Ouest de la commune, autrefois occupée par le Gapeau primitif, est empruntée par le Roubaud, au cours très incertain et qui se jette dans l'étang du Pesquier[5]. Le canal Béal de Jean Natte relie le Gapeau et le Roubaud.

  Relief et géologie

L'altitude minimale est à 0 mètre soit le niveau de la mer, sa maximale est à 364 mètres pour une altitude moyenne de 182 mètres. La mairie est à une altitude de 29 mètres. Le nord de la commune est occupé par, la colline du Castéou (204 m) et à l'extrémité occidentale, le massif des Maures, à savoir les hauteurs des Bertrands, celles du Surlier, le chapeau de Gendarme (l'ensemble culmine à 300 mètres en moyenne) ainsi que les Maurettes qui culminent à 293 mètres au Fenouillet. Le sud du territoire communal est constitué de vallées ou de plaines lagunaires dominées par deux belvédères, le Mont des Oiseaux (et Pic des Fées) qui atteint 241 mètres et Costebelle (101 mètres)[6].

  Climat

Hyères est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et relativement humides. La rade peut être soumise à des vents violents avec un record établi à 148 km/h le 28 novembre 1983. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée au nord par le massif des Maures. Elle est parfois exposée au levant qui s'engouffre dans la rade entre l'île de Port-Cros et le Cap Bénat mais est protégée du sirocco par l'île de Porquerolles et la presqu'île de Giens. En moyenne annuelle, la température s'établit à 15,9 °C avec une moyenne maximale de 20,1 °C et une minimale de 11,8 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 29 °C en juillet-août et °C en janvier et février, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée et de l'agglomération toulonnaise. Les jours de gel sont assez rares mais le 10 février 1986 fut relevée la température de -7,5 °C. À l'inverse, le 7 juillet 1982 la température de 40,1 °C établissait un record. L'ensoleillement moyen s'établit à 2 899,3 heures par an avec une pointe à 373,8 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent à Hyères 665 millimètres sur l'année, valeur relativement faible par rapport à d'autres communes du pourtour méditerranéen et surtout les pluies sont très inéquitablement réparties avec moins de sept millimètres en juillet et près de quatre-vingt quatorze millimètres en octobre. Le record de précipitations relevées en vingt-quatre heures s'établissait à 156 millimètres le 16 janvier 1978 ; le 15 juin 2010, il s'établit désormais à 200 millimètres.

Données climatiques à Hyères.
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,8 6,2 7,5 9,6 12,7 16,1 18,8 18,7 16,6 13,3 9,2 6,7 11,8
Température moyenne (°C) 9,3 9,8 11,4 13,7 17,1 20,8 23,9 23,8 21,2 17,3 12,8 10,2 15,9
Température maximale moyenne (°C) 12,7 13,3 15,3 17,8 21,6 25,6 29,1 28,9 25,7 21,4 16,3 13,6 20,1
Ensoleillement (h) 155,3 158,2 217,6 252,1 301,5 329,3 373,8 334,9 259,9 210,3 158,7 147,6 2 899,3
Précipitations (mm) 76,3 88,3 56,4 55,7 45,0 22,3 6,6 28,5 49,1 93,9 69,4 73,5 665,2
Source : Climatologie mensuelle à la station de Toulon de 1961 à 1990[7].


  Voies de communication et transports

  Axes routiers

La départementale 559 de Fréjus et la nationale 98 de La Londe-les-Maures. Depuis l'est du Var et les Alpes Maritimes, il est cependant plus rapide d'emprunter les autoroutes A8/A57/A570 pour atteindre Hyères.

La départementale 559 et l'autoroute 570 depuis Toulon et la D554 de La Crau

Accès par le nord avec la D12 en direction de Brignoles.

La D197 part vers la presqu'île de Giens et la D42 vers le hameau de L'Ayguade.

  Transport urbain

Article détaillé : Transports en commun de Toulon.
  • Le réseau de transport urbain « Mistral » de Toulon Provence Méditerranée dessert la ville d'Hyères avec 12 lignes dont une ligne maritime.

  Transport aérien

L'aéroport de Toulon-Hyères partage les pistes avec la base d'aéronautique navale d'Hyères Le Palyvestre, celui-ci dessert à l'année les aéroports de Paris-Orly, Nantes, Londres-Stansted et Charleroi-Bruxelles-Sud. En 2011, il a accueilli 578 105 personnes[8].

  Transport maritime

Le port de plaisance d'Hyères est l'un des plus actifs de la côte varoise grâce à des atouts majeurs : une grande baie de 27 000 ha fermée au sud et à l'Est par les îles d'Or. Le port Saint-Pierre avec ses 17 ha de plan d'eau, se divise en quatre bassins et comporte 1350 anneaux (et 120 supplémentaires pour le passage). Les aménagements à la disposition des plaisanciers comprennent notamment : eau douce, électricité, carburant, deux zones de carénage (grue et élévateur de 30 t), cuves de récupération des huiles et eaux grasses, liaison Wi-Fi.

Il existe six autres ports sur la côte continentale et trois sur les îles (Porquerolles, Port-Cros, Levant).

  Transport ferroviaire

La gare SNCF d'Hyères est desservie via l'antenne de la ligne de La Pauline-Hyères aux Salins-d'Hyères. Elle est le départ ou le terminus d'une ligne TGV vers la gare de Paris-Lyon et de trains express régionaux TER Provence-Alpes-Côte d'Azur[9].

  Urbanisme

  Morphologie urbaine

  Quartiers et lieux-dits

  Vue panoramique du centre-ville.

La commune d'Hyères étant très étendue en superficie, elle a été subdivisée en plusieurs quartiers et hameaux qui possèdent une mairie annexe : Les Borrels, la Sauvebonne, le Port et l'Almanarre au nord et au sud. Les Salins et l'Ayguade à l'est. La Capte et Giens sur la Presqu'ile et les îles de Porquerolles, Port-Cros et Le Levant.

  Logement

  Projets d'aménagements

  Toponymie

Le nom d'Hyères est une déformation du nom de l'ancienne colonie romaine Areae[10]. Le nom de cette ville semble provenir des salins qui s'étendaient à proximité, peut-être depuis l'Antiquité tardive, après altération du terme latin areae désignant des marais salants. Hyères est citée pour la première fois en 963 sous la forme Eyras ou Eras. On doit faire l'élision et parler de la ville d'Hyères, de la rade d'Hyères ainsi que des îles d'Hyères[11]. En 1801, la ville s'orthographiait indifféremment Hières ou Hyères. Le nom de la commune s'écrit Ieras en provençal selon la norme classique et Iero selon la norme mistralienne (prononcé [ˈjeɾɔ]),

  Histoire

Article détaillé : Chronologie d'Hyères.
  L'avenue Gambetta.

  Antiquité

Le monument le plus ancien de la ville est sans doute la pierre à cupules, une dalle en schiste qui aurait été gravée il y a environ 500 à 600 ans avant J-C par les Grecs. Elle représenterait peut-être des constellations.

C'est au IVe siècle avant J.-C., qu'un comptoir commercial fortifié fut construit par des marins grecs de Massalia, sur les rives de la Méditerranée, à Hyères dans le lieu-dit de L'Almanarre : l'actuelle Olbia de Provence. Le comptoir se nommera Olbia qui veut dire « L'Heureuse » en grec et puis leur présence s'est étendue lentement sur la presqu' île de Giens[12]. Ce bastion fortifié a pour but de sécuriser la navigation côtière vers l'Italie suite aux incursions des barbares Ligures. Une caserne de 165 m de côté constituée d'un double mur avec des tours aux angles et sur le périmètre fut installée. Son intérieur est découpé en quatre par deux artères.

Chaque quartier était composé de dix îlots d'habitation séparés par des ruelles de 2,20 m de large. À ceux-ci viennent s'ajouter deux sanctuaires dédiés à Aphrodite et Artémis. On suppose que la population se situait entre 800 et 1 000 habitants.

Au IIe siècle avant notre ère, les Romains s'établissent sur la commune et fondent Pomponiana, une station de galères à proximité d'Olbia la grecque[13].

  Moyen Âge

Gontran Ier, roi des Francs, fit détruire Olbia en 578[précision nécessaire].

Hyères est cité pour la première fois en 963 sur deux documents : une bulle du pape Léon VIII et une charte de Conrad, roi de Bourgogne et de Provence, qui concèdent Hyères et ses alentours en confirmant l'attribution à l'abbaye bénédictine de Montmajour. Il est fait mention de salines et de pêcheries. Issu de la famille des vicomtes de Marseille, Pons de Fos est généralement considéré comme le premier seigneur d'Hyères[Note 5] en construisant un château à Hyères, dès la première moitié du XIe siècle, une fois les sarrazins expulsés[14].

