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definition - République_de_Chine_(Taïwan)

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République de Chine (Taïwan)

                   

23° 43′ 00″ N 120° 51′ 00″ E / 23.7167, 120.85

Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite uniquement de la « République de Chine » créée sur l'île de Taïwan depuis 1949. Il traite tous les domaines concernant cet État depuis cette période (politique, économie, diplomatie, etc…), tout ce qui concerne l'île avant 1949 devront être traité dans l'article Taïwan, ceci afin d'évider de créer un doublon avec celui-ci.
République de Chine
Zhonghuá Mínguó (zh)
中華民國 (zh)
Drapeau Chine Republic of China National Emblem.svg
drapeau Armoiries
Carte de la République de Chine, montrant les territoires contrôlés (en vert foncé) et les autres territoires revendiqués (en vert clair).
Administration


Capitale Taipei[1]
Gouvernement
- Président de la République
régime semi-présidentiel
Ma Ying-jeou
Géographie
Superficie 36 191[2] km2
Démographie
Population 23 146 090 hab.
Densité 639,55[3] hab./km2
Gentilé Taïwanais(e)
Langue(s) mandarin, taïwanais, hakka, langues austronésiennes
Économie
Monnaie Nouveau dollar de Taïwan
Autres
Fuseau horaire UTC +8
Domaine internet .tw
Indicatif téléphonique +886

La République de Chine (en sinogrammes traditionnels : 中華民國 ; en sinogrammes simplifiés : 中华民国 ; en pinyin : Zhōnghuá Mínguó), couramment désignée sous le nom de Taïwan (autrefois Formose), est l'État d'Asie de l'Est qui contrôle et gouverne l'île de Taïwan et d'autres îles avoisinantes, dont Jinmen, Matsu et Penghu. À la fin de la guerre civile chinoise, le 1er octobre 1949, la République populaire de Chine est proclamée à Pékin à la suite de la victoire des communistes sur les nationalistes chinois. Les dirigeants de la République de Chine se replient alors à Taïwan et Hainan, accompagnés d'un transfert massif de population. À partir de 1950, la République de Chine ne contrôle plus que l'île de Taïwan et quelques autres territoires insulaires plus petits. Du fait de l'important changement géographique, l'histoire de la République est scindée en deux parties - d'une part, la période où elle contrôlait la Chine dans son ensemble ; et d'autre part, la période contemporaine où son influence est limitée à Taïwan. Sur le plan politique, cependant, le régime continue d'appliquer la constitution de 1947, et ne reconnaît aucune séparation institutionnelle entre les deux périodes[4]. La République de Chine occupait le siège de la Chine à l'ONU jusqu'en 1971, date à laquelle la République populaire de Chine la remplaça.

La République de Chine et la République populaire de Chine revendiquent chacune la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et île de Taïwan). Aujourd'hui, la République de Chine (Taïwan) revendique toujours officiellement la souveraineté sur le continent[réf. nécessaire], même si ses revendications ne sont pas activement poursuivies, dans un effort d'améliorer les relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et la République de Chine.

Des documents officiels français font parfois usage de l'appellation État de Taïwan, ou encore République nationaliste de Chine.

Sommaire

  Forme internationale du nom

Le nom officiel en français est République de Chine, en anglais Republic of China, en sinogrammes traditionnels : 中華民國 ; en sinogrammes simplifiés : 中华民国 ; en pinyin : Zhōnghuá Mínguó (littéralement « État populaire chinois » ou « République chinoise »), en transcription de l'EFEO Tchong-houa Min-kouo, en Wade-Giles Chung-hua Min-kuo, en tongyong pinyin Jhonghuá Mínguó, en taïwanais Tiong-hoâ Bîn-ko.

Les fédérations sportives taïwanaises participent aux Jeux olympiques et aux compétitions sportives internationales sous l'appellation Chinese Taipei (chinois : 中華台北 ; pinyin : Zhōnghuá Táibĕi, français : « Taipei chinois »), avec un drapeau spécifique, différent du drapeau de la République de Chine, en raison de l'interdit posé par la République populaire de Chine sur l'appellation République de Chine.

