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Tigran Petrossian
Tigran Petrossian en 1975
| Naissance | 17 juin 1929 Tbilissi, RSS de Géorgie |
|---|---|
| Décès | 13 août 1984 (à 55 ans) Moscou |
| Nationalité | |
| Profession | Joueur d'échecs |
| Distinctions | Champion du monde d'échecs |
Tigran Vartanovitch Petrossian (en arménien : Տիգրան Պետրոսյան, en russe : Тигран Вартанович Петросян), est un joueur d'échecs soviétique né le 17 juin 1929 à Tbilissi, RSS de Géorgie (URSS) de parents arméniens et mort le 13 août 1984 à Moscou. Il obtint le titre de grand maître international en 1952 et fut le champion du monde d'échecs de 1963 à 1969. Il a remporté quatre fois le titre de champion d'URSS (en 1959, février 1961, octobre 1969 et 1975). Petrossian a fait partie des dix meilleurs joueurs du monde de 1953 à 1980[1] et était connu pour son faible nombre de défaites (il termina six fois invaincu du championnat d'URSS et ne perdit qu'une partie sur 129 aux olympiades d'échecs).
Le père de Petrossian, qui avait fui la Turquie en 1904, était concierge d'un foyer de l'Armée rouge à Tbilissi et le petit Tigran avait parfois l'occasion d'assister aux parties d'échecs que disputaient les officiers qui y résidaient. Ce ne fut qu'à l'âge de 12 ans qu'il en apprit les règles. Ses premiers livres d'apprentissage furent un livre de Maizelis et Mon système d'Aaron Nimzovitch, le théoricien de la prophylaxie. Petrossian en apprit par cœur le contenu qui eut une profonde influence sur son jeu. En 1942, Petrossian battit Salo Flohr lors d'une partie simultanée. La même année, il fit la connaissance de David Bronstein.
En 1944, ses parents décédèrent tous deux et, à 15 ans, Tigran dut prendre différents petits travaux pour nourrir ses frères et sœurs.
Après la mort de ses parents, Petrossian ne se détourna pourtant pas des échecs et participa dès 1945 au championnat d'URSS junior qu'il remporta deux fois : il finit premier-troisième ex æquo en 1945 à Léningrad et seul vainqueur en 1946, devant Viktor Kortchnoï, Nikolaï Kroguious et Ivo Neï.
En 1945, Petrossian remporta le titre de champion de Géorgie après avoir terminé neuvième-onzième ex æquo en 1944. Il termina cinquième en 1946.
En 1946, Petrossian participa '« hors concours » au championnat d'Arménie et termina premier devant Kasparian. Sur la proposition de Kasparian, il déménagea à Erevan en Arménie. À la fin de l'année, il battit Kasparian lors d'un match pour le titre de champion d'Arménie, puis, en 1947 et 1948, il remporta ex æquo avec Kasparian le championnat d'Arménie.
À partir de 1949, Petrossian s'installa à Moscou pour mieux se préparer pour les championnats d'URSS. Il s'inscrivit au club sportif Spartak de Moscou. Petrossian termina troisième du championnat de Moscou en 1950 et le remporta en 1951, 1956 et 1969.
Petrossian participa à sa première demi-finale du championnat d'URSS en 1946 (il finit avant-dernier). Lors de sa troisième participation à une demi-finale, en 1949, il se qualifia pour la finale du XVIIe championnat de 1949 où il occupa une modeste seizième place. Lors de sa deuxième finale, en 1950, il termina douzième ex æquo, puis l'année suivante, en 1951, il s'en adjugea la 2e-3e place derrière Kéres, se qualifiant pour le tournoi interzonal de 1952.
En 1952, à 23 ans, grâce à sa performance lors du tournoi interzonal, Petrossian devint le plus jeune grand maître international[2].
Par la suite, il conquit le titre à quatre reprises :
De 1962 à 1968, Petrossian se consacra à la défense de son titre de champion du monde et fut absent des championnats d'URSS. Il ne revint qu'après la perte du titre contre Spassky en 1969 et remporta le titre ;
Petrossian a occupé quatre fois la deuxième place du championnat d'URSS : en 1951, 1958, 1960 et 1973. Joueur très solide, il termina six fois sans perdre une partie : en 1954, 1955, 1958, 1959, 1969 et 1973.
La 2e-3e place de Petrossian au championnat d'URSS de 1951 le qualifia pour le cycle 1952-1954. Au tournoi interzonal qui se tint en 1952 à Stockholm, il obtint la 2e-3e place (+7 =13) et le droit de participer au tournoi des candidats suivant. Il entamait avec ce premier succès une carrière exceptionnelle au plus haut niveau qui devait durer trente ans. À Zurich en 1953, il était le plus jeune participant et fut devancé par des joueurs bien plus expérimentés que lui. Il termina à une honorable cinquième place avec quinze points sur ving-huit possibles (+6 -4 =18).
