Poilu
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Le surnom de poilu aurait été donné aux soldats français durant la Première Guerre mondiale car, du fait de leurs conditions de vie dans les tranchées, ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l'arrière, paraissaient tous poilus. Cependant cette origine est controversée, le mot poilu désignant aussi à l'époque dans le langage familier quelqu'un de courageux (cf. par exemple l'expression plus ancienne un brave à trois poils, que l'on trouve chez Molière).
Sommaire
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Commémoration
En France le onze novembre le souvenir des "Poilus" se fait sous le nom des "Bleuets" (en rapport avec la couleur bleu horizon de l'uniforme des poilus), en Grande Bretagne et dans les pays du Commonwealth, le jour du 11 Novembre se fait sous l'appellation de "Poppy Day" le "Poppy" est le coquelicot, fleur qui poussait souvent dans et aux abords des tranchées.
Après les décès de :
- Alexis Tendil le 5 octobre 2005 à l'âge de 109 ans
- René Moreau le 26 octobre 2005 à l'âge de 108 ans
- Ferdinand Gilson dans la nuit du 25 au 26 février 2006 à l'âge de 107 ans
- Léon Weil le 6 juin 2006 à l'âge de 109 ans
- François Jaffré le 22 septembre 2006 à l'âge de 105 ans
- Maurice Floquet le 10 novembre 2006 à l'âge de 111 ans
- René Riffaud le 15 janvier 2007 à l'âge de 108 ans
- Jean Grelaud le 25 février 2007 à l'âge de 108 ans
Il ne reste en France plus que 2 poilus. Le dernier des "Poilus" français qui décèdera sera, avec son accord écrit, inhumé au coté du " Soldat inconnu" dans la crypte sous l'Arc de triomphe à Paris.
Les deux derniers poilus officiels sont :
- 109 ans*, Cazenave, Louis de, 16 octobre 1897
- 109 ans*, Ponticelli, Lazare , 7 décembre 1897 (né en Italie sous le nom de "Lazzaro")
Lettres de soldats
- « 24 juin 1915
Dans la tranchée, le pis, ce sont les torpilles. Le déchirement produit par ces 50 kg de mélinite en éclatant est effroyable. Quand une d'elles tombe en pleine tranchée, et ces accidents-là arrivent, elle tue carrément 15 à 20 types. L'une des nôtres étant tombée chez les Boches, des pieds de Boches ont été rejetés jusque sur nos deuxièmes lignes. »
Michel Lanson
- « 19 juillet 1915
Je ne suis plus qu'un squelette où la figure disparaît sous une couche de poussière mêlée à la barbe déjà longue. Je tiens debout comme on dit en langage vulgaire parce que c'est la mode. »
Emile Sautour
- « Le 26 juillet 1915
J'ai vu de beaux spectacles ! D'abord les tranchées de Boches défoncées par notre artillerie malgré le ciment et les centaines de sacs de terre empilés les uns au-dessus des autres ; ça c'est intéressant. Mais ce qui l'est moins, ce sont les cadavres à moitié enterrés montrant, qui un pied, qui une tête ; d'autres, enterrés, sont découverts en creusant les boyaux. Que c'est intéressant la guerre ! On peut être fier de la civilisation ! »
Pierre Rullier
- « 1916
Cher Josph
Article inédit : sentimental... Garde le souvenir précieux des poilus. Ton ami qui te serre.
Edmond
Le poilu, c'est celui que tout le monde admire, mais dont on s'écarte lorsqu'on le voit monter dans un train, rentrer dans un café, dans un restaurant, dans un magasin, de peur que ses brodequins amochent les bottines, que ses effets maculent les vestons de dernière coupe, que ses gestes effleurent les robes cloches, que ses paroles soient trop crues. C'est celui que les officiers d'administration font saluer. C'est celui à qui l'on impose dans les hôpitaux une discipline dont les embusqués sont exempts. Le poilu, c'est celui dont personne à l'arrière connaît la vie véritable, pas même les journalistes qui l'exaltent, pas même les députés qui voyagent dans les quartiers généraux. Le poilu, c'est celui qui va en permission quand les autres y sont allés, c'est celui qui ne parle pas lorsqu'il revient pour huit jours dans sa famille et son pays, trop occupé de les revoir, de les aimer ; c'est celui qui ne profite pas de la guerre ; c'est celui qui écoute tout, qui juge, qui dira beaucoup de choses après la guerre.
Le poilu, c'est le fantassin, le fantassin qui va dans la tranchée. Combien sont-ils les poilus sur le front? moins qu'on ne le croit. Que souffrent-ils? Beaucoup plus qu'on ne le croit. Que fait-on pour eux? je sais on en parle, on les vante, on les admire de loin. Les illustrés ou les clichés de leurs appareils tentent de les faire passer à la postérité par le crayon de leurs artistes. Les femmes malades tentent de flirter avec eux par lettres.
Mais lorsqu'ils sont au repos, les laisse-t-on se reposer? Ont-ils leurs journées pour les populariser comme en ont eu le 75, l'aviation, le Drapeau belge, etc.? A-t-on vu expliquer dans la presse que le poilu, c'est encore le seul espoir de la France, le seul qui garde ou prend les tranchées, malgré l'artillerie, malgré la faim, malgré le souci, malgré l'asphyxie... »
Edmon Vittet[1]
Voir aussi
Lien interne
- Derniers poilus
- La Chanson de Craonne
- Félix Baudy
Lien externe
- Base de données des soldats "morts pour la France"
- Correspondance d'un poilu
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Catégorie : Première Guerre mondiale
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