En chinois, ce nom est Zhōnghuá Táibĕi (中華台北), « Taipei chinois » ; mais la République populaire utilise Zhōngguó Táibĕi (中国 台北), littéralement « Taipei, Chine », plaçant l'île au même niveau que les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao dénommées en anglais, notamment sur les timbres-poste, Hong Kong, China, et Macau, China.

  Histoire

Au plan politique, l'histoire officielle de la République de Chine comprend celle de la première période Républicaine, depuis la chute de l'Empire Qing en 1911 et la proclamation de la République le 1er janvier de l'année suivante. Elle ne se confond avec l'histoire de Taïwan qu'à partir de 1945, quand l'île, annexée par l'Empire du Japon depuis la Première guerre sino-japonaise, est rétrocédée par les Japonais à la suite de leur défaite militaire.

  Régime du Kuomintang et conflits armés

À partir de 1928, le Kuomintang (Parti national du peuple chinois) revendique la souveraineté sur l'ensemble de la Chine, son gouvernement étant reconnu au plan international. Une guerre civile l'oppose cependant dès 1927 au Parti communiste chinois. De 1937 à 1945, le pays est envahi par le Japon, le conflit étant inclus à partir de 1941 dans le front asiatique de la Seconde Guerre mondiale. La guerre civile reprend ensuite, et se termine par la victoire des communistes, qui contrôlent toute la Chine continentale et y proclament la République populaire de Chine.

  La République à Taïwan et l'évolution vers la démocratie

En décembre 1949, le Kuomintang, accompagné par près de deux millions de civils continentaux, se replie sur l'île de Taïwan, reprise aux Japonais quatre ans plus tôt. L'expression démocratique et la contestation des nouveaux occupants y sont violemment réprimés (notamment à partir des massacres du 28 février 1947). Tchang Kaï-chek reprend la présidence de manière officielle en mars 1950. En 1978, Tchang Ching-kuo, fils de Tchang Kaï-chek mort trois ans plus tôt, devient le Président de la République de Chine. Le régime très autoritaire, s'assouplit, et la liberté de parole est autorisée.

En 1988, Lee Teng-hui lui succède. Le premier parti d'opposition, le Parti démocrate progressiste ou Minjindang (DPP, acronyme anglais) est créé en 1986.

En 1996, Lee Teng-hui organise la première élection présidentielle au suffrage universel direct, qu'il remporte largement.

En 2000, Chen Shui-bian et la coalition pan-verte gagnent les élections : Chen Sui-bian est le premier président du pays à ne pas appartenir au Kuomintang.

En 2004, Chen Shui-bian est réélu de justesse au cours d'une élection controversée, durant laquelle il est légèrement blessé dans un attentat. Des problèmes de détournement d'argent affaiblissent le DPP.

Le 3 décembre 2005, le Kuomintang sort large vainqueur des élections régionales. En mars 2008, Ma Ying-jeou, candidat du Kuomintang est élu à la présidence. Conformément aux critères de l'Union européenne (double changement du parti au pouvoir)[réf. nécessaire], la République de Taïwan a évolué vers la démocratie.

Le 14 janvier 2012, Ma Ying-jeou est réélu à la présidence et le Kuomintang prend une majorité de 64 sièges sur 113 au parlement.

  Institutions

L'administration de la République de Chine est organisée selon trois niveaux :

  • le niveau central
  • le niveau provincial
  • le niveau de district et municipal

Au niveau central la séparation des pouvoirs est assurée par la présidence de la République et les cinq Yuans (exécutif, législatif, judiciaire, des examens et de contrôle). Les prérogatives de l'Assemblée nationale (établie en 1947 par la Constitution de la République de Chine et transplantée à Taïwan en 1949) ont été progressivement transférées au Yuan législatif. L'Assemblée nationale a officiellement été supprimée en 2005.

  Subdivisions de la République de Chine

À compter du 25 décembre 2010, la République de Chine est divisée en 5 municipalités spéciales, 3 municipalités de niveau provincial et 14 comtés, dont trois ne sont pas situés sur l'île de Taïwan (comtés de Penghu, de Kinmen et de Lienchiang). L'ensemble de ses subdivisions administratives est théoriquement réparties sur deux provinces : celle de Taïwan et celle du Fujian.

