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Reconstitution de l’éruption du Vésuve,
Discovery Channel.
Pompéi (Pompeii en latin, Pompei en italien), était une ville de Campanie en Italie près de Naples au pied du Vésuve, fondée au VIe siècle av. J.-C. le 24 août 79, elle fut entièrement ensevelie avec Herculanum et Stabies, lors d’une éruption plinienne de ce volcan. La ville se conserva mieux que si la catastrophe ne s'était pas produite. Les fouilles du XVIIIè siècle ont exhumé une cité florissante dans un état de conservation inespéré.
Oubliée pendant 1 600 ans, elle fut redécouverte par hasard pour devenir aujourd'hui l'un des fleurons de l'archéologie et un extraordinaire témoignage de l'urbanisme de l'Empire romain.
- Pour la description de la ville actuelle, voir Pompei
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Sommaire
- 1 Histoire
- 2 Le site archéologique
- 2.1 Redécouverte de la ville
- 2.2 Historique des fouilles
- 2.3 Habitants de Pompéi au moment de l'éruption du Vésuve
- 2.4 Directeurs du site archéologique de Pompéi
- 3 Description géographique
- 4 Organisation de la ville de Pompéi
- 4.1 Répartition des édifices par type
- 4.2 Les rues
- 4.2.1 La rue de l'Abondance
- 5 Édifices publics
- 5.1 Forum
- 5.2 Le Comitium
- 5.3 L'édifice d'Eumachie
- 5.4 La Basilique
- 5.5 Le forum triangulaire
- 5.6 Le Macellum
- 5.7 Les Thermes
- 5.7.1 Thermes du forum
- 5.7.2 Thermes de Stabies
- 5.7.3 Thermes suburbaines
- 5.8 Théâtres
- 5.8.1 Le Grand Théâtre
- 5.8.2 Le Petit Théâtre (ou Odéon)
- 5.8.3 L'Amphithéâtre
- 5.9 La grande palestre
- 5.10 La caserne des gladiateurs
- 5.11 Château d'eau
- 6 Les centres religieux
- 6.1 Temple d'Isis
- 6.2 Temple de la Fortune d'Auguste
- 6.3 Temple de Jupiter
- 6.4 Temple d’Apollon
- 6.5 Temple de Vespasien
- 7 Maisons et villas pompéiennes
- 7.1 La villa pompéienne
- 7.2 Villa du Centenaire
- 7.3 Maison de Méléagre
- 7.4 Maison du Centaure
- 7.5 Maison de Castor et Pollux
- 7.6 Maison de Lucius Cecilius Jocundus
- 7.7 Maison de Marcus Lucretius
- 7.8 Maison du Faune
- 7.9 Villa de Julia Félix
- 7.10 Maison des Vettii
- 7.11 Maison des petits Amours Dorés
- 7.12 Maison du Poète Tragique
- 7.13 Maison de Ménandre
- 7.14 Maison de D.Octavius Quarto
- 7.15 Maison de Vénus
- 7.16 Villa des Mystères
- 7.17 Villa de l'éphèbe
- 8 Les boutiques de Pompéi
- 8.1 Les fullonicae
- 8.2 La boulangerie de Modeste
- 8.3 Les lupanars
- 8.4 Le thermopolium du Laraire
- 9 L’art de Pompéï
- 9.1 Les graffitis
- 9.2 Les quatre styles de la fresque
- 9.3 Les sculptures
- 9.4 Les mosaïques
- 10 Pompéi dans la culture populaire
- 10.1 Littérature
- 10.2 Cinéma
- 10.3 Musique
- 11 Voir aussi
- 11.1 Bibliographie
- 11.2 Liens internes
- 11.3 Liens externes
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Histoire
Pendant l'âge du fer (du Xe au VIIe siècle av. J.-C.), des habitants se concentrent le long du cours moyen du Sarno, correspondant aux localités de Striano, San Marzano et San Valentino Torio. Pompéi est fondée avant le VIe (peut-être au VIIe ou VIIIe siècle av. J.-C.), par un regroupement de cinq villages osques (pompaios = cinq) sur une retombée de lave, au pied du Vésuve, au cœur des régions VII et VIII de la ville, sur une route commerciale importante. En effet, le déclin des centres de l'arrière-pays correspond à une faveur croissante pour le haut plateau de Pompeï.
Au VIe siècle av. J.-C., Pompéi devient une colonie grecque ; les Grecs introduisent le culte d’Apollon (construction du temple d’Apollon ; construction du temple dorique sur l’agora triangulaire). Pompéi n’est qu’une base pour contrôler les débouchés de l’arrière-pays, très fertile.
De -524 à -474, les Étrusques occupent la ville sans laisser de traces spécifiques.
De -474 à -424, les Grecs reprennent le contrôle de la ville, restaurent les temples, développent un quartier au plan géométrique (région VI), et entourent Pompéi de murailles.
En -424, Pompéi est conquise par les Samnites qui prennent le nom de Campani en arrivant dans les plaines. On se remet à parler l’osque, langue commune aux plus anciens occupants, les Osques, et aux nouveaux occupants, les Samnites qui étendent les murailles de la ville.
En -341, Pompéi, ainsi que les Campani, s’allient à Rome et lui restent fidèles.
Entre -214 et -210 se déroule la Deuxième Guerre punique : Hannibal part à la conquête de Rome avec ses éléphants. Pompéi, contrairement aux autres villes Samnites, reste fidèle à Rome.
Entre -424 et -89, les Samnites entourent Pompéi de murailles encore plus fortes, pour se protéger des villes voisines et de la puissance de Rome. L’expansion urbaine de Pompéi a donc été limitée par ces murailles.
En mars 90 av. J.-C., les villes samnites se révoltent contre Rome lors la Guerre sociale. Cette fois, Pompéi se joint à elles. La guerre est dure et les Romains conduits par Sylla prennent Pompéi. Les Romains ne reconstruisent pas une nouvelle ville sur celle des Samnites, mais s’installent dans Pompéi telle qu’elle était au temps des Samnites.
En 80 av. J.-C., Pompéi est transformé par Sylla en colonie romaine, du nom de Colonia Veneria Cornelia Pompeii : les riches colons romains remplacent alors les habitants chassés de leurs demeures et s’installent principalement dans de grandes villas bâties sur le flanc du Vésuve, à l’emplacement des remparts primitifs. L’ère romaine commence.
En 62 après J.-C., Pompéi subit un tremblement de terre qui détruit une partie de la ville. Les habitants ne font pas le lien entre le tremblement de terre et le Vésuve.
24 août 79 : éruption du Vésuve entraînant la destruction de la ville. Pline le Jeune, qui était dans les environs, a décrit l’éruption dans deux lettres à Tacite.

Voir l’article
Destruction de Pompéi.
Le site archéologique
Redécouverte de la ville
Momifiée sous un déluge de cendres, Pompéi constitue, depuis qu'elle a été remise au jour, le plus riche témoignage de la civilisation romaine.
