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K-PAX : L'Homme qui vient de loin
| Titre original | K-PAX |
|---|---|
| Réalisation | Iain Softley |
| Scénario | Gene Brewer Charles Leavitt |
| Acteurs principaux | |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 2001 |
| Durée | 121 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
K-PAX : L'Homme qui vient de loin (K-Pax) est un film germano-américain de Iain Softley, avec Kevin Spacey et Jeff Bridges dans les rôles principaux, sorti en 2001.
Sommaire |
L'histoire débute avec un homme qui dit lui-même s’appeler Prot (Kevin Spacey) et qui est apparu mystérieusement dans la gare centrale de New York, dans un rayon de lumière.
Quand il prétend être un étranger d'une planète nommée « K-PAX », Prot est emmené dans un hôpital psychiatrique à New York. Le Dr Mark Powell, un psychiatre de Manhattan, (joué par Jeff Bridges), se voit alors confier la tâche de traiter et de « guérir » Prot de ses prétendus délires. Dès la première session psychiatrique, le Dr Powell commence à découvrir les étranges capacités et les immenses connaissances de Prot. Au fur à mesure que l'histoire se déroule, il s’attache de plus en plus à Prot et commence à croire à ses affirmations. Prot impressionne même certains des plus grands astrophysiciens avec ses connaissances des sciences et de l'astronomie.
Un jour, Prot affiche un comportement violent lors d’une visite à la maison du Dr Powell. Ce dernier décide alors d’effectuer une régression hypnotique sur Prot pour en savoir plus sur son passé. Comme Prot a annoncé qu'il quitterait la Terre le 27 juillet, le psychiatre effectue une course contre le temps afin de découvrir l'identité réelle de l'énigmatique Prot avant son départ. Prot promet également qu'il emmènera un des patients avec lui et encourage un concours de rédaction entre eux en vue de déterminer son choix.
Malheureusement, le Dr Powell est seulement en mesure de s'informer sur l'homme dont Prot occupe le corps. Celui-ci aurait été témoin du meurtre de sa propre famille. Dans le cadre de sa régression hypnotique, il révèle les détails de ce douloureux événement qui s'est terminé en boucherie. Le Dr Powell effectue alors des recherches qui l'amènent au cas de Robert Porter à Guadalupe au Nouveau-Mexique. Ce dernier aurait vécu exactement les mêmes événements, dans un lieu remarquablement similaire à celui que Prot a décrit en détail.
À son retour à l'hôpital, Powell confronte Prot avec une photo de lui-même avec le nom de « Robert Porter » imprimé en dessous. Prot ne confirme pas être Porter et demande à Powell de «prendre soin de lui» [Robert].
Le jour du 27 juillet, Powell court à sa chambre au moment annoncé et croit un premier temps qu'il a disparu. Après vérification, il le trouve inconscient sous le lit. Au même moment, les patients de l'établissement psychiatrique se rendent compte que Bess, sans doute la plus silencieuse et la moins égoïste d’entre eux, a disparu.
Peu après, on voit Powell s’occuper de Porter qui est maintenant dans un état catatonique. Le film laisse le spectateur indécis quant à savoir si Prot est un homme et a subi une dépression nerveuse en raison de son passé tragique, ou s’il a vraiment quitté le corps de son hôte humain et est retourné à son domicile de la planète K-PAX avec Bess.
Le film a rapporté 65 001 485 $ au box-office (dont 50 338 485 $ aux États-Unis)[3]. Il a réalisé 146 650 entrées au Québec, 137 416 en France, 85 002 en Belgique, et 12 076 en Suisse[4].
Il a obtenu des critiques mitigées, recueillant 41 % de critiques positives, avec une note moyenne de 5,1/10 et sur la base de 138 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[5]. Il obtient un score de 49/100, sur la base de 31 critiques, sur Metacritic[6].
Kevin Spacey a été nommé aux Saturn Awards 2002 du meilleur acteur pour son rôle.
Le réalisateur argentin Eliseo Subiela, auteur du film Hombre Mirando al Sudeste (1986), a engagé un procès pour plagiat contre Paramount Pictures. La plainte a cependant été abandonnée et Gene Brewer a affirmé ne pas avoir vu ce film avant d'écrire K-PAX, et avoir découvert son existence seulement cinq ans après la sortie du livre.
K-PAX montre l'hôpital psychiatrique comme un endroit haut en couleurs, presque magique, où les maladies des patients disparaissent grâce à l'interaction avec Prot. On peut d'ailleurs trouver un motif similaire dans Vol au-dessus d'un nid de coucou ou Docteur Patch. Les critiques pensent que cette vision des hôpitaux psychiatriques fait du tort aux médecins qui y travaillent, qu'elle amoindrit leur rôle et les montre comme des incompétents, incapables de voir que (en citant Prot) : "Chaque être dans l'Univers sait se guérir soi-même". Pour contrer ces accusations, on peut dire que ces types de films mettent en scène surtout les schizophréniques assez calmes ou catatoniques, ne montrant pas de réelle difficulté de travail dans un hôpital psychiatrique. Aussi, dans K-PAX, le Dr. Powell est montré comme l'un de ces apathiques formalistes qui ne prête pas beaucoup d'attention à ce que disent les patients et qui, en étant fasciné par le cas de Prot, commence à changer son point de vue sur son travail.