Une charte mentionne en 1056, la fondation par Guy et Astrude de Fos de l'église Saint-Nicolas située à l'est du Gapeau, à l'angle nord-ouest des Salins d'Hyères, et la dote, entre autres, de « la dîme sur la chasse aux lapins des îles »[15]. L'acte évoque aussi la donation d'« une maison jouxtant l'église Saint-Paul, et située sur la place du marché », place sur laquelle se tiennent des foires[16]. L'église Saint-Nicolas, avec tous les biens et droits qui y sont liés, est placée sous la tutelle du chapitre de la cathédrale Saint-Etienne et Saint-Trophime d'Arles. Le lieu-dit Saint-Nicolas témoigne encore de l'emplacement de cette chapelle aujourd'hui disparue qui figurait encore sur un plan de la fin du XVIIIe siècle.

En 1062 et 1075, donation par l'évêque Rostaing et ses frères des églises Saint-Michel et Saint-Georges à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille. Les terres de la première se situaient au voisinage d'une source nommée Alma Narra, ce qui la place sur la colline de Costebelle. La seconde était située à l'est des salins, entre les Bormettes et Léoube[17]. Dans cette charte, Hyères est citée en tant que castrum Heras : c'est la première mention de fortifications. Et donation de salines de l'étang de Fabrégat à l'abbaye Saint-Victor. Cette charte signée dans la chapelle Saint-Benoît des Salins évoque le château d'Hyères dit Castellum Eiras[18].

Raymond-Geoffroy de Fos en 1216, privé de ressources, vend pour 18 000 sols royaux à la communauté de Marseille ses possessions à Hyères (un 1/12e) et la terre de Brégançon, ainsi que les salines des Îles d'Or, qui lui venaient de sa mère.

Le 14 septembre 1257, les Fos doivent vendre tout ce qui leur reste de « Hyères, son château, sa ville, son territoire, ses îles » au comte de Provence, Charles d'Anjou. Ce dernier y installe un viguier, son représentant, et entreprend de réaménager la cité et le château[19]. C'est de cette époque que datent les plus vieux vestiges.

Hyères, au début du XIVe siècle, est la huitième ville provençale avec environ 5 000 habitants mais la Peste noire, arrivée par Marseille en 1347, ravage la Provence et emporte plus du tiers de la population. Celle-ci ne possède plus que 1 900 habitants cent ans après.

  Renaissance

En 1481, Hyères, comme toute la Provence, est intégrée au domaine royal français. C'est une période des grands travaux pour la ville et notamment l'édification du Canal Jean Natte. Voici quelques étapes clés de sa construction materielle et son statut juridique :

C'est l'ingénieur Jean Natte et Rodulfe de Limans qui sont à l'origine de l'édification du canal du Béal. Conformément à la convention passée en 1458 entre les syndics et conseillers de la communauté d'Hyères et Jean Natte « de la rivière de Gènes » pour la construction d'un canal ou béal dérivé du Gapeau, ce canal est destiné à alimenter des moulins et à l'arrosage des jardins[20]. Les travaux commencent le 27 septembre 1453. Le canal en pierre et mortier encore visible est totalement achevé en 1632, sous le règne du Roi Louis XIII. Au cours du siècle suivant, il est renforcé de structures en contreforts, de canaux secondaires et d'écluses de pierre au lieu de bois. Les aménagements du Gapeau, dont deux barrages édifiés en grosses roches taillées, reliées par des crampons de fer, peuvent encore être admirés, ainsi que les prises d'eau, fermées par des pelles coulissantes.

Le canal devient un ouvrage stratégique et il est réglementé par des actes juridiques. Le 10 avril 1477 une transaction entre les syndics d'Hyères et Palamède de Forbin, seigneur de Solliès, ratifie la convention passée entre le sieur Beauval et le syndic des moulins le 31 mars 1459, autorisant le détournement et l'utilisation des eaux moyennant 100 florins[21]. Le 16 mars 1463, une lettre du Roi René porte exemption de tous impôts et droits royaux en faveur de Jean Natte et des frères Paulet et Limans[22]. Le 30 mai 1648, à la suite de nombreux conflits, est rédigé le premier règlement d'arrosage. Le 21 mars 1657, le Parlement d'Aix homologue une délibération des consuls de la communauté portant sur les espensiers[Note 6] illégaux et frappe les infractions d'amendes (23 décembre 1669 sentence du Sénéchal, Hyères). En janvier 1684, un premier « rapport d'estime » livre une estimation des biens immobiliers relatifs au canal Jean Natte aussi appelé « canal des moulins »[23].

Aujourd'hui, ses eaux sont toujours utilisées par les arrosants réunis en association syndicale contribuant ainsi à la ré-alimentation des nappes phréatiques existantes[24].

  Période moderne

En 1564, Charles IX de France et Catherine de Médicis séjournent à Hyères où le roi veut construire un palais. Finalement le projet est annulé[25].

En 1580, une épidémie de peste fait de nombreux morts.

Au cours des guerres de religion le château joue un rôle primordial mais il change plusieurs fois de main. Au début du XVIIe siècle le château est en grande partie démantelé et la ville est en mauvais état. C'est au cours de cette période que la ville est devenue moins dominante que Toulon[25].

  Période contemporaine

Fin mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[26].

Après l’annonce du coup d'État du 2 décembre 1851 perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte, la ville d’Hyères se soulève brièvement le 5 décembre[27].

  Administration

  Extension de l'hôtel de ville.

Hyères est divisée en trois cantons, mais n'est chef-lieu que de deux d'entre eux, le canton d'Hyères-Est et le canton d'Hyères-Ouest.

La troisième partie d'Hyères appartient au canton de la Crau.

  Tendances et résultats politiques

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Élections référendaires :

  Administration municipale

L'administration de la Poste a aussi créé des bureaux de poste décentralisés, avec des timbres à date différents selon les bureaux. Ils sont au nombre de huit :

Hyères-Hôtel-de-Ville, Hyères-Principal, Hyères-Principal B, Les Salins-d'Hyères, Île-du-Levant, Île-de-Port-Cros, Porquerolles et L'Ayguade Ceinturon.

  Liste des maires

Liste des maires successifs[43].
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jacques Politi DVD Pharmacien, conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

  Instances judiciaires et administratives

  Politique environnementale

  Jumelages

Hyères a développé des associations de jumelage avec :

Elle a en outre développé un partenariat d'aide économique avec Coni en Italie depuis 1990[46]. Sur son site officiel, la commune présente un jumelage avec la commune de Koekelberg en Belgique[47] mais celui-ci n'est pas reconnu par le ministère français des Affaires étrangères.

Localisation des villes jumelées avec Hyères.
Localisation de la ville
Hyères

  Population et société

  Démographie

  Évolution démographique

En 2009, Hyères compte 54 686 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupe le 98e rang au niveau national, alors qu'elle était au 98e en 1999, et le 3e au niveau départemental sur 153 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Hyères depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[48], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.

Le maximum de la population a été atteint en 2008 avec 55 135 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 500 6 528 6 982 7 617 10 142 8 880 9 966 10 116 9 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 446 10 368 10 878 11 212 12 289 13 849 13 485 14 982 17 708
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 659 17 790 21 339 17 476 19 816 22 967 26 378 23 654 29 061
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
28 505 34 875 36 123 38 999 48 043 51 412 55 007 54 686 -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[49], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[50],[51],[52].

  Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (28,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 24,8 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 14,3 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 31,8 %).
Pyramide des âges à Hyères en 2008 en pourcentage[53]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,9 
8,4 
75 à 89 ans
12,6 
15,7 
60 à 74 ans
17,3 
19,7 
45 à 59 ans
20,3 
19,3 
30 à 44 ans
18,4 
19,7 
15 à 29 ans
15,3 
16,5 
0 à 14 ans
14,3 
Pyramide des âges du département du Var en 2008 en pourcentage[54].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
8,4 
75 à 89 ans
11,6 
17,0 
60 à 74 ans
17,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,5 
19,1 
30 à 44 ans
18,7 
17,1 
15 à 29 ans
14,9 
17,5 
0 à 14 ans
15,4 

  Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Nice.

  Santé

Un décret ministériel classe Hyères dans les stations hydrominérales et climatiques le 8 mars 1913. L'eau lithinée de San Salvadour était indiquée pour la goutte, la gravelle, les rhumatismes et l'artériosclérose[55]. La fonction médicale est depuis longtemps, présente à Hyères[56], station climatique qui a pris son essor grâce à Hermann Sabran[Note 8] (Hospices civils de Lyon), Félix et Léon Bérard[57] ou l'industriel Péchiney. Les établissements sont au départ des sanatoriums[Note 9] qui, à partir des années 1960, se reconvertissent souvent en centres de réadaptation. Aujourd'hui, 3 000 personnes sont employées à Hyères dans les établissements de santé.

