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Wikipedia

Lurs

                   
Lurs
Village de Lurs
Village de Lurs
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Peyruis
Code commune 04106
Code postal 04700
Maire
Mandat en cours
Richard Lafond
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Démographie
Population 370 hab. (2009)
Densité 16 hab./km2
Gentilé Lursiens
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 14″ N 5° 53′ 23″ E / 43.9705555556, 5.8897222222243° 58′ 14″ Nord
       5° 53′ 23″ Est
/ 43.9705555556, 5.88972222222
Altitudes mini. 340 m — maxi. 621 m
Superficie 22,48 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Lurs est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom des habitants de Lurs est Lursiens[1].

Note : on prononce « Lurse ». Lurs n'est donc pas homophone de Lure.

Lurs a reçu le label « village et cité de caractère ».

Sommaire

  Géographie

Le village est perché à 612 m d’altitude, sur un site inscrit[2].

  Communes limitrophes[3]

  Hydrographie

Article détaillé : Durance.

La commune est traversée le Lauzon[4] et le Buès. La Durance[5] borde la commune à l'est, C'est une rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[6]) aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.

  Risques naturels et technologiques

Aucune commune du département n’est en zone de risque sismique nul. Le canton de Peyruis, auquel appartient Lurs, est en zone de risque 2 (risque moyen)[7]. La commune est exposée à trois autres risques naturels[8] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune est également exposée à deux types de risques technologiques :

  • risque de rupture de barrage (la vallée de la Durance serait submergée par la vague en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon) ;
  • risque lié au transports de matières dangereuses, par rail, route et canalisations. Il s’agit du transport de matières premières à destination ou de produits finis en provenance des usines Arkema de Saint-Auban via l’autoroute A51 ou la RD 4096[9]. Enfin, la canalisation Transéthylène sert à acheminer de l’éthylène et traverse la commune[10].

Un seul plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) existe pour la commune, il s’agit du plan des surfaces submersibles de 1961[11].

  Géologie

Article connexe : Géologie des Alpes.
  Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[12] :

  • la nappe de Digne à l'est[13], au niveau du lobe de Valavoire[14] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

  Climat

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Lurs est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, très semblable à celui que l'on trouve dans le reste de la Provence à basse altitude. Les hivers sont frais, avec des gelées fréquentes, tandis que les étés sont très chauds et secs, avec quelquefois des orages.

Lurs n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle d’ Oraison [15].

  Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 964, sous la forme castri de Lurs. Selon Charles Rostaing, le nom est créé sur la racine oronymique (qui désigne une montagne) préceltique *Lor-, et qui serait probablement antérieure aux Gaulois[16],[17] ; selon Ernest Nègre, le nom dérive d’un nom propre romain, Lurius[18].

  Histoire

  Préhistoire et Antiquité

Les hommes ont fréquenté le territoire de Lurs dès le Paléolithique moyen[19]. Des sites chalcolithiques ont également été découverts[20].

Sur la commune, les archéologues ont fouillé deux habitats néolithiques. Aux Clavelles, sur le chantier de l’autoroute A51, un habitat néolithique, proche de la grotte de l’Église à Baudinard, a été mise au jour. Cinq tombes néolithiques témoignent d’un « acciden de parcours » : trois tombes sont celles d’enfants (de 2 à 8 ans) morts les uns après les autres, à quelque temps d’écart ; les deux autres sont celles d’adultes (15/18 et 20/25 ans), et sont encore postérieures[21]. Une nécropole gallo-romaine a aussi été découverte[22].

La ville antique, Alaunium, est située au quartier de Notre-Dame des Anges.

  Moyen Âge

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au IXe siècle, sous son nom actuel[2], probablement bâtie sur l’emplacement d’une villa gallo-romaine, la villa Alaunium. La tradition attribue sa fondation à Charlemagne, en 812-814, qui en aurait fait don à l’évêque de Sisteron Jean II.

