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| Mathieu Dumas | |
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Le général Comte Dumas (1753-1837), Louise Adélaïde Desnos, née Robin (1807-1870), 1842, Musée de l'Armée, Paris.
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| Naissance | 23 novembre 1753 Montpellier |
|---|---|
| Décès | 16 octobre 1837 (à 83 ans) Paris |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Grade | Général de division |
| Années de service | ~1768 - 1816 |
| Conflits | Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique Guerres révolutionnaires Guerres napoléoniennes |
| Distinctions | Légion d'honneur (Grand-croix) Ordre de Saint-Louis (Commandeur) |
| Hommages | Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (15e colonne) |
| Autres fonctions | Pair de France |
| modifier |
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Mathieu Dumas, né le 23 novembre 1753 à Montpellier et mort le 16 octobre 1837 à Paris, militaire, administrateur et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
Sommaire |
Entré au service à 15 ans en qualité de sous-lieutenant, dans le régiment de Médoc, nommé capitaine et aide-de-camp de Rochambeau, il le suivit en Amérique[1].
Envoyé en mission, il visita l'Archipel des Cyclades et l'île de Candie (Crête) en 1784, puis le Levant pour dresser un état des lieux de la situation militaire en Méditerranée Orientale.
Envoyé à Amsterdam en 1787 pour défendre cette ville contre les Prussiens. Aide-de-camp du maréchal de Broglie en 1789, et de La Fayette après la prise de la Bastille. Directeur du dépôt de la guerre en 1791, puis commandant des gardes nationales de la province, fut chargé de ramener Louis XVI à Paris, après son arrestation à Varennes.
Maréchal de camp le 30 juin 1791 et commandant de la 3e division militaire, il organisa la 1re compagnie d'artillerie à cheval qui ait existé en France.
Député à l'Assemblée législative, directeur des dépôts des plans de campagne pendant la Terreur ; député au Conseil des Cinq-Cents en 1795, il provoqua l'établissement des Conseils de guerre aux armées.
Proscrit au 18 fructidor, il vit réfugié à Hambourg.
De retour en France après l'établissement du Consulat, il organisa l'armée de réserve qui fit la conquête de l'Italie, il se distingua au passage du col du Grand-Saint-Bernard, et fut conseiller d'État à la paix. Ce fut lui qui proposa la création de la Légion d'honneur ; grand officier de la Légion d'honneur et général de division en 1805.
Ministre de la guerre à Naples, sous Joseph Bonaparte, puis grand Maréchal du palais et grand dignitaire de l'Ordre royal des Deux-Siciles, il fut créé comte de l'Empire par lettres patentes du 14 février 1810.
Il assista au passage du Danube le 4 juillet, à la bataille de Wagram, et fut chargé de l'exécution des conditions de l'armistice de Znaïm. Intendant de la Grande Armée en 1812 ; blessé et fait, prisonnier à Leipzig en 1813, il ne rentra en France que sous la Restauration.
Louis XVIII le nomma successivement, conseiller d'État honoraire, commissaire, de la vérification des titres des anciens officiers, directeur général, de la comptabilité des armées, commandeur de Saint-Louis, grand-croix de la Légion d'honneur.
Pendant les Cent-Jours il reprit ses anciens titres et d'autres encore que Napoléon Ier y ajouta, et fut mis en retraite, le 4 septembre 1816 ; nommé conseiller d'État et président du comité de la guerre en 1819, il fut rayé du service ordinaire à cause de son vote dans les élections de 1822 ; « député de « Paris » (Seine) » en 1828, il signa l'adresse des 221 en 1830.
Pendant la révolution de 1830, il fit partie de la commission de douze députés qui, au soir du 30 juillet, se rendit auprès du duc d'Orléans au château de Neuilly afin de lui notifier la délibération l'appelant à la lieutenance générale du royaume. Le 19 novembre 1831, il fut créé pair de France dans la fournée de trente-six pairs viagers destinée à permettre l'adoption à la Chambre haute du projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie. Il fut également inspecteur général des gardes nationales du royaume et conseiller d'État en service ordinaire.
Inscrit au Pénitents blancs de Montpellier dès l'âge de 4 ans en 1757[2], il en deviendra prieur en 1834.
Il est mort à Paris, le 16 octobre 1837, âgé de 83 ans et repose au Cimetière du Calvaire à Montmartre.
Il se maria avec Mlle Delarue, sœur de Louis André Toussaint Delarue (1768-1864) époux de la fille de Beaumarchais, Eugénie Caron de Beaumarchais. Leur père M.Delarue était payeur de rentes à l'hôtel de ville de Paris et jouissait d'une large aisance, il habitait son hôtel situé au Château d'Eau.
L'ainée des filles du couple Dumas, Adélaïde Cornélie Suzanne (19 novembre 1786 † 19 mai 1856), épousa le 24 novembre 1804 (Paris VIIe), le baron Alexandre Charles Nicolas Amé de Saint-Didier ; quant à la seconde, Octavie (née le 20 juin 1788), elle se maria avec le général-baron Franceschi-Delonne. Son fils, Christian Léon (14 décembre 1789 - Paris † 19 février 1873 - Paris), comte Dumas (dont postérité) fut colonel d'état-major, aide de camp de roi Louis-Philippe Ier, député de Charente-Inférieure, Commandeur de la Légion d'honneur.