  Rééducation et réadaptation fonctionnelle, handicap, enfants polyhandicapés

Hyères possède 3 bâtiments de rééducation pour handicapés et enfants polyhandicapés :

l'hôpital Léon Bérard (premier établissement de « RRF » du Var par son volume d'activité et son nombre de lits),

l'institut Pomponia-Olbia (association des Salins de Bregille)[Note 10] et

l'institut Hélio-Marin de la Côte d'Azur (sanatorium fondé en 1904 par Alfred Rangod Pechiney, industriel, chimiste et inventeur, né en 1833 et mort à Hyères en 1916).

  Établissements à vocation généraliste

Hyères possède 4 hopitaux à vocation généraliste :

l'Hôpital San Salvadour (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), l'Hôpital Renée Sabran (presqu'île de Giens, Hospices civils de Lyon), le Centre Hospitalier Marie-Josée Treffot (hôpital comptant 212 lits et centre de gérontologie) et la Clinique Sainte-Marguerite (spécialisée en cancérologie).

  Sports

Hyères possède 2 équipements sportifs municipaux :

un vélodrome de haute technicité a été construit en 1989 en partenariat avec la ville de Toulon. L'anneau de vitesse en bois homologué lui permet d'accueillir la coupe du monde de cyclisme sur piste et un hippodrome, dont la création est due à Ferdinand, comte de David Beauregard (d'abord au Plan du Pont puis aux Pesquiers en 1877), est classé en première catégorie. Il occupe le deuxième rang sur la Côte d'Azur après celui de Cagnes-sur-Mer.

La ville accueille depuis 1988, à la plage de l'Almanarre, le grand prix de France de « funboard » (qui compte pour la coupe du monde) et elle est le centre permanent d'entrainement de l'équipe de France de planche à voile. Hyères est classée « station voile » en 1990. Le Ventilo Show, manifestation regroupant le Windsurf et Kitesurf, réunit chaque année au mois d'octobre tous les passionnés, professionnels, amateurs et champions, sur la presqu’île de Giens. La ville accueille aussi depuis plus de 40 ans, la Semaine Olympique Française de Voile. Elle concentre plus de 1 000 concurrents.

Enfin Hyères possède divers club comme le Hyères Toulon Var Basket, qui évolue en Pro A depuis la saison 2001/2002. C'est l'unique club professionnel de la ville, le Hyères Handi Club, qui évolue au plus haut niveau (Nationale 1/A de basket, l'équivalent de la Première division), a remporté le Championnat de France en 2006 et 2009, et a gagné la Coupe de France en 2006 et 2008 et le Hyères Football Club qui participe au niveau de la CFA et l'Olympic Sport Hyères Handball évolue en Nationale 2.

  Lieux de cultes

Hyères abrite plusieurs églises catholiques comme la Collégiale Saint-Paul, qui possède une collection permanente d'ex-voto et une nef qui date du XIIe siècle. L'église a été en partie reconstruite au XVIe siècle dans un style gothique tardif.

L'Église Saint-Louis, une ancienne église du couvent des Cordeliers (franciscaine) qui possède trois nefs et trois absides. Les bâtiments qui ont disparu ont été remplacés par des habitations au début du XIXe siècle. L'Église Sainte Madeleine, dans le quartier de la gare, l'Église Sainte Douceline, dans le quartier du Pyanet, la Chapelle du Sanctuaire de Notre Dame de Consolation, dans le quartier de Costebelle, la Chapelle Sainte Thérèse de Lisieux, près du port, la Chapelle Saint Isidore (quartier de la Sauvebonne), la Chapelle Saint Lambert, (quartier des Borrels), la Chapelle Saint Nicolas, aux Salins et l'Église Saint Tropez, à Port-Cros.

La ville abrite aussi deux lieux de cultes protestants :

l'Église anglicane, qui fut consacrée en 1884 par l'évêque de Gibraltar et utilisée par la communauté anglaise jusqu'en 1950. Elle a été rachetée par la municipalité dans la deuxième moitié du XXe siècle et elle est actuellement un lieu important de la vie culturelle hyèroise[58] et le Temple.

Enfin on trouve quatre chapelles privées :

« All Saints Church », église anglicane construite en 1897 à la place d'un temple de bois et de métal utilisé par la Reine Victoria en 1892. Ce lieu de culte situé sur le plateau de Costebelle, est désaffecté et ruiné. Il témoigne de la présence britannique dans la région au XIXe siècle[59]. L'édifice est fermé au public.

La chapelle médiévale du hameau de Sainte-Eulalie, construite vers 1600 sur les ruines d'une ancienne voie romaine utilisée pour le transport du sel depuis les anciens salins. Son autel date de 1788. L'édifice est fermé au public.

La chapelle du Plantier de Costebelle, édifice ogival datant de 1857. Paul Bourget y exposa longtemps une partie de sa collection de tableaux primitifs de l'école siennoise et notamment Le Retable de La Trinité de Bartolo di Fredi, visible au musée des beaux-arts de Chambéry[60].

Et enfin la chapelle Saint-Pierre-de-L'Almanarre, minuscule mais remarquable, elle possède de beaux fragments de remparts, des statuettes romanes primitives soutenant les arcs de l'abside, un chevêt plat et des meurtrières. C'etait un sépulture mérovingienne. Elle bénéficie d'une inscription Monument Historique depuis 1926. Chapelle restaurée récemment et fermée au public.

  Manifestations culturelles

Hyères organise chaque année une dizaine d’évènements :

  Le casino

Le Festival international de mode et de photographie, le Hyères Jazz festival, le Festival de la chanson française, les Journées européennes du patrimoine, qui chaque année, le troisième week-end de septembre, permettent au grand public d'avoir accès aux principaux monuments historiques souvent fermés pendant l'année, comme l'église Anglicane, le site archéologique d'Olbia et les forts militaires des îles d'Or, avec des visites guidées.

L'observatoire astronomique du Pic des Fées qui met à la disposition du public les installations techniques d'observation du ciel, les Salins-d'Hyères (Ligue pour la protection des oiseaux) qui organisent des visites ornithologiques[61], les Rendez-vous aux jardins, qui chaque année, le premier week-end de juin, permettent d'avoir accès aux parcs publics ou privés participant à cette manifestation organisée par la Direction régionale des Affaires culturelles.

De 1965 à 1983 la ville organisait aussi le Festival international du jeune cinéma qui, fondé par Maurice Périsset[62] était destiné à promouvoir des œuvres de nouveaux cinéastes (comme Philippe Garrel, Grand Prix en 1968) et dépourvu d'ambitions commerciales était animé par un esprit de découverte cinéphile d'avant-garde. Il fut pionnier dans ce domaine avec les festivals de Pesaro (Italie) et de Mannheim (Allemagne). Son but était de proposer des films en marge des grandes fêtes marchandes qu'étaient devenus les festivals de Cannes, Berlin ou Venise. Durant les années 1970, ce festival devint un lieu ou le cinéma expérimental pouvait espérer une reconnaissance internationale[63].

  Économie

  Revenus de la population et fiscalité

  Emploi

  Entreprises et commerces

La ville d'Hyères est une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Var qui gère le port de Giens Porquerolles. Elle compte 1 500 commerces et services. C'est la première commune agricole de France (en nombre d'exploitants et en valeur ajoutée), générant 4 000 emplois sur son territoire[64]. Ses pépinières, parmi les plus importantes du pays font d'Hyères le premier exportateur européen de palmiers[Note 11].

  Le Marché de la fleur

La commune est considérée comme le plus important centre horticole du Sud-Est, depuis les années 1980. Avec son grand marché aux fleurs de la « SICA », situé à l'ouest de la ville, des centaines de producteurs et acheteurs se regroupent sur ce marché. Ce marché représente 70% de la production nationale de la fleur coupée.

Les exploitants, pour la plupart équipés de serres, cultivent une riche diversité de fleurs coupées comme des Roses, Iris, œillets, Strélizias, Glaïeuls, Gerberas, Anémones, Chrysanthèmes, Tulipes, Arums. La production est vendue dans toute l'Europe. Le Var représente 50 % de la production régionale et plus de 25 % de la production nationale.

Des recherches sur la multiplication végétale in vitro, sur l'énergie solaire dans les serres, sur la génétique végétale, sont menées pour développer les différentes espèces.

  La viticulture

La commune appartient à l'une des cinq grandes zones naturelles des Côtes-de-provence[Note 12], c'est-à-dire la bordure maritime cristalline des Maures. Cette zone s'étend de Saint-Tropez à Hyères ou les sols viticoles de ce secteur proviennent de l'altération de roches appartenant au massif des Maures. Les vignobles à proximité de la mer occupent les versants côtiers, replats et hautes terrasses des Maures[65].

