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The Cure

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cure.

The Cure (parfois simplement abrégé en Cure) est un groupe de rock britannique, formé en 1976 à Crawley dans le Sussex de l'Ouest (Angleterre), qui a marqué les années 1980 et 1990. La formation actuelle est composée de Robert Smith, Roger O'Donnell aux claviers, Simon Gallup à la basse et Jason Cooper à la batterie.

Robert Smith est la figure emblématique du groupe. Il en est le chanteur et le guitariste (il joue également de la basse ou des claviers), le parolier et le principal compositeur.

Associé au mouvement new wave, The Cure a développé un son qui lui est propre, aux ambiances tour à tour mélancoliques, rock, pop, gothiques[1],[2] et psychédéliques, créant de forts contrastes, où la basse est mise en avant et n’est pas seulement un instrument d’accompagnement. Elle est, notamment en raison du jeu particulier de Simon Gallup une composante essentielle de la musique de The Cure. L'utilisation conjointe d'une basse six cordes (souvent une Fender VI), au son caractéristique, très souvent utilisée dans les motifs mélodiques, contribue pour beaucoup à la signature sonore si singulière du groupe.

Cette identité musicale, ainsi qu'une identité visuelle véhiculée par des clips, contribuent à la popularité du groupe qui atteint son sommet dans les années 1980. De nombreux fans copient alors les tenues vestimentaires amples et sombres des musiciens et la coiffure arachnéenne de Robert Smith.

The Cure, avec ses disques et ses nombreux concerts à travers le monde, a su rassembler un public varié autour de sa musique, aussi bien des amateurs d’ambiance sombre et dépressive que des amoureux de mélodies pop, et conserve toujours un auditoire fidèle.

Concernant le succès qu'a remporté le groupe, il est à noter que, même s'il s'est rapidement fait connaître dans son pays d'origine ainsi qu'un peu partout en Europe, c'est en fait en Océanie (et surtout en Nouvelle-Zélande, sans qu'il y ait d'explication particulière à cela) que The Cure a connu un grand succès dès 1980/81, devançant de plusieurs années la Curemania qui touchera le continent européen - et notamment la France - au milieu des années 1980.

Sommaire

  Historique

  Avant The Cure (1973-1978)

En 1973, dans la ville de Crawley dans le Sussex, Robert Smith, âgé de quatorze ans, joue de la guitare avec son frère Richard, sa sœur Janet et quelques amis dans un groupe appelé le Crawley Goat Band dont la notoriété ne dépassera pas le cercle familial et amical[3]. Dans la foulée, le jeune musicien monte un autre groupe avec des camarades de son collège simplement appelé The Group puisqu’il est le seul de l’école. À la fin de l’année scolaire, la formation qui s’est finalement choisi le nom de The Obelisks donnera son unique concert au sein même du collège, avec Robert Smith au piano, Lol Tolhurst à la batterie, Alan Hill à la basse, Michael Dempsey et Marc Ceccagno aux guitares[3].

En janvier 1976, Robert Smith et Marc Ceccagno aux guitares et Michael Dempsey désormais bassiste forment un nouveau projet, Malice qui l’année suivante deviendra Easy Cure.

Articles détaillés : Malice (groupe) et Easy Cure.

Après plusieurs changements, la formation se stabilise en un trio composé de Robert Smith au chant et à la guitare, parolier et principal compositeur, Michael Dempsey à la basse, Lol Tolhurst à la batterie, et adopte définitivement le nom de The Cure.

  La rencontre avec Chris Parry – Fiction Records (1978-1980)

Au début de l'été 1978, le groupe envoie une maquette de quatre morceaux à une multitude de labels et ne tarde pas à attirer l’attention de Chris Parry, ex-manager des Jam, et directeur artistique chez Polydor. Il désire fonder son propre label indépendant, Fiction Records, et il voit en The Cure l’occasion de réaliser son projet[4]. Un contrat est signé ; le groupe restera fidèle au label jusqu'en 2001.

Le premier 45 tours Killing an Arab sort d’abord en décembre 1978 sur le label Small Wonder. Cette chanson, inspirée du roman L'Étranger d'Albert Camus, assure un début de notoriété grâce notamment aux fanzines alternatifs. Avec l’argent récolté, le label de Chris Parry peut désormais fonctionner et le single ressort le 6 février 1979 chez Fiction Records.

Un mini scandale éclate quand le parti politique d’extrême droite britannique tente de récupérer la chanson. Pour mettre fin à la polémique, Chris Parry multiplie les communiqués de presse expliquant la source d’inspiration de la chanson et fait même envoyer aux médias des exemplaires du livre de Camus.

À cause de son titre, cette chanson sera de nouveau détournée de son sens (à l'époque de la guerre du Golfe en particulier), au grand dam de Robert Smith qui devra rappeler dans des conférences de presse le texte qui l'a inspiré.

Article détaillé : Killing an Arab.

The Cure enchaîne les concerts et enregistre son premier album au son post-punk très minimaliste, Three Imaginary Boys, produit par Chris Parry qui sort en mai 1979. L’accueil de la presse spécialisée est positif dans l’ensemble, le Melody Maker titrera « The Eighties Start Here » (« Les années 80 commencent ici »)[4]. Robert Smith cependant ne sera jamais totalement satisfait de cet album, que ça soit de la pochette qui est une idée de Chris Parry ou de certaines chansons comme Object, It’s not You, So What ou la reprise de Foxy Lady, chantée par Dempsey, qu’il déclare détester[5].

Un second 45 tours sort en juin, Boys Don't Cry. S'il n’entre pas dans les classements britanniques, ce titre rencontre en revanche un succès en Nouvelle-Zélande, atteignant la 22e place[6]. Cette chanson est devenue par la suite l’une des plus connues du répertoire du groupe, grâce notamment à la nouvelle version qui sortira en 1986. Elle fera également l’objet de plusieurs reprises.

  Steven Severin, Siouxsie Sioux et Budgie avec qui Robert Smith joua au sein de Siouxsie and The Banshees en 1979, puis de 1982 à 1984.

Les festivals d'été sont l'occasion pour The Cure de jouer pour la première fois hors des frontières britanniques. À Groningue aux Pays-Bas tout d'abord, puis en Belgique à Bilzen. Ensuite The Cure assure la première partie de Siouxsie and the Banshees, d'août à octobre, et Robert Smith se lie d’amitié avec leur bassiste Steven Severin. Lorsque le guitariste des Banshees, John McKay, quitte soudainement le groupe, Smith se propose pour le remplacer jusqu’à la fin de la tournée. Il se retrouve ainsi à jouer deux fois chaque soir, d’abord avec The Cure puis aux côtés de Siouxsie Sioux[4].

Un troisième single, Jumping Someone Else's Train, paraît en novembre alors qu’un changement dans le groupe se produit. Michael Dempsey ne s’entendant plus avec Robert Smith s’en est allé rejoindre un autre groupe du label Fiction, Associates, cédant sa place à Simon Gallup avec qui Robert Smith vient d’enregistrer un single sous le nom de Cult Hero. Matthieu Hartley intègre également The Cure comme claviériste à ce moment-là.

Le quatuor fraîchement formé se lance dans une nouvelle série de concerts en Angleterre et aux Pays de Galles, baptisée Future Pastimes Tour, accompagné par les Associates justement et The Passions, avant de terminer l'année par des shows aux Pays-Bas, en Belgique et en France pour la première fois.

En février 1980 paraît le 33 tours Boys Don't Cry, au départ seulement destiné au marché américain, qui reprend la plupart des morceaux de Three Imaginary Boys et des trois singles.

Le 4 avril 1980 Robert Smith et Matthieu Hartley participent, avec d'autres artistes, au concert organisé à Londres par The Stranglers pour protester contre l'incarcération de leur chanteur Hugh Cornwell suite à une affaire de possession de drogues[7].