  Politique

Article détaillé : Politique de Taïwan.

Depuis la fin du XXe siècle, quatre partis politiques majeurs sont présents. Le Kuomintang possède le pouvoir de 1950 à 2000. Le Minjindang (DPP) gagne les élections en 2000 et conserve sa place à la suite du scrutin de 2004.

En 2008, de nouvelles élections ramènent au pouvoir le Kuomintang. Les deux autres partis d'importance sont le Qinmindang (Parti du peuple en premier, allié au Kuomintang dans la coalition pan-bleue) et l'Union pour la solidarité de Taïwan, partenaire du DPP au sein de la coalition pan-verte. Le Kuomintang est réélu en janvier 2012 et prend la majorité du parlement.

Les relations avec la Chine sont une des préoccupations prioritaires de la politique de Taïwan pour des raisons historiques, sociologiques (de nombreux Taïwanais ont leur famille ou travaillent sur le continent) et géographiques.

  Armée

  Le Taiwan Relations Act

Le Taiwan Relations Act a été adopté le 10 avril 1979 par le Congrès des États Unis après l'établissement de relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et les États-Unis. Dans ce pacte, il est notamment question de la vente d'armes entre les Etats-Unis et Taïwan. Ce type de relation commerciale avec les États-Unis est la source de tensions croissantes avec la République populaire de Chine. En effet, celle-ci considère ces échanges comme une volonté d'ingérence de la part des États-Unis dans ses affaires internes. La conséquence directe pour les États-Unis a été la suspension des relations militaires à haut niveau et une éventuelle sanction des sociétés américaines impliquées dans cette vente de matériel[5]. Cette réaction des autorités chinoises peut être un signal faible traduisant les tensions internes de Taïwan[6],[7].

  Démographie

Article détaillé : Démographie de Taïwan.

  Villes

  Langues

Le statut revendiqué de « République de Chine » a imposé le mandarin comme langue officielle, utilisant les sinogrammes traditionnels, contrairement à la Chine continentale qui les a simplifiés et qui présente cependant un certain nombre de spécificités par rapport à celui pratiqué sur le continent (voir mandarin de Taïwan).
C'est la langue maternelle des descendants des continentaux qui ont fui les communistes en 1949. Avec leurs descendants, ils constituent 14 % de la population.

Celle-ci s'est imposée au 84 % de « Taïwanais de souche », descendants des premiers colons arrivés de la province de Fou-Kien (Fujian) en Chine méridionale à partir du XVIIe siècle, qui ont refoulé l’ancien peuplement aborigène vers les hautes terres au centre de l’île. Les langues « traditionnelles » sont :

  • le holo (ou hoklo), parlé environ par 70 % de la population, dont certains parlent le « taïwanais » variante insulaire du minnan
  • Hakka (environ 14 % de la population), dont certains parlent le hakka (également une langue de la famille linguistique chinoise)
  • les langues austronésiennes des 14 communautés aborigènes sont près de[8] 500 000 et représentent environ 2 % de la population (ce chiffre est sous-estimé car il ne comprend pas ceux qui pourraient se réclamer d’une identité pingpu - terme générique désignant les aborigènes des plaines - et dont le nombre s’éleverait à 400 000 individus). Certains de ces groupes sont présents sur l'île depuis au moins 6 000 ans. Ces groupes parlent les fameuses langues formosanes, réparties en trois sous-groupes :

Les langues formosanes sont l'une des deux grandes familles des langues austronésiennes, l'autre étant formée par les langues malayo-polynésiennes parlées de Madagascar à l’île de Pâques.
Taïwan représente donc un inestimable conservatoire linguistique, et sans guère de doute le territoire souche d'où auraient émigré les ancêtres des peuples du Pacifique.
Une seule ethnie, les Da'o (Yami) de l’île des Orchidées, serait arrivée plus tardivement des Philippines il y a 1 000 ans environ et parle donc une langue malayo-polynésienne.

Les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux, apportent avec eux des langues d'Asie du Sud-Est, entre autres.