Les évêques de Sisteron sont propriétaires du village depuis au moins le IXe siècle[23], où ils ont leur résidence d’été, et y sont princes de Lurs. Le château, construit au Xe siècle, est pris par les vicomtes de Nice, qui le conservent jusqu’à la fin du XIe siècle. Alix de Forcalquier cède la moitié du château aux évêques en 1110 ; Tiburge d'Orange rend la seconde moitié du château dans les années 1125-1145[24]. Il est ensuite pris lors des trois sièges qu’il subit au cours des guerres de religion.

  Révolution française

La société patriotique de la commune y est créée assez précocement pendant l’été 1792[25].

Lurs est chef-lieu de canton pendant quelques années, avant d’être rattaché au canton de Forcalquier (1801), puis à celui de Peyruis (1802)[26].

  XXe siècle

C'est dans cette commune que s'est déroulée l’affaire Dominici survenue en 1952.

  Politique et administration

  Administration municipale

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[27]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Richard lafond a été réélu conseiller municipal avec le sixième total de 213 voix, soit 81,30 % des suffrages exprimés. La participation a été de 80,62 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[28].

  Listes des maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires de Lurs depuis 1945[30]
Période Identité Étiquette Qualité
1942 1965 Henri Estoublon    
1965 1967 Albert Bergier    
1967 1977 Roger Levy    
1977 2001 Jeanine Curnier[31] Extrême-droite  
mars 2001 réélu en 2008[32] Richard Lafond    

  Intercommunalité

Lurs fait partie de la Communauté de communes du Pays de Forcalquier et Montagne de Lure. Elle a adhéré en 2010 à la charte du Parc Naturel Régional du Luberon.

  Instances judiciaires et administratives

Lurs est une des quatre communes du canton de Peyruis, qui totalise 3 920 habitants en 2008. Le canton a fait partie de l'arrondissement de Forcalquier depuis 1801 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Lurs fait partie du canton de Peyruis depuis 1802, après avoir fait partie du canton de Lurs de 1793 à 1801 et du canton de Forcalquier de 1801 à 1802[26]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[33].

  Fiscalité locale

L'imposition des ménages et des entreprises à Lurs en 2009[34]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 3,21 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,68 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,92 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 20,80 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[35]).

  Population et société

  Démographie

Évolution démographique
1540 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
80 maisons 774 965 971 1028 1032 1236 1224 1131 1113
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
976 983 952 903 902 804 741 829 700 684
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
709 717 607 530 435 417 363 379 362 311
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 - - -
305 275 284 320 347 387 370 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[23], EHESS[26], Insee à partir de 1968[36],[37],[38].

  Enseignement

La commune est dotée d’une école primaire publique[39],[40]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège du Docteur-JMG-Itard à Oraison[41],[42]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[43], soit le lycée polyvalent Les Iscles[44], soit le lycée polyvalent Félix-Esclangon[45].

  Manifestations culturelles et festivités

Chaque année au mois d'août depuis 1955, le village accueille les rencontres internationales de Lure — du nom de la montagne voisine — : observatoire, carrefour et forum de passionnés de la communication visuelle (typographie, graphisme…)

  Économie

  Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 691 €, ce qui plaçait Lurs au 14 017e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[46].

  Agriculture

La commune de Lurs possède trois labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Banon, Huile d'olive de Provence et Huile d'olive de Haute-Provence) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (Petit épeautre, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[47].

  Petit épeautre

  Petit épeautre

Le petit épeautre est un blé rustique dont les archéologues ont retrouvé la trace dans des couches datées de 9 000 ans avant notre ère. Cette céréale se complait dans des sols pauvres et accepte des hivers longs et froids[a 1]. Elle se sème en septembre-octobre et son cycle végétatif est de onze mois[a 2]. Cette culture, très populaire sur les contreforts de la montagne de Lure jusqu'au XIXe siècle, a été reprise dans les années 1980. Dans le cadre de la SICA « Céréales Ventoux », une cinquantaine de producteurs approvisionnent un marché qui absorbe 200 tonnes/an[a 2].

