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1.(Cismef)Maladie aiguë fébrile et contagieuse des oiseaux, due à un Paramyxovirus (virus de la maladie de Newcastle). Elle est caractérisée chez les volailles par des symptômes respiratoires et nerveux. Transmissible à l'homme, ce virus est responsable d'une conjonctivite grave mais passagère.
Infections à parainfluenza, Infections à Paramyxoviridae, Infections à virus parainfluenza, Parainfluenza - Maladies animales, Maladies des animaux, Maladies vétérinaires[Hyper.]
Maladie de Newcastle (n.)
[Cismef]
medicine (en)[Domaine]
DiseaseOrSyndrome (en)[Domaine]
maladie animale[Hyper.]
maladie de Newcastle (n.)
La maladie de Newcastle, aussi appelée « pseudopeste aviaire », « pneumoencéphalite aviaire » ou « maladie de Ranikhet », est une zoonose des oiseaux, due à un virus.
La morbidité et la mortalité varient fortement selon la virulence de la souche, l'immunité et l'état de l'animal et d'autres facteurs environnementaux.
Sous le nom générique de « peste aviaria » (ou "peste aviaire"), elle a longtemps été confondue avec l'Influenza aviaire ou grippe aviaire, voire avec le choléra des poules. Elle peut encore être facilement confondue avec la grippe aviaire dont les symptômes sont identiques. Seule l'analyse en laboratoire permet de poser un diagnostic fiable. Des tests plus pratiques sont attendus sur le marché.
Sommaire |
Comme ce fut le cas pour la peste (ou grippe) aviaire, les vétérinaires pensent d’abord que la maladie est d’origine bactérienne.
En 1901, Centanni et son élève Savonuzzi constatent que l’agent pathogène de cette zoonose (encore confondu avec la grippe) traverse un filtre en terre poreuse, et qu’on ne peut le cultiver en milieux artificiels comme une bactérie. Ils concluent qu'il s’agit donc d’un agent différent et bien plus petit.
Peu après la découverte du virus Influenza A de la grippe aviaire, en 1926 lors d’une épizootie qui décime les poulaillers des Indes néerlandaises, Kraneveldt décrit la maladie de Newcastle ou « pseudo - peste aviaire », avant Doyle qui décrit la maladie à Newcastle-upon-Tyne. Ils devinent tous deux qu’elle diffère de la peste aviaire, mais le virus ne sera identifié qu’en 1955 et classé dans la famille des Paramyxoviridae, genre Avulavirus.
En 1959, on distingue l’Influenza aviaire HP (hautement pathogène) de la maladie de Newcastle qui pour ses formes Hautement pathogènes, est parfois qualifiée de « maladie de Newcastle forme exotique » (MNFE) ou « maladie de Newcastle forme vélogénique viscérotropique ».
| Comme la grippe, la maladie de Newcastle est à déclaration obligatoire, et suivie par l'OIE. |
Le virus peut affecter tous les lieux où vivent des oiseaux. Il est endémique dans de nombreux pays du monde, mais les élevages de certains pays européens bénéficient d'un statut indemne depuis plusieurs années, ce qui laisse penser que l'élevage et le transport légal ou illégal des volailles, poussins ou canetons de 1 jour, d’oiseaux exotiques ou de plumes, fumiers, carcasses, etc. jouent - comme pour la grippe aviaire - un rôle important de réservoir et/ou vecteur du virus quand les bonnes pratiques n’y sont pas strictement respectées et contrôlées.
Le virus naturel est probablement diffusé par les oiseaux migrateurs, mais les épizooties chez la volaille semblent liées aux pratiques avicoles. L’ACIA, comme la plupart des experts estime que la première source de diffusion du virus sont les personnes travaillant dans le secteur de la volaille dont les acheteurs de volaille, livreurs d’aliments pour animaux ou les aviculteurs eux-mêmes. : Le virus, très résistant, est facilement véhiculé sur leurs habits, sous leurs chaussures, sur leurs instruments ou véhicules.
Dans les pays riches, la maladie est surveillée chez la faune sauvage où elle semble poser moins de problème que dans les élevages.
Les oiseaux sauvages peuvent être très exposés aux virus via le lessivage des eaux de nettoyage des poulaillers et surtout via l’épandage de fientes contaminées sur les champs agricoles où se nourrissent de nombreux oiseaux. Le co-compostage des excréments (dont de pigeons) dans de bonnes conditions réglerait le problème, mais il est rarement pratiqué. (les fientes seules sont trop riches en nutriment pour être compostées, il faut les mélanger avec des végétaux, du bois en mettant le tas de compost à l'abri des oiseaux).
Le risque sanitaire est réputé nul à quasiment-nul pour l’Homme qui n'est pas censé être sensible au virus.
Le virus n’a donc pas d’incidence importante sur la salubrité des produits de la volaille et des œufs - pour la consommation humaine - bien que les œufs d’oiseaux malades perdent rapidement une partie de leurs qualités.
La littérature signale cependant quelques cas de conjonctivite induites chez l’homme (conjonctivite à bacille de Weeks) lorsqu’exposé à une forte concentration du virus, ou suite à des contacts répétés et proches avec des oiseaux malades ou des produits contaminés. Les aviculteurs doivent éviter la formation d’aérosols (par brumisation d'eau sur les substances sèches susceptibles de produire de la poussière par ex), la contamination de yeux et des muqueuses.
