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definition - KHENIFRA

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Khénifra

                   
Khénifra
ville de Khénifra
ville de Khénifra
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Meknès-Tafilalet
province Khénifra
Code postal 54000
Géographie
Coordonnées 32° 56′ 22″ Nord
       5° 40′ 03″ Ouest
/ 32.939444, -5.6675
Altitude 860 m
Démographie
Population 114 000 hab.
Divers
tourisme de Montagne et lacs
Localisation
Morocco location map.svg
City locator 14.svg
Khénifra
  Vue sur Khenifra de Taabit

Khénifra (berbère Xnifra, arabe: خنيفرة) est une ville du Moyen Atlas marocain, capitale des Zayanes, tribu amazighe, située à 160 km de Fès, et à 300 km de Marrakech dans la province du même nom. Superficie : superficie globale de 41,033 km² km2 (5,77 % de la surface du Maroc)

L'activité économique de cette région reste dominée par le secteur tertiaire (43,2 %). Le milieu rural y représente près de 76 %. Elle est considérée comme la perle des montagnes marocaines aux couleurs rougeâtres et surtout comme la capitale des lacs.

Sommaire

  Géographie

  Situation

Située entre quatre grandes montagnes, Bamoussa à l'ouest, Akllal à l'est, Bouhayati au nord et Jbel Lahdid (ou Bouwazal : montagne de fer en berbère) au sud. La ville est traversée par le fleuve Oum Errabiaa ou Oum Erebia.

Khénifra se trouve sur la route principale 24 (axe routier utile pour l'économie de Khénifra) à 170 km de Fès, et à 320 km de Marrakech. Située à 826 m d'altitude (N : 32º 56.142' - O : 05º 40.465').

  Climat

Le climat de cette région est continental ce qui influe sur les amplitudes thermiques saisonnières, voire journalières. À un hiver rigoureux succède un été chaud. La pluviométrie varie selon les régions entre 400 et 700 mm/an en moyenne. Plutôt cette ville est entourée par des montagnes qui dépassent les 2 000 m donc l'hiver passe péniblement à cause des températures qui baissent jusqu'à -15 °.

  Toponymie

Khénifra est la dérivation du verbe amazigh[1] « khanfar » qui signifie « agresser », en raison d'un fait historique. À un moment donné, la ville a été prise de force à la tribu des Ait Bouhaddou. Pour manifester leur hégémonie sur la ville, les Zayanis firent de Khénifra une zone de contrôle pour les non-Zayanis. Ils établirent un système « douanier » pour les transitaires, qui furent obligés de payer une taxe. Selon une autre version anecdotique, l'étymologie proviendrait de l'histoire d'un homme fort qui agressait les passants.

Akhanfer est le nom d'une lutte berbère assimilé au catch et largement pratiqué dans le Moyen Atlas. Le toponyme désigne le lieu où se déroule le jeu.

Khénifra tire également son nom de sa géomorphologie en raison de son enclavement entre quatre montagnes : « Al Hafra ». De la coloration rougeâtre de sa terre, un autre nom lui est attribué, Khnifra AlHamra : « Khénifra la Rouge ».

  Population

La population est en majorité amazighe, la langue parlée est le tamazight, la démographie de la province se répartit comme suit :

  • Population urbaine : 273 000.
  • Population rurale : 250 000.
  • Population totale : 523 000.

  Histoire

  Le pont historique dit portugais en 2005
  Grand souk de Khénifra

La région de Khénifra constitue sur le plan stratégique un atout, qui permettra de contrôler la porte de Tadla et de Taza, malgré la résistance et la ténacité guerrière de sa population.

L'histoire de Khénifra prend origine de deux monuments historiques, les seuls d'ailleurs existant encore actuellement :

  • La Kasbah d'Adakhssal (à 15 km de la ville) et du fameux pont sur l'Oum Errabiaa dit « portugais », probablement construits à la même époque que la Kasbah de Khénifra. Historiquement, la présence portugaise n'a jamais été mentionnée dans des manuscrits de l'époque.
  Kasbah patrimoine défigurée

L'histoire de Khénifra est liée à ces deux monuments classés historiques par le Ministère de la Culture Marocain en tant que patrimoine national Kasbah de Moha ou Hamou (dahir du 26 décembre 1933 portant classement – B.O. no 1114 du 2 mars 1934 - P.186). La Kasbah de Mouha ou Hammou Zayani et le vieux pont marquent la conscience des Khnifris où le présent et le passé s'entremêlent dans la conscience collective de ses générations.

  • Le Pont historique

Ce pont est toujours érigé malgré les nombreuses crues qu'il a dû subir. Il est vraisemblable que ce pont fût bâti avec du blanc d'œuf (albumine d'œuf), selon la tradition orale un impôt sur les œufs fut instauré pour la réalisation de ce pont. Des percepteurs étaient chargés de récolter cette redevance auprès des habitants afin de construire ce pont qui permit d'améliorer les échanges commerciaux ainsi que les migrations de transhumance pratiquées dans cette région. La main d'œuvre aurait été fournie par des esclaves portugais à cette époque en captivité à Meknès.

  Soumission du Pacha Hassan Amahzoune, juin 1920, au général Poeymirau

La ville de Khénifra a été prise par les légionnaires (composés de Sénégalais, d'Algériens et Goumis marocains recrutés à Chaouia) en juin 1914, sous le commandement de Richard d'Ivry qui avait acquis au Maroc une réputation légendaire au cours de la campagne du Maroc dans la région de Meknès et au Tadla où il avait servi sous Charles Mangin : stratège militaire qui put éviter l'affrontement avec les Zayanis avant la soumission des tribus allant de Chaouia jusqu'aux confins du « pays Zayane ».