Les fouilles ont permis de découvrir un excellent cliché de la ville de Pompéi telle qu'elle était au moment de l'éruption du Vésuve, dont la lave et les cendres ont figé pour des siècles les lieux et les personnages. La couche qu'il a fallu creuser atteignait parfois 20 mètres, soit l'équivalent d'un immeuble de 6 étages. Grâce à des recherches plus récentes, il a été possible de remonter plus loin dans le temps vers les origines de la ville : il a ainsi été retrouvé en certains endroits jusqu'à trois couches de sédiments correspondant à trois siècles bien distincts, les VIIIe, IVe et IIe siècle av. J.-C., fournissant des informations précieuses sur la colonisation de la région avant l'ère romaine.
Historique des fouilles
En 1599 un architecte du nom de [[Domenico Fontana|Fontana] découverte les sites de Pompéi et Herculanum par ], lors de travaux de construction d'un canal.
Un siècle et demi plus tard, dans la baie de Naples, un paysan laboure son champ. Au loin, à une dizaine de kilomètres au nord, le Vésuve, un volcan assoupi. Soudain le soc de sa charrue heurte un objet métallique, aussitôt l’ homme arrête son attelage et dégage un vase en bronze. Un vase de l’ époque romaine. Sans le savoir l’ homme vient d’ exhumer les premiers vestiges de Pompéi. En 1748, les premières fouilles débutent, 10 ans après celles d'Herculanum. La direction des travaux fut confiée à un officier du génie espagnol, qui creusa des tunnels au hasard, cherchant principalement des statues et faisant fondre les objets en bronze... Bientôt l’ Europe entière s’ intéresse à Pompéi, grâce à un jeune allemand passionné d’art antique, Winckelmann.Il déplora les méthodes de fouilles qui consistaient à ne chercher que les objets précieux. Il fut assassiné en 1768. En 1763 l'identification du site est confirmée avec la découverte d'une référence à Res Publica Pompeianorum.
De 1770 à 1815, les travaux de recherches s’accélèrent sous l’impulsion des rois de Naples et de leurs épouses. Des monuments et des villas furent dégagés et en 1772 on découvrit dix-huit corps dans le corridor souterrain d’une villa. En 1808, l'arrivée de Joachim Murat comme roi de Naples, avec sa femme Caroline, relance l'enthousiasme archéologique pour le site.L' accession de Murat, un proche de Napoléon passionné d’ archéologie, au trône de Naples en 1808 accélera les fouilles paralysées peu de temps avant par les guerres d’ Italie. Sa femme participait aux fouilles, les dirigeait en y consacrant même son argent personnel. L’amphithéâtre, la basilique furent dégagés mais la défaite de Napoléon entraîne la chute de Murat, qui dût fuir. Jusqu’en 1860, le rythme ralentit, quelques découvertes eurent lieues mais les crédits manquaient et les travaux s’ arrêtèrent.
En 1860, le roi Victor-Emmanuel nomme Guiseppe Fiorelli, un archéologue napolitain, directeur des fouilles de Pompéi. Il fût le premier à leur donner un caractère scientifique. Il ordonna les nettoyages des rues qui fit apparaître le plan de la cité. Pompéi fut divisée en secteurs, et chaque maison, chaque boutique fut affectée d’ un numéro d’ identification. C’est Fiorelli qui découvrit en 1863 la méthode de moulage au plâtre qui permit de conserver les dernières attitudes des Pompéiens imprimées dans la cendre.
Les successeurs de Fiorelli continuèrent à faire de nouvelles découvertes, telle que la demeure des Vetii, du Faune, des pains carbonisés dans le four d’ un boulanger, des corbeilles contenant des oignons et des haricots. Dans les années 1920 sont réalisées les premières fouilles importantes, sous l'impulsion d'Amedeo Maiuri.
Lors de la seconde guerre mondiale, Pompéi, souffrit des bombardements. Les destructions occasionnées par les bombes révelèrent pourtant l’ existence d’ une villa avec de très belles fresques. Le 23 novembre 1980, un nouveau séisme (tremblement de terre) causant d’importants dégâts.
Évolution des fouilles sur le site de Pompéi
Habitants de Pompéi au moment de l'éruption du Vésuve
Figés par la lave, puis par des moulages en plâtre, on peut encore voir les habitants de Pompéi dans l'attitude où la mort les surprit. Il y en a qui tentent de s'enfuir, de protéger leurs enfants ou de mettre leur magot à l'abri. On peut voir ces bouleversants spectres à l'Antiquarium, ou aux thermes de Stabies. Mais certains ont été laissés à l'endroit même où les corps furent autrefois découverts.
Directeurs du site archéologique de Pompéi
- 1748–1780 Rocque Joaquín de Alcubierre
- jusqu'en 1764, avec Karl Weber
- 1764/1778–1797 Francesco La Vega
- 1799–1804 Christoph Saliceti
- 1804–1806 Pietro La Vega
- 1807–1838 Michele Arditi
- 1839–1850 Francesco Maria Avellino
- 1850–1863 S. Spinelli
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- 1863–1875 Giuseppe Fiorelli
- 1875–1893 Michele Ruggiero
- 1893–1901 Giulio De Petra
- 1901–1905 Ettore Pais
- 1905–1910 Antonio Sogliano
- 1910–1924 Vittorio Spinazzola
- 1924–1961 Amedeo Maiuri
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- 1961–1976 Alfonso de Franciscis
- 1976–1977 Luigi D’Amore
- 1977–1982 Fausto Zevi
- 1982–1984 Giuseppina Cerulli-Irelli
- 1984–1994 Baldassare Conticello
- Depuis 1994 Pietro Giovanni Guzzo
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Description géographique
Pompeï s'étend sur un haut plateau d'origine volcanique, formé par une coulée de lave dont les limites d'extension sont visibles du sud-est au sud-ouest de la cité.
Avant la construction de la ville, ce haut plateau d'un peu plus de 60 hectares occupe une position avantageuse et domine la plaine environnante, à des altitudes variables, en présentant une inclinaison naturelle du nord au sud.
Le Vésuve qui s'élève au nord du plateau, rend les terres fertiles et propices à la viticulture. - on ignore alors qu'il s'agit d'un volcan.
Au sud, le plateau domine le Sarno, fleuve naissant dans le Torrenone, l'un des derniers contreforts des Appenins, à une vingtaine de kilomètres à l'est de l'agglomération.
Le fleuve fait une large courbe vers le nord, et, après avoir longé le sud du plateau où sera érigée la future cité, il va se déverser paisiblement dans le golfe de Naples.
Déterminant pour l'histoire et la vie économique de Pompeï, le Sarno est entièrement navigable et traverse une vallée large et fertile : l'importation et l'exportation de marchandises avec l'intérieur de la Campanie sont donc aisées.
La position centrale du haut plateau dominant le golfe permet de contrôler le transit des navires doublant le cap Campanella (Sorrente) en direction du nord, ou inversement.
C'est assurément un emplacement idéal pour l'implantation d'une ville.
C'est pendant l'âge du bronze moyen que les premières installations apparaissent, plus au sud, sur la rive droite du Sarno, dans l'actuelle cité de S. Abbondio (Pompeï).