Les vins d'Hyères bénéficient de l'Appellation d'origine contrôlée (AOC) des Côtes de Provence créée en 1977[Note 13]. Mais le terroir de l'appellation Côtes de Provence est d'une géologie complexe. La mosaïque de terroirs viticoles implique donc plusieurs types de Côtes de Provence. Le vignoble de Hyères est classé dans l'un des trois terroirs existants[Note 14], celui de La Londe qui couvre une superficie totale de 1 800  ha. Ce terroir est reconnu officiellement depuis 2008[Note 15].

Sur ces vignes cultivées en terrasses ou restanques, les vins rosés représentent en moyenne 75 % de la production, 20 % pour le rouge et 5 % pour le blanc. Les cépages, issus de Cinsault, Grenache[Note 16], Cabernet, Sauvignon, Tibouren, Syrah donnent une saveur et une diversité aromatique unique à ce vin de Provence[66]. La commune compte seize exploitations viticoles dont huit sont installées dans la vallée des Borrels. Chaque année de nombreux domaines sont récompensés au concours général agricole de Paris. Par ailleurs, deux exploitations de la commune ont obtenu le titre de « Cru Classé »[Note 17] sur les dix-huit détentrices de cette distinction pour l'ensemble de l'appellation « Côtes de Provence ». Cette filière viti-vinicole gagne en notoriété chaque année avec une croissance notable de ses exportations vers l'Europe mais aussi vers les États-Unis, le Japon et l'Australie.

  Culture locale et patrimoine

  Patrimoine environnemental

  Les îles d'Hyères

Article détaillé : Îles d'Hyères.

Les îles d'Or, Porquerolles, Port-Cros, Le Levant et Bagaud, aussi appelés îles d'Hyères, sont situées sur le territoire de la commune. Elle comprend aussi divers îlots comme l'Îlot de la Gabinière, l'Île de la Redonne, l'Île du Grand Ribaud, l'Île du Petit Ribaud et le Rocher du Rascasse.

La commune d'Hyères est aussi comprise dans la zone du Sanctuaire Pelagos et le parc national de Port-Cros est le gestionnaire de la partie française de cet espace maritime destiné à protéger les mammifères marins.

  Les parcs

On trouve 3 parc public à Hyères : le parc Olbius Riquier, principal parc public d'Hyères proposant une collection de palmiers et labellisé Jardin remarquable, le Parc Saint-Bernard (jardin de la villa Noailles) où pousse une grande variété de fleurs méditerranéennes. Ce parc public est complété par un jardin cubiste et il est labellisé Jardin remarquable. Enfin il y a aussi le Parc Sainte-Claire, parc public labellisé Jardin remarquable.

On trouve également le Parc privé du Plantier de Costebelle (maison de Paul Bourget), qui possède une grande variété de palmiers, un ensemble architectural rocaille (banc, puits, grotte, arbre) datant du XIXe siècle, une collection d'arbousiers de Chypre et de Jubaea chilensis, labellisé Jardin remarquable[67]. On trouve également une population relictuelle de tortues d'Hermann[68].

Le parc du Plantier avec la façade principale de la maison classée et un phoenix.
  Le parc du Plantier.

Hyères est aussi attributaire du label « Ville fleurie » : 4 fleurs, médaille d'or en 2003 du concours européen des villes fleuries.

  Autres lieux environnementaux importants

Hyères possède 2 lieux environnementaux importants, la Presqu'île de Giens et les Salins-d'Hyères.

  Plantes remarquables

Les quatre oliviers millénaires de Saint-Eulalie ont été plantés, selon leurs traditions, formant un carré de 20 coudées de chaque côté, comme le saint des saints, et orientés vers l'Orient. Leur protection est assurée par la famille David-Beauregard, l'association du Rameau d'Argent et l'école d'agriculture[69].

  Patrimoine architectural

  Les monuments historiques classés ou inscrits

  Villa Noailles

Villa construite en 1923 par l'architecte Robert Mallet-Stevens, sur une commande de Charles de Noailles et de Marie-Laure de Noailles, propriétaire jusqu'en 1973, date de sa vente à la municipalité.

  Chapelle Saint-Blaise dite tour des Templiers
  Tour des Templiers

Commanderie construite par l'Ordre du Temple au XIIe siècle. Elle est classée Monument historique depuis le 30 mars 1987.

  Collégiale Saint-Paul

Monument historique classé en 1992. Exposition permanente d'ex-voto qui racontent des événements qui se sont déroulés pendant les guerres de religion[70]. La légende veut que le trésor des Templiers y soit caché.

  Église Saint-Louis

Monument historique classé en 1840. Elle est le seul vestige du couvent des Frères mineurs.

  Site archéologique d'Olbia

Rouvert au public en 1999, le site archéologique d’Olbia, ancien comptoir de la cité de Marseille, juxtapose des éléments préhistoriques, grecs, romains et médiévaux[71]. Située au bord du golf de Giens, à Hyères, sur la route des comptoirs entre Nice et Marseille, Olbia (« la Bienheureuse » en grec) est évoquée par Strabon (Ier siècle av. J.-C.) dans sa Géographie. Le site a été fouillé dès le XIXe siècle par divers archéologues, dont le prince Frédéric, futur roi du Danemark, Alphonse Denis, maire d'Hyères, le lieutenant-colonel Poitevin de Maureillan ou Jacques Coupry[Note 18]. La cité gréco-romaine d'Olbia-Pomponiana a été classée Monument historique en 1947.

  L'Oppidum de Costebelle

Monument historique classé en 1958. Le cimetière du IVe siècle après J.C. a livré, lors de fouilles, un fœtus antique, connu sous le nom de Fœtus de Costebelle et qui constitue un cas exceptionnel de paléopathologie fœtale[72].

  Château Saint-Bernard

Le château et les fragments de la première enceinte urbaine dominent le site dont l'escarpement fut retenu pour ses possibilités de défense. Au sommet, le château ne conserve que les vestiges du XIIIe au XVe siècle qui ont échappé à son démantèlement en 1620. L'enceinte de la partie la plus ancienne de la ville encadre le château et délimite une zone déjà largement abandonnée par la population au XIVe siècle au profit de la ville basse. C'est de cette époque que date la reconstruction générale de l'ouvrage dont les fragments sont encore visibles, tant pour la ville haute que pour la ville basse.

  Collégiale Saint-Paul
  Le Plantier de Costebelle

Située 714, avenue de la Font des Horts, cette villa d'inspiration palladienne (tour, citerne centrale, fronton) fut construite par l'architecte Victor Trotobas (1807-1884)[Note 19] en 1857 pour la baronne de Prailly qui y reçut le père Henri Lacordaire[73] et Mgr Félix Dupanloup, évêque d'Orléans[74]. Elle est agrémentée d'un arboretum exotique, d'une chapelle qui date de la même époque. Elle fut la propriété de l'écrivain Paul Bourget[75] qui y reçut de nombreuses personnalités entre 1896 et 1935[76]. Elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1976[77].

  Batterie du Pradeau, dite "Tour Fondue"

Monument historique inscrit en 1989.

  Domaine de San Salvadour

Monument historique inscrit en 1987. Construit par Ernest Paugoy (1845-1906)[78]. Ancienne propriété du maire d'Hyères Edmond Magnier (1841-1906) puis de religieuses (Sœur Candide)[79], le domaine appartient aujourd'hui à l'Assistance Publique de la Ville de Paris. La façade est un parangon de l'éclectisme : y cohabitent plusieurs styles, gothique, Tudor anglais, Renaissance française, baroque. Plafonds de Delfosse et Defais (1882), décorateurs parisiens[80].

  Villa La Tunisienne

Monument historique inscrit en 1999. Villa construite en 1884 par l'architecte Pierre Chapoulard (1849-1903) pour lui-même[Note 20].

  Villa Tholozan ou Alberti

Monument historique inscrit en 1975. Villa construite en 1858 pour le duc de Luynes (1802-1867). Elle se transmet ensuite par héritage à la marquise de Tholozan qui lui laisse son nom. L'architecte en est Frédéric Debacq (1800-1892). Avec la Villa Léautaud et Le Plantier de Costebelle, elle représente la villégiature aristocratique du XIXe siècle à Hyères. Ces trois propriétés sont les seuls témoins, encore en mains privées à ce jour, à avoir pu conserver, intacts, les vastes parcs botaniques les entourant ainsi que leurs architectures d'origine[81].

  Les autres monuments

  Castel Sainte-Claire

Le castel Sainte-Claire est le premier des édifices qui, à partir du milieu du XIXe siècle, ont réinvesti les espaces vacants de la vieille ville. C'est une villa bâtie dans un style roman de fantaisie par Olivier Voutier, le découvreur de la Vénus de Milo. Par la suite, l'écrivain américain Edith Wharton y résida de 1927 à 1937 alors que Robert Mallet-Stevens et de nombreux autres artistes œuvraient, au clos Saint-Bernard, pour Charles de Noailles et son épouse, Marie-Laure Bischoffsheim. Ce monument abrite aussi un jardin.

