|
|
La forme ou le fond de cet article est à vérifier.
Améliorez-le ou discutez des points à vérifier. Si vous venez d’apposer le bandeau, merci d’indiquer ici les points à vérifier.
|
Le jardin communautaire (communément appelé, à tort, jardin partagé[1]) est un jardin géré en commun par un groupe d’habitants. Cet type de jardin est né en Amérique du Nord et se développe en France.
En France, le premier jardin communautaire a été créé à Lille en 1997. Il en existe près d'une cinquantaine à Paris.
Sommaire |
Les jardins collectifs urbains sont nés à New York au début des années 1970, sous le nom de community gardens.
Liz Christy, une artiste qui vivait dans le Lower East Side à Manhattan, se désolait du nombre de terrains vagues dans son quartier. Avec quelques amis, elle tenta d’y remédier en lançant des « bombes de graines » (seed bombs) par-dessus les grilles de terrains laissés à l’abandon, pour les transformer en jardins. Les Green Guerillas (Guerilleros verts) étaient nés. Il existe aujourd’hui plus de 600 community gardens à New York, et des milliers de jardins communautaires à travers l’Amérique du Nord.
Les jardins communautaires sont aussi les héritiers des jardins ouvriers[2].
Ils s'inscrivent également dans un phénomène historique d'appropriation de friches pour leur transformation en jardins potagers pendant les périodes de crises économiques (ex. Potato Patches) ou les guerres (liberty gardens pendant la Première Guerre mondiale et victory gardens pendant la Seconde). On peut encore trouver une référence historique au phénomène des jardins communautaires dans le mouvement des diggers ou bêcheux qui pour protester notamment contre l'enclosure act ont développé un processus d'auto-appropriation des terres pour une gestion agraire en commun.
Ces jardins ont germé à travers l’Europe au tournant du vingtième siècle. Appelés allotment gardens dans les pays anglophones, Kleingärten dans les pays germanophones, les jardins ouvriers permettent encore aujourd’hui à des familles, parfois aux revenus modestes, de se procurer légumes et fruits frais en les cultivant eux-mêmes.
On peut aussi rapprocher les jardins communautaires des terrains d’aventure créés sur des friches dans les années 70. Il s’agissait d’espaces de liberté et d’expérimentation pour les enfants et les adolescents. Peu de terrains d’aventure subsistent aujourd’hui en milieu urbain en France, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Allemagne et la Scandinavie.
Les jardins communautaires fleurissent à travers la France depuis une dizaine d’années. Le réseau national « Le Jardin dans tous ses États » a joué un rôle important dans cette éclosion en permettant des échanges entre jardiniers, élus et techniciens de collectivités locales. Le réseau a organisé un premier forum national à Lille en 1997, à Nantes deux ans plus tard, puis à Paris en 2005[3].
En Suisse, la ville de Lausanne a été pionnière en permettant dès 1995 la création de jardins en pied d'immeubles, appelés plantages.
En Pologne les jardins sont situées le plus souvent dans des zones de bas fonds près des villes et les utilisateurs sont des résidents d'appartement à proximité.
Au Québec, les jardins communautaires sont divisés en lots individuels cultivés par une personne ou une famille. Ce type de jardinage est très populaire dans les grandes villes depuis 30 ans [Quand ?]. On nomme « jardins collectifs » les jardins indivisibles où « sont décidées en commun et exploitées en commun » les différentes cultures. Cette tendance est plus récente. La ville de Montréal a créé un programme municipal de jardins communautaires et plus récemment elle a décidé de soutenir la végétalisation de l'espace public en soutenant les initiatives de « ruelles vertes ».
Le jardinage collectif d’un terrain, parfois laissé à l’abandon, améliore le cadre de vie et permet des échanges entre personnes d’origine géographique, de milieux sociaux et d'âges différents. Les jardins communautaires, souvent créés en ville, existent aussi en milieu rural.
Le respect de l’environnement est une valeur forte des jardins communautaires : les jardiniers choisissent des végétaux adaptés au sol et au climat et évitent les produits phytotoxiques (engrais chimiques, pesticides de synthèse). Le compostage, la récupération de l’eau de pluie et la technique des cultures associées y sont très souvent pratiqués. Ce sont également des lieux d’éducation à l’environnement pour enfants et adultes, qui y apprennent la botanique, ou qui y observent la faune urbaine. Nombreux sont les jardins communautaires qui attribuent des parcelles aux écoles du voisinage, qui y mènent des projets pédagogiques.
Certains jardins communautaires ont une vocation d’insertion. Ils accueillent des personnes en situation de handicap, des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) ou des personnes victimes d’exclusion sociale.
Les jardins communautaires sont des lieux d'initiative citoyenne. Certains d'entre eux (comme le Jardin solidaire, dans le 20e arrondissement de Paris, qui a été fermé à l'automne 2005 pour laisser la place à un gymnase et des logements sociaux) sont créés par des habitants qui n'attendent pas d'avoir une autorisation pour y proposer des activités. Parfois, les habitants souhaitent ouvrir un jardin pendant quelques mois ou quelques années, en attendant qu'une autre affectation soit décidée. C'est le cas du jardin EcoBOX, dans le 18e arrondissement de Paris, qui a déjà existé sur deux emplacements[4].
Les associations qui ouvrent et cultivent un jardin y proposent des débats et des événements culturels qui sortent des sentiers battus. Il est fréquent d'y assister à des projections de films qui ne sont pas programmés à la télévision, d'y débattre de sujets peu traités par les médias, comme la biodiversité, la relocalisation de l'économie ou le droit au logement. La gratuité, ou des prix très modérés, permettent d'ouvrir le jardin à tous.
En utilisant les travaux d'Henri Lefebvre on peut aussi percevoir les jardins communautaires comme un lieu pour conquérir son droit à la ville, c'est-à-dire un droit à une qualité de vie urbaine, à ne pas être exclu de la centralité qu'offre la ville.
On peut rapprocher les jardins communautaires d'autres lieux autogérés comme les squats, les crèches parentales ou les bars et restaurants associatifs.
sensagent's content
Dictionary and translator for handheld
New : sensagent is now available on your handheld
Advertising ▼
Webmaster Solution
Alexandria
A windows (pop-into) of information (full-content of Sensagent) triggered by double-clicking any word on your webpage. Give contextual explanation and translation from your sites !
SensagentBox
With a SensagentBox, visitors to your site can access reliable information on over 5 million pages provided by Sensagent.com. Choose the design that fits your site.
Business solution
Improve your site content
Add new content to your site from Sensagent by XML.
Crawl products or adds
Get XML access to reach the best products.
Index images and define metadata
Get XML access to fix the meaning of your metadata.
Please, email us to describe your idea.
Lettris
Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.
boggle
Boggle gives you 3 minutes to find as many words (3 letters or more) as you can in a grid of 16 letters. You can also try the grid of 16 letters. Letters must be adjacent and longer words score better. See if you can get into the grid Hall of Fame !
English dictionary
Main references
Most English definitions are provided by WordNet .
English thesaurus is mainly derived from The Integral Dictionary (TID).
English Encyclopedia is licensed by Wikipedia (GNU).
Copyrights
The wordgames anagrams, crossword, Lettris and Boggle are provided by Memodata.
The web service Alexandria is granted from Memodata for the Ebay search.
The SensagentBox are offered by sensAgent.
Translation
Change the target language to find translations.
Tips: browse the semantic fields (see From ideas to words) in two languages to learn more.