Parmi les personnes assez âgées pour avoir connu le gouvernorat japonais, nombreuses sont celles qui parlent le japonais couramment.

  Économie

  Gare de Hsinchu, HSR (TGV) taïwanais
  La station Central Park du métro de Kaohsiung.

L'industrialisation rapide de Taïwan a entraîné durant la deuxième moitié du XXe siècle une croissance rapide décrite comme le "miracle économique taïwanais" (Taiwan Miracle ou 台灣奇蹟|台灣經濟奇蹟). Comme Taïwan s'est développé à peu près en même temps que la Corée du Sud, Hong Kong et Singapour, ces quatre pays sont communément connus comme les "quatre dragons asiatiques".

Aujourd'hui, Taïwan est un pays développé à revenu élevé. Selon les chiffres du ministère taïwainais du Budget, de la Comptabilité nationale et des Statistiques, le produit national brut (PNB) devrait atteindre 14 459 billions de dollars taïwanais en 2011, ce qui est équivalent à un PNB par habitant de plus de 21 000 dollars américains. Le PIB total s'élève en 2009 à 504 612 millions de dollars américains (statistiques FMI), faisant de Taïwan la 24ème puissance économique du monde[9]. En parité de pouvoir d'achat, Taïwan est la 19e puissance économique du monde, et son PIB par habitant est équivalent à celui de l'Union européenne. Selon le FMI, il s'est établi à plus de 34 700 dollars américains en 2010, surpassant ainsi celui de la Finlande, de la France et du Japon[10]. En 2011, ce chiffre est passé à 37 932 dollars US.

En 2007, les services (secteur tertiaire) représentent 71,1 % du PIB, contre 27,5 % pour l'industrie (secteur secondaire) et seulement 1,4 % pour l'agriculture (secteur primaire). Ces trois secteurs emploient respectivement 57,9 %, 36,8 % et 5,3 % de la population active (2007).

L'industrie taïwanaise est principalement basée sur la haute technologie. Les secteurs importants comprennent :

etc.

  Technopole de Neihu, à Taipei

Les entreprises de haute technologie se concentrent dans des parcs scientifiques comme à Hsinchu (新竹科學工業園區 Hsinchu Science and Industrial Park, premier technopôle du pays, créé en 1980), Taipei (內湖科技園區 Neihu Technology Park et 南港軟體園區 Nankang Software Park), Taichung (中部科學工業園區 Central Taiwan Science Park), ou encore Tainan (南部科學工業園區 Southern Taiwan Science Park).

La monnaie en vigueur de la République de Chine est le dollar taïwanais (NT$ pour New Taiwan Dollar).

Taïwan fait partie du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) depuis 1991 et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis 2002.

Taïwan est aujourd'hui le premier investisseur en Chine. Selon la revue britannique The Economist (9 mai 2009), le total des investissements taïwainais en Chine ont dépassé les 400 milliards de dollars américains. Ses entreprises, comme Acer Incorporated, sont à l'origine de plus de 10 millions d'emplois. En 2006, rien que dans la province du Guangdong, 20 000 entreprises de capital taïwanais emploient environ 6 millions de travailleurs chinois[11].

  Des éoliennes sur la côte ouest, près de Taichung

Aux XVIIIe et XIXe siècles, le peuplement chinois a fondé une économie rurale classique à la chinoise, rizicole et maraîchère, complétée par des pêcheries. L’industrialisation s’est effectuée vers la fin du XIXe siècle sous l'administration de la dynastie Qing, puis avec l’occupation japonaise d’environ un demi-siècle qui, en 1945, a laissé une infrastructure industrielle et des empreintes intellectuelles fortes. L’essor économique de Taïwan fut lancé par une réforme agraire réussie et une aide généreuse des États-Unis au refuge des « nationalistes » chinois de Tchang Kaï-chek dans les années 50.