  Période Cold wave et premiers succès (1980-1982)

The Cure enregistre en une semaine et mixe en six jours son deuxième album[4], le très atmosphérique et encore relativement pop Seventeen Seconds qui sort le 22 avril 1980. Produit par Robert Smith et Mike Hedges, il tranche nettement avec le premier album, beaucoup plus sombre et glacial. Bien que plus difficile d’accès a priori que son prédécesseur (dans sa chronique dans Rock & Folk, François Gorin souligne que l'écoute du disque demande des efforts[8]), l’album se comporte bien dans les charts britanniques et atteint la 20e place[9], mais ce disque remporte surtout un énorme succès en Nouvelle-Zélande atteignant la 9e place, et restant classé durant plus d'un an [10]. En Europe, Seventeen Seconds connait également un bon succès aux Pays-Bas, se classant à la 15e place[11]. Ce succès est sans doute dû au morceau A Forest, extrait en single, qui devient le premier hit du groupe dans son pays d'origine où il atteint la 31e place[12], comme au niveau international[13].

Le quatuor entame une impressionnante série de concerts, parcourant tout d'abord l’Europe ainsi que les États-Unis (le Seventeen Seconds Tour d'avril à juin), puis la Nouvelle-Zélande et l’Australie, deux pays où le groupe bénéficie déjà d'une grande notoriété (Get a Dose of The Cure Tour de fin juillet à fin août).

Matthieu Hartley qui ne s’est jamais vraiment intégré a aussi du mal à s’adapter au rythme soutenu des tournées. Des tensions apparaissent avec les autres membres, il est finalement écarté du groupe fin août. Il déclare plus tard : « J’ai compris pendant la tournée que The Cure s’orientait vers une musique sombre et suicidaire, un style qui ne m’intéressait absolument pas. »[5] En octobre, The Cure parcourt encore les scènes d'Europe avant une série de concerts exclusivement britannique le mois suivant nommée The Primary Tour.

Au lieu de s’accorder du repos, Smith Gallup et Tolhurst enchaînent avec l’enregistrement du nouvel album en compagnie du producteur Mike Hedges. Les sessions dureront plus longtemps que prévu : un mois au lieu de neuf jours[4]. Faith sort le 14 avril 1981, juste après le single Primary. Plus gris et désespéré que Seventeen Seconds, fortement dominé par la basse de Simon Gallup, le disque rallie de nouveaux adeptes au groupe et connaît un certain succès international, se classant 14e en Grande Bretagne[14], 38e en Suède[15], 9e aux Pays-Bas[16] et surtout 1e en Nouvelle-Zélande dès sa sortie, ce durant trois semaines consécutives[17].

Au sujet de ce succès, Robert Smith dira dans une interview accordée à un journaliste de Libération en octobre : « Les gens achètent nos disques, viennent nous voir parce qu’ils ont aimé les disques, mais ils ne nous suivront pas forcément là où nous voulons aller. Je ne pense pas qu’on ait de vrais fans. On attire des gens qui aiment un certain type de groupes : Public Image, The Banshees, Joy Division, etc. Et ces gens-là aiment équitablement tous leurs groupes[18]. »

Une nouvelle tournée–marathon de six mois commence dès avril, avec en première partie non pas un autre groupe, mais la projection d’un film d’animation de 27 minutes[19], Carnage Visors réalisé par Ric Gallup, le frère de Simon, et illustré par un instrumental composé par le groupe où dominent deux basses et une boîte à rythmes.

Le Picture Tour, après le Royaume-Uni, mène les musiciens à travers la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Canada et enfin la France. Le trio trouve le temps d’enregistrer un autre single, Charlotte Sometimes, qui sort en octobre. En novembre et décembre, une série de huit concerts en Angleterre et en Écosse (Eight Appearances Tour), avec en première partie And Also the Trees, clôture l'année scénique de The Cure.

Retour en studio, début 1982, cette fois en compagnie de Phil Thornalley pour la production, afin de donner naissance à l'album considéré comme le plus noir de la carrière du groupe[20], Pornography, qui sort dans les bacs le 4 mai 1982. Et malgré son atmosphère oppressante et gothique[1],[2], cet album marche plutôt bien atteignant le Top 10 en Angleterre[21] et en Nouvelle-Zélande[22], et connait également un certain succès aux Pays-Bas où le groupe compte désormais de nombreux adeptes, s'y classant à la 17e place[23].

Et toujours de nombreux concerts. Après un passage au Printemps de Bourges en avril, The Cure enchaîne avec le Fourteen Explicit Moments Tour qui visite l'Angleterre et l'Écosse, puis le Pornography Tour qui passe par le Benelux, l'Allemagne, la France et la Suisse. Robert apparaît sur scène les yeux et la bouche cernés de rouge à lèvres dégoulinant : « Je n’applique pas le rouge à lèvres proprement pour éviter que les gens pensent que je le fais par coquetterie, alors que je le porte pour des raisons de théâtralité. Au début j’en portais autour des yeux et autour de la bouche de manière à ce que, lorsque j’étais sur scène, avec la sueur, ça dégouline partout. On aurait dit que quelqu’un venait de me frapper et que je saignais. »[24]

Des tensions sont apparues entre Robert Smith et Simon Gallup, la tournée ne fait que les renforcer. Les deux musiciens vont jusqu’à se bagarrer après un concert à Strasbourg. La tournée s’achève dans la confusion le 11 juin à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, où le public assiste à un rappel chaotique : les membres du groupe, qui ont échangé leurs instruments, improvisent un titre, The Cure are Dead, accompagnés du groupe Zerra One qui assurait la première partie, et du roadie Garry Biddles au chant qui invective Smith et Tolhurst[25].

À l’issue du concert, Simon Gallup quitte la formation. Robert Smith ne lui reparlera pas avant dix-huit mois[4].

  Renaissance Pop et Cure mania (1983-1986)

  Robert Smith en octobre 1985 au Miyako Hotel, à San Francisco.

À ce moment-là, personne ne sait si The Cure existe encore. Robert Smith part se mettre au vert quelque temps au Pays de Galles avec sa compagne Mary. Quant à Tolhurst, dont les capacités limitées à la batterie[26] ont cependant joué un rôle dans le façonnage du son « Cure », il décide d’abandonner son instrument et de se mettre aux claviers. Il consacrera également du temps à produire le premier album et les deux premiers singles de ses compatriotes du groupe And Also The Trees.

Chris Parry demande alors à Smith et Tolhurst d'enregistrer quelque chose de différent. Le duo, accompagné de Steve Goulding à la batterie offre un nouveau single, Let's Go To Bed dans un style très pop et même dansant qui déstabilise les fans de la première heure. Robert Smith, qui ne voulait pas sortir la chanson sous le nom de The Cure, la qualifiant de « plaisanterie »[4], se laisse finalement convaincre par son manager. Le single paraît à la toute fin 1982 et ne connaît qu'un succès modeste en Angleterre[27] (mais devient quelques mois plus tard un tube en Océanie, atteignant le Top 20[28]).

Le groupe continue néanmoins sur cette voie plus pop en sortant à l'été 1983 un autre single intitulé The Walk, où synthétiseurs et boîtes à rythmes sont à l'honneur, et cette fois le succès est au rendez-vous dans le pays d'origine de Cure (12e au Royaume-Uni[29]), mais aussi en Irlande où ce titre inaugure une impressionnante série de 17 hits classés consécutivement dans le Top 20 de ce pays[30], entre 1983 et 1992. Suit un nouveau 45 tours, The Lovecats, influencé par le jazz, qui sera un vrai tube et se classera à la 7e place des charts britanniques[31]. Entre temps, Andy Anderson est devenu le nouveau batteur, et Phil Thornalley, qui avait coproduit Pornography, tient désormais la basse. C'est avec cette formation que le groupe retrouve le chemin de la scène à partir de juillet, lors de quelques festivals, en Europe et aux États-Unis. Fin 1983, paraît une compilation, intitulée Japanese Whispers, regroupant les trois singles précédemment cités auxquels s'ajoutent leurs faces B ; elle connaît notamment un grand succès en Nouvelle-Zélande, atteignant la 8e place[32] quelques mois plus tard.

