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Lettris
Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.
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| Office national du film du Canada National Film Board of Canada |
|
![]() |
|
| Création | 1939 |
|---|---|
| Type | Agence culturelle fédérale |
| Langue(s) | Français et anglais |
| Président | Tom Perlmutter |
| Site web | www.onf-nfb.gc.ca |
L'Office national du film du Canada (ONF, National Film Board of Canada - NFB - en anglais) est une agence culturelle fédérale canadienne qui relève du ministère du Patrimoine. Son siège et ses studios sont situés à Montréal, avec des centres de production en Moncton, Halifax, Toronto, Winnipeg, Edmonton et Vancouver.
Sommaire |
Elle est connue à sa création sous le nom de Bureau de cinématographie du gouvernement canadien, et a été créé par une loi du parlement en 1939 : ce sera dans ses premières années essentiellement un lieu de propagande, dont la mise en place est donnée à John Grierson, un cinéaste documentariste Britannique plein d'idéal[1].
L'ONF accompli sa tache très efficacement. Avec la guerre l'institution continue à jouer un rôle important au niveau de la propagande - ce que Grierson appelle de « l'éducation » - tant au Canada qu'à l'étranger. Ce travail se fait à Ottawa, en anglais. Avec le temps, une certaine part de la production sera traduite pour le Québec. Il n'y a alors de production originale en français que de façon exceptionnelle, et cela vers la fin de la guerre, dans le contexte de la délicate promesse faite autour de la conscription.
Après la guerre, son nouveau mandat, tel qu'il est défini dans la Loi sur le cinéma de 1950 est de « produire et distribuer des films destinés à faire connaître et comprendre le Canada aux Canadiens et aux autres nations, et promouvoir la production et la distribution de tels films ». Ainsi la campagne de promotion du Canada débutée dans le contexte de la guerre sera maintenue, et deviendra l'une des principales cause de la formidable vague d'immigration européenne de l'après-Guerre.
D'ailleurs, nombreux[Qui ?] sont ceux qui attribuent à cet ONF d'avant 1955 la constitution de l'image d'Épinal du Canada fait de grands espaces, de bêtes sauvages, d'« indiens », de terres fertiles, de gens polis et aimables. On présente alors une image qui paradoxalement n'est pas très loin de celle diffusé par les « quota quickies » dans les années 1930. (Voir au sujet du phénomène de la représentation du Canada avant L'ONF (en) Romancing the Redcoat: A Canadian Hero Lost in Hollywood.)
Suite à son installation à Ottawa, l'institution déménage à Montréal, berceau historique de l'industrie canadienne du cinéma. Pour se donner une idée de l'esprit documentaire qui règne alors, il suffit de dire que les plans du studios de L'ONF qui sont alors construits à Montréal reproduisent en tout point (grille d'éclairage, ventilation passive, structure) ceux du modèle, le major hollywoodien : on aura seulement pris soin d'en réduire la taille au quart.
Le Studio Acadie du Programme français de l'ONF ouvre ses portes à Moncton en 1974. Respectant son mandat de « donner aux Acadiens et au reste du monde une interprétation de l'Acadie par des Acadiens », le studio a produit plus de 70 films et en a coproduit une vingtaine avec des producteurs de la région, la plupart étant des documentaires. Léonard Forest, cinéaste et producteur acadien réputé de l’ONF, avait fait campagne pour la création d'un tel centre[2].
En 1941, lorsque le Bureau de cinématographie du gouvernement canadien a fusionné avec l’ONF, celui-ci a été chargé de la production de films et de photos. Par conséquent, un Service de la photographie a été formé la même année. En 1985, le Service de la photographie de l’ONF devenait officiellement le Musée canadien de la photographie contemporaine. Le Service a embauché des photographes à la pige de 1941 à 1984 pour montrer tous les aspects de la vie au Canada. Illustrant des scènes domestiques et familiales aussi bien que des activités économiques, politiques et sociales ou des événements, ces images ont été diffusées largement par des magazines, des journaux, des expositions, des manuels scolaires et des tirages gouvernementaux[3].
L’ONF de cette époque est le lieu d’une extraordinaire effervescence créative[réf. nécessaire], notamment dans son secteur d’animation et son secteur français, la création de cette dernière étant indissociable d’une chaude lutte d’affirmation nationale au Québec. Il fut entre 1955 et 1975 un lieu de création unique en son genre qui a permis l'émergence de nombreux créateurs et de nombreuses techniques. On y invente notamment le IMAX, le cinéma direct, maintes techniques d'animation (grattage de pellicule, pixillation, écran d'épingles,...), on y effectue les recherches en imagerie informatique qui mèneront aux effets spéciaux de Softimage. L'impact de cette institution sur le monde des images en mouvement est donc considérable.[réf. nécessaire]
L’ONF a produit plus de 12 000 œuvres qui ont reçu plus de 5000 prix, dont 12 Oscars et 90 prix Génie[4]. Le film de Norman McLaren Voisins est ajouté au Registre de la mémoire du monde de l'UNESCO[5].
Aucun logo ne fut utilisé avant 1968. Le logo utilisé en 1968 fut celui de l'homme visionnaire. En 1993, on l'y mit dans un cadre pour y ajouter les abréviation bilingues de l'organisme (ONF-NFB). Le logo actuel, figurant la tête de l'homme visionnaire ainsi que les mêmes abréviations bilingues de l'organisme, est utilisé depuis le 25 décembre 2002.
En 1993, l'Office national du film inaugurait un centre unique au monde de visionnement robotisé sur demande. Situé au 1564 rue St-Denis, ce vidéoclub permet aujourd'hui de regarder sur place plus de 9 000 titres de l'ONF, proposant aussi la location et l'achat de ses titres. La CinéRobothèque donne aussi de nombreux ateliers sur le cinéma d'animation et le documentaire.
Il y a une superbe salle de cinéma de 140 places, utilisée par de nombreux festivals, qu'il est possible de louer pour des évènements privés ou publics. Une autre salle de 24 places est aussi disponible pour des évènements plus intimes.
Dans la grande salle de cinéma, toute l'année, il y a des projections de documentaires et de films d’auteur percutants, qui sont généralement suivis de rencontres entre le public et les artisans du cinéma, de discussions sur les enjeux sociaux avec des journalistes ou des intervenants sociaux et des débats animés sur des questions d’actualité[6].