En 1955, Tigran Petrossian finit 3e-6e du championnat d'URSS et se qualifia pour le cycle 1955-1957. En 1955, il se classa quatrième du tournoi interzonal de Göteborg (+5 =15) et se qualifia pour le tournoi des candidats de 1956. En 1956, à Amsterdam, il subit ses deux seules défaites contre des joueurs qui se situaient derrière lui au classement. Avec +3 -2 =13, il occupa la 3e-7e place.
En 1958, Petrossian termina deuxième du championnat d'URSS et se qualifia pour le cycle 1958-1960. À Portorož en 1958, sa 3e-4e place (+6 -1 =13) l'emmena vers le tournoi des candidats disputé l'année suivante. Le tournoi des candidats de 1959, disputé en Yougoslavie (à Bled, Zagreb et Belgrade), se jouait en quatre tours, chaque joueur disputant quatre parties contre chacun des autres participants. Petrossian se classa troisième avec 15½ points sur 28. Il marqua
En 1961, Petrossian remporta le championnat d'URSS et se qualifia pour le cycle 1961-1963. En 1962, à l'interzonal Stockholm, il finit 2e-3e (+8 =14) et put aller à Curaçao défendre ses chances de rencontrer le champion du monde Mikhail Botvinnik. Il ne laissa pas passer sa chance en 1962 : au tournoi de Curaçao qui se déroulait sur quatre tours, chaque joueur rencontrait les sept autres joueurs quatre fois. Il finit premier avec 17½ points sur 27, sans perdre une partie, après avoir dominé Bobby Fischer (+1 –0 =3), Viktor Kortchnoï (+2 –0 =2), Pal Benko (+1 –0 =3), Mikhaïl Tal (+2 –0 =1) et Miroslav Filip (+2 –0 =2) et annulé toutes ses parties contre Paul Keres et Efim Geller (+0 –0 =4). Cette première place lui donnait le droit de rencontrer enfin Mikhaïl Botvinnik qui, malgré deux brèves interruptions en 1957 et 1960, dominait le championnat du monde des échecs depuis quinze ans. Le tournoi de Curaçao fut le dernier de ce type : à cause du soupçon de collusion entre Petrossian, Keres et Geller (ils annulèrent les douze parties disputées entre eux) qui fut émis par Fischer après le tournoi, cette formule de tournoi quadruple ronde fut à partir de 1965 remplacée par des matchs à élimination directe entre les candidats.
En 1963, après sa victoire au tournoi des candidats de Curaçao, Petrossian fut confronté à Mikhail Botvinnik à Moscou. Après un début de match équilibré, puisque les deux joueurs étaient toujours à égalité après quatorze parties (+2 -2 =10), la perte de la quinzième entraîna le découragement de Botvinnik devant le jeu patient et défensif de Petrossian. Le champion du monde ne put plus remporter une seule victoire et dut s'incliner à la suite de la vingt-deuxième partie. Petrossian devenait le neuvième champion du monde (+5 -2 =15).
En 1964, la Fédération internationale des échecs abrogea le droit du champion du monde déchu (Botvinnik) à un match-revanche et Tigran Petrossian conserva son titre jusqu'à ce qu'un nouveau candidat se présentât contre lui.
En 1966 à Moscou, Boris Spassky, qui était sorti vainqueur du cycle des candidats, vint lui contester le titre. Petrossian prit très tôt l'avantage, puis il attendit la faute de Spassky, se contentant de nulles. Ce ne fut qu'à l'issue de la vingt-quatrième et dernière partie que l'on sut qu'il l'avait emporté. Petrossian conserva son titre sur le score de 12,5 à 11,5 (+4 –3 =17).
Pour Spassky, la revanche se présenta en 1969, toujours à Moscou. A nouveau candidat, il vint à bout de la résistance du champion du monde après la vingt-troisième partie du match et Petrossian dut remettre sa couronne : 10,5 à 12,5 (+4 -6 =13).
Après la perte de son titre de champion du monde en 1969, Petrossian dut participer à la nouvelle organisation du cycle des candidats. Le tournoi des candidats avait été remplacé en 1965 par des matchs éliminatoires. Qualifié d'office pour les matchs des candidats par son statut de champion du monde sortant, il n'eut pas à disputer le tournoi interzonal de Palma de Majorque en 1970. En 1971, en quart de finale du tournoi des candidats, il élimina Robert Hübner (+1 =6). Ce match devait aller jusqu'à la dixième partie, mais après sa première défaite Hübner abandonna. La raison qu'il invoqua fut que la salle de jeu était très bruyante, ce qui gênait sa réflexion tandis que Petrossian, qui souffrait de surdité, n'était, pour sa part, nullement dérangé par le bruit ambiant. Puis, Petrossian rencontra Viktor Kortchnoï en demi-finale : après huit parties nulles, il gagna le match (+1 =9). En finale des candidats, il affrontait le favori, Bobby Fischer. Petrossian effectua une nouveauté dans l'ouverture dès la première partie, mais Bobby Fischer trouva les meilleures réponses. Puis survint une panne de courant qui déstabilisa Petrossian et Fischer gagna la partie. Lors de la deuxième partie, l'ancien champion du monde l'emporta brillamment, puis lors de la troisième partie, Petrossian qui avait une position gagnante répéta trois fois la même position et la partie fut déclarée nulle. Après deux nulles dans les quatrième et cinquième parties, Fischer, qui était revenu dans le match, remporta quatre parties d'affilée et le match (+1 -5 =3).