Une nouvelle rencontre déterminante se produit, par l'intermédiaire de Chris Parry : celle de Tim Pope qui devient le réalisateur de clips attitré de The Cure.

Parallèlement, Robert Smith explore des horizons plus expérimentaux et psychédéliques. Il conçoit, aux côtés de Steve Severin, le projet The Glove (nom inspiré par un personnage du film Yellow Submarine des Beatles)[33]. En août 1983 ils sortent un album titré Blue Sunshine dont sont tirés deux singles, Like an Animal et Punish me With Kisses.

Robert Smith est par ailleurs à nouveau le guitariste officiel de Siouxsie and the Banshees depuis fin 1982, en remplacement de John McGeoch. Il publie avec eux en 1983 le live Nocturne enregistré au Royal Albert Hall de Londres, puis l'année suivante l'album studio Hyaena.

En mai 1984, The Cure sort un nouvel album, The Top, pop et psychédélique. C'est le premier disque du groupe dont les compositions ne sont pas signées par tous les membres. Les chansons sont portées au crédit de Robert Smith seul ou en collaboration avec Lol Tolhurst. Pour le journaliste Thierry Chatain, The Top est « le nouveau sommet d'un groupe qui sait se régénérer sans se renier »[34]. « Disque fou, riche, intense et passionnant » selon Hervé Picart qui prévoit par ailleurs que ce « kaléidoscope virevoltant, bariolé à l'extrême » va déconcerter les fans[35].

Phil Thornalley n'a pas participé à l'enregistrement, occupé dans le même temps comme ingénieur du son sur l'album Seven and the Ragged Tiger de Duran Duran, tandis que le guitariste Porl Thompson a rejoint la troupe[3]. Thornalley est de retour fin avril juste avant le début du The Top Tour, première tournée de The Cure depuis deux ans, qui traverse l'Europe, l'Océanie, le Japon pour la première fois, les États-Unis et le Canada. And Also the Trees assure une nouvelle fois la première partie lors des dates britanniques.

Robert Smith ne pouvant être continuellement présent dans deux groupes à la fois, il quitte définitivement Siouxsie and the Banshees au mois de mai.

En octobre, sort le premier album live Concert enregistré en mai à Londres et à Oxford.

Andy Anderson ne terminera pas la tournée. « Pétant les plombs après chaque concert » selon les termes de Smith[5], il est renvoyé en octobre. Lol Tolhurst révèlera plus tard dans une interview qu'Andy souffrait d'hypoglycémie, et comme en tournée il était fréquent qu'il ne puisse pas se nourrir correctement, il devenait agressif[36]. Anderson est remplacé au pied levé par Vince Ely, ex-The Psychedelic Furs qui est lui-même remplacé après quinze jours par Boris Williams. Ce dernier restera dans le groupe pendant presque dix ans, le marquant de son empreinte. Il demeure encore auprès de nombreux fans le batteur le plus apprécié de The Cure[37]. À la fin de la tournée, Phil Thornalley part vers de nouveaux horizons musicaux.

Depuis juin 1982 de l’eau a coulé sous les ponts et, à la fin de l’année, Robert Smith recontacte Simon Gallup lui laissant entendre que la place de bassiste est libre. Quelque temps après, Simon intègre le groupe pour l’enregistrement du nouvel album, résolument pop et intégralement composé par Robert Smith seul, The Head on the Door qui paraît en août 1985 et qui sera consacré album de l'année par le magazine Melody Maker[4].

Les 45 tours qui en sont tirés In Between Days et Close to Me sont de grands succès, aidés par des clips réalisés par Tim Pope et largement diffusés. La popularité du groupe explose en Europe, et notamment en France. On parle alors de « Cure mania ». Le succès ne cesse de grandir aux États-Unis (où l'album atteint la 60e place[38]) ainsi qu'au Canada, et se confirme en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le public fait un véritable triomphe aux cinq musiciens durant The Head Tour, la tournée qui passe par les États-Unis, le Canada et le Vieux Continent et qui s'achève par un concert au Palais omnisports de Paris-Bercy le 18 décembre 1985.

C'est à cette époque que le look à la « Cure » fait nombre d'émules parmi les fans un peu partout sur la planète, un look particulier fait de coupes de cheveux hirsutes et de tenues vestimentaires à l'avenant, qu'arbore le groupe (et notamment Smith) depuis quelques années déjà.

1986 voit la parution de la compilation Standing on a Beach (la version CD sera titrée Staring at the Sea, avec une liste des morceaux légèrement différente) en forme de bilan après dix années d'existence. Elle connaît un succès important, atteignant par exemple le Top 10 au Royaume-Uni, en France, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et surtout le Top 50 aux États-Unis où la formation de Robert Smith devient incontournable. Au même moment, Boys Don't Cry sort en single dans une nouvelle version, et devient un tube international.

Durant l'été, The Cure entreprend une tournée des deux côtés de l'Atlantique : The Beach Tour Party. La dernière date, le 9 août au théâtre antique d'Orange fait l’objet d’un film réalisé par Tim Pope qui sortira en VHS sous le titre The Cure In Orange l'année suivante.

  Le succès à son apogée (1987-1993)

Aux mois de mars et d'avril 1987, The Cure se produit pour la première fois en Amérique du Sud, avec deux concerts en Argentine et huit au Brésil dans des stades combles, où le groupe peut mesurer l'étendue de sa popularité dans ces deux pays. Le second concert argentin a dû cependant être écourté à cause d'une partie du public trop turbulente[39].

Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me, double album aux sonorités plus variées que son prédécesseur, et avec à nouveau tous les membres qui participent à sa composition, paraît au mois de mai. « Disque charnière, consécration » selon le journaliste Youri Lenquette[40], c'est un énorme succès international, notamment aux États-Unis où l'album entre dans le Top 40 et sera certifié disque de platine avec plus d'un million d'exemplaires écoulés[41], grâce aux tubes Why Can't I Be You?, et surtout Just Like Heaven. À noter que ce dernier morceau est basé sur un instrumental composé en 1986 pour l'émission de télévision française Les Enfants du rock, qui a toujours soutenu le groupe.

The Cure compte désormais six membres dans ses rangs avec l’arrivée aux claviers de Roger O'Donnell juste avant la tournée mondiale Kissing Tour qui débute en juillet à Vancouver et s'achève le 9 décembre à la Wembley Arena de Londres. En introduction, un court métrage de cinq minutes, réalisé par Porl Thompson et Undy Vella, est projeté. Intitulé Tea Ceremony il montre des gros plans de la bouche et des yeux de Robert Smith. La bande son est un instrumental titré Eyemou (contraction des mots eye et mouth, « œil » et « bouche »)[42].

À cette époque, et en termes de popularité au niveau international, The Cure est l'un des plus grands groupes pop/rock anglophones du moment avec U2, Depeche Mode ou encore INXS.

Il faut attendre 1989 pour voir un nouvel album dans les bacs. Disintegration paraît le 1e mai. Il marque un retour à une musique plus sombre et mélancolique, apprécié par les fans attachés à la période cold wave de la formation anglaise ; « le testament des années 80 », écrira Hugo Cassavetti[43].

Tolhurst ne fait plus partie du groupe à ce moment-là. Devenu ingérable à cause de ses problèmes liés à l’alcool, Robert Smith l’a viré au début de l’année[44].