En référence au « Journal des marches et opérations de la 2e batterie du 1er Régiment d'Artillerie de Montagne[2] pour la période du 6 septembre 1912 au 16 octobre 1913 », le commandement des forces d'occupation du Maroc était conscient des risques de l'affrontement direct avec les tribus des Zayanes lors de la campagne du Maroc 1907-1914. Dans ce rapport, Charles Mangin décrit avec précision les différentes phases de sa campagne.

Trois mois après cet évènement, une contre-attaque aura lieu à Elhri, le 13 novembre 1914 : la bataille d'Elhri, engagée imprudemment par le colonel Laverdure à l'assaut du campement du rebelle Mouha ou Hammou, contraint de quitter la kasbah, occupée par les militaires.

On note également les manifestations contre le Dahir berbère, promulgué le 16 mai 1930, dont le but était de séparer les berbères des communautés arabes.

Avant l'arrivée des soldats du sultan Moulay Hassan Ier en 1877, Khénifra n'était rien d'autre qu'un point de transition de transhumance entre l'Azaghar et le Jbel. C'est à partir de là que Khénifra prendra sa dimension de ville. Malheureusement, Khénifra ne s'est pas développée, pendant la colonisation, à la hauteur de ses potentialités naturelles (elle fait partie du Maroc dit inutile).

Elle est connue pour sa résistance farouche lors de la colonisation française, réputée par la bataille d'Elhri (village situé à 20 km de Khénifra) (13 novembre 1914), qui s'est soldée par la victoire des Zayanes et d'autres tribus berbères voisines : Ichkirn Elkbab, Aït Ihnd Krouchen, même des Aït Hdiddou et des Aït Atta, pour la première fois unifiées. Cette victoire symbolise la gloire des tribus et le grand prestige que s'est forgé Mouha ou Hammou Zayani où la colonne de l'officier Duverdier fut quasiment anéantie, mais la riposte coloniale ne tarda pas à se manifester par le déploiement de sa panoplie militaire afin d'isoler les Zayanes et restreindre leur aire géographique et les contraindre à se réfugier dans les montagnes. Le blocus des tribus Zayanes se réalisa avec succès, le grenier marocain de Tadla est ensuite mis en sécurité contre les attaques des Zayans.

Le 2 juin 1920, le Pacha Hassan se soumet au Général Poeymirau (1869-1924), très proche collaborateur du maréchal Lyautey.

La ville est également connue pour ses soulèvements populaires et ses événements :

  • août 1934 : manifestation contre le Dahir berbère soutenu par certains caïds ayant à leur tête le Pacha El Glaoui, le pacha Hassan Amahzoune et certains intellectuels hostiles à l'ethnie berbère (grèves, prières prononçant le « Latif » en demandant à Dieu de ne pas séparer les berbères de leurs frères arabes …). Ce mouvement de protestation lancé par l'élite bourgeoise Fassi issue de l'enseignement traditionnel prendra la tête de la résistance jusqu'à l'indépendance en 1956. Cependant, la question amazighe ne cesse d'engendrer des polémiques. Conscient du problème, le roi Hassan II avait proposé dans son discours du 20 août 1994, l'enseignement de la langue berbère (le tamazight, le tachelhit et le tarifit). Ce geste marquait le point de départ d'une certaine décongestion politique envers les Amazighs.
  La gare routière de Khénifra
  • 20 août 1955 : l'anniversaire de la déposition du roi Mohammed Ben Youssef provoque une insurrection à Khénifra (trois journalistes tués), Oued Zem, Immouzer Marmoucha, Ait Alaham Aderj et à Casablanca. Événement marqué par une répression massive sur ordre du Général Gilbert Grandval, journée sanglante pour la population de Khénifra surtout les tribus Zayanes qui encerclèrent la ville, l'ordre du massacre fut ordonné, la ville de Oued Zem n'a pas été épargnée par l'exaction du tyran qui trouva la mort dans les montagnes de Khénifra le 22 août 1955 lors de l'explosion de son avion. Le bilan est de 700 morts du côté Marocain, 49 morts européens (chiffre que Charles-André Julien qualifie de ridicule).
  • Mars 1973 : événement de Moulay Bouazza. Action perpétrée par le Tanzim, branche dissidente du parti l'UNFP d'orientation révolutionnaire (1963-1973), dont l'acteur principal fut Fqih Basri, partisan de la lutte armée. Des éléments du groupe s'infiltrent à Khénifra, Goulmima, et Tinghir.
  • Le 2 mars 1973, une action suicidaire fut entreprise à Moulay Bouazza, par Mohamoud, mort ensuite le 5 mars 1973 lors des combats. Cette action fut un fiasco, la population n'y avait pas pris part. Elle restera néanmoins traumatisée par la répression de certaines tribus Zayanes. Après la décrispation du processus politique et dans le cadre de l'Instance équité et réconciliation, le rideau fut levé pour permettre aux victimes de témoigner, mettant fin aux années dites de fer.
  • Le 17 octobre 2001, le discours d'Ajdir adressé à la nation par le roi Mohammed VI à Khénifra, lors de la cérémonie d'apposition du Sceau chérifien scellant le dahir, crée et organise l'Institut royal de la culture amazighe. Ce discours a permis de donner de nouvelles impulsions aux défenseurs de la thèse amazighe en tant qu'entité nationale et patrimoine incontournable.

  Bibliographie

  • Jean Delacre, Le Maroc grandeur nature (MEEM)

  Notes et références

   
               

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