La vie de ce centre s'interrompt à la fin du deuxième millénaire avant Jésus-Christ, du fait d'une éruption volcanique qui constitue la dernière manifestation de l'activité du Vésuve avant la catastrophe de 79 après Jésus-Christ.
Organisation de la ville de Pompéi
Répartition des édifices par type
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Phases de développement de la ville
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Les bains et les édifices sportifs
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Les principaux axes : 1. Via Marinia; 2. Via dell'Abondanza; 3. Via di Porta Nocera; 4. Via di Nola; 5. Via di Stabia; 6. Via di Mercurio; 7. Via del Foro
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Les rues
La rue de l'Abondance
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Symbole dans une rue pompéienne
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Porte Nocera qui menait à la nécropole
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Rue avec un passage piéton surélévé
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Édifices publics
Forum
Vue panoramique du forum de Pompéi

C’était le centre de la ville, centre religieux (où s’élevaient les principaux temples comme celui de Jupiter, père de tous les dieux, d’Apollon et des Lares) et centre politique, dans la mesure où c’était là que s’exerçait la justice et que les institutions publiques municipales avaient leur siège. Enfin, c’était aussi le centre économique de la cité, l’endroit où s’effectuaient les tractations et les échanges commerciaux. Les entrepôts de denrées alimentaires et, parfois, le siège des catégories de métiers les plus représentatifs y trouvaient également place.
Le forum était un vaste domaine situé en un point central. Celui de Pompéi, qui compte une vaste aire rectangulaire dont le périmètre mesurait plus de 400 mètres (38 m sur 142 m), se trouve dans le quartier sud-ouest ; il est donc excentré par rapport au centre habité. Le choix de cette zone fut déterminé par des raisons contingentes comme la nécessité de trouver un terrain suffisamment grand et plat, chose particulièrement difficile à Pompéi en raison de son emplacement sur un étagement lavique fortement incliné vers la mer.
Le forum municipal se développa à une époque plus tardive que le forum triangulaire, plus ancien et plus central, bien que des édifices remontant à l’époque Samnite, tel le Temple d’Apollon, n’en manquent pas. La construction du forum municipal fut décidée à la suite de mutations socio-économiques, d’un accroissement démographique et d’une expansion urbaine incessante qui entraînèrent de nouvelles nécessités, dont celles d’un nouvel espace public répondant davantage aux exigences de la population et à l’importance même de la ville. C’est ainsi que fut choisie cette zone qui, jusqu’au IIe siècle av. J.-C., avait été destinée au marché. Le forum de Pompéi est donc situé au carrefour des principales rues de la ville et, en particulier, de celle de l’Abondance qui constituait le centre le plus important de cette cité romaine si prospère. Les vestiges de cet important centre d’agrégation sociale ne nous révèlent qu’en partie seulement la grandeur et la beauté d’autrefois.
L’image que le forum donnait autrefois de lui était à coup sûr plus grandiose et monumentale : il suffit de penser que cet endroit était parcouru sur ses trois côtés par une longue et élégante colonnade, surmontée à son tour par une vaste galerie. Entre les colonnes étaient placées des statues de personnages illustres, ainsi que la tribune destinée à accueillir les orateurs.
Sur le fond se dressait le grand escalier menant au Temple de Jupiter qui fermait la place d’une manière très scénographique. Ce temple était l'équivalent local du temple de Jupiter Capitolin, protecteur de Rome.
En parcourant le coté ouest du portique et en longeant le temple d’Apollon, nous trouvons, dans une niche creusée dans le mur extérieur du temple, la mensa ponderaria destinée au contrôle des poids et mesures. Du même côté du portique est situé un entrepôt de céréales (horreum).
Le Comitium
Le Comitium se situe dans l'angle sud-est du forum. Ce bâtiment était réservé aux élections des magistrats de la ville (édiles et duumvires). Il a une forme presque carrée de 21,20 m de long sur 17,20 m de large et ne possédait pas de toit. Il a subi deux phases d'aménagement. La première phase se situe à la fin du IIème siècle av. J.-C. Il possédait cinq entrées aménagées dans les murs est et ouest. Lors des élections, les citoyens entraient par les entrées donnant sur le forum et sortaient par les portes donnant sur la voie de l'Abondance. La deuxième phase se situe en 62 ap. J.-C., après le tremblement de terre. Trois entrées du mur ouest et quatre du mur nord sont condamnées par un mur en opus incertum. Ceci fut réalisé à cause de l'instabilité du bâtiment. Les paroies est et sud étaient revêtues de marbre et de stucs polychrômes. Dans la paroie est, quatre niches ont été aménagées pour habriter des statues honorifiques. Le sol était dallé de marbre dont il ne reste que quelques fragments aux pieds des murs. Un escalier permettait d'accéder à une tribune adossée à la paroie sud où siégeait le plus haut magistrat de la ville. De 62 à 79 ap. J.-C., le Comitium étant en réfection, il n'était donc pas en fonction au moment de l'éruption de 79 ap. J.-C.
L'édifice d'Eumachie
La Basilique
La basilique occupe l'angle ouest du forum. Elle fut identifiée comme telle grâce à des graffiti visibles sur le plâtre des murs. L'édifice date de la deuxième moitiée du IIème siècle av. J.-C. comme l'indique des marques de fabriques en osque sur les tuiles mentionnant Numérius Popidius, un magistrat samnite. La basilique abrite les duumvires présidant à la justice. Les gens s'y retrouvaient également pour des réunions d'affaire sur les problèmes légaux et économiques.
L'entrée principale se situe sur les côté est donnant sur le forum, précédée d'un chalcidicum ou vestibule. Cinq baies sont délimitées par des piliers en gros blocs de tuf gris sans doute fermées par une grille métallique. Une entrée se trouve aussi sur chacun des côté nord et sud. La façade d'entrée à l'ouest était composée de quatre colonnes ioniques divisant un escalier de quatre marches en basalte. Les trois accès principaux empruntent l'espace des entrecolonnements centraux. Les entrées latérales sont creusées dans un mur de briques reliées aux deux colonnes d'angle et aux murs latéraux de la basilique.

L'intérieur est divisé en trois nefs par vingt-huit grandes colonnes corinthiennes faites de briques recouvertes de stuc. Vingt-quatre demi-colonnes ioniques étaient appuyées contre les murs latéraux. Elles étaient elles-mêmes surmontées de demi-colonnes corinthiennes. Les murs portaient un décor du Ier style en stuc. Un étage devait existé mais on en sait peu de choses. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour la couverture de la basilique. La plus répandue est celle d'une nef centrale découverte, seules les nefs latérales possédaient un toit. Maintenant, on suppose plus volontié un toit en batière recouvrant l'ensemble reposant sur une ferme unique à tuile avec des antéfixes à palmettes.
Au fonds de la basilique, face à l'entrée principale, se dresse une estrade de 2 m de haut identifiée comme le Tribunal, lieu où siégeait les juges. Quatre colonnes corinthiennes étaient placées entre deux colonnes d'angle. Au fonds du tribunal, six demi-colonnes, divisent la paroie.