  Fromage de Banon

  Fromage AOC banon

Le banon est protégé par une AOC depuis 2003. C'est le premier fromage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à obtenir une appellation d'origine contrôlée. L'INAO a donné son accord pour sélectionner selon les « usages locaux, loyaux et constants » 179 communes dont la production du lait des élevages de chèvre de races provençale, rove et alpine peut revendiquer l'appellation, dont 111 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 33 dans les Hautes-Alpes, 21 dans la Drôme et 14 dans le Vaucluse.

C'est un fromage à pâte molle à croûte naturelle, élaboré à partir de la technique du caillé doux et moulé à la louche avant d'être emmitouflé dans des feuilles de châtaigniers brunes et liées par un brin de raphia naturel[48]. Il est auparavant trempé dans de l'alcool pour éviter les moisissures.

  Miel de Provence

  Miel de lavande

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandin[49]. L'apiculture mobilise nombre de producteurs. Ils sont estimés à 4 500, dont 700 possèdent entre 70 et 150 ruches. La production régionale est de 2 000 t/an, soit 8 % de la production nationale[50]. Nombre d'entre eux pratiquent la transhumance selon un trajet allant du littoral vers la Haute-Provence. L'été est la saison privilégiée pour le miel de lavande et les ruches sont installées dans une zone limitée au nord par une ligne Montélimar / Digne, avec au sud le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon. Le miel toutes fleurs est élaboré dans une vaste zone limitée par Nîmes, Montélimar, Gap, Digne, Nice, Toulon, Marseille et Avignon[51].

  Agneau de Sisteron

  Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau de quatre mois, élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[52], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[53]. L'Union européenne lui a accordé une indication géographique protégée depuis le 15 février 2007[54].

Cette exigence de qualité a mis un terme à la pratique de cheptels élevés dans les mêmes conditions mais provenant d'autres régions dont l'ensemble de la Provence, le Massif central et le Piémont. Chaque année, c'étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d'un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée[55].

  Culture et patrimoine

  Lieux et monuments

  Vue du pont romain, sur la route de Ganagobie

  Architecture utilitaire

  • Pont romain sur le Buès, classé monument historique en 1963[56]. Il est situé entre la commune de Lurs et celle de Ganagobie, sur la voie Domitienne (Via Domitia) reliant Rome à l’Espagne.
  • Autres vestiges romains : aqueduc, villas
  • Tour de l’Horloge (cloche de 1499)
  • Moulin à huile
  • Ancienne glacière
  • Théâtre en plein air
  • Centre international d’études graphiques

La maison la plus ancienne peut dater du XIVe ou du XVe siècle[57]. De nombreuses maisons du XVIIIe siècle offrent une façade agréable ou présentent une construction d’excellente qualité[58].

Sur le Lauzon, se trouve un ancien moulin à eau[59]. Sur le Lauzon également, le pont de Monnesargues est cité par Barruol, Autron et Ursch[60]. Enfin, le pont de l’A51 au-dessus de la voie ferrée Grenoble-Marseille, long de 187 mètres (portée maximale : 63,2 mètres), est le premier pont construit en France associant les techniques de construction avec éléments en béton préfabriqués, et béton précontraint. Le pont a été construit en posant des poutres d’acier sur les piles ; le tablier est formé de hourdis de béton préfabriquées ; ces éléments de béton sont ensuite précontraints par des câbles d’acier. Il a été mis en service en 1988[61].

  Art religieux

Le palais épiscopal est en ruines (il a été abandonné après la Révolution française, après avoir dévasté[62]. L’ancien petit séminaire de l’évêché de Sisteron, créé dans les années 1680, se trouve à l’entrée du village[63].

  Chapelle Notre-Dame-des-Anges

L’église la plus importante est celle de Notre-Dame-des-Anges, construite au XIIe siècle au milieu du site de la ville romaine d’Alavinum. Elle est construite entre 1662 et 1674 comme chapelle du couvent des récollets. Au XVIIIe siècle, elle est augmentée de six chapelles latérales voûtées d’ogives de type archaïque pour cette époque[64], puis subit d’importantes réparations au début des années 1750[65]. La nef est voûtée en berceau surbaissé. Elle est éclairée par six baies, trois sur le mur nord et trois sur le mur sud. Le clocher en tour carré est construit à l’angle du chœur[66].