Le single Lullaby, soutenu par un clip (toujours réalisé par Tim Pope) remarqué dans les médias et qui sera récompensé aux Brit Awards[45], grimpe dans les classements internationaux, tandis que Lovesong se retrouvera classée 2e aux États-Unis, renforçant la popularité de The Cure dans ce pays. La tournée mondiale (le Prayer Tour) débute le jour de la sortie de Disintegration à Roskilde au Danemark et s'achève le 23 septembre 1989 à Mansfield dans le Massachusetts. La première partie était assurée par les Shelleyan Orphan sur la quasi-totalité des dates, et lors de certains concerts en Italie par Marc Almond. Les groupes Love and Rockets et Pixies étaient présents sur plusieurs dates américaines. Comme témoignage de cette tournée, l'album live Entreat enregistré à la Wembley Arena en juillet sortira l'année suivante.

Des changements interviennent dans la formation au début de l'année 1990 : Roger O’Donnell s’en va à cause de problèmes relationnels avec Boris Williams et Simon Gallup. Il est remplacé par Perry Bamonte dont le premier concert avec le groupe sera le 21 juin 1990 à Paris lors de la Fête de la Musique[5]. Ce concert inaugure The Pleasure Trips, une tournée des festivals d'été comptant onze dates.

À l'automne, une radio éphémère apparaît sur la bande FM anglaise : Cure FM[46]. Cette station, animée par les membres de Cure eux-mêmes, est destinée à promouvoir Mixed Up, un disque de remixes qui sera plus ou moins bien accueilli par la critique et les fans. Dans sa chronique du disque parue dans Best, François Gérald estime que l'intention est bonne mais le résultat en deçà de ce qu'on pouvait espérer[47]. L'avis de Nicolas Ungemuth dans Guitare et claviers est très mitigé : certains remixes sont ineptes, d'autres inventifs[48]. Les deux critiques s'accordent cependant sur la qualité du titre inédit extrait en single, Never Enough, qui met les guitares en avant.

Début 1991, le groupe reçoit le Brit Award du meilleur groupe britannique[45] et enregistre une session acoustique MTV Unplugged dans les studios londoniens de la chaîne de télé.

L'année suivante sort l'album Wish qui met les guitares à l'honneur. Même si en France le succès est, pour la première fois depuis plusieurs années, moins important, le disque se retrouve classé 1e dès sa sortie au Royaume-Uni et en Australie, 2e aux États-Unis[38] et 3e en Nouvelle-Zélande[49]. Il contient les tubes High et surtout Friday I'm in Love, ce dernier se classant dans le Top 20 de nombreux pays (dont les États-Unis)[50],[51]. Après avoir offert au public britannique un « tour de chauffe » (The Warm-Up Tour), le quintet se lance dans une longue tournée mondiale qui débute le 14 mai à Providence dans le Rhode Island. Outre les États-Unis, le groupe visite le Canada et le Mexique jusqu'à la fin juillet. Il s'embarque ensuite en Nouvelle-Zélande et en Australie au mois d'août avant de parcourir l'Europe de septembre à décembre. C'est le groupe Cranes qui assure la première partie pour les dates américaines et européennes. Cette tournée est marquée par l'absence de Simon Gallup lors de plusieurs concerts en novembre. Il doit en effet être hospitalisé à cause d'une pleurésie[5]. C'est Roberto Soave, bassiste de Shelleyan Orphan, qui assure l'intérim. À l'issue du Wish Tour, Porl Thompson prend congé du groupe pour se consacrer à d'autres projets artistiques. On le retrouvera plus tard aux côtés de Page and Plant.

Enregistrés lors de la tournée, deux albums live et une cassette vidéo paraissent successivement en 1993 : Show (avec son équivalent en VHS portant le même titre) et Paris. Cette année-là, The Cure participe à un concert spécial, en compagnie de groupes comme Belly, Catherine Wheel ou Senseless Things, organisé en juin à Londres afin de soutenir XFM, une radio londonienne qui n'a pas de licence pour diffuser ses programmes[52]. Il s'agit de l'unique apparition sur scène du groupe en 1993. À cette époque, The Cure participe également à la bande originale du film The Crow en offrant un titre inédit, Burn.

  Période délicate (1994-1999)

En 1994, Boris Williams quitte ses camarades à son tour pour former avec sa compagne Caroline Crawley, ex chanteuse de Shelleyan Orphan, le projet Babacar.

Lol Tolhurst, quant à lui, a un souvenir amer de ses anciens acolytes. En effet, il intente un procès au groupe et au label Fiction au sujet de taux de royalties et des droits de propriété sur le nom du groupe. Le verdict est rendu en octobre 1994 : Tolhurst a perdu son procès. Robert Smith commentera dans une interview donnée au journal Libération en 1995 : « Chris (Parry) a bien tenté de dissuader Lol, à deux ou trois reprises, avant que ça ne prenne une telle ampleur. Finalement, on s'est aperçu qu'aucune conciliation n'était possible. Je suis désolé pour Lol, tout en trouvant difficile de lui pardonner. »[53] Puis en 2000 : « On s’est revu très récemment. Lol n’a pas bu depuis cinq ou six ans et souhaite qu’on retravaille ensemble. Nous le ferons peut-être car je n’ai plus aucune animosité contre lui. Il a assez souffert comme ça : quand il a perdu le procès, sa femme et ses amis l’ont plaqué. Lol reste mon ami d’enfance. »[5]

En 1995, c'est un Cure nouveau qui se présente. Roger O'Donnell est de retour aux claviers et un nouveau venu, Jason Cooper prend place derrière la batterie. La formation offre un titre inédit, Dredd Song, où l'on peut entendre des instruments à cordes, sur la bande originale du film Judge Dredd, puis entame une tournée de festival en été (The Team Tour).

Le 7 mai 1996, après quatre ans sans nouvel album, sort Wild Mood Swings dont l'éclectisme musical divise les critiques. Dans sa biographie consacrée au groupe, Thierry Desaules souligne que l'album, « décousu et trop long, est assassiné par la presse et les fans[33]. » De nombreux musiciens extérieurs au groupe ont participé à l'enregistrement. Un violoniste, un quatuor à cordes et deux sections de cuivres sont présents, et en plus de Jason Cooper, trois autres batteurs jouent sur quelques titres.

Pour la première fois, le public marque une désaffection, associée à celle des médias. L'album se vend relativement mal et tous les concerts de la tournée (The Swing Tour de mai à décembre) ne sont pas pleins, semblant indiquer que les années de gloire pour le groupe (notamment pendant la décennie précédente) font désormais partie du passé ; The Cure connait alors à ce moment-là une sorte de passage à vide, paraissant même quelque peu démodé en cette fin des années 90. Avant de débuter cette tournée, Robert Smith évoque même une séparation du groupe[54], mais le plaisir de jouer semble le faire changer d'avis à la fin de la tournée[55].

Le 9 janvier 1997, Robert Smith est invité à jouer aux côtés de David Bowie lors du concert célébrant les cinquante ans de ce dernier au Madison Square Garden[33].

À l'automne sort la compilation Galore sur laquelle figure un titre inédit composé par Robert Smith, Wrong Number et qui fera l'objet d'un single. La formation qui joue sur cette chanson est inhabituelle, puisque seuls Smith et Cooper sont présents, accompagnés exceptionnellement par le guitariste de Bowie, Reeves Gabrels. Ce trio enregistrera sous le nom de COGASM (CO pour Cooper, GA pour Gabrels et SM pour Smith) un autre titre, A Sign From God pour les besoins de la bande originale du film de Trey Parker, Capitaine Orgazmo[5].

La fin de la décennie ne verra pas de nouvel album, mais le groupe se produira régulièrement sur scène : Radio Festivals Tour, tournée de festivals américains fin 1997, The Summer Festivals Tour en Europe durant l'été 1998 et un unique concert en 1999, le 19 octobre à New York.