Outre ces aménagements, d'autres pièces plus discrètes aidaient au bon fonctionnement de la basilique. À l'est de la basilique, un avant-corps à deux étages abrite une pièce souterraine à laquelle on accédait par deux escaliers encadrant l'avant-corps. Il doit s'agir du lieu de dépôt des archives. Le tribunal est également flanqué de deux pièces carrées s'ouvrant sur deux colonnes d'antes. Ces pièces abritaient sans doute des officines liées aux activités de la basilique.
A l'extérieur de l'édifice, dans l'angle sud-est, une petite pièce rectangulaire possède un pavement surélevé par rapport à celui de la basilique. Cette pièce est accessible depuis le chalcidicum sans doute par un escalier en bois. Un puits de plus de 21 m de fonds occupe la partie ouest. La partie est possède un réservoire se remplissant de l'eau du puits grâce à une roue hydrolique. On ignore à quoi exactement servait cette pièce. Peut-être alimentait-elle une fontaine à l'intérieure de la basilique et qu'elle fut démantelée après le tremblement de terre de 62 ap. J.-C. Le puits était obstrué, sans doute a-t-il été abandonné avec l'arrivée de l'aqueduc d'Agrippa qui amena les eaux du Serino.
Le forum triangulaire
Le forum triangulaire occupe l'extrémité d'une crête de lave au sud-ouest du Grand Théâtre et du Portique des Gladiateurs. Il domine la vallée du Sarno. Son emplacement est occupé depuis le VIe siècle av. J.-C. Son aspect actuel correspond à l'époque samnite au IIe siècle av. J.-C. Le forum triangulaire constitue une zone sanctuaire distincte du sanctuaire d'Apollon.
Au IIe siècle av. J.-C., les élites locales décident d'effectuer le remaniement de la ville selon les modèles monumentaux hellénistiques. Les façades de la rue menant au forum sont refaites avec des blocs de tuf gris de Nocera. Les pilastres, colonnes et corniches font leur apparition dans les monuments.
L'entrée sur le forum se fait par un propylée -formé de six colonnes ioniques entre deux demi-colonnes d'angle- qui s'ouvre au Nord. Une fontaine du Ier siècle av. J.-C. se situe devant le propylée, côté forum.
Le forum occupe un espace presque triangulaire, d'où son nom. Un portique de nonante-cinq colonnes entoure le forum sur trois côtés. Le quatrième côté, au sud-ouest, est équipé d'une balustrade et s'ouvre sur le panorama du Golfe de Naples et sur l'embouchure du Sarno. La colonnade et le stylobate du portique ont été restaurés en 62 ap. J.-C. Sur le côté nord du portique, on trouve une fontaine et le socle d'une statue de Marcellus. Un muret longe la colonnade à l'est. Il crée ainsi un large corridor allant du nord au sud. On suppose qu'il s'agit d'une piste pour les courses athlétiques et équestres se déroulant pendant les fêtes religieuses.
Un temple dorique archaïque occupe le centre du forum. Il n'en reste que le podium. Il est orienté nord-ouest/sud-est. Le temple est en mauvais état de conservation et a subi de nombreux remaniements pendant l'Antiquité. Quatre remaniements ont été effectués entre le fin du VI siècle et le IIe siècle av. J.-C. Selon les vestiges, la période la plus ancienne du temple correspond au VIe siècle av. J.-C.. Il s'agit d'un temple dorique périptère avec sept colonnes en largeur et onze colonnes en longueur. Ce nombre de colonnes ne respecte pas les normes classiques sans doute à cause du temple d'origine en bois. Ce dernier possédait quatre colonnes en largeur et six colonnes en longueur, mais pour une meilleure stabilité des colonnes ont été ajoutées. Les chapiteaux des colonnes possèdent une échine très aplatie, ce qui les fait remonter au VIe siècle av. J.-C.. Le pronaos est composé de deux colonnes corinthiennes datant d'une restauration ultérieure. Les côté est de la cella possède une base rectangulaire décentrée. Cela démontre l'existence d'une seconde base sur le côté opposé. Deux divinités devaient avoir leur culte dans ce temple à double cella. Il s'agirait de Minerve et Hercule selon les antéfixes découverts. En 62 ap. J.-C., le temple est très endommagé et en 79 ap. J.-C., il n'est toujours pas restauré.
Une double enceinte rectangulaire se situe devant la façade du temple. Elle représente probablement l' heroôn ou lieu de culte du fondateur de la ville. Trois autels en tuf sont adjacents au temple et à l'heroôn.
Après l'heroôn, une tholos de sept colonnes doriques renferme un puits creusé dans la lave. Une inscription en osque la présente comme un édifice élevé par les soins de Numérius Trebius, meddix (charge publique importante sous les Samnites).
Au nord-ouest du temple, un siège en demi-cercle à griffes de lion en guise de pieds correspond à la schola. Il a été réalisé par Lucius Spunius Sandilianus et Marcus Herennius Epidianus, les duumvires sous Auguste.Une horloge solaire était installée derrière cette schola.
Le Macellum

Voir l’article
macellum.
Le Macellum est situé dans l'angle nord-est du Forum. C'était le marché où la population se procurait le poisson et la viande. Il se situe sur le forum à cause d'un double nécessité: avoir un centre d'approvisionnement en ville et l'avoir en marge du forum pour ne pas gêner les activités de ce dernier. Sa construction date de la deuxième moitié du IIe siècle av. J.-C.. Il possédait à ce moment une cour plus grande, une façade plus avancée et une décoration du Ier style. Il avait également une vaste proéminence vers l'ouest avant d'être réorganisé. Le plan actuel correspond à un remaniement de l'époque julio-claudienne. Il s'écroule complètement lors du tremblement de terre de 62. Il est reconstruit et décoré avec des fresques du IVème style composées de petits tableaux avec des scènes mythologiques et des natures mortes. En 79, sa reconstruction n'est toujours pas achevée. Entre 62 et 79, le bâtiment n'est pas en fonction.
La façade principale du Macellum donne sur le forum. Le bâtiment n'est pas dans l'axe de ce dernier. Pour y remédier, les boutiques qui occupent la façade sont de moins en moins profondes en allant du nord au sud. Le portique du forum masque la façade et crée avec celle-ci un chalcidicum ou vestibule. On suppose que les boutiques de cette façade devaient être des bureaux de change. La façade monumentale est aménagée avec deux piédestaux recouverts de marbre. Ils supportaient deux statues ou deux colonnes sur lesquelles reposaient une architrave s'appuyant sur les murs latéraux. Dans l'entrée, une niche était cantonnée par deux colonnes corinthiennes en marbre. L'entrée se trouvait donc limitée en deux accès de modeste dimension sur les côtés de cet édicule.
Il existe deux autres entrées pour le Macellum. Une entrée se trouve sur le côté nord avec à côté une niche où était peinte des serpents propitiatoires. Une entrée au sud-est donne sur la voie des Balcons Suspendus.