  Villa mauresque

Située 2, avenue Jean-Natte, cette villa fut construite en 1881 par l'architecte Pierre Chapoulart pour l’industriel Alexis Godillot (1816-1893). Elle était destinée à la fois aux réceptions données par l’industriel mais aussi à la location aux hivernants[Note 21].

  Villa Léautaud

Située 714, avenue de la Font des Horts, la villa est achetée en 1873 par le comte de Léautaud Donine et remaniée par l'architecte Louis Peyron en 1877[82]. Il y ajoute trois tours pour l'anoblir. Sur la coupole de la tour principale, une fleur de lys rappelle la parenté des propriétaires avec la famille d'Orléans. Elle s'appelait alors « Villa Costebelle ». Elle est entourée d'un vaste parc complanté d'essences exotiques (palmiers, cactées). Elle est mitoyenne du Plantier de Costebelle avec qui elle formait originellement une seule entité foncière. En 1880, le comte perça la terrasse de la villa pour laisser passer la tête d'un palmier qu'on dit avoir été planté par Lamartine[83].

  Autres constructions remarquables
  Grand Hôtel d'Albion, Costebelle.

La Villa Henri-Joseph, construite en 1870 (quartier Chateaubriand[Note 22]), la Villa Sylvabelle construite pour le duc Decazes en 1892 par Pierre Chapoulard (golfe de l'Almanarre)[84], l'Hôtel Chateaubriand (quartier Chateaubriand), la maison Saint-Hubert d'Alexis Godillot (avenue des Iles d'Or), la villa Beauregard (quartier Godillot) ou les villas Ker-André et La Favorite (quartier Chateaubriand). Le domaine de Sainte-Eulalie, sa chapelle du XVIIe siècle et ses quatre oliviers millénaires témoignent du passé agricole moyenâgeux de la commune d'Hyères, le château de la Font des Horts ou « Rescence Arène », rappelle grâce à son moulin et à sa résurgence, le passé oléïcole du domaine de Louis Arène (1818)[Note 23], alors que le château de Mauvanne annonce une architecture novatrice[85]. La villa Marguerite, propriété du directeur du parc lyonnais de la Tête d'Or, Gustave Bonnet, abrite au XIXe siècle les plus beaux Jubaea chilensis de la commune, dans le quartier de Costebelle[86].

  Monuments labellisés « Patrimoine du XXe siècle »

La commune d'Hyères possède trois ensembles immobiliers bénéficiant du Label « Patrimoine du XXe siècle », octroyé par le ministère de la culture et qui a pour but de faire connaître les productions remarquables de ce siècle en matière d'architecture et d'urbanisme[Note 24].

  Saint-Pierre des Horts en 1924.

Il s'agit de la villa Noailles[87], du domaine de San Salvadour (pour ses constructions datant du XXe siècle seulement) et de la Résidence Simone Berriau Plage[Note 25] conçue par l'architecte Pierre Pascalet et qui est une référence assumée au mouvement architectural moderne[88].

  Monuments disparus

Certains monuments méritent d'être mentionnés même s'ils n'occupent plus aujourd'hui le paysage hyérois. Saint-Pierre des Horts, le château moyenâgeux du docteur Germain de Saint Pierre[Note 26] (emplacement de la caisse de prévoyance des ouvriers du bâtiment), la chapelle de l'Ermitage détruite par les bombardements en 1944 (emplacement de Notre-Dame-de-Consolation)[89], le château Denis et sa palmeraie (créée en 1832 par Alphonse Denis)[90], les grands hôtels (le Grand Hôtel d'Albion à Costebelle, l'hôtel de l'Ermitage et le Golf Hôtel entre autres[91]).

  Hyères dans les arts et la culture

  Espaces culturels

  Le canal Jean Natte ou « béal »
  La porte de la Rade, située dans la vieille ville.

Construction historique, sociale et économique toujours en fonction. Édifié vers 1450, il est à l'origine du formidable essor qu'a connu la ville depuis[92]. En Provence on dit « l'aïgue è d'oro » (l'eau est Or). On mesure par cette expression l'importance apportée à cet édifice au fil des siècles. Le béal a géographiquement marqué la ville, façonnant au gré de son parcours, rues et carrefours. Ainsi, on peut mentionner le partage des eaux du canal de fuite du dernier moulin (rue Brest) : en créant une diffusion de l'eau en « patte d'oie », il a engendré la place Lefebvre. L'association des arrosants du canal Jean Natte gère avec la mairie, son fonctionnement.

  Rue des Porches
  Le Musée municipal

Peintures fin XVIIIe et XIXe siècle françaises et étrangères. Collections d'objets archéologiques du site d'Olbia, sculptures du XIXe siècle, mobilier, fonds Paul Bourget (masque mortuaire du romancier, buste sculpté, livres, lettres).

  Le Théâtre Denis

Construction en 1834 du théâtre Denis sur l'initiative d' Alphonse Denis et d'autres actionnaires. En 1848, ce théâtre devient la propriété d’Alphonse Denis. En 1879, il est racheté par la municipalité ; il a fait l'objet d'importants travaux en 1881, 1932, 1933, 1935 et 1956.

  La Bibliothèque centrale

Devenue depuis juin 2005 une médiathèque en lieu et place de l'ancienne recette des impôts, place Théodore-Lefebvre. Legs Alphonse Denis[Note 27] (50 000 volumes), tapuscrit d'Edith Wharton (The Cruise of the vanadis), manuscrit de Paul Bourget (Laurence Albani), manuscrit autographe de Georges Cuvier (1769-1832), fonds d'enluminures.

  Films et séries ayant pour cadre Hyères

  Livres dont l'action se passe à Hyères

On trouve divers livres dont l'action se passe à Hyères :

Celestina par Charlotte Turner Smith en 1791, Le frère de la côte par Joseph Conrad en 1923, Lazarine, en 1917, Laurence Albani, en 1919, Le Danseur Mondain, en 1926, Le Fantôme, en 1901, Le Roman des quatre, en 1923, Secrets de Femmes sous les Palmiers d'Hyères, en 1933, Voyageuses, en 1897, L'Eau Profonde, Le Justicier, en 1919 et Les Pas dans les pas, par Paul Bourget[95],[96], La fée de Port-Cros, par Henry Bordeaux, en 1923, Jean d'Agrève, par Eugène-Melchior de Vogüé, en 1897, au Plantier de Costebelle. Contes du pays hyérois, par Gustave Roux, en 1997, la Société hyèroise d'histoire et d'archéologie et Les Chemins Parcourus, par Edith Wharton, 1934.

  Bandes dessinées dont l’action se passe à Hyères

Il existe aussi quelques bande dessinée dont l’action se passe à Hyères, comme :

Frenchy et Fanny, tome 1, Mystères à Hyères !, par Jean-Frédéric Minéry, en 2006

et Gaspard de Besse, tome 7, L'île au spectre, par Behem, en 2007, dont l'action se passe principalement à Porquerolles et à Giens.

  Peintures représentant Hyères

  Sociétés savantes et associations

Il existe aussi des sociétés et des associations à Hyères, comme :

la Société hyèroise d'histoire et d'archéologie, fondée en 1970, par 200 sociétaires (mise en valeur du patrimoine hyèrois, fonds documentaire),

Mémoire à lire, territoire à l'écoute, fondée en 1995 (mise en valeur du territoire urbain, paysager, environnemental et édition d'ouvrages),

Fous de palmiers, fondée en 1988 par Alain Hervé (étude du palmier, voyages, périodique),

Les Amis du musée d'Hyères (conservation et promotion du musée municipal) et

la Société d'éducation Observatoire du Pic des fées (ancienne Société Astronomique Hyèroise d'Amateurs)

  Héraldique et logotype

Blason historique d'Hyères.

Blasonnement de 1696:

De gueules, à un château d'argent, sommé de trois tours de même, maçonné de sable, la porte ouverte et garnie de sa coulisse de sable, accompagnée en pointe de trois besants d'or, posés deux et un.

Blason de Hyères sous le Premier Empire.

Blasonnement sous le Premier Empire :

D'Azur à la tour d'argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du Champ, crénelée de quatre pièces, donjonnée de trois tourelles, crénelée chacune de trois pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants, deux et un, d'or ; au franc quartier des villes de seconde classe[102].

Blason actuel d'Hyères.

Blasonnement actuel :

D'azur à la tour d'argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, crènelée de quatre pièces, sommée de trois tourelles crènelées chacune de quatre pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants d'or deux et un[103].

De ce blason est extrapolé un drapeau parfois utilisé par la commune[104].

La commune s'est en outre dotée d'un logotype.

Logotype d'Hyères.

  Personnalités liées à la commune

  Statue de Jean-Baptiste Massillon, place Massillon.

Plusieurs personnages publics sont nés à Hyères dont le plus célèbre est certainement Jean-Baptiste Massillon.