Cette réforme agraire réussie et cette aide économique généreuse ont permis à la paysannerie de devenir de petits propriétaires, de s’enrichir et de constituer un marché interne assez volumineux qui a lancé une industrie légère de transformation pour satisfaire la demande solvable intérieure en biens de consommation et en biens d’équipement et ensuite se tourner vers l’exportation des produits de première nécessité et de machines aratoires motorisées légères d’abord et lourdes ensuite. Cette paysannerie enrichie donna naissance à des petites et moyennes entreprises qui constituent un réseau enchevêtré de sous-contractants en contractants se propageant avec, au début, assez peu de grandes entreprises comme Evergreen ou Formosa Plastics. C'est sur la base de ce tissu fin de petites et moyennes entreprises que l'économie taïwanaise a pris l'envol dès le début des années 1970, stimulée notamment par de grands travaux d'infrastructure (十大建設, hanyu pinyin shídàjiànshė), puis par une politique de développement d'industries à forte teneur technologique.

Voici les principaux indicateurs économiques de Taïwan aujourd'hui :

  • Monnaie nationale : le dollar taïwanais ou New Taiwan Dollar (NT$ ou TWD) ; 1 EUR = 41,9 TWD (2011)
  • PIB : 886,5 milliards de dollars US (19e; est. FMI 2011, valeur PPA); 504,6 milliards de dollars US (24e; est. FMI 2011, valeur nominale)
  • PIB par habitant : 37 932 dollars US (20e, est. FMI 2011, valeur PPA); 21 592 dollars US (37e; est. FMI 2010, valeur nominale)
  • IDH : (2007) 0,943 (25e, très élevé) [12]; (2010) 0,868 (18e, très élevé, selon le nouveau système de calcul des Nations-Unies "Inequality-adjusted HDI"
  • Coefficient Gini : 0,339 [13]
  • Taux de chômage : 5,25 % (est. FMI 2010)
  • Population vivant sous le seuil de pauvreté : 1,08 % (CIA factbook 2010)
  • Taux d'inflation : 2,3 % (est. FMI 2010)
  • Exports : US$274,64 millards (2010)[14], US$203 milliards (19e, est. CIA 2009), US$255 milliards (2008)
  • Principaux clients : Chine 26,64 %, Hong Kong 14,46 %, US 11,59 %, Japon 7,12 %, Singapour 4,23 % (2009)
  • Imports : US$251,4 milliard (2010)[14], US$173 milliards (21e, est. CIA 2009) ; US$236 milliards (2008)
  • Principaux fournisseurs : Japon 20,77 %, Chine 14,01 %, US 10,49 %, Corée du Sud 6,03 %, Saudi Arabie 4,97 % (2009)
  • Réserves de change : US$353 milliards (5e, est. CIA au 31 décembre 2009)

  Commerce international

La République populaire de Chine, y compris Hongkong et Macao, est le principal partenaire commercial de Taïwan, suivie par les États-Unis, l'Union européenne et le Japon.

En 2009, les exportations de Taïwan[15] :

  Religion

  Culture

  Art à Taïwan

  • Conservatoire de l'art continental
    Lors de la fuite de (1949-1950), les nationalistes emportèrent, au passage, de nombreux trésors artistiques : céramiques, bronzes, jades, que l'on peut admirer au Musée national du palais à Taipei ;
  • Art Insulaire.

  Calendrier

Le système de calendrier officiel taïwanais prend 1911, date du soulèvement de Wuchang qui marqua la fin du régime impérial, pour an 1 (en 2011, nous sommes en l'an 100 de la République).

  Éducation

  • Taux d’alphabétisation (au-dessus de 15 ans) : 98 % (2008).
  • Budget de l’Education : 19 % des dépenses publiques, soit 4,5 % du PIB (2008).
  • Instituts d’enseignement supérieur : 162 (147 universités et 15 lycées professionnels).
  • Effectifs étudiants : 1,3 million dont 181 000 en programme de mastère et 33 000 en programme de doctorat.
  • Étudiants taïwanais à l’étranger[16] (2009) : 33 629, dont 6 859 dans l'Union européenne et 15 594 aux États-Unis.

  Sports

  Drapeau olympique du Taipei chinois (Taïwan)

Le baseball est le sport national à Taïwan[17]. Le sport a été introduit par les Japonais, et la Ligue chinoise professionnelle de baseball a débuté en 1990.