A l'intérieur de l'édifice, s'ouvre une grande cour. Elle est entourée d'un portique sur quatre côtés. Le côté sud possède onze boutiques ouvertes sur cette cour et possédant un étage. Les boutiques des côtés ouest et nord du Macellum ouvrent sur l'extérieur et sont isolées de ce dernier. Au centre de la cour, douze bases de colonnes sont placées en dodécagone. Ces colonnes portaient un toit conique. Une tholos occupait ainsi le centre de la cour. Elle abritait un comptoir destiné à la préparation du poisson. Une fontaine en occupait le centre et permettait de toujours avoir de l'eau à disposition pour nettoyer les poissons. Le pavement de cette tholos était fait de galets cernés d'un listel en marbre qui guidait l'eau sale vers un conduit sous-jacent. Des arêtes et des écailles ont été retrouvées en masse dans ce conduit.
La partie est du bâtiment est partagée en trois pièces. La pièce centrale est en fait un sacellums, une sorte de temple. Il se situe dans l'axe de la tholos et de l'entrée donnant sur le forum. Il possède une façade avec un escalier flanqué de deux podium. La pièce abrite un édicule dont seule la base a été conservée. Elle servait de support à la statue d'un empereur dont seul un bras avec une main tenant une sphère subsiste. Les deux paroies latérales possèdent chacune deux niches. Elles abritaient les statues honorifiques de personnalités locales ayant adoptées l'iconographie impériale.
La pièce au nord du sacellum abrite une salle de grande dimension à la façade divisée en trois par deux colonnes placées sur une plinthe quadrangulaire. L'angle sud-est de cette salle abrite un édicule en opus latericium. Il devait abriter une statue de culte car un autel recouvert de dalles de marbre est placé devant. La salle est décorée de fresques représentant une colonnade ornée de guirlandes avec des Amours au centre. Cette fresque a disparue actuellement et n'est connue que par des descriptions du XIXe siècle. Cette salle devait abriter un collège religieux qui tenait là ses banquets cultuels. Pour preuve de cela, une banquette revêtue de dalles de marbre est adossée au mur sud.
Pénélope reconnaissant Ulysse
La pièce au sud du sacellum abrite deux longs comptoirs en "L" accolés et creusés d'un canal permettant l'écoulement continue de l'eau. C'est dans cette pièce qu'avait lieu la vente du poisson. Sa façade était aménagée avec deux colonnes. Des peintures du IVème style subsistent encore. Un mur montre un tableau où figure des personnifications du Sarno et de l'Abondance entourées de nymphes. Le mur centrale possède un panneau avec des Génies ailés portant des jeunes filles sur leurs épaules. Un deuxième panneau montre Pénélope reconnaissant Ulysse surmonté d'une nature morte. Ces fresques ont été récemment restaurées.
- Article connexe : Cuisine de la Rome antique.
Les Thermes
Thermes du forum
Les thermes du forum furent édifiés au Ier siècle av. J.-C. sous le gouvernement de Sylla et les seuls à fonctionner après le tremblement de terre de l’an 62.
Ils comportent deux sections, une réservée aux hommes et l’autre réservée aux femmes ; toutes les deux possèdent un frigidarium (salle froide), un tepidarium (salle tiède) et enfin un caldarium (salle chaude). Le système de chauffage et de refroidissement des pièces s’effectuait à travers un système de tuyauterie inséré dans les interstices des murs.
Toutes les salles présentent une élégante décoration. Dans la section masculine - la partie la mieux conservée -, on peut distinguer la pièce faisant office de vestiaire dont l’entrée donne sur la via delle Terme, puis le frigidarium circulaire orné de grandes niches, de stucs et de peintures.
Dans le tepidarium, on peut admirer une splendide voûte en berceau, travaillée en stuc, et une série de télamons (statues adossées aux piliers) intercalés de niches rectangulaires ; en outre, le caldarium possède une voûte en berceau et une abside dans le fond. La partie de l’édifice qui donne sur la rue comporte plusieurs boutiques.
Les thermes possèdent enfin une cour entourée d’arcades pour les exercices gymniques en plein air, qui, dans les complexes réalisés à la suite, sera remplacée par une grande palestre, généralement dotée d’une piscine.
Thermes de Stabies
Les thermes de Stabies, les plus anciens de la cité occupent une grande partie du secteur sud de l'insula VII-1. Le complexe thermal qui doit son nom à la voie de Stabies a été mis au jour entre 1853 et 1858 par Michele Ruggero, directeur des fouilles à cette époque. En réalité, le site a reçu des visiteurs clandestins dans les années qui ont suivi l'éruption de 79 après Jésus-Christ. Beaucoup de statues et d'ustensiles ont été dérobés ce qui en explique la pauvreté particulière dans ces deux domaines. L'entrée principale s'ouvre au centre de la façade donnant sur la voie de l'Abondance : à cet endroit le trottoir et le vestibule d'accès - garni de bancs - sont revêtus d'un pavement en dalles de calcaire clair.
A l'origine, l'édifice était doté de nombreuses entrées, rendues inutilisables après le tremblement de terre de 62 après Jesus-Christ, elles seront rebouchées. Les entrées étaient construites en opus quadratum fait de tuf gris de Nocera La vaste entrée de la voie de l'Abondance conduit à un large espace trapézoïdal, comportant un portique sur trois côtés, qui servait de palestre. Dépourvu de portique, le côté ouest comprend une natatio rectangulaire cantonnée de deux pièces comportant des vasques basses (peut-être des nymphées), ainsi qu'un grand vestiaire situé au sud Les parois du fond la natatio ainsi que les façade des pièces contigües présentent un décor raffiné en IVème style, avec des bas-reliefs en stuc polychrome Le portique est composé de colonnes basses d'ordre dorique : en tuf gris de Nocéra. Autrefois, ils étaient revêtus de crépi imitant le marbre avec de fausses cannelures. Sur le côté nord, parmi les nombreuses pièces de service, on a localisé de grandes latrines, ainsi qu'un large espace rectangulaire, identifié comme un spheristerium, du fait d'une sphère en marbre qui a été découverte Les installations proprement dites se trouvent sur le côté est, avec les thermes pour hommes au sud et et les thermes pour femmes au nord ; installé au milieu, un grand hyposcauste fournissait la vapeur et l'eau chaude nécessaires aux deux établissements. L'entrée des thermes pour hommes est située dans l'angle sud-est du portique.
Une fois l'antichambre franchie, on accédait à l'apodyterium (vestiaire), reconnaissable par la présence, le long des parois, d'un banc et d'une série de niches destinées à recevoir les vêtements.
Tant l'antichambre que l'apodyterium contiennent des décors éblouissants avec des motifs relevés en stuc de médaillons emplis d'Amours, de nymphes, d'armes et de motifs floraux
Les médaillons sont soutenus par une maille de motifs curvilignes dessinant des caissons complexes recouverts de divinités ailée.
Le faste de ces deux pièces est encore accentué par la présence d'un pavement en dalles de marbre et par les fresques en IV style sur les parois.