Le début des années 2000 voit Robert Smith collaborer de plus en plus avec d’autres musiciens. Outre Reeves Gabrels, il travaillera entre autres avec Earl Slick, Junkie XL, Junior Jack ou encore Blink 182.

  Retour sur le devant de la scène (2000-2004)

  En concert à Singapour en août 2007.

The Cure débute la décennie en sortant en février 2000 un nouvel album, Bloodflowers, dont la sobriété et les chansons mélancoliques séduisent les fans et les critiques. « Album grandiose », selon Best[56], tandis que Rock & Folk se réjouit que le groupe soit resté fidèle à lui-même[57].

Robert Smith déclare que cet album est le troisième volet d'une trilogie entamée avec Pornography et poursuivi avec Disintegration, représentative de la musique du groupe[58]. Il annonce dans un premier temps que Bloodflowers sera le dernier album et que la tournée qui suit est une tournée d'adieu, avant de mettre un bémol à ses déclarations[59]. Le Dream Tour débute le 27 mars à Madrid et se termine à Brisbane le 21 octobre.

2001 marque la fin du contrat avec le label Fiction Records. À cette occasion paraît la compilation Greatest Hits incluant deux titres inédits, Cut Here et Just Say Yes. Un DVD (le premier du groupe) portant le même titre sort simultanément, regroupant la plupart des clips.

Après une tournée estivale en 2002, The Cure donne au mois de novembre trois concerts exceptionnels à Forest National à Bruxelles et au Tempodrom de Berlin, jouant en intégralité les titres des albums Pornography, Disintegration et Bloodflowers. Les deux prestations de Berlin sont filmées pour les besoins d'un DVD, Trilogy qui sortira l'année suivante.

Un contrat est signé avec Geffen Records en 2003.

Début 2004 sort un coffret de quatre CD, au format Long Box, intitulé Join the Dots: B-sides and Rarities, 1978-2001 (The Fiction Years), compilant toutes les faces B ainsi que des morceaux rares ou inédits. Au mois de juin sort le nouvel album simplement titré The Cure. Enregistré en prise directe et produit par Ross Robinson, il offre une sonorité rock brute qui réjouit les critiques[60],[61]. Ce disque marque le retour dans le Top 10 des charts internationaux, notamment aux États-Unis où il atteint la 7e place[38]. Le groupe entreprend une tournée des festivals d'été en Europe puis joue en Amérique du Nord dans le festival itinérant Curiosa, créé par Robert Smith, partageant l'affiche avec entre autres Interpol, Mogwai ou Muse. Le 14 octobre, The Cure joue lors du concert anniversaire des vingt ans de la chaîne Canal+ et interprète notamment un titre avec Placebo. Le lendemain, les cinq britanniques enregistrent une Black session dans le Studio 105 de la Maison de Radio France qui sera diffusée le 6 décembre sur France Inter.

À la fin de l'année, Three Imaginary Boys est disponible en édition Deluxe, remastérisé et avec un second CD rempli d'inédits ou de morceaux rares. C'est le premier de la série, suivront Seventeen Seconds, Faith et Pornograhy en avril 2005, The Top, The Head on the Door, Kiss me, Kiss me, Kiss me en août 2006, et Disintegration en mai 2010.

  4:13 Dream (2005-2009)

En mai 2005, pour la première fois depuis dix ans, des changements interviennent dans la composition du groupe. Robert Smith annonce à Roger O’Donnell et Perry Bamonte qu’ils ne font plus partie de l’aventure car il veut réduire sa formation à un trio. Cependant, le mois suivant The Cure devient un quatuor avec le retour du guitariste Porl Thompson. C'est à Versailles lors du Live 8 le 2 juillet que la nouvelle formation donne son premier concert. Ils entreprennent une tournée de festivals dont sera issu le DVD Festival 2005, sorti fin 2006.

Après avoir longuement peaufiné en studio les titres du prochain album, et avant de le publier, le quatuor se lance dans une tournée mondiale, le 4 Tour, à partir du 27 juillet 2007 au Japon, parcourant la Chine, Singapour, l'Australie, la Nouvelle Zélande et le Mexique, puis l'Europe et l'Amérique du Nord en 2008, achevant la tournée le 21 juin à New York. Le set, très fourni, pouvait durer parfois près de 4 heures. Les concerts de Paris-Bercy, New York et Charlotte aux États-Unis ont été filmés en vue d'un DVD[62]. Finalement les shows de Charlotte et de Paris-Bercy font l’objet d’une diffusion à la télé. Le premier, intitulé 4Play in Charlotte, est diffusé dans une version d’une heure le 26 octobre 2008 sur la chaîne américaine HDNet[63], le second, The Cure Live in Paris 2008, est proposé dans une version de 90 minutes sur Virgin 17 le 11 juillet 2009[64].

Le groupe a prévu de sortir à compter du mois de mai 2008 quatre singles, à raison d'un par mois, à la date du 13 : The Only One le 13 mai, Freakshow le 13 juin, Sleep When I'm Dead le 13 juillet, The Perfect Boy le 13 août. Vient s'ajouter le 13 septembre un maxi intitulé Hypnagogic States comprenant des remixes des quatre singles. The Only One, Freakshow, Sleep When I'm Dead et le maxi Hypnagogic States réussissent à se classer à la 1e place des charts en Espagne, The Perfect Boy atteint quant à lui la 2e position[65].

Le 13e album studio, titré 4:13 Dream sort le 27 octobre 2008 avec des critiques mitigées : « Album à la richesse inattendue », d'après Hugo Cassavetti[66], « sans consistance » pour Libération[67], « ni saveur » pour Les Inrockuptibles[68]. Le disque inclut les quatre singles sortis plus tôt. 4:13 Dream devait être à l’origine un double album, mais suite à des divergences entre Robert Smith et Geffen au sujet du prix de vente du disque et des royalties, il sort sous la forme d’un CD simple[69]. Ce qui aurait dû constituer la seconde partie de 4:13 Dream est prévu pour sortir indépendamment dans le courant de l’année 2009. Décrit par Robert Smith comme étant plus sombre, le disque est simplement appelé Dark Album. Mais les ventes décevantes de 4:13 Dream[70] semblent contrarier le projet qui ne voit pas le jour. Une rumeur de séparation entre The Cure et leur maison de disques se met à circuler sur le net[71]. Il faut attendre une interview de Robert Smith pour le New Musical Express en mars 2012 pour avoir confirmation que le groupe n'est plus sous contrat[72]. Le chanteur dit aussi qu'il souhaite ressortir 4:13 Dream, remixé, avec les titres manquants, sous la forme d'un double album vendu au prix d'un simple comme il le voulait au départ.

Au début de l'année 2009 The Cure reçoit pour l'ensemble de sa carrière le prix de « Godlike Genius » aux NME Awards des mains de Tim Burton qui rend hommage au groupe en le remerciant de l'avoir inspiré[73].

  Activités récentes et projets (2010...)

Alors que Disintegration en édition Deluxe de 3 CD (incluant l’album original remastérisé, des titres inédits et rares et le live Entreat augmenté de quatre chansons) sort le 24 mai 2010, Robert Smith a annoncé sur le site officiel la réédition en DVD de The Cure in Orange et Show, jusqu'alors seulement commercialisés en VHS et Laserdisc, ainsi que la parution d’un coffret The Cure at The BBC[74].

2010 voit Robert Smith interpréter un duo avec la rockeuse québécoise Anik Jean[75], participer en solo au disque Almost Alice où différents artistes interprètent des chansons inspirées du film Alice au pays des merveilles de Tim Burton, et collaborer avec les groupes 65daysofstatic et Crystal Castles. Il est également présent sur un album hommage au guitariste et chanteur John Martyn[76] et sur un titre du nouvel album de The Japanese Popstars, Controlling Your Allegiance[77], disques qui sont publiés durant l'été 2011.

