1.coopérative d'exploitation agricole, dans l'ex-URSS.
association[Classe]
lieu de travail[Classe...]
État d'Eurasie[Classe...]
ancien pays socialiste d'Europe n'existant plus[Classe]
État d'Europe[ClasseParExt.]
exploitation agricole et ferme[Thème]
entreprise coopérative[Thème]
communisme soviétique[Thème]
agriculture (en)[Domaine]
Organization (en)[Domaine]
administration (en)[Domaine]
Nation (en)[Domaine]
collectif, groupe - pays[Hyper.]
Eurasie[Desc]
collectivité économique, administrative[Classe]
exploitation agricole[Classe]
entreprise coopérative[Classe]
ex-URSS[termes liés]
agriculture (en)[Domaine]
Organization (en)[Domaine]
ferme collective[Hyper.]
Russie, U.R.S.S., Union des Républiques Socialistes Soviétiques, Union Soviétique, URSS[Domaine]
kolkhoze (n. m.)
Un kolkhoze (en russe Колхоз, prononciation) était une coopérative agricole en Union soviétique, où les terres, les outils, le bétail étaient mis en commun, il remplaça les artels. Le mot kolkhoze est une contraction de коллективное хозяйство (kollektivnoïé khoziaïstvo), économie collective alors que sovkhoze est une contraction de советское хозяйство (littéralement, « de la ferme soviétique »). Les kolkhozes et sovkhozes étaient les deux composantes du système agricole socialisé qui a commencé à émerger après la révolution d'octobre de 1917.
Le membre d'un kolkhoze était appelé kolkhoznik ou kolkhoznitsa au féminin (en russe : колхозник ou russe : колхозница). Les kolkhozniks étaient payés en parts de la production du kolkhoze et du profit fait par le kolkhoze proportionnellement au nombre d'heures travaillées. Les kolkozniks étaient en plus autorisés à posséder des terres, de l'ordre de 4 000 m2, et un peu de bétail. Ces avantages en nature rendaient le kolkhoze beaucoup plus attrayant aux yeux des Soviétiques par rapport au sovkhoze, dans lequel les sovkhozniks étaient salariés.
Sommaire |
Les années 1920 furent caractérisées par l'émergence spontanée et apparemment volontaire de plusieurs systèmes collectifs, qui étaient une version modernisée du mir traditionnel, tel le Toz, c'est uniquement après cela qu'apparaît le kolkhoze, toujours de manière volontaire. Cette évolution progressive vers l'agriculture collective dans les quinze premières années après la révolution d'Octobre contraste avec la brusque collectivisation commencée en 1928.
Les kolkhozes furent en effet massivement mis en place par Joseph Staline dans le cadre de la politique de collectivisation avec la suppression des exploitations agricoles privées. À partir de 1929, la participation à un kolkhoze ou à un sovkhoze fut rendue obligatoire par les autorités soviétiques. Les membres du kolkhoze ne conservaient pas le droit de sortir librement de celui-ci. Et ceux qui sortaient tout de même du kolkhoze, ne pouvaient prétendre à une indemnisation pour la perte de leur terre.
À la chute de l'Union soviétique en 1991, le pays comptait 4 5% de sovkhozes et 55 % de kolkhozes. La taille moyenne d'un sovkhoze était de 153 km², soit plus du double de celle d'un kolkhoze.
Avec la dissolution de l'Union soviétique en décembre 1991, les ex-républiques soviétiques sont devenues des états indépendants qui menèrent, avec plus ou moins de vigueur et de détermination, une restructuration de leur économie centralisée dans l'optique de parvenir à une économie de marché. La réforme agraire fut ainsi, été l'une des composantes majeures de l'agenda de cette transition économiques pour ces nouveaux états indépendants. Ces réformes agraires permirent et privilégièrent avant tout l'exploitation familiale mais elles permirent aussi à de nouvelles formes d'entreprise agraires d'émerger tel les sociétés par action, des sociétés anonymes ou des coopératives agricoles. Les kolkhozes et les sovkhozes furent ainsi généralement tenus de changer leur statut dans l'une de ces nouvelles formes d'entreprises. Cette exigence juridique conduisit à la vague d'une restructuration de façade des kolkhozes et des sovkhozes, leurs nombres a ainsi rapidement baissé après 1992, mais bon nombre des nouvelles exploitations agricoles se comportent et fonctionnent pour des raisons pratiques comme les anciens kolkhozes.