Dès 1760, Hyères devient une station hivernale de renom auprès des Anglais avec en particulier les séjours du prince de Galles, le futur roi d'Angleterre Georges IV, en 1788 et 1789. De nombreuses autres personnalités y séjournent ou s’y fixent, attirées par son climat (le baron badois Stulz s'y établit en 1820 ; il est un donateur important du musée, sa fille épouse Alphonse Denis[105]). Le prince Charles de Hohenzollern et la reine Marie-Christine d'Espagne y séjournent à l'invitation d'Alphonse Denis[106]. La colonie anglaise est très importante et la ville possède jusqu’à trois églises anglicanes. Cette présence britannique culmine avec la venue de la reine Victoria en 1892[107].

En 1791, Charlotte Turner Smith publie son roman Celestina dont l'action se déroule à Hyères. Le docteur anglais Edwin Lee nous livre en 1857 un ouvrage sur les vertus de son climat et en novembre 1880 Alphonse Smith publie The Garden of Hyères. Alexandre Aimable de David Beauregard (1721-1806) est également connu pour avoir développé la propriété de Sainte-Eulalie qui, au Moyen Âge, est la plus vaste exploitation de la région avec ses mille hectares. C'est aussi le cas de Simone Berriau au domaine viticole de Mauvanne.

En 1883, Robert Louis Stevenson vient à Hyères et y séjourne pendant deux années et il y écrit : « Je ne fus qu'heureux à Hyères ». D'autres écrivains célèbres y habitent également comme Jules Michelet qui y meurt en 1874, Joseph Conrad ou Léon Tolstoï dont le frère s'éteint à Hyères et y est enterré, tout comme Saint-John Perse (Alexis Léger), inhumé au cimetière de Giens. D'autres encore y possèdent une maison de villégiature comme Edith Wharton, l'académicien Paul Bourget[108], Martine-Marie-Pol de Béhague qui fait construire sur la presqu'île de Giens la villa « La Polynésie »[109], le baron archéologue Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten ou le compositeur Ambroise Thomas. L'horticulteur Charles Huber, ancien chef-jardinier du maire Alphonse Denis, exporte dans toute l'Europe graines et végétaux exotiques[110].

Charles-Albert Costa de Beauregard (1835-1909) acquiert l'île de Port-Cros en 1890 tandis que François Joseph Fournier (1857-1935), après avoir fait fortune dans les mines d'or mexicaines, achète l'île de Porquerolles en 1912[111]. Alexis Godillot acquiert à Hyères en 1864 l’Hôtel des îles d'Or et 20 hectares de terres agricoles dans les jardins de Beauregard, que le manufacturier viabilise et lotit.

Gustave Roux (Hyères, 1895 - 1976), s'est illustré dans le domaine de l'enseignement du provençal et plus généralement dans le domaine des lettres provençales. Il a écrit de nombreux articles sur sa ville natale dont Le souvenir de Jules Michelet à Hyères ; Notice biographique sur Alphonse Denis ; Heures de souffrance, d'espérance et de joie ou histoire de l'occupation et de la libération de la région hyéroise ; Hyères, une vieille station hivernale et Paul Bourget, son mainteneur ; Contes, récits et légendes du pays hyérois ; Pages d'histoire d'Hyères. Il est enterré à Hyères où un collège porte son nom. Son fils, Paul Roux (La Crau, 1921 - Fréjus, 1991), Capoulié du Félibrige de 1982 à 1989, a étudié la toponymie et l'anthroponymie du terroir d'Hyères à laquelle il a consacré une thèse de doctorat.

De nombreuses personnalités y séjournent encore comme Nicolae Bălcescu ou Paul Taffanel qui réside à la villa Espérance, conçue par son beau-frère Marcel Deslignières en 1884 ainsi que le peintre Giulio Vittini, dont quelques œuvres sont toujours visibles en Mairie et au musée. C'est encore à Hyères qu'a vécu le libraire et écrivain Maurice Périsset qui reçoit le Prix du Quai des Orfèvres en 1983.

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  Pour approfondir

  Bibliographie

  • Amédée Aufaure : Hyères et sa vallée. Guide Historique-Médical-Topographique, Hachette et Cie, Paris, 1863.
  • Jules Icard : Notes historiques sur les rues d'Hyères, 1re édition, 1889 et Laffitte Reprints, 2002.
  • (de) Christian Fischer : Reise nach Hyères im Winter, 1803 - 1804, Leipzig, 1806.
  • Honoré-Zénon Gensollen : Essai historique, topographique et médical sur la Ville d'Hyères en Provence avec un précis des troubles qui ont eu lieu dans cette ville en l'année 1815, Éditions Bellue, 1820.
  • P.N Fellon : Hyères en provence ou guide des voyageurs, 1834. Texte numérisé
  • Docteur Barth : Notice topographique et médicale sur la ville d'Hyères. éditions Béchet Jeune et Labé , 1841.
  • Alphonse Denis : Promenades pittoresques à Hyères ou notice historique et statistique sur cette ville, ses environs et les Iles. A Toulon & à Paris et à Brest, 1841.
  • (en) Adolphe Smith : The Garden of Hyères - A Description of the Most Southern Port on the French Riviera, London, Published at the Fleet Printing Works and by H. Souchon, Avenue de la Gare, Hyères (Var), France, 1882 Téléchargement gratuit de The Garden of Hyères sur Gallica, site de la Bibliothèque Nationale.
  • Alphonse Denis et Dr R. Chassinat : Hyères ancien et moderne, 4e  éd. Souchon, 1882 et reédition Laffitte, Marseille, 1975.
  • Emile Jahandiez : Les Iles D'Hyères. Monographie des Iles d'Or, Carqueiranne, Chez L'Auteur, 1915.
  • François Fray, Hyères. La ville médiévale, Itinéraires du Patrimoine, plaquette no 97, Association pour le Patrimoine de Provence, 1995.
  • Maurice Abbonen, Eau Moulins d'Hyères, Lacour-Colporteur  éd. 1996.
  • Ghislaine Maille et Hubert François : Hyères, collection Mémoires en images, Éditions Alan Sutton, 2003.
  • Jean-Frédéric Minéry : Frenchy et Fanny - Tome 1 - Mystères à Hyères !, collection « petits et grands », éditions ANGE, 2006.
  • Ghislaine Maille et Hubert François : Hyères Tome II, collection Mémoires en images, Éditions Alan Sutton, 2007.