Une fois dévêtus, les clients pénétraient dans le tépidarium
où ils déposaient leur serviettes et des onguents en flacon ; après s'être acclimatés à une température très élevée, ils avaient la possibilité de prendre un bain tiède.
De là, passant par le caldarium, ils étaient environnés de vapeurs humides à une température de de 40°.
Sur le petit côté de cette salle, à l'est, une cuve rectangulaire en marbre était destinée aux bains chauds
Afin d'augmenter la transpiration, on buvait de l'eau fraîche à partir d'un labrum (bassin circulaire en marbre) placé sur le côté en abside opposé
La lumière provenait d'une lucarne située au centre de l'abside, qui servait aussi de valve de régulation de la température.
Après le sauna, c'était le retour au tépidarium pour se sécher, s'enduire d'onguents et se faire masser.
Dans ces pièces, la chaleur était maintenue constante par le flux d'air chaud produit par l'hypocaustum et passant dans des interstices des murs et du sol grâce aux tégulae mammatae et à la suspensura
Enfin, on passait dans le frigidarium, le frigidarium accessible depuis l'antichambre ; on y prenait un bain froid pour éliminer sueur et onguents et raffermir la peau. Le frigidarium des thermes de Stabies était de plan circulaire, avec, au milieu, une ample piscine destinées aux bains froids ; les parois, percées de quatre niches en abside, étaient décorées de jardins fantastiques délimités par des barrières en bois et peuplés de silènes et d'hermaphrodites. La couverture tronconique , fermée au sommet par une lucarne de verre, était dotée d'une fresque d'un bleu très intense, imitant le ciel étoilé Placé dans la partie nord du côté oriental, le complexe pour femmes n'avait aucune communication avec celui réservé aux hommes L'entrée se faisait par la ruelle du lupanar, jusqu'à l'apodytérium qui servait aussi de frigidarium ; En effet, une piscine destinée aux bains froids est adossée à la paroi Un long banc rouge s'étend le long des parois creusées de niches destinées à recevoir les vêtements Sur les pilastres séparant les trois premières niches du côté est se trouvent des graffitis représentant de grandes embarcations aux voiles déployées et des oiseaux Le pavement est superbe, formé de losanges en terre cuite dans un réseau de tesselles blanches a été transformé au cours des dernières années d'activité : dans une première phase, les parois originellement creusées de niches ont été murées, puis, tout comme la voûte en berceau, revêtues de tégulae mammatae ; le soubassement a été recouvert de dalles de marbre ; les parois ont ensuite été dotées d'élégantes colonnes stuquées , supportant un corniche aux motifs en fleurs de lotus Le caldarium est beau et élégant : la pavement en mosaïque blanche cernée d'un liseré noir, alors que les parois sur fond rouge sont subdivisées par des pilastres jaunes reposant sur une plinthe basse en dalles de marbre. Ces pilastres stuqués portent des châpitaux pseudo-corinthiens qui supportent un épistyle doté d'une frise continue en relief, des motifs en guirlandes alternant avec des paysages palustres peuplés d'oies et de plantes aquatiques. Cette frise est surmontée d'une corniche à frise continue en fleurs de lotus. Sur le côté est, un bassin de marbre était destiné aux bains froids, alors qu'à l'ouest, le labrum était rempli d'eau fraîche A l'issue de la séance, on se promenait sous les portiques deambulatio en buvant des boissons chaudes L'entrée aux établissements thermaux coûtait environ un demi-as (une somme correspondant à l'achat d'un morceau de pain et d'un quart de vin), mais, pour les femmes, l'entrée coûtait le double Les magistrats élus offraient parfois l'usage gratuit des thermes pendant certaines périodes, en réglant eux-mêmes les dépenses
Thermes suburbaines
Les thermes suburbains sont situés dans la zône laissée libre entre les murailles de la cité et la voie descendant depuis la voie Marine.Dans la zône située au nord de la voie aboutissant à la porte Marine, en contrebas des murailles de la ville, un établissement thermal grandiose a été édifié sur plusieurs étages par un architecte qui a su utiliser au mieux les possibilités offertes par un espace irrégulier et en pente.
Sur le côté nord de la voie à portique remontant vers la cité, l'entrée principale était composée d'un vestibule dont la porte, cantonnée de deux demi-colonnes, aboutissait à une zône triangulaire à portiques revêtue d'un pavement en blocs de tuf.
Toutes les pièces thermales se trouvaient au rez-de-chaussée.
Depuis l'extrémité droite, on accédait à l'apodyterium recouvert de fresques du IVème style, des scènes érotiques numérotées, figurant dans la partie supérieure ; suivant un splendide frigidarium pourvu d'un pavement en dalles de marbre et de colonnes portant une console très saillante, le tout surmonté d'une voûte au décor complexe avec des reliefs en stuc.Le bassin placé à une extrémité s'insérait dans un nymphée gracieux, avec une fontaine à cascade recouverte de mosaïques en pâte de verre : l'eau sortait d'une fausse grotte ornée d'une mosaïque représentant Mars, des Amours lui portant ses armes.
Le tepidarium se situe au sud du frigidarium, avec son pavement de suspensurae, ainsi que de parois en tegulae mammatae, animées de niches et d'absides ayant sans doute abrité des statues en marbre. Depuis la paroi ouest, la vue devait être sublime, l'abside étant percée d'une fenêtre donnant sur la cour à portique
Le caldarium était suivi d'une pièce de passage chauffée, conduisant jusqu'à la natatio dont les côtés du bassin forment un escalier, alors que les parois sont scandées par une alternance de niches et d'absides
Placées à l'arrière du complexe thermal, les pièces de service communiquaient avec lui par un passage ménagé dans l'angle sud-est.
Le praefurnium possédait des fours et chaudrons de grande taille, étant donné le nombre de pièces à chauffer.
D'autres pièces attenantes aux thermes donnaient sur la cour externe : l'une d'elles, reliée à la pièce servant de passage entre le caldarium et la natatio, était recouverte de superbes fresques du IVème style avec des décors de stucs en relief. A l'intérieur, un petit labrum en marbre fournissait de l'eau fraîche.
Située dans l'angle nord-ouest, une autre pièce se caractérisait par quatre grandes fenêtres offrant une superbe vue panoramique sur le golfe.
Grâce à un grand escalier en maçonnage, toujours sur le côté sud, on accédait à l'étage supérieur où étaient disposées plusieurs chambres donnant à l'ouest.