Sa position de finaliste des matchs des candidats du cycle 1969 - 1972 dispensa Petrossian de jouer dans l'un des deux tournois interzonaux (Leningrad ou Petropolis) de 1973. En 1974, le quart de finale des candidats l'opposa à Lajos Portisch qu'il élimina (+3 -2 =8). Puis il rencontra Viktor Kortchnoï pour la deuxième fois en demi-finale, dans un match émaillé d'incidents entre les deux joueurs. Le match se jouait en quatre parties gagnantes, mais Petrossian abandonna après sa troisième défaite (+1 -3 =1).
Lors du cycle suivant (1976-1978), Petrossian dut disputer le tournoi interzonal de Bienne en 1976. Il y termina 2e-4e (+6 -1 =12) et se qualifia cette fois encore pour les matchs des candidats après un tournoi de départage triangulaire contre Lajos Portisch (+1 =3) et Mikhaïl Tal (=4) qui fut éliminé. En 1977, Petrossian fut éliminé dès les quarts de finale par Viktor Kortchnoï (+1 -2 =9).
Lors du cycle 1979-1980, Tigran Petrossian dut à nouveau disputer un tournoi interzonal. À Rio de Janeiro en 1979, il termina 1er-3e (+6 =11) ce qui lui assura l'accès à la phase finale de la course au titre de champion du monde. En 1980, le scénario de 1977 se répéta et, en quarts de finale, il fut à nouveau dominé par son vieil ennemi Viktor Kortchnoï (+0 -2 =7).
En 1982, Petrossian disputa à nouveau un tournoi interzonal. Pour sa dernière apparition et pour la première fois depuis 1952, il ne réussit pas à se qualifier pour les matchs des candidats. Sa 4e-5e place du tournoi interzonal de Las Palmas le laissa à la porte des matchs des candidats : seuls les deux premiers (Zoltan Ribli et Vassily Smyslov) étaient qualifiés.
Petrossian mourut à Moscou d'un cancer de l'estomac en 1984 à l'âge de 55 ans. Bien qu'il ne fut pas né en Arménie et n'y habita jamais durablement, Petrossian était considéré comme un héros national en Arménie.
S'ils lui permirent d'apparaître souvent dans le haut des classements des tournois, son jeu calme et défensif et le grand nombre de parties nulles qu'il concédait empêchèrent toutefois Petrossian d'en prendre les premières places.
Néanmoins, il faut noter les victoires suivantes :
Petrossian termina deuxième d'un tournoi pour joueurs de première catégorie et se qualifia pour le cinquième championnat de Géorgie en 1944[3]. Dans ce championnat, il termina neuvième-onzième[4] ex æquo parmi dix-huit joueurs. Le tournoi fut remporté par Mikenas et Kasparian qui jouaient hors-concours. En 1946, il finit dixième du tournoi de candidats maîtres de Leningrad avec 6,5 / 15 (+3 –5 =7). Il participa pour la première fois à une demi-finale du championnat d'URSS en novembre 1946 à Tbilissi[5] et il finit avant dernier (16e-17e) : 6 / 17 (+2 –7 =8). En 1947, il finit dixième du championnat du club Spartak. En 1949, lors de sa première finale du championnat d'URSS, Petrossian était le plus jeune joueur ; il termina seizième : 7,5 / 19 (+4 –8 =7). L'année suivante (en 1950), il finit treizième ex æquo : 8 / 17 (+5 –6 =6).