  Articles connexes

  Liens externes

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  Notes et références

  Notes

  1. En 1531, François Ier honore de ce titre le second marquisat de Provence.
  2. Même latitude (43°parallèle) que le Cap Corse.
  3. Avant 1789, Hyères est désignée comme le seul lieu à pouvoir rivaliser avec Madère pour l'accueil des malades des voies respiratoires.
  4. Une des toutes premières hivernantes est Diane de Vichy, Jean-Noël Pascal, Un hiver en Provence, lettres de Diane de Vichy à ses enfants 1767-1768, éd. Centre d'études foréziennes, 1980 .
  5. Voir également Guillaume de Marseille.
  6. Méat usiné dans le corps du canal.
  7. Fondé par Alexis Riondet (notable et philanthrope) grâce à une loi de 1875 qui institue dans chaque département une école d'agriculture. Il a légué pour sa création un domaine de 20 hectares avec ferme et bergerie.
  8. Les portraits de Hermann Sabran et de son épouse (peints par S.Olivier en 1897) sont conservés à l'hopital Renée-Sabran.
  9. La ville doit aussi en partie sa spécialisation sanitaire (climatisme et héliotropisme) au docteur Léopold Jaubert, qui en fut maire après la Première Guerre mondiale.
  10. Association fondée en 1917 par le chanoine Hubert Mourot pour les orphelins de la Grande Guerre, et gérant des établissements médicaux dans le Doubs et dans le Var. Hyères, Var, L'Inventaire, op. cit. p. 18.
  11. La production annuelle est d'environ 100 000 plants, concentrée entre les mains de trois gros producteurs. A son apogée, vers 1920-1925, la production annuelle était de 1 250 000 plants et exportée vers la Belgique, l'Allemagne et toute l'Europe.
  12. Les cinq zones sont : la bordure maritime, la vallée intérieure, le haut-pays, le bassin du Beausset et la montagne Sainte-Victoire.
  13. A cette occasion, la marque « Côtes de Provence » fut cédée gracieusement par la famille Ott, propriétaire de deux Crus Classés.
  14. Dans l'appellation Côtes de Provence, sont délimités trois terroirs : Sainte-Victoire, Fréjus et La Londe.
  15. Décision de l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO).
  16. Il semble bien que le grenache ait été adopté pour la première fois au domaine de Sainte-Eulalie, rapporté du lointain Roussillon par Alexandre Aimable de David-Beauregard, voir Alexandre Aimable, gentilhomme des pays d'Oc, Hélène de David-Beauregard,  éd. Pages Nouvelles, 1982, p. 140.
  17. Ce titre exceptionnel, signe d'excellence, est destiné à récompenser les domaines les plus méritants et à promouvoir les valeurs d'éthique, de tradition et de savoir-faire dans le métier du Vin. Ce classement est parfois contesté car il reposerait sur l'antériorité et non sur les critères qualitatifs. Les deux exploitations concernées sont Mauvanne et La Clapière.
  18. C'est grâce à Jacques Coupry (1909-1993) que le site d'Olbia fut acheté par l'État en 1955.
  19. Ce dernier construisit quelques années auparavant la sœur jumelle du Plantier de Costebelle, la villa Vénadou, pour Alphonse Denis. Ne bénéficiant pas d'un classement protecteur, celle-ci a été amputée d'une partie de son parc et son architecture d'origine a été amendée.
  20. Pierre Chapoulard était réputé pour ses constructions de style mauresque (voir la Villa Mauresque à Saint-Raphaël). Michel Pacha avait déjà initié cette déferlante orientaliste à La Seyne-sur-Mer (Tamaris). Pays de Provence, no 47, mai-juin 2005, p. 65 et 66.
  21. Le terme d'hivernant, qui fait référence au tourisme d'hiver initié par les Anglais dès le XVIIIe siècle, est parfois associé au terme de mainteneur. Ainsi à Hyères, Paul Bourget, hivernant célèbre, avait le titre « officiel » de Mainteneur de la station, voir Commémoration du centenaire de la naissance de Paul Bourget, Gustave Roux, Étude dactylographiée,  éd. de la Ville d'Hyères, 1952.
  22. Le nom de ce quartier n'a rien à voir avec l'écrivain ; le quartier en question appartenait autrefois à un belge, Monsieur Van Bredenbeck de Chateaubriant qui lui laissa son nom.
  23. Emigré, il agrandit et remania cette propriété avec une fortune faite à Naples, et en acheta une partie aux héritiers de la marquise de Monclar (château d'Apt).
  24. Institué en 1999 par le ministère de la culture et de la communication, ce label est attribué par le préfet de région et 300 monuments en bénéficient en région PACA. Ce label fonctionne comme le label « Jardin Remarquable » destiné à signaler les parcs botaniques de premier plan.
  25. Simone Berriau fit de ce lieu un endroit de villégiature entre gens de théâtre ou les immeubles portent les noms des pièces créées au Théâtre Antoine-Simone Berriau (La Chatte sur un toit brulantetc.), voir Hyères, Images du Patrimoine, L'Inventaire, 2000, p. 71.
  26. Botaniste très connu, (1815-1882), il n'a jamais réussi à revendre ce château avant sa mort à Hyères en 1882.
  27. Son portrait, peint par Louis-Charles Arsenne, est visible à la Médiathèque.
  28. Il s'agit d'une bataille navale entre cette frégate française et trois navires britanniques, au large des îles d'Hyères, le 3 février 1814.
  29. Née Germaine Gautrez, c'est la nièce et héritière de Paul Bourget. Elle épousa le Général Daille, exécuteur testamentaire du romancier.