The Cure est de retour sur scène en 2011 au Vivid Festival à l'opéra de Sydney les 31 mai et 1er juin[78]. Lors de ces deux concerts, baptisés Reflections, le groupe joue l'intégralité de ses trois premiers albums mais sous trois formations différentes totalement inédites : l'album Three Imaginary Boys est interprété par un trio composé de Robert Smith (chant et guitare), Simon Gallup (basse) et Jason Cooper (batterie). Roger O'Donnell fait son retour aux claviers pour jouer Seventeen Seconds, puis Lol Tolhurst se joint à ses quatre camarades, aux claviers et aux percussions, pour l’exécution de Faith. Porl Thompson est, en revanche, absent. Les concerts ont été filmés en vue d'un DVD.

Le 10 septembre 2011, The Cure se produit au Bestival de l'Ile de Wight. Porl Thompson est une nouvelle fois absent (il n'annoncera officiellement son départ qu'au début du mois de mai 2012, tout en précisant qu'il se fait désormais appeler Pearl et non plus Porl [79]) mais Roger O'Donnell est quant à lui présent aux claviers et, à l'issue du concert, il annonce sur internet sa réintégration officielle dans le groupe[80]. Un double album live de l'intégralité du concert, Bestival Live 2011, dont les bénéfices sont reversés à l'association caritative Isle of Wight Youth Trust, sort le 5 décembre sur le label Sunday Best Recordings[81].

Suite à une forte demande des fans, une tournée de 7 dates des concerts Reflections est organisée en novembre : le 15 au Royal Albert Hall à Londres, du 21 au 23 au Pantages Theatre à Los Angeles et enfin du 25 au 27 au Beacon Theatre à New York [82].

Une tournée de festivals européens se met en place, débutant le 26 mai 2012 au Pinkpop, elle passera deux fois par la France, le 30 juin aux Eurockéennes de Belfort et le 20 juillet aux Festival des Vieilles Charrues[83]. Spécialement pour cette tournée, le groupe est accompagné par le guitariste Reeves Gabrels[84].

  Style musical et influences

  Inspirations musicales et littéraires

Souvent rattaché au rock gothique par la presse anglaise[85],[86], The Cure a toujours refusé cette étiquette ou d’être rangé dans tout autre style précis. Robert Smith déclarera à un journaliste : « Avec des titres comme Lovecats, Let’s Go to Bed, explique-moi ce qui est gothique là-dedans (…) Un groupe gothique ne ferait pas des chansons comme celles-là. »[87] Du post-punk des débuts au pop rock en passant par la cold wave et le rock psychédélique, The Cure a exploré différents courants du rock, y incluant des influences variées : Jazz (The Lovecats), Rhythm and blues (Why Can’t I Be You ?), funky (Hot Hot Hot !!!) hispanique (The Blood) et n’hésitant pas à revisiter ses morceaux en les remixant pour les pistes de danse.

Robert Smith n’a jamais fait de mystère des influences de son groupe[88] : Jimi Hendrix, David Bowie, Joy Division, Captain Beefheart, Wire, Nick Drake ou Siouxsie And The Banshees avec qui il a par ailleurs joué. Parmi les groupes qu'il apprécie tout particulièrement, sans qu'il s'agisse toutefois de véritables influences, il cite régulièrement dans les années 1980 Cocteau Twins[89], Echo & The Bunnymen ou The Psychedelic Furs, et plus récemment, Placebo, Deftones ou Mogwai. En revanche, il n'a jamais été tendre envers U2 ou bien Simple Minds, estimant qu'ils font partie d'un système auquel The Cure n'appartient pas[89].

On trouve l’influence d’œuvres littéraires dans plusieurs chansons : Killing An Arab (Albert Camus), Charlotte Sometimes et The Empty World (Penelope Farmer), At Night (Franz Kafka), The Drowning Man (Mervyn Peake), Bananafishbones (J. D. Salinger), How Beautiful You Are (Charles Baudelaire)[5]

  Paroles des chansons

Les textes des chansons sont écrits par Robert Smith (à l’exception de All Cats are Grey et Doubt, figurant sur l'album Faith, signées respectivement Lol Tolhurst et Simon Gallup[90]) et tiennent une place aussi importante que la musique du groupe. Plusieurs journalistes ont souligné l’intérêt des paroles écrites par Smith. Loin d’être des chansons engagées politiquement ou socialement, elles dessinent « un monde intime, secret, hanté d’images floues, de subtiles tentations, de conflits extérieurs, d’ambigüité et de déchirements, de fantasmes et de contradictions » d’après Philippe Blanchet[91]. Selon Thierry Desaules, les paroles de l’album Pornography sont « tout bonnement sublimes et d’une grande poésie »[92]. Georges Daublon consacre un article de plusieurs pages aux textes de Robert Smith dans Best en 1985, relevant que les mots « froid, noir, nuit, tuer, mort, mourir, perdre, se perdre, saigner, sang, tomber, chute, feu, brûler, rire, cri, yeux, bouche » reviennent très souvent[93].

  Influence de The Cure sur d'autres artistes

L’influence musicale de The Cure s’exerce sur des groupes comme Placebo, The Smashing Pumpkins[94] (les membres de ces deux formations ont collaboré avec Robert Smith, le leader de Placebo aura même l’occasion d’interviewer son idole[87]), Interpol[95], Mogwai[96], Bloc Party[97], The xx[98], Korn qui a invité Robert Smith lors de son MTV Unplugged[99], etc.

Un nombre important de cover bands a vu le jour à travers le monde (par exemple, CureHeads en Grande-Bretagne, Curiosity en Belgique, The Spinning Tops en France) et plusieurs compilations hommages regroupant divers artistes reprenant le répertoire de The Cure sont sorties (notamment Imaginary Songs avec des artistes français comme -M-, Dionysos ou Mickey 3D et Pink Pig Project qui comporte pas moins de 14 CD)[100].

La popularité et l'influence de The Cure peuvent aussi se mesurer avec l'apparition, dans les années 1980, du groupe néerlandais The Essence, véritable groupe-clone reproduisant dans ses disques les arrangements des britanniques et copiant la voix et le phrasé de Robert Smith[5].

En dehors du domaine musical, on trouve l'influence de The Cure chez le cinéaste Tim Burton qui a révélé s'être inspiré de Robert Smith pour créer le personnage d’Edward aux mains d'argent[33]. Le chanteur servira aussi de modèle pour Trey Parker et Matt Stone, créateurs de la série d'animation South Park, dans l'épisode Mecha Streisand[101]. La version animée de Robert Smith y apparaît, et le musicien double lui-même son personnage dans la version originale.

Coralie Trinh Thi, ancienne actrice de films pornographiques, aujourd'hui réalisatrice et écrivain, a publié en 2007 La Voie humide, une œuvre au rouge, un livre où l'œuvre du groupe tient une place importante. Elle se décrit par ailleurs comme amoureuse de The Cure, et non pas fan[102].

  The Cure sur scène

Comme en témoignent les nombreux concerts donnés autour du monde, la scène est le terrain de prédilection de The Cure. Même s'il a joué dans de grandes salles et des stades, le groupe n'a jamais transformé ses concerts en shows gigantesques. Les décors restent sobres, seule une importante batterie d'éclairage vient « habiller » les chansons, soulignant la vigueur des plus rapides (jouées sur un tempo plus élevé encore et apportant de vraies transformations par rapport aux versions studio), ou favorisant une ambiance de recueillement pour les plus mélancoliques que Robert Smith fait vivre intensément grâce à son interprétation, comme Faith notamment[5]. Sur scène, les membres du groupe sont relativement statiques, contrairement à beaucoup de formations rock, ce qui offre un contraste avec les morceaux joués énergiquement[91]. Un contraste qu'un journaliste exprimera, après avoir assisté à un concert en 1989, en titrant son article « La Violence immobile »[103].