| Année | Vainqueur | Deuxième à cinquième |
|---|---|---|
| 1945 | Tbilissi (tournoi junior gagné avec 100 % des points) Championnat d'URSS junior (1er-3e) : 11 / 15 (+8 –1 =6) (Léningrad, ex æquo avec Vasichouk et Rechko) Championnat de Géorgie[6] (Tbilissi) : 11,5 / 15 |
Championnat de Tbilissi[7] (2e après Kasparian[8]) |
| 1946 | Championnat d'URSS junior (Léningrad) : 14 / 15 (+13 =2) Championnat d'Arménie (hors-concours[9]) : 9 / 10 (+8 =2) Match pour le championnat d'Arménie contre Kasparian(Erevan) : 7,5–6,5[10] (+5 -4 =5) |
Championnat de Géorgie (Tbilissi) (5e) : 12,5 / 19 (+10 –4 =5) (victoire, hors concours, de Keres devant Mikenas et Zagorianski) (Ebralidsé, quatrième, devint champion de Géorgie[11]) |
| 1947 | Tbilissi (tournoi de candidats-maîtres[12]) : 11,5 / 15 (+8 =7) (quart de finale du championnat d'URSS 1948[13]) |
Championnat d'Arménie[14] (2e-4e après Bondarevski hors concours) (Erevan, ex æquo avec Kasparian) : 8,5 / 11 (+7 =3) Demi-finale du championnat d'URSS 1948[15] (5e) : 8,5 / 15 (+6 -4 =5) (Moscou, tournoi remporté par Averbakh devant Panov[16]) |
| 1948 | Championnat de Erevan : 9 / 10[17] Championnat d'Arménie : 12,5 / 13 (+13 =1) (ex æquo avec Kasparian) |
Championnat des républiques du Caucase (2e après Makogonov) (Tbilissi) : 9 / 12 (+6 =6) |
| 1949 | Tachkent : 12,5 / 15 (11 –1 =3) (ex æquo avec Oufimtsev) (tournoi jubilé d'Ouzbékistan) |
Tbilissi (tournoi de maîtres) (2e-5e derrière Illivitski[18]) : 6 / 12 Championnat d'Arménie (2e derrière Kasparian) : 12,5 / 15 Demi-finale du championnat d'URSS 1949 (2e derrière Geller) (Tbilissi) : 11 / 16 (+7 -1 =8) |
| 1950 | Demi-finale du championnat d'URSS 1950 (2e-3e) : 10 / 15 (+8 -3 =4) (Gorki, victoire de Aronine devant Lioubinski) Championnat de Moscou (3e) : 9 / 15 (+4 -1 =10) (victoire de Averbakh et Chistiakov : 11 / 15) |
|
| 1951 | Championnat de Moscou : 9,5 / 12 (+7 =5) Match contre Mukhitdinov pour le titre de maître (Tachkent) : 10,5 à 3,5 (+7 −0 =7) Sverdlovsk : 13,5 / 19 (+9 -1 =9) (demi-finale du championnat d'URSS 1951) |
Tbilissi (tournoi de maîtres) (2e-3e après Souétine) : 9,5 / 15 (+7 –3 =5) Championnat open de Lituanie (2e-4e) : 9,5 / 14 (+8 -3 =3) (Vilnius, victoire de Kholmov devant Lilienthal et Simaguine) Championnat d'URSS (Moscou) (2e-3e) : 11,5 / 17 (+8 -2 =7) (tournoi zonal remporté par Keres devant Geller) |
En 1952, Petrossian participa à ses premiers tournois internationaux à l'étranger : le mémorial Maroczy à Budapest et le tournoi interzonal en Suède ; il fut absent du championnat d'URSS 1952 pour pouvoir se consacrer à la préparation du tournoi des candidats de 1953 en Suisse. Avant 1960, Petrossian termina quatre fois invaincu du championnat d'URSS : en 1954, 1955, 1958 et 1959.
| Année | Seul vainqueur | Deuxième à septième |
|---|---|---|
| 1952 | Mémorial Maroczy (Budapest) (7e) : 9,5 / 17 (+6 -4 =7) (victoire de Kéres devant Geller, Botvinnik, Smyslov et Ståhlberg) Tournoi interzonal (Saltsjöbaden) (2e-3e) : 13,5 / 20 (+7 =13) (victoire de Kotov devant Taïmanov) Gagra et Voronovo (entraînement) (7e-8e) : 3 / 8 (+2 -3 =2) |
|
| 1953 | Match Autriche–URSS contre Lokvenc (Vienne) : 2-0 | Gagra (entraînement) (2e après Smyslov) : 6 / 9 (+4 -1 =4) Bucarest (2e derrière Tolouch) : 13 / 19 (+7 =12) Tournoi des candidats de Zurich 1953 (5e) : 15 / 28 (+6 -4 =18) (victoire de Smyslov devant Bronstein, Kéres et Reshevsky) |