  Références

  1. Hyères, la ville aux 7 000 palmiers sur le site officiel de la commune. Consulté le 18/01/2008.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr, consulté le 21 janvier 2010.
  3. Stéphen Liégeard, La Côte D'Azur,  éd. Serres, Nice, 1988 (1re édition Quantin, 1887).
  4. Le Gapeau, le Roubaud, les torrents secondaires de la commune, histoire et évolution hydrographique. Consulté le 4 avril 2010.
  5. Françoise Négrel, Hyères, Var, L'Inventaire, éd. Images du Patrimoine, Inventaire Général, 2000, p. 6 .
  6. Carte topographique référence 34460T, éditeur : Institut géographique national, échelle 1/25 000 ème.
  7. Climatologie mensuelle à Toulon sur infoclimat.fr. Consulté le 21 janvier 2010
  8. Source : Site de l'UAF.
  9. Informations pratiques sur la gare de Hyères sur TER Paca, SNCF. Consulté le 29 mars 2012
  10. Toponymie des communes du Var, consulté le 29 juin 2011.
  11. Définition d'Hyères sur l'encyclopédie en ligne Larrousse. Consulté le 27 février 2011.
  12. Jacques Coupry, « Fouilles à Olbia », dans revue Gallia, CNRS, 1954, p. 3-33, tome=12, fascicule 1 .
  13. Jacques Coupry, « Le Site Antique d'Olbia », dans Rev. Arch., vol. 2, 1947, p. 12-22  et Poitevin de Maureillan, Pomponia, Hyères, 1907, plan dans F.O.R. Var, p. 29 .
  14. Henry de Gérin-Ricard, Actes concernant les vicomtes de Marseille et leurs descendants, édition sous les auspices de Louis II de Monaco/ éd. Picard, 1926 . Fernand Cortez, Généalogie des vicomtes de Marseille. Desmichels, Histoire générale du Moyen Âge, Colas, 1823, p. 396 .
  15. Paul Turc, Hyères et les seigneurs de Fos, éd. Centre archéologique du Var/Société hyèroise d'archéologie/Mémoire à lire-Territoire à l'écoute, 2003, p. 42-43 .
  16. Gallia Christiana Novissima, Joseph Hyacinthe Albanès, 1895, tome 5 no 56. Cet ouvrage est accessible sur Gallica.
  17. Cartulaire de l'Abbaye Saint-Victor, éd. Guérard, Paris, 1857, tome I, charte 474 (collection des cartulaires de France, 8-9).
  18. Revue historique de la noblesse, 1846, Bibliothèque généalogique de Paris (Bibliothèque généalogique et d'histoire sociale de France).
  19. Enquête sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence (1252 et 1278),  éd. E.Baratier, Paris 1969.
  20. Copie et traduction, archives de la ville d'Hyères, cote DD16 liasse 3.
  21. Archives de la ville d'Hyères DD 28 liasse 4.
  22. Archives des Bouches du Rhônes B 15F 110.
  23. 4 derniers documents, copie et traduction, archives de la ville d'Hyères, cote DD21.
  24. Site de l'association des arrosants du Canal Jean Natte, consulté le 29 mai 2010.
  25. a et b http://lashha.perso.sfr.fr/media/hyeres1119.pdf
  26. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p.  396
  27. Jean Tullard (directeur), Dictionnaire du Second Empire, Paris, Fayard, 1995 (ISBN 978-2-213-59281-7) (LCCN 96103832), p. 426 
  28. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  29. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  30. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  31. Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  32. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  33. Résultats de l'élection européenne 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  34. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 21/01/2010.
  35. Résultats de l'élection régionale 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur.
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  39. Résultats de l'élection municipale 2001 sur le site du Journal du dimanche.
  40. Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 31/03/2008.
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  42. Résultats du référendum de 2005 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  43. « Pages d'Histoire d'Hyères » par Gustave Roux, Madeleine Léon, éd. Comité des amis de Gustave Roux, 1974, mairie d'Hyères.
  44. Les ultras dans le Var
  45. Fiche du jumelage entre Hyères et Rottweil sur le site du ministère français des Affaires étrangères. Consulté le 25/01/2010.
  46. Fiche du partenariat entre Hyères et Coni sur le site du ministère français des Affaires étrangères. Consulté le 25/01/2010.
  47. Présentation des jumelages sur le site officiel de la commune. Consulté le 25/01/2010.
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  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 mars 2012.
  50. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee. Consulté le 29 mars 2012.
  51. Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 mars 2012.
  52. Recensement de la population au 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 mars 2012.
  53. Évolution et structure de la population à Hyères en 2008 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 mars 2012.
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  55. L'eau minérale et le thermalisme à Hyères, la source de San Salvadour et la source de la vierge. Consulté le 23 janvier 2010.
  56. Les Climats d'Hyères et le sanatorium maritime, Dr E.Vidal,  éd. Souchon, 1888. Voir aussi Les Hopitaux marins et le sanatorium Renée-Sabran, Dr E.Vidal,  éd. Association Typographique, 1891.
  57. Félix Bérard, chirurgien (1903-1940) et Léon Bérard, pionnier de la lutte anti-cancéreuse (1870-1956) L'Hopital Inter-départemental Hélio-marin d'Hyères,  éd. Plon.
  58. Judit Kiraly, « La Côte d'Azur, d'Hyères à Menton ; les Anglo-Américains, le legs d'une élite », dans Vieilles maisons françaises, Éditions de L’Esplanade, no 236, mars 2011, p. 36 (ISSN 0049-6316) .
  59. François Fray et Geneviève Négrel, Hyères, Var, Aix-en-Provence, Images du patrimoine, coll. « L’Inventaire », 2000 (ISBN 978-2-909727-03-5), p. 58, c .
  60. D. Boucher de Lapparent, « Le Retable de La Trinité », dans Revue du Louvre, no 3, 1988, p. 218 à 229. 
  61. Les Salins d'Hyères, Chantal Aubry,  éd. Actes Sud, Conservatoire du littoral, 2007.
  62. Le Festival international du jeune cinéma, consulté le 12/06/2010.
  63. Le site de l'INA sur le palmarès du jeune cinéma, consulté le 18 février 2011.
  64. Hyères magazine, no 124, novembre/décembre 2009.
  65. Histoire de la vigne et du vin en France, des origines au XIXe siècle, Roger Dion, Paris, 1959. Dictionnaire du vin, Yves Fenouil,  éd. Féret et fils, Bordeaux, 1962.
  66. Pierre Galet, Cépages et vignobles de France,  éd. Lavoisier, Paris, 2004.
  67. Voir Guide des jardins en France, Michel Racine, tome sud,  éd. Ulmer, 2007, Parc Sainte Claire p. 191, Parc Saint-Bernard p. 192, Le Plantier p. 193.
  68. Inventaire du patrimoine naturel de P.A.C.A., « ZNIEFF » no 83-152-100, collines de Costebelle, éd. DIREN, juillet 2008.
  69. Annales de la Société des sciences naturelles et d'archéologie de Toulon et du Var, 1990, p. 231-232.
  70. Les ex-voto de la collégiale Saint-Paul à Hyères, C.Pauvarel,  éd. Lieux Dits, Itinéraires du Patrimoine, 2006.
  71. Olbia de Provence à la période romaine, Michel Bats, Edisud, 2007.
  72. La syphilis en Europe dans l'Antiquité : le fœtus de Costebelle, revue d'histoire de la médecine, Vesalius, VI, 1, 55-63, 2000.
  73. Chocarne, Lettres du, Poussièlgue Fr., 1885, p. VIII et IX .
  74. Abbé Lagrange, Vie de Monseigneur Dupanloup, t. III, Poussièlgue Fr., 1884, p. 442 et suivantes , sur les séjours nombreux de l'évêque d'Orléans à Hyères.
  75. Hyères et Paul Bourget, Gustave Roux,  éd. de la Ville d'Hyères, 1952.
  76. Dominique Escribe, « La Côte d'Azur, d'Hyères à Menton ; la Côte d'Azur, l'invention d'un territoire », dans Vieilles maisons françaises, Éditions de L’Esplanade, no 236, mars 2011, p. 24 (ISSN 0049-6316) .
  77. Revue Hyères, Var, L'inventaire,  éd. Images du Patrimoine, 2000, p. 42.
  78. San Salvadour, énigmes et réalités, Vincent Borel, éd. Champflour.
  79. Jean Izard, Sœur Candide, Sainte ou escroc?,  éd. S.I : s.n. 1981, côte AA574, no  inv. 14939, arch. dép. Lot et Garonne.
  80. Jean-Baptiste Rendu, « La Côte d'Azur, d'Hyères à Menton, San Salvadour, un trésor à préserver », dans Vieilles maisons françaises, Éditions de L’Esplanade, no 236, mars 2011, p. 28 et 29 (ISSN 0049-6316) .
  81. Une ville en images, Hyères-les-Palmiers,  éd. Mémoire à lire, territoire à l'écoute, Odile Jacquemin, 1999, p. 73 (Le Plantier) et 74 (Villa Tholozan).
  82. Revue VMF (Vieilles maisons françaises), septembre 2008, p. 86 à 90.
  83. Le Figaro, 25 novembre 1990, article La Folie des palmiers (Sur le comte de Léautaud et sur Paul Bourget).
  84. Adolphe Joanne, Itinéraire général de la France, deuxième partie, Paris, Hachette, 1865, p. 364 et 365, description du quartier de Costebelle, consulté le 14 mars 2011.
  85. Amédée Bodinier, Hyères et ses environs, G.Bloch, imprimeur, 1892, pour une rare photographie de Mauvanne avant les transformations entreprises par Simone Berriau.
  86. A. Robertson – Proschowsky, G. Roster et B. Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Marly-le-Roi, Champflour, 1998 (ISBN 978-2-87655-039-1), p. 242 .
  87. Briolle, Fuzibet et Monnier, Rob Mallet-Stevens, la villa Noailles,  éd. Parenthèses, 1990.
  88. Monuments labellisés Patrimoine du XXe siècle sur le site de la DRAC PACA. Consulté le 22/01/2010.
  89. La chapelle de l'Ermitage, consulté le 7 octobre 2010.
  90. François Nardy, Revue horticole, RH 1874, p. 178 : Le jardin de M. Denis à Hyères, consulté le 18 décembre 2010.
  91. Goubert Florence, L'Architecture des villas et hôtels de voyageurs à Hyères au XIXe siècle, Mémoire de Maîtrise dactylographié, Aix-Marseille, 1985-1986.
  92. Hyères en Provence, Guide des voyageurs, P.N. Fellon, Marseille, 1834, p. 3, Rodolphe de Liman et Jean Natte sont à l'origine de ce canal d'arrosage.
  93. La Villa Noailles, une aventure moderne, François Carrassan,  éd. Plume.
  94. Archive vidéo sur le site de l'INA, « Mon ami Maigret » diffusé le 14 mars 1973.
  95. L'Invention de la Côte d'Azur, Marc Boyer,  éd. L'Aube, 2002, p. 73 et 74.
  96. Laurent Chabrun, « Hyères, paradis d'écrivains », dans L'Express, Éditions de L’Express-Roularta, no 3136, 10 au 16 août 2011, p. 93, 94 et 95 (ISSN 0014-5270) .
  97. Une ville en images, Hyères-les-Palmiers,  éd. Mémoire à lire, territoire à l'écoute, Odile Jacquemin, 1999, reproduit p. 20 et 21.
  98. Reproduit dans Une ville en images, Hyères-les-Palmiers,  éd. Mémoire à lire, territoire à l'écoute, Odile Jacquemin, 1999, reproduit p. 44.
  99. Alexandre Aimable, gentilhomme des Pays d'Oc,  éd. Pages Nouvelles, Avignon 1982, reproduit p. 113.
  100. Voir Raoul Dufy, Dora Perez-Tibi,  éd. Flammarion, 1989 et 1997, notamment sur ses séjours hyèrois de 1913 et 1933.
  101. Le Retable de La Trinité, plaquette du musée de Chambéry, 1987, le tableau de Beltran Masses y est reproduit p. 6.
  102. Le blason d'Hyères Consulté le 24/06/2010.
  103. Gaso, la banque du blason. Consulté le 24/06/2010.
  104. Drapeau d'Hyères sur le site emblemes.fr Consulté le 27/07/2008.
  105. Alain Cointat, Alphonse Denis, Toulon, Les Presses du Midi, 2008 .
  106. Hyères Magazine, no 122, été 2009, p. 11. Y viennent aussi : Abel Hugo, Franz Liszt, Alexandre Dumas père, Augustin Thierry, Alphonse de Lamartine.
  107. Sur le séjour hyèrois de Victoria : Raoul Mille, Ma Riviera III, Gilletta, Nice-Matin, p. 48 . (en) Michaël Nelson, Queen Victoria and the discovery of the Riviera, Tauris Publishers, 2001, p. 70 . Le Figaro, 6 octobre 1952, Au Plantier de Costebelle, article de Guermantès.
  108. C. Arthaud et E. Paul, La Côte d'Azur des écrivains, Edisud, 1999, p. 95 et 96  (sur les personnalités invitées par Paul Bourget).
  109. Claudine Lesage, Edith Wharton en France, les années hyéroises, Paris, Éditions des Équateurs, The Mount Press, 2011 (ISBN 978-2-84990-180-9) (OCLC 713181336), p. 11 à 41 .
  110. Alphonse Denis, Hyères ancien et moderne, Laffitte Reprints, 1975, p. 407 , sur les exportations européennes de la société Huber.
  111. William Luret, L'Homme de Porquerolles, Jean-Claude de Lattès, Paris, 1996 .
   
               

 

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WordGame

The English word games are:
○   Anagrams
○   Wildcard, crossword
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.

boggle

Boggle gives you 3 minutes to find as many words (3 letters or more) as you can in a grid of 16 letters. You can also try the grid of 16 letters. Letters must be adjacent and longer words score better. See if you can get into the grid Hall of Fame !

English dictionary
Main references

Most English definitions are provided by WordNet .
English thesaurus is mainly derived from The Integral Dictionary (TID).
English Encyclopedia is licensed by Wikipedia (GNU).

Copyrights

The wordgames anagrams, crossword, Lettris and Boggle are provided by Memodata.
The web service Alexandria is granted from Memodata for the Ebay search.
The SensagentBox are offered by sensAgent.

Translation

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Tips: browse the semantic fields (see From ideas to words) in two languages to learn more.

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