Derrière se trouvaient d'autres pièces de service et une cuisine ; il n'est pas impossible que cet étage ait été destiné aux jeunes filles offrant les services représentés dans l'apodyterium, ce qui expliquerait la numérotation des fresques
Sans doute construit à la fin du 1er siècle avant Jésus-Christ, le complexe a été gravement endommagé par le tremblement de terre de 62 après Jésus-Christ et il ne fonctionnait pas en 79 après Jésus-Christ, bien que les travaux étaient déjà bien avancés
Après l'éruption, la zône a été visitée de très nombreuses fois, et, sans doute, fut-elle partiellement habitée vers la fin du premier millénaire, comme en témoignent les trouvailles d'époque médiévale qui ont été mises au jour en ce lieu
Théâtres
Le Grand Théâtre
Il s’agit d’un merveilleux édifice construit au IIe siècle av. J.-C. et dont la scène fut par la suite transformée. Sa typologie se réfère à celle des théâtres grecs dans la mesure où son architecture s’adapte à la forme naturelle du terrain. Il a été agrandi à l’époque d’Auguste par les duumvirs Marcus Holconius Rufus et Marcus Holconius Celer. À l’occasion de spectacles, il pouvait être couvert par un velarium, mais il ne possédait pas d’équipements stables comme l’Odéon. Sa capacité pouvait atteindre les 5 000 places. On y jouait des comédies et des tragédies.
Une particularité de ce théâtre était le fond dont la scène pouvait bénéficier : de ce fait, la vue s’étendait sur la splendide couronne de montagnes situées à l’arrière-plan de Pompéi. Dans la partie sud du théâtre, une colonnade était destinée à accueillir les spectateurs durant les entractes ou au terme de représentations.
Des éléments qui le constituaient, il ne reste aujourd'hui que les gradins inférieurs (ima cavea), destinés aux personnages les plus importants de la ville. Ils sont recouverts de dalles de marbre. On aperçoit aussi une petite partie de la zone moyenne de la cavea (media cavea), ainsi que les vestiges de la scène romaine typique avec niches et édicules, restaurée après le tremblement de terre de 62. Trois portes permettaient aux acteurs de passer à l’arrière, dans le postscaenium utilisé comme vestiaire. Des restes de bassins retrouvés au cours de tentatives de fouilles au-dessous du niveau de l’orchestre qui, contrairement à l’ancien usage grec, n’était pas utilisé pour les représentations scéniques, prouvent l’utilisation de jeux d’eau, particulièrement répandus dans le monde romain.
Au moment de l’éruption du Vésuve, les réparations du tremblement de terre de 62 après J.-C. n’étaient pas encore achevées et les gradins, de même qu'une grande partie de la scène, n’étaient pas reconstruits.
Le Petit Théâtre (ou Odéon)
Édifié au Ier siècle av. J.-C. par les duumvirs Caius Quinctius Valgius et Marcus Porcius, il représentait l’un des exemples les plus harmonieux et équilibrés d’architecture de ce genre. Il possédait un toit stable, fondamental pour l’acoustique de l’édifice ; la présence de cet élément, avec d’autres caractéristiques architecturales, a permis d’identifier l’édifice comme étant un odéon. Plusieurs fresques du IIe style qui décoraient la scène, aujourd’hui malheureusement disparues, confirment la date unitaire de l’édifice.
Il pouvait contenir jusqu’à seulement1 500 spectateurs, d'où son nom de petit théâtre. Il est assez bien conservé et bénéficie d’une disposition typique du théâtre grec avec une structure encaissée sur une pente naturelle du terrain. Il accueillit de nombreuses manifestations théâtrales et musicales. C’est ici notamment que l’on jouait les représentations mimiques.
L'Amphithéâtre

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Amphithéâtre de Pompéi.
C’est un édifice imposant, grandiose, capable de contenir 12 000 spectateurs (certains ont avancé le chiffre de 20 000), dans lequel se déroulaient les jeux du cirque et les combats de gladiateurs, si appréciés des Pompéiens qui consacraient à ces spectacles la majeure partie de leur temps libre.
La grande palestre
Le grand gymnase, aussi appelé palestre fut mis au jour par Amedeo Maiuri le long de la rue de l'Abondance. Construit sous Auguste, il mesure 142 par 107 mètres. Il était utilisé aussi bien de stade de sport que de marché aux esclaves. Derrière ses 118 colonnes était aussi donné l'enseignement à la jeunesse pompéienne. À la différence d'un gymnase de l'époque grecque, la palestre ne disposait pas de piste de course ; en revanche, en son centre était creusée une piscine (natatio) dont l'écoulement était aussi utilisé pour nettoyer les latrines proches (foricae).
La palestre avait subi de gros dégâts lors du tremblement de terre de 62, en particulier dans les canalisations d'alimentation de la piscine.
La caserne des gladiateurs
Château d'eau
À l'entrée de la ville, près de la porte du Vésuve, le château d'eau (castellum aquae) distribuait l'eau de l’aqueduc de Serino (construit sous Auguste et alimentant aussi Naples et Misène) vers les fontaines publiques, les bâtiments publics (piscine, thermes, latrines, etc.) et les demeures de quelques riches particuliers. Il se situait sur le point le plus élevé de la ville. À l’intérieur, plusieurs grilles permettaient de filtrer l’eau, qui circulait ensuite dans toute la ville dans des tuyaux en plomb.
Les centres religieux
Temple d'Isis
Temple de la Fortune d'Auguste
Temple de Jupiter
Situé du côté nord du forum, il est dédié à la plus haute divinité de l’Antiquité – en réalité il fut construit en l’honneur de la triade capitoline Jupiter, Junon, Minerve - et trône en haut d’un vaste escalier.
Construit de lave et de pierres revêtues de stuc, il fermait ce côté de la place dépouillé d’arcades. Ce temple, qui remonte au IIe siècle av. J.-C., fut réalisé en deux phases dont la seconde, projetée vers la fin du même siècle, conduisit à l’agrandissement de la structure architecturale. L’édifice a conservé sur la façade les vestiges de hautes colonnes crénelées : elles se poursuivaient aussi le long des cotés jusqu’à la cella qui apparaît ample et assez allongée.
La colossale « tête de Jupiter » retrouvée ici se trouve aujourd’hui au Musée archéologique de Naples.
L’édifice, qui fut gravement endommagé lors du tremblement de terre de l’an 62, comme semble le démontrer l’absence presque totale d’éléments ornementaux, n’avait pas encore retrouvé sa splendeur d’antan au moment de l’éruption de l’an 79. En revanche, de chaque côté, deux arches sont demeurées presque intactes.
L’emplacement situé sous le podium (l'hypogée) est digne d’intérêt. Il servait probablement de favissa, c’est-à-dire de remise pour les objets sacrés, ou de dépôt du trésor de la ville (aerarium), comme le temple de Saturne à Rome.
Temple d’Apollon
Le temple d'Apollon fait partie intégrante du quartier du forum, tout en lui étant antérieur. Il remonte, du moins pour ce qui est de sa partie primitive, ses fondations, au VIe siècle av. J.-C., c’est-à-dire à l’époque samnite. Il constitue probablement le cœur religieux originel. Par la suite, il fut agrandi, la partie qui donnait sur la place du forum fut fermée, puis il fut embelli vers le Ier siècle après J.-C., notamment par l’empereur Néron.
Cependant, par la suite, dans la vie civile et religieuxe de Pompéi, le culte du dieu Apollon fut reconsidéré au profit du père des dieux, Jupiter, à qui fut dédié le temple le plus important du forum. Cet édifice présente des éléments architecturaux dérivant des styles italique et grec et possède une forme rectangulaire de péristyle : il est entouré de 48 colonnes. On accède à la cella intérieure, élevée sur son podium, par un long escalier. En face se trouve l’aire sacrificielle. La partie centrale, celle qui contient l’autel du dieu, est entourée de colonnes. Deux statues l’embellissent : elles représentaient « Apollon fulgurant » et « Diane » (les originaux sont exposés au Musée Archéologique National de Naples).