| 1954 | Match États-Unis–URSS contre Bisguier : 3-1 (+2 =2) Match Argentine–URSS contre Pilnik : 2,5–1,5 (+1 =3) Matchs contre l'Uruguay, la Suède, la France 2–0 Match URSS–Angleterre contre Milner-Barry : 2-0 Coupe d'URSS par équipes[19] (Riga) : 7 / 10 (+5 -1 =4), Match Moscou - Ukraine contre Lipnitski : 1-0 |
Championnat d'URSS (Kiev) (4e-5e) : 12,5 / 19 (+6 =13) (victoire de Averbakh devant Kortchnoï, Taïmanov et Lissitsine) Belgrade (4e-5e) : 11,5 / 19 (+7 -3 =9) (victoire de Bronstein devant Matanovic, Trifunovic et Ivkov) |
| 1955 | Match Hongrie–URSS (Budapest) : 5,5 / 7 (+4 =3) Match URSS–États-Unis contre Horowitz et Pavey : 4-0 |
Championnat d'URSS (Moscou) (3e-6e) : 11,5 / 19 (+4 =15) (tournoi zonal remporté par Geller devant Smyslov) Tournoi interzonal (Goteborg) (4e) : 12,5 / 20 (+5 =15) (victoire de Bronstein devant Kéres et Panno) |
| 1956 | Championnat de Moscou (1er-2e) : 10 / 15 (+6 -1 =8) Match de départage contre Simaguine : 3,5–1,5 (+3 -1 =1[20]) Tbilissi : 14,5 / 19 (+10 =9) (demi-finale du championnat d'URSS 1957) |
Tournoi des candidats (Amsterdam) (3e-7e) : 9,5 / 18 (tournoi remporté par Smyslov devant Kéres) Match Yougoslavie-URSS (Belgrade) : 4 / 8 (+1 –1 =6) |
| 1957 | Kiev : 12,5 / 19 (+7 -1 =11) (demi-finale du championnat d'URSS 1958) |
Championnat d'URSS (Moscou) (7e-8e) : 12 / 21 (+7 -4 =10) (tournoi remporté par Tal devant Kéres et Bronstein) Match URSS-Yougoslavie (Léningrad) : 5 / 8 (+3 –1 =4) Championnat d'Europe par équipe : 4 / 5 (+3 =2) |
| 1958 | Olympiade de Munich (2e réserve) : 10,5 / 13 (+8 =5) | Championnat d'URSS (Riga) (2e après Tal) : 12 / 18 (+6 =12) Championnat d'URSS par équipe (Vilnius) : 5,5 / 8 Tournoi interzonal (Portoroz) (3e-4e) : 12,5 / 20 (+6 -1 =13) (tournoi remporté par Tal devant Gligoric et Benko) |
| 1959 | Championnat d'URSS (Tbilissi) : 13,5 / 19 (+8 =11) Match Moscou - Biélorussie contre Souétine : 1–1 (+0 –0 =2) Match Moscou-Léningrad contre Taïmanov (+1 –1 =0) |
Match URSS-Yougoslavie (Kiev) : 3 / 4 (+2 =2) Tournoi des candidats (3e) : 15,5 / 28 (+7 -4 =17) (Yougoslavie, victoire de Tal devant Kéres) |
Jusqu'en 1969, les championnats du monde avaient lieu à Moscou. En 1967, Petrossian termina 9e-12e avec 8,5 points sur 17 (+3 –3 =11), du tournoi anniversaire du club central de Moscou, tournoi remporté par Stein devant Gipslis, Bobotsov, Smyslov et Tal.
| Année | Seul vainqueur ou co-vainqueur | Deuxième à sixième |
|---|---|---|
| 1960 | Beverwijk (1er-2e) : 6,5 / 9 (+4 =5) (ex æquo avec Larsen) Copenhague (mémorial Nimzowitsch) : 11,5 / 13 (+10 =3) Match Tunisie-URSS : 2–0 ; match Italie-URSS : 1–0 Match RFA-URSS (Hambourg) : 6,5 / 7 Olympiade de Leipzig (2e réserve) : 12 / 13 (+11 =2) Championnat d'URSS par équipes (2e éch.) : 4,5 / 5 Match Léningrad - Moscou contre Bondarevski : 1,5–0,5 |
Championnat d'URSS (2e-3e) : 13,5 / 19 (+10 -2 =7) (Léningrad, victoire de Kortchnoï devant Geller) |
| 1961 | Championnat d'URSS (Moscou) : 13,5 / 19 (+9 -1 =9) (tournoi zonal, février 1961) Match Yougoslavie-URSS (Belgrade) : 4 / 5 (+3 =2) Championnat d'Europe par équipe : 6 / 8 (+4 =4) |
Zurich (2e derrière Kéres) : 8,5 / 11 (+7 -1 =3) Bled (3e-5e) : 12,5 / 19 (+8 -2 =9) (victoire de Tal devant Fischer, Gligoric et Keres) |
| 1962 | Tournoi des candidats (Curaçao) : 17,5 / 27 (+8 =19) Match Pays-Bas-URSS contre Donner : 1,5–0,5 Olympiade de Varna (2e échiquier) : 10 / 12 (+8 =4) |
Tournoi interzonal (2e-3e) : 15 / 22 (+8 =14) (Stockholm, victoire de Fischer devant Geller) |