Cependant, cette chapelle est construite sur une bien ancienne, qui peut remonter au XIe siècle. Le chœur est construit en hauteur, au-dessus d’une crypte qui s’étend au-delà des limites de la chapelle actuelle[65]. Elle fait l’objet d’un pèlerinage après la Peste noire. En 1660, la Vierge Marie est apparue miraculeusement, et la chapelle est agrandie l’année suivante. C’est un monument historique inscrit depuis le 13 janvier 1997[67]. Elle contient de nombreux ex-votos classés au titre objet[68].

L’autel de la Vierge, en bois doré et peint, date du XVIIIe siècle et est classé[69],[70]. Le tableau de sainte Delphine (il porte l’inscription sainte Dauphine), date du XVIIe siècle et est classé au titre objet[71],[72].

La chapelle abrite les sépultures des évêques de Sisteron, avec leurs gisants, dont certains ont fait l’objet d’un classement :

  • celui de Pierre François Lafiteau (mort en 1764)[73] ;
  • le gisant d’Antoine Arbaud de Bargeron, évêque au XVIIe siècle[74].

La crèche compte 17 santons de carton-pâte, daté d’entre 1855 et 1895[75],[76]. Enfin, deux plats de quête en cuivre datant du XVIe siècle sont classés, dont un portant des inscriptions gothiques, et l’autre représentant saint Georges tuant le dragon[77].

  Autres édifices religieux

La chapelle Notre-Dame-du-Plan, à l’écart de Lurs en allant vers Sigonce, est construite à la fin du XIIe. Elle est l’objet d’importants travaux en 1850 et 1880. Le pèlerinage ancien se maintient[78].

L’église paroissiale de l’Invention de la Sainte-Croix, daterait du début du XVe siècle[23] ou du XVIe siècle, malgré son aspect très archaïque[79].

Une des cloches de la commune (Raymond Collier ne précise pas laquelle) date de 1499[80].

La chapelle Saint-Martin est transformée en grange. Voir aussi les chapelles Saint-Michel (panorama) et Notre-Dame-de-Vie (panorama).

  Personnalités liées à la commune

  Héraldique

Blason Lurs.svg

Blasonnement :
parti d'azur à un lion d'or et d'argent à une aigle à deux têtes le vol abaissé de sable chargé sur son estomac d'une fasce alaizée d'or surchargée de cinq trèfles de sinople[81].

  Pour approfondir

  Bibliographie

  Articles connexes

  Liens externes

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  Notes et références

  Références bibliographiques

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale 
  1. Jean-Paul Bonnefoy, p. 123
  2. a et b Jean-Paul Bonnefoy, p. 124