Un cadran solaire était disposé sur une des colonnes qui délimitent la cella du dieu.
Temple de Vespasien
Petit édifice de culte qui a conservé une partie de sa façade, de sa structure péristyle – les murs latéraux sont ornés de fausses fenêtres dotées d’un fronton - et de la cella surélevée sur un socle. Celle-ci, placée au dessus d’un podium, était autrefois précédée de quatre colonnes crénelées soutenant un fronton. En face se trouve l’autel en marbre, décoré de bas-reliefs représentant des « scènes sacrificielles ».
L’édifice était encore incomplet au moment de l’éruption du Vésuve. Tous s’accordent désormais à penser que l’édifice était dédié à un empereur ; il n’est toutefois pas certain qu’il s’agisse de Vespasien, comme le voudrait l’hypothèse selon laquelle l’édifice reconstruit après le tremblement de terre était totalement nouveau. L’attribution d’un temple précédent au génie d’Auguste reste possible. Sous cet empereur, en effet, une profonde restructuration du forum avait eu lieu.
Maisons et villas pompéiennes
La villa pompéienne
Le site de Pompéi fut le premier qui révéla au monde moderne l’architecture précise de maisons romaines dans leur intégralité : répartition et fonction des diverses pièces, élévation des murs, mobilier, décoration intérieure. Le modèle de la maison pompéienne a fourni le plan type de la villa suburbaine, présenté dans tous les manuels scolaires et les ouvrages sur la civilisation romaine[1]. Néanmoins, il convient de signaler qu’une autre forme d’habitat spécialisé, l’immeuble de rapport à plusieurs étages (usuellement nommé insula) où s’entassent les locataires de conditions modestes est absent de Pompéi[2].
L’urbanisation s’étale en surface, les maisons ont au plus un étage, et l’on constate sur un Pompéi dégagé en grande partie une réelle mixité sociale : l’on a pas vraiment identifié de quartier pauvre ; des habitations vastes et luxueuses jouxtent dans un même bloc d’autres plus modestes, des boutiques, des restaurants et des ateliers d’artisans.

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Villa suburbaine.
Villa du Centenaire
Maison de Méléagre
Maison du Centaure
Maison de Castor et Pollux
Maison de Lucius Cecilius Jocundus
Maison de Marcus Lucretius
Maison du Faune
Cette maison découverte en 1830 fut entièrement déblayée dans l'espace de deux années ; elle est une des plus vastes, et, surtout pour les mosaïques, la plus richement décorée de toutes celles de Pompéi. De même que la maison de Pansa, elle occupe une île entière, formant presque un rectangle régulier de 80 mètres de long sur 35 mètres de large. La quantité considérable d'amphores qu'on y a trouvées, les emblèmes bachiques qui s'y présentent de toutes parts, semblent indiquer que son propriétaire faisait un important commerce de vins, auquel il devait sans doute son opulence. Les amphores portaient des inscriptions grecques ou latines.
Cette habitation présente sur la rue de la Fortune deux prothyrum ouvrants sur deux atrium distincts, et quatre boutiques. La première avait une arrière-boutique et communiquait avec l'atrium par deux portes aujourd'hui murées, dont l'une donnait directement dans l'atrium et l'autre dans l'arrière-boutique. La boutique, dans laquelle est l'embouchure d'une citerne, ouvrait aussi sur l'atrium. La boutique est isolée et contient un escalier qui conduisait à une chambre placée au-dessus ; enfin la boutique ouvrait sur le prothyrum par un petit escalier dont le palier était formé d'un massif d'amphores noyées dans la maçonnerie, genre de construction dont on rencontre de nombreux exemples à Pompéi. Mazois pense qu'il est possible que quelqu'une des boutiques ait pu servir d'antichambre, tandis que les autres étaient destinées au commerce de vins du propriétaire. Dans le trottoir de la rue, en avant du prothyrum 1, est incrusté dans l'opus signinum le mot HAVE, écrit en grandes lettres de mosaïque, composées de carrés-longs de marbre rouge, jaune, blanc et vert. La porte est, comme à l'ordinaire, accompagnée de deux pilastres ; sa largeur est de 2m 90. Le prothyrum, profond de 5m 45, était divisé en deux parties inégales par une seconde porte ; la plus petite, comprise entre les deux portes et voisine de la rue, était sans ornements et restait probablement ouverte dans la journée. On entrait dans la seconde partie du prothyrum en gravissant deux degrés, dans lesquels on voit encore entaillée la place des gonds et des verrous. Le pavé est un plan incliné montant vers la cour ; il est formé d'un assemblage de petits triangles de marbre blanc, noir, rouge, jaune et vert. Les murailles, comme toute celles de l'habitation, présentent des refends en stuc grossièrement peints à l'imitation de marbres ici ils s'élèvent jusqu'à la hauteur de 2m 4O et sont surmontés d'une petite moulure en stuc. Au-dessus, de chaque côté, est une corniche saillant de 0m 40 autrefois posée sur des consoles en forme de sphinx et de lion ; elles portent chacune une petite façade de temple, formée de quatre colonnettes cannelées et d'autant de pilastres placés aux côtés d'une porte feinte, le tout en stuc.
Après avoir franchi le prothyrum, on se trouve dans l'atrium toscan, large de 10m 70 et profond de 11m 65. Les murailles présentent une particularité fort remarquable : pour les préserver de l'humidité, on avait placé sous le stuc des lames de plomb attachées par des clous de fer semés avec une telle profusion, qu'on en compte près de deux cents dans un mètre carré ; leurs têtes saillantes servaient en même temps à retenir le stuc. Cette précaution se retrouve dans divers autres parties de l'édifice, et notamment dans le grand triclinium . Au milieu de l'atrium est un beau compluvium de 3m 80 sur 2m 75, dont le fond est formé de losanges des marbres les plus rares, assemblés avec un art merveilleux. Au centre est un petit piédestal creux, qui portait le charmant Faune de bronze, haut de Om, l'un des plus précieux ornements du musée de Naples.
La chambre , la première qui se présente à la droite de l'atrium, est pavée en mosaïque ; elle offre sur deux côtés et en équerre une espèce d'estrade ayant pu porter deux lits, élevée de 0m 06, pavée de cubes marbres de diverses couleurs, et de 0m 03 de diamètre. La pièce suivante communiquait avec l'atrium F G H I par une grande porte à la gauche de laquelle est percée une espèce de meurtrière encore fermée en partie par un verre à vitre très épais. La pièce voisine appartient au second atrium, bien qu'ayant une porte sur celui où nous nous trouvons. sont les alae ; la première est pavée en morceaux irréguliers de marbre imitant la brèche ; au centre était une mosaïque excessivement fine, aujourd'hui au musée, offrant d