| 1963 | Championnat du monde contre Botvinnik (Moscou) : 12,5–9,5 (+5 -2 =15) Los Angeles[21] : 8,5 / 14 (+4 -1 =9) (ex æquo avec Keres) |
Spartakiade d'URSS (6e) : 5 / 9 (victoire de Botvinnik : 8 / 9) |
| 1964 | Buenos Aires : 12,5 / 17 (+8 =9) (ex æquo avec Keres) Moscou : 10,5 / 15 (+7 -1 =7) (championnat des syndicats) |
Coupe d'URSS par équipes (3e-4e) : 3,5 / 6 (+2 -1 =3) (victoire de Botvinnik et Tal : 4,5 / 6 devant Geller) Olympiade de Tel-Aviv (6e) : 9,5 / 13 (+6 =7) (Uhlmann médaille d'or) |
| 1965 | Championnat d'Europe par équipes (Hambourg) : 6 / 10 (+2 =8) |
Zagreb (3e derrière Ivkov et Uhlmann) : 12,5 / 19 Erevan (2e-3e) : 8,5 / 12 (+4 =9) (victoire de Kortchnoï devant Stein) Match Moscou-Léningrad contre Kortchnoï : 0–2 |
| 1966 | Moscou (entraînement) : 8,5 / 10 (+8 -1 =1) Championnat du monde contre Spassky (Moscou) : 12,5–11,5 (+4 -3 =17) Olympiade de La Havane : 11,5 / 13 (+10 =3) |
Santa Monica (6e-7e) : 9 / 18 (victoire de Spassky devant Fischer) Coupe d'URSS par équipes[22] (3e-4e) : 6 / 10 (+2 =8) (victoire de Botvinnik : 6 / 9 et Geller : 6,5 / 10) |
| 1967 | Spartakiade de Moscou : 3 / 4 (+2 =2) | Spartakiade d'URSS (Moscou) : 4,5 / 8 (+3 –2 =3) Venise (2e-3e) : 10 / 13 (+7 =6) (victoire de Donner devant Evans) |
| 1968 | Championnat de Moscou (1er-2e) : 10,5 / 15 (+6 =9) (ex æquo avec Bronstein) Olympiade de Lugano : 10,5 / 12 (+9 =3) |
Bamberg (2e-3e) : 10 / 15 (victoire de Kéres devant Schmid) Palma de Majorque (4e) : 11,5 / 17 (+7 -1 =9) (victoire de Kortchnoï devant Larsen et Spassky) |
| Année | Vainqueur | Deuxième à huitième |
|---|---|---|
| 1969 | Championnat d'URSS : 14 / 22 (+6 =16) (ex æquo avec Polougaïevski) |
Palma de Majorque (2e derrière Larsen) : 11,5 / 17 (+6 =11) Championnat du monde contre Spassky (Moscou) : 10,5–12,5 (+4 -6 =13) |
| 1970 | Match de départage contre Polougaïevski (+2 –0 =3) |
Match URSS-Reste du monde (Belgrade), contre Fischer : 1–3 (+0 -2 =2) Championnat d'Europe par équipes (Kapfenberg) (2e) : 3,5 / 6 (+1 =5) Rovinj et Zagreb (6e) : 10,5 / 17 (+5 -1 =11) (victoire de Fischer) Olympiade de Siegen (6e au 2e échiquier) : 10 / 14 (+6 =8) Vinkovci (6e-9e) : 6 / 12 (victoire de Larsen devant Bronstein, Gligoric et Hort) |
| 1971 | Tournoi des candidats (finaliste) : matchs gagnés contre Hübner (+1 -0 =6) et Kortchnoï (+1 -0 =9) |
Wijk aan Zee (2e-4e derrrière Kortchnoï) : 9,5 / 15 (+4 =11) Mémorial Alekhine (Moscou) (4e-5e) : 10 / 17 (+4 -1 =12) (victoire de Stein et Karpov devant Smyslov et Toukmakov) Finale des candidats contre Fischer (Buenos Aires) : 2,5–6,5 (+1 –5 =3) |
| 1972 | San Antonio (1er-3e) : 10,5 / 15 (+6 =9) (ex æquo avec Karpov et Portisch) |
Olympiade d'URSS (Moscou, 3e) : 4,5 / 7 (+2 =5) Sarajevo (2e derrière Szabo) : 10,5 / 15 Olympiade de Skopje (8e au 1er échiquier) : 10,5 / 16 (+6 -1 =9) (Hübner médaille d'or devant Hort et Browne) |
| 1973 | Las Palmas : 9,5 / 15 (+4 =11) (ex æquo avec Stein) Amsterdam (tournoi IBM) (1er-2e) : 10 / 15 (+7 -2 =6) (ex æquo avec Planinc) Championnat d'Europe par équipes (Bath) (2e échiquier) : 4,5 / 7 (+2 =5) Match URSS - Yougoslavie contre Gligoric (Tbilissi) : 2–2 (+1 –1 =2) |
Championnat d'URSS (Moscou) (2e-6e après Spassky) : 10,5 / 17 (+4 =13) (ex æquo avec Karpov, Kortchnoï, Kouzmine et Polougaïevski) |
| 1974 | Tournoi des candidats (quart de finale) : match gagné contre Portisch : 7–6 (+3 –2 =8) Olympiade de Nice (4e échiquier) : 12,5 / 14 (+11 =3) |