  autres références

  1. Habitants de Lurs sur habitants.fr.
  2. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  3. Carte de la communauté de communes sur le site du pays de Forcalquier-Montagne de Lure, consultée le 22 octobre 2008
  4. (fr) Cours d'eau : Le Lauzon (X1330500), le site du service d’administration national des données et référentiels sur l’eau (SANDRE)
  5. (fr) Cours d'eau : rivière la Durance (X---0000), le site du service d’administration national des données et référentiels sur l’eau (SANDRE)
  6. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  7. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  8. Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, consultée le 29 mai 2012
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, 2008, p. 74
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 75 et 81
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 22 et 96
  12. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  13. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  14. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  15. (fr) Station météo la plus proche : Oraison, MSN Météo
  16. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 192-193
  17. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  18. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes § 11514, p. 682
  19. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 8
  20. Raymond Collier, op. cit., p. 9
  21. A. Müller, C. Bouville, Ch. Bosansky, J. Ph. Bocquenet, P. Pons, « Les Clavelles », in DRAC PACA, Recherches archéologiques en Val de Durance : travaux de sauvetage sur le chantier de l’autoroute A51, Éditions de la société des Autoroutes Estérel Côte d’Azur, 1990, 55 p, p. 22 et suivantes
  22. Müller et allii, op. cit., p. 20
  23. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 180
  24. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 29
  25. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-2987
  26. a, b et c EHESS, notice communale de Lurs sur la base de données Cassini, consultée le 26 juillet 2009
  27. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  28. Résultats élections municipales 2008 à Lurs sur linternaute.com
  29. Jusqu’en 1967, Henriette Frontera-Roche, Histoire de Lurs Terre impériale, Imprimerie Rico, 1969
  30. Jusqu’en 1967, Henriette Frontera-Roche, Histoire de Lurs Terre impériale, Imprimerie Rico,1969
  31. Jeanine Curnier est l’une des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jean-Marie Le Pen (FN) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  32. Site de la préfecture des AHP
  33. (fr) Les Juridictions judiciaires des Alpes-de-Haute-Provence, Ministère de la Justice et des Libertés
  34. (fr) Impots locaux à Lurs, taxes.com
  35. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  36. Résultats du recensement de la population - Lurs sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  37. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  38. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  39. (fr) Établissement primaires publics des Alpes-de-Haute-Provence, Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence
  40. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  41. (fr) Sectorisation des collèges des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 8 novembre 2004
  42. (fr) Site du collège du Docteur JMG Itard, Académie Aix-Marseille, 2010
  43. (fr) Sectorisation des lycées des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 2010
  44. (fr) Site du lycée Les Iscles, Académie Aix-Marseille, 2010
  45. (fr) Site du lycée Félix-Esclangon, Académie Aix-Marseille, 2010
  46. CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl sur le site de l'Insee. Consulté le 6 novembre 2010
  47. (fr) Liste des appellations AOC et IGP à Lurs sur INAO
  48. Bernard Teyssandier, Connaître les fromages de France du terroir à la table, éditions Jean-Paul Gisserot, 1994, p. 63.
  49. Site légifrance relatif à la parution au JO de l'arrêté du 30 juillet 2009
  50. Les apiculteurs en Provence
  51. La transhumance des ruches provençales
  52. Site officiel de l'agneau de Sisteron
  53. Homologation agneau de Sisteron du 3 janvier 2005
  54. IGP de l'Union européenne en date du 15 février 2007
  55. Dictionnaire de la Provence op. cit., p. 751.
  56. Arrêté du 1er octobre, Notice no PA00080412, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 23 août 2008
  57. Raymond Collier, op. cit., p. 358
  58. Raymond Collier, op. cit., p. 366
  59. Raymond Collier, op. cit., p. 431
  60. Cité dans Philippe Autran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006
  61. Serge Montens, Les plus beaux ponts de France, Paris, Bonneton, 2001, (ISBN 2-86253-275-4), p. 84
  62. Raymond Collier, op. cit., p. 244
  63. Raymond Collier, op. cit., p. 436
  64. Raymond Collier, op. cit., p. 187-188 et 213
  65. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 57
  66. Raymond Collier, op. cit., p. 213
  67. Arrêté du 13 janvier 1997, Notice no PA04000011, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 23 août 2008
  68. liste des notices de la Base Palissy, consultée le 14 novembre 2008
  69. Arrêté du 14 janvier 1966, Notice no PM04000190, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 12 novembre 2008
  70. Raymond Collier, op. cit., p. 471-472
  71. Arrêté du 14 janvier 1966, Notice no PM04000191, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 14 novembre 2008
  72. Raymond Collier, op. cit., p. 479
  73. Arrêté du 14 janvier 1966, Notice no PM04000189, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 12 novembre 2008
  74. Arrêté du 14 janvier 1966, Notice no PM04000188, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 12 novembre 2008
  75. Arrêté du 23 septembre 1986, Notice no PM04000197, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 12 novembre 2008
  76. Raymond Collier, op. cit., p. 532
  77. Arrêté du 11 décembre 1980, Notice no PM04000195, sur la base Palissy, ministère de la Culture et Notice no PM04000194, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultées le 12 novembre 2008
  78. Raymond Collier, op. cit., p. 140
  79. Raymond Collier, op. cit., p. 180
  80. Raymond Collier, op. cit., p. 529
  81. Banque du Blason

  References

   
               

 

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