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Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.

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Boggle gives you 3 minutes to find as many words (3 letters or more) as you can in a grid of 16 letters. You can also try the grid of 16 letters. Letters must be adjacent and longer words score better. See if you can get into the grid Hall of Fame !

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Wikipedia

Musée national d'Irak

                   
Musée national d'Irak
National Museum Iraq.jpg
Musée national d'Irak
Informations géographiques
Pays Drapeau d'Irak Irak
Ville Bagdad
Coordonnées 33° 19′ 42″ N 44° 23′ 07″ E / 33.3283, 44.385433° 19′ 42″ Nord
       44° 23′ 07″ Est
/ 33.3283, 44.3854
  
Informations générales
Date d’inauguration 1926
Informations visiteurs
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : Irak

(Voir situation sur carte : Irak)
Musée national d'Irak

Le musée national d'Irak (arabe: المتحف العراقي ) est un musée situé dans la capitale irakienne Bagdad.

Sommaire

  Fondation

Le musée a été créé par l'aventurière et écrivaine britannique Gertrude Bell et a ouvert peu de temps avant sa mort en 1926. Il était initialement connu sous le nom de musée archéologique de Bagdad.

  Collections

En raison des richesses archéologiques de la Mésopotamie, les collections du musée national d'Irak sont parmi les plus importantes au monde. Les objets, datant pour certains de plus de 5 000 ans, sont répartis dans 28 galeries et salles.

  L'histoire récente

  Un tank américain garde l'entrée du musée.

Fermé en 1991 pendant la guerre du Golfe, le musée n'a jamais été rouvert au public pendant la présidence de Saddam Hussein. Dans les mois qui ont précédé la guerre en Irak de 2003, plusieurs experts internationaux ont demandé au Pentagone et au gouvernement britannique de protéger le musée des bombardements et des pillages. Si le musée n'a pas été bombardé, ses collections ont été pillées entre le 8 et le 12 avril 2003, au moment de l'entrée dans Bagdad des troupes américaines. Celles-ci furent critiquées pour n'avoir rien fait pour protéger le musée. Divers objets volés sont réapparus par la suite en Jordanie, aux États-Unis, en Suisse, au Japon et sur eBay. Le 23 février 2009, le musée a pu rouvrir six salles[1].

  Le grand pillage d'avril 2003

  • Jeudi 9 avril 2003 : à l'approche des troupes américaines, des feddayin irakiens investissent le musée archéologique et tirent des roquettes sur les blindés américains, qui ripostent. Le directeur et les quelques employés présents sont évacués. Il est probable que cette opération avait été préméditée pour faciliter le pillage du musée désert. Les feddayin forcent les dépôts, et emportent les objets les plus précieux : statues, bijoux, etc. Ils cassent ce qu’ils ne peuvent pas emporter, sans doute pour rendre l’inventaire plus difficile, et s'enfuient en abandonnant des uniformes sur place. Les pillards étaient bien organisés : ils avaient des clés et connaissaient l’emplacement des réserves.
  • Vendredi 10 avril : la foule envahit les bureaux et les galeries, saccage, piétine, emporte ce qu’elle peut, mais sans accéder aux dépôts. Les collections d'art islamique, comprenant de nombreux objets sacrés, sont seules épargnées. Les militaires américains, sollicités, ne bougent pas, alors qu’ils ont un poste de garde à quelques centaines de mètres de là.
  • Samedi 11 : premiers reportages télévisés montrant l'étendue des dégâts.
  • Dimanche 12 : les Américains établissent une garde devant le musée, trop tard. Le directeur entreprend l’inventaire des dégâts avec ses assistants, travail très lent, car les simples employés sont tenus à l’écart.

D'autres pillages ont été commis sur une grande échelle sur les sites de province. Les auteurs sont des paysans sans ressources (Bagdad n’achète plus leurs récoltes) parmi lesquels, souvent, d’anciens ouvriers des fouilles. La surveillance par satellite permet de limiter les pillages dans le nord, où opèrent les troupes américaines, mais pas dans le sud, car les Américains ne communiquent leurs données qu'à leurs propres forces et pas à leurs alliés.

En juin, 2 100 objets ont été rendus par les pilleurs ou receleurs, dont le vase d’Uruk. Les Américains ont mis sur pied une collecte anonyme d’objets.

Les réseaux de sortie des pièces étaient bien organisés, généralement par les frontières sud et est. Un beau-frère de Saddam Hussein, en disgrâce mais encore actif jusqu’à la fin du régime, était un des grands patrons du trafic d’antiquités. Un milliardaire anglais aurait commandé aux trafiquants de nombreuses pièces. Un reporter américain de Fox TV a été pris à l’aéroport avec des objets volés dans sa valise.

Certaines parties du patrimoine ont été épargnées, notamment un trésor ancien qui n’avait jamais été exposé et qui était en réserve à la Banque nationale[2].

Selon le journaliste américain Rajiv Chandrasekaran, l'ORHA (Office of Reconstruction and Humanitarian Assistance[note 1] avait prévu une liste des équipements publics à protéger: le palais présidentiel venait en premier, le musée archéologique en second. Mais cette liste n'a jamais été transmise aux militaires. Les seuls bâtiments protégés à Bagdad ont été le palais présidentiel et le ministère du Pétrole[3]. Le coffre de la Banque nationale a été sauvé in extremis par l'intervention de la diplomate américaine Barbara Bodine, avertie par un contact personnel et qui a pu joindre un responsable militaire[4].

  Notes et références

  Notes

  1. administration civile américaine chargée de gérer le pays au début de l'occupation

  Références

  1. (es) Irak recupera la memoria expoliada sur www.elpais.com. Consulté le 8 juillet 2010.
  2. Le massacre du patrimoine irakien, Archeologia, juillet-août 2004.
  3. Rajiv Chandrasekaran, Dans la Zone Verte, les Américains à Bagdad, L'Olivier, 2008, p. 44.
  4. Id., p. 58-59.

  Liens externes

   
               

 

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