Le 27 août 2004, Taïwan (sous le nom "Taipei chinois" (中華台北) a obtenu deux médailles d'or en taekwondo. Ce sont les premières médailles d'or de la République de Chine (Taïwan).

  Relations diplomatiques

La reconnaissance internationale d'un État est liée à la possibilité d'établir des relations diplomatiques. Actuellement, la République de Chine entretient des relations diplomatiques avec seulement 23 États, sur les 193 membres des Nations Unies.
En janvier 2008, le Malawi a choisi de rompre ses relations avec Taïwan au profit de la République populaire de Chine[18]. Il entretenait des relations diplomatiques avec Taïwan depuis 1966.

  Organismes internationaux

La République de Chine (Taïwan) souhaite réintégrer les Nations unies dont elle a été exclue le 23 novembre 1971 au profit de la République populaire de Chine, ainsi que toutes les organisations qui en dépendent. La plupart de ses tentatives ont jusqu'à présent été bloquées par le régime communiste de Pékin. Depuis mai 2009, toutefois, Taïwan est invité chaque année en tant qu’observateur à l’Assemblée mondiale de la santé, l’organe décisionnel de l'Organisation mondiale de la santé qui dépend des Nations unies.

La République de Chine dispose également du statut d’observateur ou de membre associé auprès de 20 autres organisations intergouvernementales et structures affiliées, telles que l’Organisation de coopération et de développement économiques, la Banque interaméricaine de développement ou encore la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Par ailleurs, les organisations non gouvernementales (ONG) taïwanaises prennent part aux activités de plus de 2 100 autres ONG dans le monde.

Taïwan est également membre de l'OMC et de l'APEC - dans les deux cas sous le nom de Chinese Taipei, nom imposé par la Chine à Taïwan lorsque cette dernière est représentée auprès d’une instance internationale.

L'Union européenne lui reconnaît parfois une existence distincte de la République populaire de Chine[19].

  Codes relatifs à Taïwan

Taïwan (République de Chine) a pour codes :

  Notes et références

  1. Nankin fut la capitale légitimée par la loi de 1936 qui fut ensuite abandonnée en 1947 dès la mise en œuvre de la Constitution. Lors de la reculade à Taïwan en 1949, le président Tchang Kaï-chek déclara Taipei la « capitale guerrière ». Depuis, aucune loi n'indiquant en fait, on considère Taipei comme capitale de facto.
  2. Ministère de l'Intérieur de la République de Chine (Taïwan)
  3. Ministère de l'Intérieur de la République de Chine (Taïwan), sept. 2010
  4. Government Information Office, Republic of China
  5. [lire en ligne]
  6. [lire en ligne]
  7. [lire en ligne]
  8. Source :Ministère des Affaires aborigènes de la République de Chine
  9. ["List of countries by estimated future nominal GDP, based on data from the International Monetary Fund for the year 2010" - lire en ligne]
  10. ["Taiwan and Japan: Breaking formation" (The Economist, Nov 9th 2010) - lire en ligne]
  11. [lire en ligne]
  12. Calcul du ministère taïwainais du Budget, de la Comptabilité nationale et des Statistiques, basée sur les données suivants (2007) : espérance de vie / 78,4 ans ; taux dalphabétisation / 97,6 % ; taux de scolarisation combiné brut / 101,9 % ; PIB par habitant en PPA / US$30 352
  13. Selon une étude de l'Academia Sinica publié en avril 2010
  14. a et b Taiwan’s 2010 trade hits record high, Taiwan Today, 2010-01-10. Consulté le 2011-01-10
  15. Bureau du commerce extérieur de la République de Chine (Taïwan)
  16. Ministère de l'Education de la République de Chine (Taïwan)
  17. Taiwan Baseball | Travel Writing and Taiwan Information from Travel Intelligence
  18. Le Malawi rompt ses liens avec Taïwan au profit de Pékin
  19. Avis d'ouverture d'une procédure antidumping concernant les importations de peroxosulfates originaires des États-Unis d'Amérique, de la République populaire de Chine et de Taïwan

  Voir aussi

  Articles connexes

  Liens externes

   
               

 

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