Manille (2e derrière Vassioukov) : 9,5 / 14 Demi-finale des candidats contre Kortchnoï : 1,5–3,5 (+1 –3 =1) |
| 1975 | Championnat d'URSS (Erevan) : 10 / 15 (+6 -1 =8) | Milan (3e) : 11,5 / 21 (victoire de Karpov devant Portisch) Las Palmas (6e) : 9,5 / 15 (victoire de Ljubojevic devant Andersson, Mecking, Tal et Olafsson) Mémorial Alekhine (Moscou) (6e-7e) : 9 / 15 (+4 –1 =10) (victoire de Geller devant Spassky, Kholmov, Kortchnoï, Vaganian et Hort) |
| Année | Vainqueur | Deuxième à neuvième |
|---|---|---|
| 1976 | Open de Lone Pine : 5,5 / 7 Varèse : 4,5 / 8 (+1 =7) (tournoi de départage avec Tal et Portisch) |
Tournoi interzonal de Bienne (2e-4e) : 12 / 19 (+6 -1 =12) (tournoi remporté par Larsen devant Tal et Portisch) Championnat d'URSS (Moscou) (3e-4e) : 10,5 / 17 (+6 -2 =9) (victoire de Karpov devant Balachov) |
| 1977 | Quart de finale des candidats contre Kortchnoï : 5,5–6,5 (+1 -2 =9) Championnat d'Europe par équipes (2e au 2e échiquier) : 3,5 / 6 (+1 =5) Championnat d'URSS (Léningrad) (3e-4e) : 9 / 15 (+4 -1 =10) (victoire de Goulko et Dorfman) Sotchi[23] (5e-9e) : 9 / 15 (+3 =12) (tournoi remporté par Tal) |
|
| 1978 | 1977-1978 : tournoi d'Hastings (2e-3e derrière Dzindzichachvili) : 9,5 / 14 Vilnius (2e derrière Toukmakov) : 10 / 15 Olympiade de Buenos Aires (7e au 2e échiquier) : 6 / 9 (+3 =6) |
|
| 1979 | Mémorial Keres (Tallinn) : 12 / 16 (+8 =8) Tournoi interzonal (Rio de Janeiro) (+6 =11) (ex æquo avec Portisch et Hübner) : 11,5 / 17 |
Banja Luka (3e-4e) : 9 / 15 (+3 =12) (victoire de Kasparov devant Smejkal et Andersson) Buenos Aires (9e-10e) : 6 / 13 (tournoi remporté par Larsen : 11 / 13) |
| 1980 | Bar[24] : 10 / 13 (+7 =6) Las Palmas (1er-3e) : 8,5 / 11 (+6 =5) (ex æquo avec Geller et Miles) |
Quart de finale des candidats contre Kortchnoï : 3,5–5,5 (+0 -2 =7) |
| 1981 | Moscou (9e-10e) : 6 / 13 (+1 –2 =10) (tournoi remporté par Karpov) Vrsac (3e) : 10 / 15 (tournoi remporté par Sax devant Smejkal) Tilburg (2e derrière Beliavski) : 7 / 11 (+3 =8) |
|
| 1982 | Las Palmas (interzonal) (4e-5e) : 7,5 / 13 (+3 –1 =9) (victoire de Ribli) Bugojno (6e-8e) : 7 / 13 (+2 –1 =10) (tournoi remporté par Kasparov) Tilburg (5e-6e) : 6 / 11 (+3 –2 =6) (victoire de Karpov devant Timman) |
|
| 1983 | Tallinn[25] (3e-5e) : 9 / 15 (victoire de Vaganian et Tal devant Suba et Ehlvest) Championnat d'Europe par équipes (Plovdiv) (2e au 3e éch.) : 3,5 / 5 (+2 =3) Championnat d'URSS (Moscou) (6e-9e) : 7,5 / 15 (+2 -2 =11) (victoire de Karpov devant Toukmakov) |
Malgré ses bons résultats au plus haut niveau dès 1952, Petrossian ne fut sélectionné en équipe d'URSS, pour laquelle il joua à dix reprises, qu'à partir de 1958. Avec elle, il remporta neuf fois la médaille d'or par équipes et une fois la médaille d'argent par équipes, en 1978. Sur les 129 parties qu'il joua dans cette compétition, il n'en perdit qu'une seule et en annula 50.
En 1976, l'URSS boycotta l'olympiade d'échecs de 1976 à Haïfa.
Petrossian représenta l'URSS à huit éditions de cette compétition depuis son origine en 1957 à l'édition de 1983, un an avant son décès. Il n'y perdit jamais une partie (+15 =37). À chaque fois, l'URSS remporta la médaille d'or.
En 1970 à Belgrade, lors du match URSS - Reste du monde, Petrossian joua au deuxième échiquier de l'URSS et fut opposé à Bobby Fischer. Il perdit leur match individuel 1 à 3 (+0 -2 =2).
En juillet 1984, lors du match revanche à Londres, Petrossian, qui était malade, fut remplacé par Iouri Razouvaïev. Petrossian mourut un mois après.