Au fil des ans, certains titres sont devenus des incontournables qui entraînent la participation spontanée du public. Par exemple A Forest, dont les dernières notes jouées à la basse sont systématiquement accompagnées par le public qui frappe dans ses mains, ou encore Boys Don't Cry, In Between Days, Play For Today, dont il reprend en chœur les mélodies. Quant au nombre de chansons jouées, il peut parfois aller au-delà de quarante et la durée du concert dépasser les trois heures et demie[104].

The Cure possède dans son répertoire deux titres spécialement réservés à la scène : Forever et All Mine. Le premier est une improvisation basée sur les accords du titre Three qui figure sur l'album Seventeen Seconds[5]. Depuis la première fois où il fut interprété en mai 1980, ce morceau a subi de nombreuses transformations, y compris dans les paroles. Fréquemment joué entre 1980 et 1984, il devient plus rare par la suite. All Mine est une autre improvisation qui ne fut jouée qu'en 1982[105]. Elle apparaît sur le deuxième CD de l'édition Deluxe de Pornography.

Outre les enregistrements officiels, sur disque ou en vidéo, il existe un nombre important de bootlegs recherchés par les fans, témoignant de l'intérêt porté aux concerts du groupe[106].

  Ventes d'albums

Depuis 1979, le groupe a vendu plus de 30 millions d'albums dans le monde[33], dont plus de 2 millions et demi en France[107].

  Discographie

Article détaillé : Discographie de The Cure.

  Albums studio

  Albums enregistrés en public

  = Principales compilations

  Vidéographie

Date de sortie Titre Formats Informations supplémentaires
février 1985 Live in Japan VHS, Betamax Concert à Tokyo, Japon. Sortie uniquement au Japon.
décembre 1985 Tea Party VHS, Betamax Compilation de clips 1980-1985.Sortie uniquement au Japon.
6 mai 1986 Staring at the Sea: The Images VHS, Laserdisc Compilation de clips 1979-1986 + raretés.
novembre 1987 The Cure in Orange VHS, Laserdisc Concert au Théatre Antique d'Orange, France.
23 juillet 1991 Picture Show VHS, DVD en 2003 au Brésil uniquement Compilation de clips 1987-1990 + curiosités.
décembre 1991 The Cure Play Out VHS Documentaire. Extraits de concerts, passages TV...
13 septembre 1993 Show VHS, Laserdisc au Japon uniquement Concert au Michigan, États-Unis
28 octobre 1997 Galore-The Videos 1987-1997 VHS, VCD Compilation de clips 1987-1997
11 décembre 2001 Greatest Hits DVD, VHS Compilation de clips 1980-2001
3 juin 2003 Trilogy DVD, Blu-ray Concerts exceptionnels à Berlin, Allemagne
5 décembre 2006 Festival 2005 DVD Concerts filmés durant les festivals d'été en 2005

  Membres

Article détaillé : Membres de The Cure.

The Cure a connu de nombreux changements de personnel.

  Distinctions

  Récompenses

  • Brit Awards 1990 : meilleur clip vidéo, Lullaby réalisé par Tim Pope.
  • Brit Awards 1991 : meilleur groupe britannique.
  • NME Awards 2009 : « Godlike Genius » pour l'ensemble de sa carrière.

  Nominations

  • MTV Video Music Awards 1989 : meilleure vidéo post-moderne, Fascination Street réalisée par Tim Pope.
  • Grammy Awards 1993 : meilleur album de musique alternative, Wish.
  • Grammy Awards 1996 : meilleure composition pour un film ou pour la télévision.
  • Grammy Awards 2001 : meilleur album de musique alternative, Bloodflowers.
  • MTV Europe Music Awards 2004 : meilleur clip vidéo, The End of The World réalisé par Floria Sigismondi.
  • Juno Awards 2004 : vidéo de l'année, The End of The World réalisée par Floria Sigismondi.
  • MTV Europe Music Awards 2008 : concert de l'année.
  • NME Awards 2009 : meilleure pochette de disque, 4:13 Dream.