C'est via les impacts économiques pour la filière avicole et les pertes dans les basses-cours familiales des familles pauvres ou isolées que le virus affecte l'Homme. Dans les pays pauvres la maladie prive les familles de leur première source de protéines, et dans les pays riche elle induit des coûts élevés : la Californie et ses producteurs de volaille industrielle ont par exemple été touchés de 1971 à 1973 par une forme très pathogène du virus. Il a fallu dépenser 50 millions de dollars US pour éliminer près de 12 millions d’oiseaux infectés dans cet état, ce qui n’a pas empêché le virus d'y réapparaître en 2002 avant de diffuser en Arizona, au Nevada et au Texas, engendrant de nouvelles mesures coûteuses pour son contrôle (recherche, élimination, vaccination et suivi).
Le virus de la maladie de Newcastle est un paramyxovirus de type 1. C'est donc un virus à enveloppe, ce qui explique une résistance assez élevée aux conditions environnementales.
C’est un virus ARN, à un seul brin (à la différence de la grippe qui a 8 brins), dit monocaténaire. Les virus à ARN mutent facilement et souvent ce qui peut rendre les stratégies pharmaceutiques et vaccinale plus complexes et difficiles.
L’enveloppe d'un diamètre de 150 à 300 nm présente 2 types de spicules glycoprotéiniques. Elle est caractérisée par :
La culture du virus se fait aisément dans des œufs de poule embryonnés ou in vitro (sur fibroblastes d’embryons de poulet ou sur des cellules rénales de poulet).
Le virus est très résistant à température ambiante, Il reste infectieux :
La durée d'incubation est de :
Comme pour la grippe on classe les couches selon leur virulence en distinguant :
Elles sont liées aux organes ciblés par le virus, qui varient selon la souche virale, l'état et l'histoire immunitaire et peut-être le patrimoine génétique de l'oiseau touché. il exprimera le virus dans :
Les virus sont excrétés dès l'incubation et sur une période variable lors de la convalescence, quelques jours à deux semaines, rarement plus, mais pour des raisons mal comprises, certains psittacidés excrètent des virus (par périodes intermittentes) durant quelques mois à un an (voire plus ?)
Le virus est inactivé :
Il est détruit par exemple par le formol, le phénol, l’éther, l’alcool à 75 °C ou des solutions de soude à 2 %, de crésyl à 1 %, ou encore d’ammonium quaternaire à 0,1 % (en 5 min, à +20 °C).
éternuement, respiration haletante (dyspnée), écoulement nasal, toux;
Ils traduisent des atteintes des systèmes digestif, hormonal, nerveux et musculaire : des signes de dépression (atonie, perte d'appétit, chute de la production d'œufs et coquilles rugueuse et fine, contenant un albumen clair et liquide) sont accompagnés de problèmes de posture (les ailes tombent et traînent le long du corps, l'animal traîne les pattes est indolent), puis l’animal tourne en rond, avec la tête qui oscille, le cou qui se tord, des torticolis avant que le corps se tétanise. Après quoi l’oiseau meurt rapidement par asphyxie probablement.
Les lésions varient selon les cas. Elles sont proches de celles induites par l'influenza aviaire :
Comme pour la grippe, l'identification se fait par analyse en laboratoire (et peut-être bientôt sur biopuce) à partir :
Les tests sérologiques se font sur des échantillons de sang coagulé ou de sérum. Ce sont des Test d'inhibition de l'hémagglutination ou des tests ELISA.
Le diagnostic différentiel doit porter sur
Comme pour la grippe, il n'y a pas de traitement, les oiseaux touchés sont abattus et leur environnement désinfecté.
Elles consiste, dans un cadre réglementaire sanitaire international, à :
La prophylaxie médicale se réduit essentiellement à la vaccination (vaccins à virus vivants et/ou en émulsion huileuse). Des poussins sains sont vaccinés dès leurs quatre premiers jours, mais le vaccin est plus efficace en seconde ou troisième semaine. D'autres infections (à Mycoplasma) peuvent aggraver la réaction vaccinale, risque contourné par l'utilisation de vaccins à virus tué.
Les vaccins à virus vivants sont efficaces, mais ils peuvent contribuer à propager le virus.
Dans les pays riches ou les grands élevage, des vaccins à virus vivants lentogènes type B1 (souche Hitchner B1, souche La Sota) sont utilisés en nébulisation (aérosol) pour une vaccination de masse, et parfois via l'eau de boisson ou encore par voie intranasale ou intraoculaire.
Des vaccins administré avec l’eau de boisson risquent d'être inactivés par du chlore résiduel, des restes de désinfectants dans les tuyaux et récipients.
Les vaccins à virus inactivés nécessitent une administration individuelle mais offrent une immunité plus durable.
Le vaccin est plutôt donné à l’âge de 2 à 3 semaines si le risque infectieux est jugé faible, ou au premier jour si le risque est jugé élevé, avec un rappel 2 à 3 semaines plus tard, puis (selon le type de vaccin) d’autres rappels toutes les 6 à 8 semaines pour la souche Hitchner B1, - toutes les 8 à 10 semaines pour la souche La Sota, et tous les 6 mois pour les vaccins à virus inactivés.
Les pigeons sont vaccinés avec des virus inactivés (2 injections à un mois d’intervalle dès 4 semaines d’âge) ou par un vaccin spécifique.
Des contrôles sérologiques (sur quelques dizaines d’oiseaux dans une cohorte d’élevage industriel) montrent que le vaccin a été efficace.