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| Port Lympia | |||||
|---|---|---|---|---|---|
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| Présentation | |||||
| Construction | à partir de 1748 | ||||
| Statut | Port maritime d'intérêt national | ||||
| Tirant d'eau | 8,50 m[1] | ||||
| Tonnage | 0,3 million[2] | ||||
| Longueur | 717 m[1] | ||||
| Trafic | Plaisance Croisières Commerce Pêche |
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| Activités | Transport maritime Logistique |
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| Superficie | 127 500 m² (plan d'eau) 75 000 m² (terre-pleins)[1] |
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| Places | 503[1] | ||||
| Géographie | |||||
| Latitude Longitude |
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| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||||
| Département | Alpes-Maritimes | ||||
| Commune | Nice | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur Géolocalisation sur la carte : Nice |
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| modifier |
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Le port Lympia est le nom donné au port de Nice.
Ce nom provient de la source Lympia qui alimentait un petit lac dans une zone marécageuse où les travaux du port[3] commencent au milieu du XVIIIe siècle. Il constitue aujourd'hui la principale installation portuaire de Nice. Il existe également un petit port dans le quartier Carras.
Sommaire |
Au XVIIe siècle plusieurs projets intègrent déjà le port et son quartier dans la zone marécageuse du vallon Lympia comme projet d’agrandissement urbain. Le premier[4] de Maurizio Valperga dispose le port avec un bassin en forme d’ellipse. Le second d’Amedeo di Castellamonte envisage de détourner le Paillon vers la plaine de Lympia en isolant le port de la ville existante. Le dernier anonyme où le Paillon ne bouge pas et relie le port par des voies vers la porte Pairolière anticipant les futures axes Ségurane et Cassini.
En 1748, le roi Charles-Emmanuel III décide la création du futur port niçois dans la zone dite du vallon Lympia, au pied de l’ancienne citadelle. Sa construction se déroule sur plus d’un siècle et demi. La première caisse[5] du môle extérieur est immergée le 22 juillet 1750 et les premières phases de travaux sont attribuées à Antonio Devincenti. En 1761, le creusement du premier des deux bassins est bien avancé et le môle est porté jusqu’à cent dix mètres de long. En 1770, on creuse le rocher sur le versant sud du Château pour établir le chemin des Ponchettes qui relie la ville au port en 1772. Le môle intérieur est achevé en 1792[6], ainsi que l’éperon du Carénage construit en tête du môle, à l’ouest de la plage du Lazaret, mais le creusement est incomplet et tous les quais restent à réaliser. Dans le même temps, les ingénieurs s’aperçoivent que le port est trop étriqué. En conséquence de 1778 à 1840, le projet annexé du port et de son quartier progresse sans cesse, alors que le bassin est déjà en activité. Les plans successifs[7] des architectes Filippo Nicolis comte de Robilant (1723-1783) en 1778-1780-1786, d’Antoine Verani en 1791, De Molliere en 1792, Caravadossi en 1804 introduisent au fil des projets l’idée d’une composition symétrique avec un bassin monumental rectiligne.
En 1840, le Consiglio d'Ornato[8] entérine le plan d'achèvement du site soumis par l’architecte de la ville Scoffier. Le dessin définitif de l’entrée maritime de la ville est fondé sur la perspective et la symétrie axiale. Il présente une digue allongée de cinquante mètres et un plan d’eau étendu à une surface de six hectares. Au fond et au nord, une longue place (aujourd’hui place Île-de-Beauté) domine une plage au quai encore inexistant. L’axe de la place est occupé par l'église Notre-Dame du Port (souhaitée par Charles-Félix), flanquée de chaque côté de corps d’immeubles symétriques sur portiques. En 1844, le Consiglio autorise la construction de ces nouveaux immeubles[9], élevés de trois étages, sur la place. Les façades au midi sont peintes d’ocre rougeâtre et de grands motifs en relief naturel ornent le contour des balcons. Les arcades sont décorées de plafonds à caisson et le sol pavé de dalles de pierre. La même année, la rue Cassini percée relie la place Garibaldi et prolonge la route Royale vers le port. L’église Notre-Dame du Port est ouverte au culte en 1853. La plupart des quais sont construits entre 1842 et 1860. Le 11 mars 1857, l'Impératrice de Russie inaugure en grande pompe et donne son nom au premier tronçon (port Lympia < > Lazaret) de la route du bord de mer vers Villefranche-sur-Mer.
Le port de Nice est le premier port cimentier de France en liaison avec les usines de traitement des galets de la vallée du Paillon. L'approvisionnement de la Corse en ciment est assurée par cargos vraquier jusqu'à Bastia où une usine de mise en sac est installée pour approvisionner l'île. Il sert également de lieu d'amarrage pour des pointus et des yachts. Une activité de pêche subsiste, mais le nombre de pêcheurs professionnels est maintenant inférieur à dix.
Nice étant le point de la France continentale le plus proche de la Corse, les liaisons avec l'île déjà très anciennes se sont développées avec l'arrivée des NGV ou navires à grande vitesse. Deux compagnies assurent les liaisons avec aussi des navires traditionnels: la SNCM, une compagnie partiellement publique et Corsica Ferries - Sardinia Ferries, une société entièrement privée.
Située devant le port, la place Cassini a été rebaptisée place de l'Île de Beauté.
Une mystérieuse vague de 16 heures est signalée depuis 1992 en différents points de la côte sans qu'on puisse formellement en voir la cause dans le sillage des NGV.
Depuis 1897, le port de Nice est géré par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur[10] qui a dû restreindre ses projets d'extension pour en faire un port de croisière notamment du fait d'une mauvaise desserte autoroutière. En remplacement, on a aussi pensé à créer un nouveau port à Saint-Laurent-du-Var à l'embouchure du Var et à proximité de l'aéroport de Nice, mais ce lieu sert de réserve naturelle à diverses espèces d'oiseaux qui viennent y nicher d'où la grogne de diverses associations de défense de la nature[réf. nécessaire].
Depuis février 2008, le port de Nice appartient au conseil général des Alpes-Maritimes[11].