Petrossian fut rédacteur de la revue mensuelle Chakhmatnaïa Moskva de 1963 à 1966.
De 1968 à 1977, il occupa le poste de rédacteur en chef de l'hebdomadaire 64. Il en fut démis après sa défaite contre le dissident Viktor Kortchnoï au cours des matchs des candidats.
Petrossian était un joueur réputé pour son talent défensif et son jeu positionnel. Dans une interview donnée au journal Sovietski Sport, il répondait au journaliste qui lui demandait quel était son credo aux échecs[26] : « Je suis profondément convaincu que les échecs, bien qu’ils restent un jeu, n’ont rien à voir avec le hasard. C’est mon credo. J’apprécie uniquement les parties dans lesquelles j’ai joué conformément aux exigences de la position. Je ne crois qu’à la logique et à la correction du jeu. »
À propos de son jeu très défensif et sans risques, Lev Polougaïevski disait : « Dans les meilleures années de Petrossian, il était plus facile de remporter le Championnat d'URSS que de gagner une partie contre lui[27]. »
Petrossian était connu pour son art de la prophylaxie, il envisageait des possibilités d'attaque pour son adversaire avant même qu'il n'ait l'idée d'attaquer. Toutefois, il convient d'émettre un jugement nuancé. Par exemple, contre 1. e4, dans les années 1950-1960, « si Petrossian adoptait des défenses Caro-Kann ou des parties espagnoles lorsqu'une partie nulle « suffisait », il recourait à la sicilienne Najdorf ou à la Winawer lorsqu'il devait gagner impérativement[28]. »
Un bel exemple de l'opiniâtreté de sa défense est sa partie contre Garry Kasparov de Tilburg, 1981 où, avec les Noirs, il subit une très forte attaque, résiste, retourne la situation en sa faveur et gagne :
1.d4 d5 2.c4 dxc4 3.Cf3 Cf6 4.e3 Fg4 5.Fxc4 e6 6.h3 Fh5 7.Cc3 a6 8.g4 Fg6 9.Ce5 Cbd7 10.Cxg6 hxg6 11.Ff1 c6 12.Fg2 Dc7 13.0-0 Fe7 14.f4 Cb6 15.g5 Cfd7 16.Dg4 0-0-0 17.Tb1 Rb8 18.b4 Cd5 19.Ca4 f5 20.Dg3 Cxb4 21.Fd2 Cd5 22.Tfc1 Ra7 23.De1 Fa3 24.Tc2 Dd6 25.Tb3 De7 26.De2 Tb8 27.Dd3 Fd6 28.Cb2 Thc8 29.Cc4 Fc7 30.a4 b5 31.axb5 cxb5 32.Ta2 Rb7 33.Fb4 De8 34.Fd6 Ta8 35.Db1 Rc6 36.Tba3 bxc4 37.Txa6+ Txa6 38.Txa6+ Fb6 39.Fc5 Dd8 40.Da1 Cxc5 41.dxc5 Rxc5 42.Ta4 0-1
La partie eut lieu lors du championnat du monde en 1966[29].
1.d4 Cf6 2.Cf3 e6 3.Fg5 d5 4.Cbd2 Fe7 5.e3 Cbd7 6.Fd3 c5 7. c3 b6 8.0-0 Fb7 9.Ce5 Cxe5 10.dxe5 Cd7 11.Ff4 Dc7 12.Cf3 h6 13.Fg3 g5 14.b4 h5 15.h4 gxh4 16.Ff4 0-0-0 17.a4 c4 18.Fe2 a6 19.Rh1 Tdg8 20.Tg1 Tg4 21.Dd2 Thg8 22.a5 b5 23.Tad1 Ff8 24.Ch2 Cxe5 25.Cxg4 hxg4 26.e4 Fd6 27.De3 Cd7 28.Fxd6 Dxd6 29.Td4
29... e5 30.Td2 f5 31.exd5 f4 32.De4 Cf6 33.Df5+ Rb8 34.f3 Fc8 35.Db1 g3 36.Te1 h3 37.Ff1 Th8 38.gxh3 Fxh3 39.Rg1 Fxf1 40.Rxf1 e4 41.Dd1 Cg4 42.fxg4 f3 43.Tg2 fxg2 0-1
Il faut se méfier de l'eau qui dort. Une miniature de Petrossian était chose rare, mais à la moindre inattention, le Tigre sortait ses griffes.
Tigran Petrossian - Hans Ree, Wijk aan Zee, 1971
1.c4 e5 2.Cc3 Cf6 3.Cf3 Cc6 4.g3 Fb4 5.Cd5 Cxd5 6.cxd5 e4 7.dxc6 exf3 8.Db3 1-0 (si le Fb4 se retire, cxb7 gagne une pièce)
| Précédé de : Mikhail Botvinnik |
Champion du monde d'échecs 1963–1969 |
Suivi de : Boris Spassky |