La direction et la gestion des kolkhozes étaient directement inféodées aux décisions des autorités des collectivités territoriales étatiques, ainsi les kolkhozes furent rapidement transformés en émanation de ces dernières, délaissant totalement leur aspect coopératif. La différence entre kolkhozes et sovkhozes fut de plus en plus réduite et un grand nombre de kolkhozes changèrent leur statut pour devenir des sovkhozes.
Les kolkhozniks étaient divisés en brigades qui comprenaient en 1929 entre 15 et 30 familles chacune, ce sont ces brigades qui endossèrent les responsabilités à court terme de gestion du personnel, de la terre, de l'équipement et des chevaux de trait.
Les membres du kolkhoze avaient pour obligation d'effectuer un nombre minimum de jours de travail par an à la fois pour le kolkhoze lui-même et pour la collectivité rurale, par exemple la construction de routes. Les exigences étaient d'un minimum de 130 jours par an pour chaque adulte valide et de 50 jours pour un garçon âgé entre 12 et 16 ans. Si des membres du kolkhoze n'avaient pas effectué le minimum de travail requis, les sanctions pouvaient être prises comme : la confiscation de la parcelle privée de l'agriculteur, un procès devant un tribunal populaire qui pouvait entraîner trois à huit mois de travail forcé dans le kolkhoze, ou jusqu'à un an dans un camp de travail correctif.
Un système de passeports internes empêcha le mouvement des zones rurales vers les zones urbaines. Jusqu'en 1969, tous les enfants nés dans une ferme collective furent contraints par la loi d'y travailler sauf si celle-ci donnait expressément l'autorisation de partir. En effet, les agriculteurs étaient reliés à leur sovkhoze ou kolkhoze dans ce qui a pu être décrit comme un système de « néo-servage », dans lequel la bureaucratie communiste remplaça les anciens propriétaires seigneuriaux.
Les membres des kolkhozes furent autorisés à détenir un lopin de terres privées avec quelques animaux. La taille de cette parcelle privée varia au cours de la période soviétique, mais elle fut habituellement d'environ 0,40 ha. Avant la Révolution russe de 1917, un paysan avec moins de 5,5 ha était jugé trop pauvre pour entretenir une famille. Toutefois, la productivité de ces parcelles se reflétait dans le fait qu'en 1938, 3,9% du total des terres ensemencées qui avait pris la forme des parcelles privées, produisaient 21,5% de la production agricole brute.
La collectivisation des terres se basait sur le postulat qu'en remplaçant les fermes non mécanisées (et inefficaces) de petites tailles, alors très commune en Union soviétique, par des fermes mécanisées de grandes tailles, la production de nourriture serait beaucoup plus efficace. Lénine voyait l'agriculture privée comme une source de mentalités capitalistes et espérait remplacer les fermes par des sovkhozes ou des kolkhozes qui transformeraient les ouvriers agricoles en prolétaires, qui seraient collectifs par nature.
Cependant, la plupart des observateurs affirment que, malgré des succès isolés, les fermes collectives et les sovkhozes étaient inefficaces. Ces affirmations ont, cependant, été critiquées. En fait, ces réclamations portent seulement sur un petit nombre de produits de consommation, et ne prennent pas en compte le fait que les kolkhozes et les sovkhozes produisaient principalement du blé, du coton, du lin et du fourrage ayant relativement peu de valeur.
L'économiste Joseph E. Medley de l'Université du Maine (États-Unis), affirme (tout en reconnaissant une certaine inefficacité dans l'agriculture soviétique), que les accusations d'échecs la concernant sont un mythe, d'ordre idéologique.
On remarquera néanmoins le quasi-abandon de l'agriculture collectiviste dans l'ex-URSS.
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