sensagent's content
Dictionary and translator for handheld
New : sensagent is now available on your handheld
Advertising ▼
Webmaster Solution
Alexandria
A windows (pop-into) of information (full-content of Sensagent) triggered by double-clicking any word on your webpage. Give contextual explanation and translation from your sites !
SensagentBox
With a SensagentBox, visitors to your site can access reliable information on over 5 million pages provided by Sensagent.com. Choose the design that fits your site.
Business solution
Improve your site content
Add new content to your site from Sensagent by XML.
Crawl products or adds
Get XML access to reach the best products.
Index images and define metadata
Get XML access to fix the meaning of your metadata.
Please, email us to describe your idea.
Lettris
Lettris is a curious tetris-clone game where all the bricks have the same square shape but different content. Each square carries a letter. To make squares disappear and save space for other squares you have to assemble English words (left, right, up, down) from the falling squares.
boggle
Boggle gives you 3 minutes to find as many words (3 letters or more) as you can in a grid of 16 letters. You can also try the grid of 16 letters. Letters must be adjacent and longer words score better. See if you can get into the grid Hall of Fame !
English dictionary
Main references
Most English definitions are provided by WordNet .
English thesaurus is mainly derived from The Integral Dictionary (TID).
English Encyclopedia is licensed by Wikipedia (GNU).
Copyrights
The wordgames anagrams, crossword, Lettris and Boggle are provided by Memodata.
The web service Alexandria is granted from Memodata for the Ebay search.
The SensagentBox are offered by sensAgent.
Translation
Change the target language to find translations.
Tips: browse the semantic fields (see From ideas to words) in two languages to learn more.
last searches on the dictionary :
computed in 0.046s
La drogue, ou jeu de la drogue, est un jeu de cartes qui était pratiqué durant le XIXe siècle par les soldats et les matelots. Il tire son nom d'une petite fourche en bois, sorte de pince à linge[2], fabriquée par les joueurs et destinée à coiffer le nez des perdants qui devaient supporter cette pénitence tant qu'ils ne gagnaient pas à leur tour.
Mis à part cela, peu de choses sont connues sur ce jeu et les règles sont oubliées.
Seules des représentations picturales et des citations littéraires maintiennent son souvenir :
« DROGUE se dit en outre d'une sorte de jeu de cartes en usage parmi les soldats et les matelots : à ce jeu, le perdant est obligé de se mettre sur le nez un morceau de bois fourchu, qu'on appelle également drogue, et de le garder jusqu'à ce qu'il soit parvenu à gagner. Le jeu de la drogue. Jouer à la drogue. »
— Dictionnaire de l'Académie française, sixième édition, 1832.
Des représentations anciennes montrent qu'il pouvait être pratiqué par deux ou davantage de joueurs et y avoir plusieurs perdants portant chacun une ou plusieurs drogues.
Selon Joseph Méry, dans un de ses petits poèmes historiques sur les jeux, la drogue en tant que petite fourche était aussi utilisée dans les casernes comme pénitence au trictrac :
— L'Arbitre des jeux, Gabriel de Gonet, Paris, 1847, p. 326.
Les cartes utilisées devaient être classiques même s'il a existé des cartes spécifiques représentant du personnel militaire[3].
Probablement du type jeu de levées, la drogue était un jeu compliqué[3] si l'on se réfère à une encyclopédie décrivant les Français, parue en neuf tomes de 1840 à 1842 et à laquelle a contribué notamment Honoré de Balzac :
« Ceux [soldats] qui s'adonnent au jeu compliqué et intéressant de la drogue sont reconnaissables à la pyramide de chevilles en bois qui leur pince le nez »
— Les Français peints par eux mêmes, Encyclopédie morale du dix-neuvième siècle, Léon Curner, Paris, 1842, t. 5, p. 47.
En tant qu'objet, en dehors du cadre du jeu de cartes, la drogue a été aussi citée par George Sand :
« L'un ouvre une tranchée à la bêche, si profonde qu'on dirait qu'il s'agit d'abattre un chêne. L'autre met sur son nez une drogue en bois ou en carton qui simule une paire de lunettes : il fait l'office d'ingénieur, s'approche, s'éloigne, lève un plan, lorgne les travailleurs, tire des lignes, fait le pédant, s'écrie qu'on va tout gâter, fait abandonner et reprendre le travail selon sa fantaisie, et, le plus longuement, le plus ridiculement possible dirige la besogne. »
— La Mare au diable, Appendice, chap. IV, 1848.