  Notes et références

  1. a et b John Doran, John, « The Cure: Selecting The Best For One Side Of A C90 », thequietus, 27 October 2008. Consulté le 2-2-2012
  2. a et b Pornography Review, allmusic.com. Consulté le 1-2-2012
  3. a, b et c (en) Dave Thompson et Jo-Ann Greene, The Cure, A Visual Documentary, Omnibus Press, 1988 (ISBN 0-7119-1387-0) 
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Christophe Basterra, « Fenêtre sur Cure », dans Magic!, no 8, mai/juin 1996 
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Bertrand Dermoncourt, The Cure de A à Z, L'Etudiant, 2001 (ISBN 2843430798) 
  6. (en) The Cure - Boys Don't Cry (Song), Charts.org.nz, 2010. Consulté le 16 août 2010. Classement de Boys Don't Cry en Nouvelle-Zélande
  7. (en) The Stranglers 04.04.1980 London - Rainbow Theatre (England), cure-concert.de, 2005. Consulté le 16 août 2010. Page présentant le concert
  8. François Gorin, « Cure Seventeen Seconds », dans Rock & Folk, no 161, juin 1980 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  9. (en) 17 Seconds, chartstats.com. Consulté le 16 août 2010. Classement de Seventeen Seconds au Royaume-Uni
  10. (en) 17 Seconds, charts.org.nz. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de Seventeen Seconds en Nouvelle-Zélande
  11. (nl) 17 Seconds, dutchcharts.nl. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de Seventeen Seconds aux Pays-Bas
  12. (en) A Forest, chartstats.com. Consulté le 16 août 2010. Classement de A Forest au Royaume-Uni
  13. (nl) A Forest, dutchcharts.nl. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de A Forest aux Pays-Bas
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  15. (en) Faith, swedishcharts.com. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de Faith en Suède
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  17. (en) The Cure - Faith (Album), charts.org.nz, 2010. Consulté le 17 août 2010. Classement de Faith en Nouvelle-Zélande
  18. Bruno Bayon, « C'est un peu court jeune homme », dans Libération, octobre 1981 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  19. (en) Carnage Visors (27 minutes) - Ric Gallup, impressionofsounds.com. Consulté le 17 août 2010
  20. Lire à ce sujet : Richard Robert, « Bombe Glacée », dans Les Inrockuptibles, no 403, 20 août 2003 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  21. (en) Pornography, chartstats.com. Consulté le 17 août 2010. Classement de Pornography au Royaume-Uni
  22. (en) The Cure - Pornography (Album), charts.org.nz. Consulté le 17 août 2010. Classement de Pornography en Nouvelle-Zélande
  23. (nl) The Cure - Pornography (Album), dutchcharts.nl. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de Pornography aux Pays-Bas
  24. Sébastien Raizer, La Thérapie de Robert Smith, Éditions du Camion Blanc, 1993 
  25. (en) 11.06.1982 Brussel - Ancienne Belgique (Belgium), cure-concerts.de, 2009. Consulté le 17 août 2010
  26. Et également aux claviers. Lire Muriel Drouineau, « Chronique d'une mort avortée », dans B Mag, no 1, avril 1995 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  27. (en) Let's Go to Bed, chartstats.com. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de Let's Go to Bed au Royaume Uni
  28. (en) The Cure - Let's Go to Bed (Song), charts.org.nz, 2010. Consulté le 17 août 2010. Classement en Nouvelle-Zélande par exemple
  29. (en) The Walk, chartstats.com. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de The Walk au Royaume Uni
  30. irishchart.ie
  31. (en) The Lovecats, chartstats.com. Consulté le 17 août 2010. Classement de The Lovecats au Royaume-Uni
  32. (en) Japanese Whispers, charts.org.nz. Consulté le 7 novembre 2011. Classement de Japanese Whispers en Nouvelle-Zélande
  33. a, b, c, d et e Thierry Desaules, The Cure : Les Symphonies névrotiques, Éditions Alphée, 2010 
  34. Thierry Chatain, « Cure The Top », dans Rock & Folk, no 209, juin 1984 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  35. Hervé Picart, « En couleurs The Cure The Top », dans Best, no 191, juin 1984 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  36. (en) Daniel Mitchell, « Laurence Tolhurst », Ink19, 2003. Consulté le 17 août 2010
  37. À titre d'exemple, un sondage des membres du forum Cureconnections.com réalisé en 2006 et opposant Boris Williams à son successeur Jason Cooper, donne le premier vainqueur avec 72 % des votes : (en) The Ultimate Battle : Jason vs. Boris, Cureconnections.com, 2006. Consulté le 17 août 2010. Il faut s'enregistrer
  38. a, b et c (en) The Cure - Billboard, allmusic.com. Consulté le 17 août 2010
  39. Georges Daublon, « Bons baisers de Rio », dans Best, no 226, mai 1987 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  40. Youri Lenquette, « Cure Kiss me, Kiss Me, Kiss Me », dans Rock & Folk, no 242, juin 1987 
  41. (en) RIAA Gold & Platinum, RIAA. Consulté le 17 août 2010
  42. (en) Eyemou / The Tea Ceremony, impressionofsounds.com. Consulté le 17 août 2010
  43. Hugo Cassavetti, « Cure Disintegration », dans Rock & Folk, no 263, mai 1989 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
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  45. a et b (en) The Cure Awards & Features, Metrolyrics.com. Consulté le 17 août 2010
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  53. Gilles Renault, « Robert Smith contre Jacques Chirac », dans Libération, 17 juillet 1995 
  54. Gilles Renault, « Un dernier Cure avant fermeture ? », dans Libération, 15 octobre 1996 
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  58. Christophe Basterra, « Bloody Valentine », dans Magic !, no 38, février 2000 
  59. Stéphane Courtois, « The Cure », dans Elegy, no 9, mars/avril 2000 
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  70. (en) Estimation des ventes dans le monde en 2008 selon worlwidealbums.net : 362500 exemplaires pour 4:13 Dream : Worlwide Estimations, worldwidealbums.net, 2008. Consulté le 17 août 2010
  71. (en) The Cure split with Universal, Side-Line.com, 2009. Consulté le 17 août 2010
  72. (en) Hamish MacBain, « Friday I'm in Love (Saturday I'm in Leeds) », dans New Musical Express, 17 mars 2012 
  73. (en) The Cure proclaimed Godlike Geniuses by Tim Burton, NME, 2009. Consulté le 17 août 2010
  74. (en) Disintegration Comes of Age, Thecure.com, 2009. Consulté le 17 août 2010
  75. Nouvel extrait pour Anik Jean, 7 jours, 2010. Consulté le 17 août 2010
  76. The Cure : Robert Smith reprend John Martyn, magicrpm.com, 2011. Consulté le 8 juillet 2011
  77. Emmanuel Hennequin, « Robert Smith chez Japanese Popstars », obskuremag.net, 2011. Consulté le 26 février 2011
  78. (en) THE CURE “REFLECTIONS” LIVE AT SYDNEY OPERA HOUSE, thecure.com, 2011. Consulté le 5 mai 2011
  79. (en) Porl Thompson, « A note from Porl », chain of flowers, 2012. Consulté le 31 mai 2012
  80. Emmanuel Hennequin, « The Cure Live @ Bestival : O'Donnell réintégré », obskuremag.net, 2011. Consulté le 11 septembre 2011
  81. (en) Cure - Bestival Live 2011, Thecure.com, 2011. Consulté le 2 novembre 2011
  82. (en) Robert Smith, « THE CURE “REFLECTIONS” - Seven Final Performances », Thecure.com, 2011. Consulté le 29 septembre 2011
  83. (en) Robert Smith, « 2012 Summer Festivals », Thecure.com, 2012. Consulté le 18 mars 2012
  84. Emmanuel Hennequin, « The Cure : intégration live de Reeves Gabrels », obskuremag.net, 2012. Consulté le 31 mai 2012
  85. « NME Originals : Goth », dans NME, octobre 2004 [texte intégral (page consultée le 6 décembre 2011)] 
  86. Bernadette McNulty, « The Cure: Godfather of goth relishes his power », dans The Telegraph, 24 mars 2008 [texte intégral (page consultée le 6 décembre 2011)] 
  87. a et b Robert Smith interviewé par Brian Molko : « A Cure ouvert », dans Les Inrockuptibles, no 315, novembre 2001 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  88. Que ça soit lors d'interviews ou dans les livres consacrés à The Cure
  89. a et b Interview The Cure 1987, Les Enfants du rock, YouTube, 1987. Consulté le 18 août 2010
  90. François Gorin, « Sculpteurs d'ombre », dans Rock & Folk, no 177, octobre 1981 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  91. a et b Philippe Blanchet, « Duel au soleil », dans Rock & Folk, no 265, juillet/août 1989 
  92. Avec The Cure, la noirceur peut atteindre au sublime, TF1 News, 27 juillet 2010. Consulté le 2 septembre 2010
  93. Georges Daublon, « Le grand Robert », dans Best, no 209, décembre 1985 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  94. Billy Corgan, chanteur des Smashing Pumpkins cite clairement The Cure parmi ses influences dans l'article : « Billy Corgan », dans Fender Mag France, no 7, 2008 
  95. Le bassiste d'Interpol ne cache pas son admiration pour The Cure dans l'interview :« Interpol », dans D-Side, no 24, septembre/octobre 2004 
  96. (en) Voir dans «Influences» sur MySpace Mogwai, MySpace, 2005. Consulté le 16 août 2010
  97. (en) Bloc Party, allmusic.com, 2010. Consulté le 20 août 2010
  98. The XX : Un vent de fraîcheur souffle sur l'Olympia, lexpress.fr, 2010. Consulté le 20 août 2010
  99. (en) Jonathan Davies, leader de Korn, présente Robert Smith lors du MTV Unplugged en parlant de son admiration pour The Cure depuis le lycée, gigwise.com, 2006. Consulté le 19 septembre 2011
  100. L'art de l'hommage, areflection.com, 2009. Consulté le 18 août 2010
  101. (en) South Park guest appearence - early 1998, impressionofsounds.com. Consulté le 18 août 2010
  102. Interview de Coralie Trinh Thi, apinkdream.org, 2007. Consulté le 18 août 2010
  103. Olivier Cachin, « La Violence immobile », dans Paroles et musique, no 20, juillet/août 1989 
  104. Coralie Trinh Thi, « Voir dans le noir. The Cure 12 mars 2008, Paris-Bercy », dans Rock & Folk, no 489, mai 2008 
  105. (en) List of The Cure Songs, cure-concerts.de. Consulté le 18 août 2010
  106. Christian Eudeline, « Discographie parallèle », dans Best, no Hors Série 4, 1992 
  107. Les Ventes par artistes de 1955 à fin 2009, InfoDisc, 16 août 2010. Consulté le 16 août 2010, The Cure apparaît à la place n°203 avec plus de 3 millions de disques vendus (albums et singles confondus)

  Sources

  Sites internet

  Bibliographie

  • (en) Richard Carman, Robert Smith: The Cure and Wishful Thinking, Independent Music Press, 2005.
  • (fr) Thierry Desaules, The Cure: Les Symphonies névrotiques, Éditions Alphée, 2010.
  • (fr) Dominique Sureaud, The Cure - Clinical Prescriptions : Experiences 76 - 87, La Voix Du Silence, 2003.
  • (en) Dave Thompson, In Between Days: An Armchair Guide To The Cure, Helter Skelter Publishing, 2005.
  • (fr) Jeremy Wulc, The cure : my dream comes true. Carnet de route avec The cure, Éditions Camion Blanc, 2009.

  Liens externes

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